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Cora Irsen : tout le piano de Marie Jaëll

Marie Jaëll, Complete Works for Piano, Cora Irsen (piano). WDR Querstand 2016 (VKJK 1607).

17 mars 2017, par Jean-Marc Warszawski ——

Née en 1845 en Alsace, Marie Jaëll donne sa première audition publique  en 1855. Elle obtient un Premier prix de piano quatre mois après avoir été admise Conservatoire national supérieur de Paris en 1862, elle avait déjà donné 145 concerts en France, Allemagne et Suisse. Quatre années  plus tard, elle épouse le pianiste virtuose Alfred Jaëll, ils effectuent ensemble de nombreuses tournées en Europe. La guerre de 1870 exacerbe les sentiments nationalistes. Le couple refuse alors de se produire en Allemagne, les projets d'Alfred Jaëll quant à la direction du Conservatoire de Leipzig ou de la revue la Neue Zeitschrift für Musik fondée par Schumann sont réduits à néant. À la même époque, Marie-Jaëll prend des cours de composition avec César Franck  et surtout avec Camille Saint-Saëns, commence à composer et à éditer grâce à l'aide de son mari diabétique qui meurt en 1880, plus tard grâce à Franz Liszt.

Marie Jaël continue à donner des récitals, notamment l'intégrale des  œuvres de Liszt, dont elle est une disciple, les 32 sonates de Beethoven, l'œuvre pour piano de Robert Schumann. Elle est admise à la société des compositeurs de musique avec l'appui de Saint-Saëns et de Gabriel Fauré.

Elle développe également une pédagogie du jeu pianistique, qui a encore de nos jours quelques adeptes. Elle s'inspire des cours donnés à la Sorbonne par le grand Psychiatre du temps,  Charles Féré, pour élaborer une théorie mêlant son expérience personnelle, des connaissances rationnelles pas mal de fantaisie.

Elle meurt en 1925, laissant un catalogue conséquent de compositions, dans lequel,  son instrument tient une bonne place.

Après 3 cédés en 2 albums l'an passé, Cora Irsen, depuis Weimar la ville de Franz Liszt, continue l'enregistrement de l'intégrale des œuvres pour ou avec piano de Marie Jaëll, avec 3 nouveaux cédés en deux albums,  des œuvres pour piano seul et deux concertos pour piano et orchestre.

Il apparaît que Marie Jaëll n'est pas un petit maître, comme on dit, ou une compositrice secondaire, ou de témoignage. Si son très bel orchestre est dans la tradition beethovénienne, son piano est dans celle comprenant Chopin, Liszt et Schumann, avec une personnalité et une originalité affirmées, particulièrement dans ses pièces à vocation descriptives, où elle pousse les effets et les explorations vers des systématiques d'un modernisme et d'une force étonnants.

Les mélomanes peuvent remercier cet ami qui offrit un jour une partition de Marie Jaëll à Cora Irsen.

Marie Jaëll, « L'orage ne vient pas », extrait des Jours pluvieux (plage 31).

 

Cédé I.

1-2. Deuxc méditations.

3-6. Promenade matinale.

7. Égaré.

8. Impromtu.

9-10. Prisme I et II.

11. Paraphrase sur la lyre et la harpe de saint-Saëns.

12. Sphinx.

Cédé II.

1-10. Bagatelles.

11-22. Les beaux jours.

23-34. Les jours pluvieux.

35-41. Sept pièces faciles.

42-47. Harmonies imitatives.

 

 

Marie Jaëll, Complete Works for Piano (4), Concertos pour piano et orchestre nos 1 et 2, Cora Irsen (piano), WDR Funkhausorchester, sous la direction de Arjan Tien. Querstand / WDR 2017 (VKJK 1608).

Marie Jaëll, Concerto pour piano et orchestre no 1, début du premier mouvement

 

1-3. Concerto pour piano no 1 (Lento - Allegro moderato ; Adagio ; Allegro con brio).

4-6 Concerto pour piano no 2 (Allegro ; Andante ; Vivace non troppo).

 

 

Jean-Marc Warszawski
17 mars 2017

 

 

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