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Jules-Armand-Joseph Écorcheville.
* Paris 17 mars 1872 — † Perthes-les Hurlus le 19 février 1915.
Musicologue
Il est le quatrième enfant de Charles
Ernest Écorcheville et de Julie-Nathalie Monthiers.
Il passe son enfance à Saint-Ouen-l'Aumône
près de Paris.
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 César
Franck
 Augustin
Gazier
 Hugo
Riemann
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Il suit les cours de César Franck de 1887
à 1890. Il est bachelier ès-lettres le
18 novembre 1891 (diplôme délivré
le 12 février 1892). Sa mère meurt en
1893. Il suit à la Sorbonne les cours de lettres
des professeurs Augustin Gazier (1844-1922), spécialiste
de Molière et de l'histoire du jansénisme,
et d'Henri Lichtenberger, germaniste réputé à
l'École des chartes. Son père meurt le
18 avril 1894. Il est licencié ès-lettres
le 31 octobre 1894 (diplôme délivré
le 14 avril 1895).
Il consacre une partie de son héritage
à rassembler des instruments anciens et une précieuse
bibliothèque musicale qui est dispersée
en 1920.
En 1899 il prend part à la
fondation de la Société Internationale
de Musique.
Le 18 mars 1904, à l'instigation
de Lionel Dauriac, philosophe et musicographe, développant
à la sorbonne des cours en rapport avec
la musique (La
psychologie dans l'opéra français.
Alcan, Paris 1897 ; Rossini
: biographie critique. Henri Laurens,
Paris 1906), la section française de la Société
Internationale de musique est créée. Dauriac
en est le président. Jaques Gabriel Prod'homme
(1871-1956) en est le secrétaire. Prod'homme,
élève aux Hautes Études de 1890-1894,
achève ses études de philosophie et de
musique en Allemagne. Jules Écorcheville est
trésorier.
En 1904-1905, il étudie
au jeune Institut de musicologie de l'Université
de Leipzig après du musicologue
Hugo Riemann (1849-1919).
Le 25 mai 1906, à Paris, il soutient deux thèses
: Vingt Suites d'orchestre du XVIIe siècle
français et De Lulli à Rameau -
l'esthétique musicale (Fortin, Paris 1906)
(diplôme délivré le 2 août
1906). Avec Dauriac, Romain Rolland, Jules Combarieu,
Maurice Emmanuel, il est l'un des premiers à
introduire les sujets musicaux à l'Université.
Les Vingt suites sont une
étude basée sur un manuscrit de Cassel,
dont les musiques sont signées «G. D».
Écorcheville les attribue sans aucun doute à
Guillaume Dumanoir, roi des violons. Cela est
contesté par Tobias Norlind qui les attribue
à Gustav Düben dans un article paru dans
les «Sammelbände der Internationalen Musikgesellschaft»
de 1906. Par la suite cette hypothèse est à
son tour contestée par les musicologues allemands
qui avancent le nom de Gerhard Diessener, membre de
la chapelle de la cour de Kassel vers 1660.
Du 15 juin au 1er juillet 1906,
il publie une étude Corneille et la musique dans
le «Courrier musical». Le 4 juillet il épouse
Mathilde-Madeleine Ogier. Du 25 septembre au 24 septembre
de la même année il participe à
Bâle au deuxième Congrès de la Société
Internationale de Musique. Il y propose de fonder un
bulletin français de la Société
(S.I.M.).
Le premier numéro paraît
le 15 janvier 1907, se substituant au «Mercure
Musical» de Jean Mermold et Louis Laloy (la revue
aura des contributions prestigieuses comme celles de
Debussy et Ravel)
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Par l'abondance et
l'originalité de sa documentation,
par son souci de tenir la balance égale
entre les recherches d'érudition
et les questions d'actualité, par
son caractère artistique que soulignaient
une élégante présentation
typographique et de nombreuses reproductions
photographiques, la S.I.M. se plaça
d'emblée en tête des revues
musicales de Paris et connut une brillante
carrière.
Lionel de la Laurencie
dans «Le tombeau de Jules Écorcheville»
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Intéressé par les fonds
musicaux anciens non inventoriés conservés
à la Bibliothèque nationale, il obtient
le Prix Jean Debrousse, et en 1908 l'Académie
des Beaux Arts le charge de dresser la catalogue de
ces fonds anciens. La même année il publie une partie de ses
travaux sur l'histoire du luth (Le
luth et sa musique. Dans «Bulletin français
de la Société Internationale de Musique»
février 1908). Le catalogue est publié
de 1909 à 1914 en 8 volumes comptabilisant 2000
pages et 10.000 entrées thématique.
