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Henri Texier, Sand Woman ; Gildas Boclé, So In Love ; Jacky Molard 4tet, Mycélium : trois jazzmen bretons dans les cordes !

13 février 2018, par Alain Lambert ——

Sand WomanMon premier est un contrebassiste incontournable de la scène jazz qu'il anime depuis des décennies. Son avant-dernier album, un live pour fêter ses cinquante ans de carrière était plutôt décevant. Mais Sand Woman  (Label Bleu 2018), sorti début février, retrouve le feeling habituel, l'art des mélodies arrangées et des longues impros imaginatives. Henri Texier et son fils Sébastien, aux clarinettes et au sax alto, sont depuis un moment le noyau stable, auquel s'adjoignent les nouveaux, Vincent Lê Quang aux ténor et soprano, Manu Codja à la guitare et Gautier Garrigue à la batterie. Si Sand Woman et Hungry Man sont des compositions récentes, la bonne idée est d'y ajouter Indians, de l'époque de l'Azur 4tet, aussi des compositions  jouées en solo du temps du vinyle : Amir, Les Là-Bas, Quand tout s’arrête qu'il est captivant de redécouvrir sous ces nouveaux atours, guitare ondoyante, saxs profonds, clarinette volubile, emportés par la basse et la batterie, tout en laissant le temps et sans jamais lasser.

À retrouver en live le 10 mars, au Café de la Danse, à Paris, le 5 avril, à Amiens, le 26 mai, à Etrechy et le 29 mai, à Senart.

 

So in loveMon second, Gildas Boclé, est aussi contrebassiste et son album So in love (Absalone / Socadisc 2018) sort mi-février, consacré aux compositions de Cole Porter et Tom Jobim, les deux Amériques en somme. Avec Nelson Veras  et Jérôme Barde, à la guitare ensemble sur deux titres (Chega de saudade et Night and Day) ou en alternance, et Marcello Pellitteri à la batterie. Un répertoire  en trio la plupart du temps où contrebasse et guitare dialoguent, et sans que chaque guitariste soit attaché à un compositeur particulier, par exemple Veras joue sur I love Paris et Barde sur Bonita, et non l'inverse. Des compositions archi connues dont les mélodies, surtout celles de Porter (Love for sale, Just one of those things, I Love Paris, What is this thing called love?) nous reviennent aussitôt en tête, mais dont les arrangements ici renouvellent l'écoute sans problème, en particulier par des thèmes ou des impros à l'archet, plutôt rares pour ce genre de standards. Il est intéressant d'écouter Falando de amor et So in love, toutes deux avec le guitariste brésilien,  se suivre en miroir, comme si l'une avait inspiré l'autre.

Un beau cédé à découvrir en live le 6 avril, au Sunset à Paris.

 

Mon troisième, Jacky Molard, est violoniste et depuis dix ans, en dehors d'autres groupes folk, joue au sein de son quartet jazz, avec Yannick Jory au saxophone, Hélène Labarrière à la contrebasse et Janick Martin à l'accordéon sur le principe d'un jazz breton ouvert sur les musiques du monde. Le premier titre du nouveau cédé (Innacor records 2018, à sortir début mars) Bolom, est du flûtiste Jean Michel Veillon, invité bien sûr ici, et sur Triangle, avec Christophe Marguet, batterie, Albert Marcoeur, voix et percussions, François Corneloup au baryton, et Serge Teyssot Gay à la guitare électrique. Ces deux derniers se retrouvent aussi sur Adjihina réarrangé d'un thème d'Europe de l'Est, avec une contrebasse très impliquée.  Triangle du violoniste, est fortement métissé entre Bretagne et Balkans. Sur Mycélium, de lui aussi, le sax et l'accordéon adoucissent l'habituel duo bombarde biniou. An nouveau, du baryton invité, laisse les deux saxs introduire en jazz, avant que les complices ne viennent relancer en plus traditionnel, tout en jouant des contrastes improvisés surtout pour le violoniste. Jabiru, fortement pulsé par la batterie,est un thème du saxophoniste qui met en valeur sa sonorité particulière, très complémentaire de celle du violon. L'ensemble se clôt par Précautions d'usage d'Albert Marcoeur aux voix et texte ironicobio.

À écouter en live le 12 avril, à Quimper et le 17, à Paris au Café de la Danse, puis à Langonnet le 11 mai, et à Correns le 19 mai.

 

 

Alain Lambert
13 février 2018

 

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Mardi 13 Février, 2018 13:43