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« Ancient Ritual » avec Leonardo Montana,  la quadrature du trio

 

Patrick Martin, Rénald Fleury, Jean-Benoît Culot. Photographie © Christian Mariette.

Caen, 16 juin 2015, par Alain Lambert ——

Dernière date de jazz au café du théâtre avec un trio caennais, Patrick Martin  au sax alto, Rénald Fleury à la contrebasse et Jean-Benoît Culot à la batterie, et en invité, un pianiste colombo-brésilo-parisien, Leonardo Montana, entendu déjà avec le batteur, ici ou à Paris [voir notre chronique].

Beaucoup de monde en cette soirée d'été idéale pour un jazz jouissif et chaleureux, à la fois classique mais coloré par les accents free de Sonny Simmons, joué à trois reprises. Ou de Ornette Coleman, disparu récemment, et pour qui un blues a été magnifié en son hommage, très roots, avec une jolie prestation en scat du contrebassiste, survolté, accompagné au banjo par le piano étouffé.

Tout a commencé, de manière un peu imprévue par Dinah, de Django, imprévue par la forme du quartette sans guitare, aussi par le jeu presque trop sage du sax. Mais le morceau suivant, Ancient Ritual de Sonny Simmons, qui adonné son nom au groupe [voir notre chronique], nous plonge dans un autre univers, que prolonge MA (Musique Ailleurs) du batteur, après Monk Dream, et son incroyable étrangeté toujours renouvelée.

La seconde partie commence par Whisper, un thème intense du saxophoniste, joué au duo avec le piano, toujours très à l'aise dans tous les climats proposés, entre minimalisme répétitif et lyrisme chahuté. Puis après Wee see de Monk, encore, une Biguine à Jojo composée par le contrebassiste.

Le morceau le plus ouvert a peut-être été Africot, de Jean-Benoît Culot, dont chaque musicien a parcouru longuement les paysages, en laissant libre cours à son inventivité, le swing décalé du sax, la batterie percussive et colorée, la basse grondante et haletante, le piano rythmique et entêtant.

Et le concert s'est terminé comme il a commencé, avec Django, un simple exposé du thème  Djangologie, après le blues pour Ornette, pour bien valoriser la diversité des influences qui habite leur musique, à tous les quatre, car il s'agit bien là d'un véritable quartet, très complice et créatif.

Léonardo Montana. Photographie © Christian Mariette.

Léonardo Montana, très heureux de participer au monde musical parisien, apprécie beaucoup de venir jouer dans les groupes de Jean-Benoît, avec ses morceaux ouverts, basés sur quelques accords, au contraire des musiques souvent très écrites  qu'il joue sur les scènes parisiennes. Il apprécie aussi le public régional, présent et attentif.

Et il sera à Jazz en Baie le 13 août à 20h, avec le quartette d'Agathe Iracema, à Granville.

Sinon beaucoup de jazz encore au théâtre, dans les foyers ou au café côté cour l'an prochain,  et dans la grande salle avec Ravi Coltrane et Jack Dejohnette, Avishaï Cohen et bien d'autres.

 

plume Alain Lambert
16 juin 2015

 

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