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Né à Boulogne-sur-Seine en 1878 ; mort à Bélus
(Landes), le 5 décembre 1955.
À 16 ans, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il
suit les cours d'André Tracol puis d'Henri Berthelier. Il est rapidement
exclu du Conservatoire par le directeur Ambroise Thomas, pour
insolence à son égard.
Il continue ses études en dehors de l'institution avec Henri
Berthelier. Il étudie également la composition avec avec Charles
Tournemire et Eugène Cools.
En 1898, il entre comme premier violon aux Concerts Colonne et en démissionne, pour mener une carrière de soliste.
Le 7 avril 1899, il donne son premier concert, avec le Concerto de Niels
Gade, en première audition.
À partir de 1900, il se perfectionne en Allemagne auprès de Joseph
Joachim et Hugo Heermann.
Il mène sa carrière essentiellement à l'étranger, ses tournées le
mènent à travers l'Europe centrale, la Russie, l'Allemagne et l'Empire
austro-hongrois. Il y fait découvrir des œuvres de musique française :
Camille Saint-Saëns, Édouard Lalo, Charles-Marie Widor, Alfred Bruneau.
En 1910, pour la première fois en Autriche, il joue la
Sonate en la majeur pour violon et piano de Gabriel Fauré.
Quand il joue en France, il met à son répertoire des œuvres de musique
de compositeurs étrangers, comme en mai 1901, à la Salle des Agriculteurs,
le
Concerto pour violon de Richard Strauss, en février 1903, à la
salle Humbert de Romans, le
Concerto de Brahms.
Les critiques sont élogieuses, il est considéré comme l'un des
meilleurs violonistes de son temps.
En 1914, il a presque 36 ans, quand il est mobilisé pour la première
Guerre mondiale. Il combat plus d'une année dans les tranchées, dans des
conditions épouvantables, qu'il raconte dasn ses lettres quotidiennes à sa
mère.
Il devient brancardier puis colombophile avec le compositeur André
Caplet, et joue, à l'occasion, dans les services funèbres. Remarqué par
des officiers, il est chargé par le général Charles Mangin d'organiser un
ensemble de musique de chambre. Ensemble à géométrie variable dont les
piliers sont André Caplet à l’alto et Maurice Maréchal au violoncelle.
Il est certain à cette époque, de ne plus pouvoir reprendre sa carrière
de virtuose, et pense à la composition. Il se fait envoyer des partitions,
pour l'étude, par sa mère, et prend des cours, quand cela est possible,
avec André Caplet.
Il est démobilisé en 1919, et en 1921, le Boston Symphony Orchestra lui
offre le pupitre de premier violon. Mais un accident de santé dont sa mère
est victime, l'empêche de partir.
Il se fixe dans les Landes en 1926.
Il laisse, à partir de 1920, une quarantaine d'œuvres, parfois créées,
mais restées inédites.