Lors du congrès de la Société
Internationale de musique tenu à Vienne du 25
au 29 mai 1909, il prononce une communication de méthodologie
relative à son catalogage, et à la section
histoire duex communications sur le luth : Sur les
tablatures de luth conservées dans les bibliothèques
parisiennes et Sur la Commission du luth.
En 1909, à l'occasion du centième
anniversaire de la mort de Joseph Haydn, il commande
une œuvre fondée sur le nom de «Haydn» à
plusieurs compositeurs. Gabriel Fauré trouve
cela ridicule, Maurice Ravel livre le Menuet sur le nom de Haydn.
C'est au Congrès de Londres
qui se tient du 19 mai au 11 juin 1911, alors qu'il
est délégué par le gouvernement
français, qu'il expose en séance pleinière
ses idées sur l'internationalisme : L'internationalisme
relève de l'intelligence et de la réflexion,
tandis que le nationalisme et l'originalité s'appuient
sur la spontanéité du sentiment. L'artiste
se voit reconnaître tous les droits à la
plus extrême singularité [...] le
savant ne peut dégager de lois permanentes de
l'art que par une entente internationale de l'érudition.
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 Charles
Théodore Malherbe
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Le 14 novembre 1911, après
la mort de Charles-Théodore Malherbe (1853-1911),
compositeur, rédacteur en chef du Menestrel mais
aussi Bibliothécaire de l'Opéra, Jules
Écorcheville est élu à la présidence
de la section parisienne de la S.I.M.
En août-septembre 1912, il
est élu à la présidence de la Société
Internationale de Musique. L'organiste et compositeur
anglais Charles Donald Maclean en est secrétaire
(depuis 1908) et Oskar von Hase (1846-1921), héritier
en 1880 de la prestigieuse maison d'éditions
musicales Breitkopf und Härtel, est trésorier.
Il est membre de la commission de
bibliographie de la Sciéte Internationale de
Musique, de la commission chargée de rédiger
le Corpus Scriptorum de Musica et de la commission
d'Iconographie musicale.
Il prend une part active à
l'organisation du Congrès de la Société
Internationale de Musique qui siège à
Paris du 1er au 15 juin 1914.
Il est l'ami de compositeurs
comme Debussy, Ravel ou Erik Satie qui lui
dédicacent des oeuvres ainsi qu'à
son épouse Madeleine Écorcheville.
Il projette un syndicat des professeurs de musique dont
il rédige les statuts ainsi que la création
d'une «Maison de la musique».
Au moment de la déclaration de guerre de 1914, il est en Suisse. Il
revient en France pour s'engager comme combattant de première ligne.
Lieutenant au 130e régiment d'Infanterie,
il est blessé le 15 septembre 1914 lors de
l'attaque d'un village et tué à l'assaut
d'une tranchée allemande le 19 février
1915. Sa citation à l’ordre de l’armée a été publiée dans le Journal Officiel du 15 avril 1915.
 Jules
Écorcheville en convalescence à l'hôpital
frascati au Hâvre, après sa blessure
le 15 septembre 1914 et avant sa sortie le 30.
Écrits
- Vingt Suites d'Orchestre du XVII. siècle
français (1640-1670). Publiées
pour la première fois, d'après
un manuscrit de la Bibliothèque de Cassel
; précédées d'une Étude
historique (2 v.]. Paris 1906
- De Lulli à Rameau. 1690-1730.
Paris 1906
- Corneille et la Musique. Paris 1907
- Actes d'Etat-Civil de musiciens insinués
au Châtelet de Paris (1539-1650). Paris
1907
- Catalogue du Fonds de Musique Ancienne
de la bibliothèque nationale
[8 v.]. Paris 1910-1914
- M. Saint-Saëns et le wagnérisme.
Dans «Revue de Paris» 1er août
1899
- Quelques documents sur la musique française
de la bibliothèque de Cassel. Dans
«Sammelbände der Internationalen
Musikgesellschaft» 1903
- Quelques documents sur la musique de
la Grande Ecurie du Roi. «Sammelbände
der Internationalen Musikgesellschaft»
1903, p. 608
- Dialogues d'Eté : l'Opéra
Populaire (sous la signature de Jean Leroux).
Dans «Mercure Musical», 1er octobre
1905
- Corneille et la Musique. Dans «Courrier
Musical» 15 juin et 1er juillet 1906
- L'Histoire de l'Opéra en France.
