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Né à Toulouse le 4 mai 1867 — mort à Paris le 2 juin 1949. Il est le fils d'un horloger, qui le soutient dans la voie musicale. Il
entre au Conservatoire de musique de Toulouse, où il obtient de nombreux
prix.
En 1885, grâce à une bourse de la ville de Toulouse, il entre au
Conservatoire national de Paris, où il étudie la composition avec Ernest
Guiraud et l'orgue avec César Franck.
Il améliore son quotidien pécuniaire, en dirigeant la
musique, au cabaret du « Chat noir » à Paris.
Dans les années 1880, il se lie d'amitié avec des figures de
l'anarchisme et du mouvement révolutionnaire, comme Kropotkin et Louise
Michel, il contribue au journal anarchiste « La révolte ». Il est surnommé
« Dynam » (dynamite ?).
Ses activités politiques sont dévoilées par la presse, ce qui provoque
le rejet de sa famille, la fin des subsides de la ville de Toulouse, et
peut-être l'échec au Prix de Rome, auquel il se présente en 1886.
Il ne retente pas le concours.
Il rencontre Érik Satie en 1887, qu'il a peut-être influencé, il lui laisse sa succession au « Chat noir
» en 1890. Il a comme lui de
l'intérêt pour l'occultisme, l'alchimie, et les idées anarchistes, et ils
fondent tous deux leur propre secte religieuse, dans les marges du
catholicisme.
Il se fait médium, et intègre un réseau où il côtoie Saint-Yves
d’Alveydre, père de la « synarchie » et de « l'archéométrie », ou
Stanislas de Guaïta, le cofondateur avec Joseph Péladan de « L'Ordre
Kabbalistique de la Rose-Croix », auquel Satie adhère un temps.
Il est également en contact avec Paul Verlaine, ou Gaboriau, le père du
roman policier.
Il est admiré pour ses brillantes improvisations à l'orgue et au piano.
César Franck l'engage comme assistant à Sainte-Clotilde, de Paris
Il voyage en Amérique du Sud, où il est chef d'orchestre, puis, à son
retour, il se marie en 1893. La famille séjourne 3 années à
Lescar, dans les Basses-Pyrénées, puis
il obtient le poste de maître de chapelle, au collège des jésuites
de Juilly, où il reste pendant une dizaine d'années.
À partir de 1910, et jusqu'à sa mort, il est organiste et chef de chœur
à l'église Sainte-Anne de la Maison blanche de Paris.
Catalogue des œuvres (partiel)
- 1885,
Douloureux pèlerinage, piano
- 1886,
Les enlisements d'en-haut, piano (andante d'une symphonie en si
mineur)
- 1890,
Berceuse, pour voisx et piano sur un texte du compositeur
- 1897,
Les glaneuses, « Choeur égyptien », pour chœur de femmes avec
piano
- 1899,
Ave verum, pour mezzo-soprano et orgue
- 1899,
Le verbe des nuits, pour voisx et piano sur un texte du
compositeur
- 1899,
Les libellules, valse pour piano (orchestré ; arrangé pour ténor ou
soprano, piano et orchestre)
- 1899,
O salutaris, pour ténor ou soprano et orgue, sur un texte du
compositeur
- 1904,
Un dimanche : Petite légende, pour voisx et piano sur un texte du
compositeur
- 1904, Le sabbat rustique, pour orchestre
- 1907,
Je me languis, pour voisx et piano sur un texte du compositeur
- 1907,
Légende marine, pour voisx et piano sur un texte du
compositeur
- 1907,
Refloraison, pour voisx et piano sur un texte du compositeur
- 1907,
Sérénade faunesque, pour voisx et piano sur un texte du
compositeur
- 1907,
Trouble d'âme, pour voisx et piano sur un texte du compositeur
- 1907,
Verbe d'amour : Diction symphonique, pour voisx et piano sur un
texte du compositeur
- 1910-1911,
Le cantique du firmament, pour orchestre
- 1912,
Joie, piano
- 1912,
Quatuor à cordes
- 1913-1920,
Transsubstantiation, pour orchestre
- 1914 (avant 1914),
Joies floréales, pour chœur de femmes avec piano
- 1914 (avant 1914),
Les anges du soir, pour chœur de femmes avec piano
- 1914 (avant 1914),
Les voix mystiques, pour chœur de femmes avec piano
- 1914,
Canticum novum, 6 pièces pour orgue ou harmonium [Marche des
Chevaliers Celestes ; Fuga quasi Fantasia ; Transsubstantiation ; La Voile
de Marie ; Adoration ; La Saint Sacrement]
- 1914-1940,
li, Eli, lamma sabacthani, pour orchestre (réduscion au piano en
1922)
- 1915-1917,
Les trois âmes, pour orchestre
- 1918,
Le triptyque des légendes, pour orchestre
- 1918,
Sancta Genovefa, oratorio
- 1921,
Le conciliabule des fleurs, pour orchestre
- 1921,
Libération, pour orchestre
- 1922,
Marche funèbre, pour orchestre
- 1922,
Notre mirage, notre douleur, pour orchestre
- 1924,
O doux printemps aimé, œuvre chorale
- 1925,
Six études caractéristiques de haute technique musicale, piano [1.
Le trille symphonique ; 2. Les accords liés à contretemps ; 3. La
souplesse de l'arpège ; 4. le rythme vivant ; 5. L'esprit des batteries ;
6 Prélude et Fugue]
- 1934,
Vénus sortant des eaux, pour orchestre
- 1938,
Aria, pour orchestre
- 1939,
Pater noster, pour chœur mixte
- 1940,
Hiératique, pour orchestre
- 1940,
Le sommeil d'Adam, pour orchestre
- 1940,
Tourbillon, pour orchestre
- 1941,
Voie lactée, pour orchestre
- 1942, Trois Danses persannes, pour piano [Onduleuse, valse lente ;
Hiératique ; Tourbillon]
- 1943,
La prison glorifiée, pour orchestre
- 1943,
Trio avec piano
- 1945,
Il est tout petit, pour soprano et chœur de femmes ou
d'enfants
- 1945,
Un bel ange du ciel, pour chœur mixte et orgue
- 1946,
Les saisons, œuvre chorale
- 1948,
Messe de Requiem
- 1949,
Poème secret, œuvre instrumentale
- 1949, Sur les ailes de notre amour, valse pour voix et piano sur un
poème de J. Daniel
- s.d.,
Ave Maria, œuvre chorale
- s.d.,
Cantiques à Marie, œuvre chorale
- s.d.,
La messe des oiseaux, pour chœur de femmes
- s.d.,
La messe du Christ-Roi
- s.d.,
La messe mariale
- s.d.,
Printemps, œuvre chorale
- sd.,
La lumière sur le sentier, pour orchestre
Bibliographie
Discographie
Dynam-Victor Fumet,
Œuvres pour chœur a cappella et avec orgue. Chœur des Nouvelles
Voix de Saint-Petersbourg, Mikhaïl Golikov, dir. Musique et Esprit, ME
0408/1, 2008
Liens
Biographie dans le site de « Musique et Esprit », animé
par son petit-fils, le flûtiste Gabriel Fumet :
http://gfumet.free.fr/dvfumet.html
Jean-Marc Warszawski
30 novembre 2008
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