Catalogue des œuvres
- 1920,
Cinq aquarelles pour violon et piano (Bretagne, Vision, Ronde,
Berceuse, Intermède) (Éditions M.e.G.e.P 2004) ; existe une
transcription pour piano pour « Ronde » et « Berceuse » (Éditions M.e.G.e.P
2003)
- 1920,
Poème pour violon et alto avec orchestre ; existe une transcriprion
pourviolon, alto et piano (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1920,
Quatuor à cordes n° 1, en fa mineur
- 1921,
Capricepour violoncelle et harpe (Éditions M.e.G.e.P, 2003)
- 1921,
Jouvence, fantaisie pour violon principal et octuor, inspiré par le
poème de José-Maria de Hérédia ; aussi en version pour pour violon et
piano (Édition Symétrie 2004)
- 1921,
Le Lys, sonate en la mineur pour violon et piano (Édition
Symétrie 2004)
- 1922,
Quatuor à cordes n° 2, en ré mineur, dédicacé à Marcel Armengaud
(Éditions M.e.G.e.P, 2005)
- 1923,
Déjanira, étude symphonique sur un fragment des Trakhiniennes de
Sophocle
- 1923,
Légende, pour piano (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1924,
Le balcon, poème symphonique pour basse solo, chordes vocales et
instrumentales
- 1925,
Rêve, pour violon et piano (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1925,
Idylle, pour flûte, clarinette, cor et basson (Éditions M.e.G.e.P,
2004)
- 1926,
Aube, Sonate d’été, pour piano (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1927,
Oisillon bleu, sur un poème de Jean Moréas, pour violon et piano
(Éditions M.e.G.e.P 2003)
- 1927,
Trio en si mineur, pour violon, violoncelle et piano (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1930,
Funérailles, suite pour orchestre
- 1930,
Sonnet à un enfant, pour voix et piano
- 1931,
Divertissement, Maiade et Improvisation, 3 pièces pour violoncelle
et piano (Éditions M.e.G.e.P 2003)
- 1931,
Suite pour flûte et orchestre
- 1932,
Prélude, Interlude Fantaisie ,pour deux pianos (Édition
Symétrie 2004)
- 1933-1934,
Quatuor n° 3, en si mineur (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1934,
Berceuse,pour flûte et piano (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1934,
Vitrail, pièce pour alto et piano (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1935,
Au vent des Landes, pour flûte et piano (Éditions M.e.G.e.P,
2004)
- 1945,
Trois préludes (deux pour harmonium, un pour orgue), dédicacés à
l'organiste Georges Rolland (Éditions M.e.G.e.P 2004)
- 1946,
Incantation bouddhique, pour cor anglais et piano (Édition
Symétrie 2003)
- 1949,
Prière à Marie;pour violon et piano (éditions Symétrie, 2003)
- 1950,
À ma mère, pour voix et piano (Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1950,
Chant élégiaque,en mémoire de Ginette Neveu, pour violon et piano
(Éditions M.e.G.e.P 2003)
- 1950,
Improvisation sur la gamme d’ut,pour instrument mélodique et piano
(Éditions M.e.G.e.P, 2004)
- 1950,
Nocturne pour piano( Éditions M.e.G.e.P, 2003)

Bibliographie / liens
- Streletski Gérard, Lucien
Durosoir : l'histoire au présent. Dans Gérard Streletski (éditeur), « Duo
Violon Piano. Mémoire et présence d'un genre », Département de musique et musicologie, Université Lumière-Lyon
2, Lyon 2011, p. 99-130.
- Bretaudeau Isabelle Sonate
pour violon et piano « Le Lis » de Lucien Durosoir : les fondements pluriels d'un
langage singulier. Dans Gérard Streletski (éditeur), « Duo
Violon Piano. Mémoire et présence d'un genre », Département de musique et musicologie, Université Lumière-Lyon 2, Lyon 2011, p.
131-192.
- Maréchal Maurice & Durosoir Lucien,
Deux musiciens dans la Grande Guerre( présentation par Luc
Dorosoir ; préface par Jean-Pierre Guéno). Tallandier, Paris 2005.
- Musiciens entre Guerre et paix
- Lucien Durosoir, site non signé.
Discographie
Lucien Durosoir, Le Balcon. Œuvres de musique de chambre 1924-1931.
Sequenza
9.3, Quatuor Diotima, Trio Hoboken, Quintette Aquillon. Alpha 2011 (175).
Présentation détaillée, critique et court extrait
Lucien Durosoir,
Musique pour violon et piano. Lucien durosoir, musique pour violon
et piano, Geneviève Laurenceau, violon ; Lorène de Ratuld, piano.
Collection « Ut Pictura Musica », Alpha 105.
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la présentation détaillée
Écouter
un extrait
Lucien Durosoir,
Quatuors à cordes. Quatuor Diotima. Disques Alpha, 2008 (ALPHA
125)
Lire
la présentation détaillée
Lucien Durosoir, Jouvence (œuvres de musique de chambre) Ensemble
Calliopée. Alpha, 2010 (ALPHA 164)
Lire la présentation détaillée
Jean-Marc Warszawski
21 janvier 2009 Ajout de bibliographie 29 avril 2011
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