Dans «Actes du Congrès de Bâle
de la Société Internationale de
Musique» septembre 1906
- La Musique dans les Sociétés
Savantes Dans «Bulletin français
de la Société Internationale de
Musique», 15 février 1907
- La Schola Cantorum et le Style de Bach.
Dans «Bulletin français de la Société
Internationale de Musique», 15 avril 1907
- Les Textes de musique ancienne et leurs
rééditions modernes. Dans
«Bulletin français de la Société
Internationale de Musique», 15 juin 1907
- Wagner et l'Université. Dans
«Bulletin français de la Société
Internationale de Musique», 15 septembre
1907
- Une belle vente d'autographes (sous
la signature de Jean Leroux). Dans «Bulletin
français de la Société
Internationale de Musique», 15 décembre
1907
- L'organisation de la Musique du Roi au
temps de Louis XIV. Dans «Mémoires
de la Société historique de l'arrondissement
de Pontoise et du Vexin» (XXVII, H. 107)
- Un Mariage Grégorien. Dans
«Revue S.I.M.», 15 janvier 1908
- Le luth et sa musique. Dans «Revue
S.I.M.», 15 février 1908
- Deux Livres de Romain Rolland. Dans
«Revue S.I.M.», 15 août 1908
- Über die in den Pariser bibliotheken
befindlichen Bestände an Lautentabulaturen
und Über die Lautenkommission. Dans
«Société Internationale
de Musique. Actes du Congrès de Vienne
1909»
- Le Congrès de Vienne. Dans
«Revue S.I.M.», août-septembre
1909
- Le Professeur Hugo Riemann. Dans
«Revue S.I.M.», octobre 1909
- La Musique du Roi d'Angleterre de 1500
à 1700.Dans «Revue S.I.M.»,novembre
1909
- Le Dogme en musique. Dans «Revue
S.I.M.», 15 juin 1910
- Le Problème des Ornements dans
la musique. Dans «Revue S.I.M.»,
15 juin 1911
- Lully gentilhomme et sa descendance.
Dans «Revue S.I.M.», 15 mai
1911
- L'Internationalisme dans la musique.
Dans «Société Internationale
de musique, Actes du Congrès de Londres,
1911»
- Un Quintette d'Ernest Fanelli. Dans
«Revue S.I.M.» 15 avril 1912
- Une séance de luth. Dans «Revue
S.I.M.», 15. Mai 1912
- La Vie des sons. Dans «Revue
S.I.M.», septembre-octobre 1912
- Une romance chantée par Louis
XVII. Dans «Revue S.I.M.» 15
janvier 1913
- Les Bruiteurs et la musique. Dans
«Revue S.I.M.», 15 janvier 1913
- La Forlane. Dans «Revue S.I.M.»,
1er avril 1914
- Henry Roujon. Dans «Revue S.I.M.»,
juillet-août 1914 [Henry Roujon (1853-1914),
était directeur des Beaux-Arts au Ministère,
et Académicien]
- Compte-rendu du Congrès du la Société
Internationale de musique. Paris juin 1914.
Dans «Revue S.I.M.», juillet-août
1914
- Baillot d'après sa correspondance
[inachevé]
- Les Lettres de Philidor [inachevé]
- Le Problème des Ornements [inachevé]
- Bibliographie
- LALOY LOUIS , LA LAURENCIE LIONEL,
VUILLERMOZ ÉMILE, Le tombeau de Jules Écorcheville
suivi de lettres inédites. Librairie Dorbon aîné, Paris
1916 [44 p.]
- Catalogue des livres rares et
précieux composant la collection de feu M. Jules
Ecorcheville (préface d'Henri Prunières)..
Paris 1920
- TIERSOT JULIEN, Danses françaises
et esthétique musicale. Dans «Le Ménestrel»
(LXXII, 1006) p. 168-169
Documents
Lettre de Jules Écorcheville à son ami Émile Vuillermoz (critique et musicologue)
datée du 10 septembre 1914
Je serai demain matin à 8 heures aux Invalides, en tenue de lieutenant d'infanterie et l'on me conduira, en auto, vers une destination encore inconnue mais en tout cas, dans l'armée active où j'ai pu me faire réintégrer. J'ai pensé qu'on m'avait trop souvent vu aux fauteuils d'orchestre au théâtre pour pouvoir prendre d'autres places à la grande représentation franco-allemande. Je fais partie de la huitième division du camp retranché de Paris, voilà tout ce que je sais.
Si je ne reviens pas, je vous recommande notre oeuvre, cher ami. Et surtout, si vous tenez à me faire plaisir dans l'autre monde, efforcez-vous de maintenir la concorde et l'harmonie entre les différents éléments qui vont se trouver en présence à ma disparition. Notre revue est faite de différentes pièces ajustées (Amis, S.I.M., etc.), qui tiennent en équilibre par miracle, quelques années de cohésion sont absolument nécessaires encore et c'est précisément cette concentration de nos différentes forces qu'il faudrait maintenir. En tout cas, il ne faudrait pas que ma disparition entraînât celle d'une oeuvre qui nous a coûté, à tous, tant de peine. N'est-il pas vrai ?
Après ces recommandations, cher ami, je pars joyeux et avide de faire mon devoir en répondant "présent" à l'appel. Quant à taper très fort, vous savez que ce n'est pas dans mon caractère mais j'emporte d'excellentes jumelles et j'applaudirai aux bons endroits. Ce que vous me dites des troupes qui se dégagent sans interruption me ravit : plus on est de fous, plus on rit et c'est bien le cas.
Ce qui me réjouit aussi, c'est de voir que cette guerre est le triomphe de l'internationalisme mondial sur le nationalisme de la Germanie aveuglée. Nous partons en chantant la
Marseillaise, mais nous reviendrons en chantant l
'Internationale (S.I.M.) !»
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Lettre de Jules Ecorcheville à Louis Laloy
datée du 9 janvier 1915
Cher ami,
Où êtes-vous? Que devenez-vous ? L'Opéra reprend-il ? Est-il mort ? Donnez-moi signe de vie.
Ici, rien de nouveau. Je villégiature dans un petit manoir des environs de Châlons-sur Marne en attendant la grande offensive et me porte fort bien. Ne me plaignez pas.
Mille bons vœux pour vous cinq, et souhaitons de faire une rentrée sensationnelle dans la musique, tout au moins à l'automne prochain.
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Lettre à Oskar von Hase datée du Le
11 janvier 1915
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Il importe en effet qu'au
milieu de cette guerre tragique, nous songions
aux intérêts futurs de la musicologie.
Et quoi qu'il puisse arriver, il y aura
toujours des hommes que les recherches de
l'érudition musicale passionneront.
Dans «Le Tombeau
de Jules Écorcheville», repris
dans : Notice Écorcheville,
dans «Die Musik Geschichte und Gegenwart»,
Bärenreiter-Verlag 1986 (1ère
édition).
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Lettre de Jules Écorcheville à Lionel de La Laurencie
datée du 15 janvier 1915
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Oui, mon cher ami, moi aussi, je suis très heureux de voir que nous pensons de même sur le fond de cette grave question de l'internationalisme.
Tous deux nous avons la prétention de ne pas nous en laisser imposer par les braillards, qui nous voudraient tenir enfermés dans les limites des "fortifs".
Pour moi, si je reviens, ce qui n'est pas sûr, je serai plus attaché que jamais à cette cause. D'abord, par une curiosité native, que je tiens pour absolument légitime ; puis, par nécessité, car j'estime que nos études ne seront utiles à l'humanité que si nous les poursuivons d'accord avec ceux qui s'y intéressent, et sur un plan plus général qui leur permette d'aboutir à un résultat logique et relativement rapide.
Ici, sur le front, nous ne partageons pas du tout le
furor anti-teutonicus que la presse essaye d'inculquer au public. En contact avec l'ennemi, au courant de ses méthodes, de ses procédés, renseignés par ses prisonniers, nous voyons le pour et le contre. Nous n'excusons pas les horreurs, mais nous voyons les
causes, là où on ne vous met sous les yeux que des
effets.
Les Allemands font une guerre guerrière, nous la faisons humanitaire. Là où nous nous efforçons de voir un duel avec ses règles, ils n'ont vu qu'un coup de main d'autant plus sûr qu'il est plus brutal. Notre système est certainement plus près de la morale qui a écrit "tu ne tueras point", mais il est plus éloigné de cet état particulier où la force se substitue au droit, et où il s'agit précisément de
tuer le plus et le plus vite possible. On ne s'entendra jamais, puisqu'il s'agit d'un côté d'un assaut d’armes et de l'autre, d'un assassinat. La raison ne peut rien, car la guerre est le recours des peuples quand la raison s'est tue».
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Jean-Marc Warszawski 23 février 2005
Remerciements au professeur Michel
Debeauvais, petit-neveu de Jules Écorcheville,
pour avoir motivé cette notice et fourni l'essentiel
des informations.
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