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René Dumesnil, Portraits de musiciens français, « Les maîtres de l’histoire », Édition d’histoire et d’art, Plon, Paris 1938, p. 11-23.

Lili Boulanger

15 mars 1918.

Il n’est donné qu’à de rares artistes d’auréoler leur nom d’une gloire dont tous les rayons soient faits de notre ferveur. À mesure que les détails précis de leur biographie s’estompent dans le recul des ans, leur souvenir, doucement, devient légende et le visage spirituel du mort qui ne doit point mourir dans la mémoire des hommes se dégage des contingences périssables et se révèle

Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change...

Lili Boulanger qui nous fut enlevée si prématurément le 15 mars 1918 n’a point cessé d’être tout près de nous. La piété d’une sœur entoure de soins constants le souvenir de la disparue, et sans doute grâce à ce culte fraternel, l’œuvre mieux connue de l’enfant géniale trouve à chaque exécution nouvelle une audience plus large et mieux préparée à en comprendre la beauté.

Ne croyez point que j’emploie là quelque hyperbole, et que pour choisir ces mots : beauté, génie, je cède à l’attendrissement et au regret éprouvés devant   ce destin. Je me souviens seulement de ce dimanche de février 1933 où l’Orchestre symphonique de Paris avait mis à son programme les deux Psaumes de Lili Boulanger : de ce dimanche des Morts, le 2 novembre 1930, où Gabriel Pierné conduisait au Châtelet la Vieille Prière Bouddhique, et je revois, j’entends encore, les manifestations pareilles des deux publics. Un long instant de recueillement, de religieux silence après le dernier accord laissant l’auditoire comme écrasé ; et puis la frénésie des acclamations. Il semblait que ces bravos et ces cris ne s’élevassent si haut et si fort que pour être entendus de celle qui, si haut et si loin, ne pouvait les entendre. Il semblait que tous ces gens, d’origine et de condition si diverses, se fussent réunis non par hasard, mais dans le dessein de communier dans la beauté d’une musique inspirée, et qu’un même élan les portât à offrir leur enthousiasme à celle qui venait de les transporter auprès d’elle, dans le royaume qui n’est point de ce monde.

Ce miracle de la musique, quelques élus, un Bach, un Mozart, plus près de nous un Fauré, l’ont accompli. Pour parler du ciel, ils ont trouvé des accents célestes. Pour tant d’autres la musique religieuse n’est simplement qu’une musique destinée à l’église, mais dont l’inspiration n’est point une offrande. Lili Boulanger trouve dans sa foi ardente la source de son chant. Sa musique prie ; elle jaillit de son cœur et de son esprit tout ensemble. La jeune fille est du petit nombre de ceux qui ont reçu mission de répandre la beauté comme l’Ange de Schumann effeuille les fleurs : Iene Rosen, aus den Händen liebendheiliger Büsserinnen...

Miracle d’autant plus grand que Lili Boulanger n’est encore qu’une enfant au moment où elle compose ces pages si pleines. Gomme Mozart, elle a, sans avoir vécu, cette étonnante prescience de la vie, cette profondeur que l’expérience elle-même, et la plus douloureuse, n’apporte pas toujours aux mieux doués. Elle s’exprime naturellement dans un langage qui, sans cesser jamais d’être simple, atteint d’un seul coup le pathétique et la grandeur. Elle devine le secret tourment d’un Faust s’éprenant de la chimérique Hélène ; elle parle avec une justesse d’accents qui confond — elle qui descend pour cela des Clairières du ciel chrétien — le vieil idiome de la liturgie bouddhique pour que « tous ceux qui sont nés, sans ennemis, sans obstacles, surmontant la douleur, atteignent le bonheur ». Car son âme est si pure et si sincère qu’il n’y a de place en elle que pour la vérité.

Elle a ce goût inné que la culture développe, mais qu’il est si difficile d'acquérir. Elle a des trouvailles d’une ingénuité et d’une poésie exquises, d’une sensibilité toute féminine ; mais elle possède, à côté de cela, une force, une puissance dont on n’eût pas cru qu’une nature aussi frêle pût être capable : certaines pages du Psaume CXXIX (le De Profundis) ont amené sous la plume de quelques commentateurs le nom de Florent Schmitt, et la comparaison n’a rien de forcé. Pour ces pages-là, Lili Boulanger n’a point à se faire violence : la grandeur lui est aussi naturelle que l’expression de la tendresse. Elle en trouve les moyens dans sa sincérité.

Ce qui étonne, c’est la maturité d’une pensée qui conserve cependant toute la fraîcheur de la jeunesse, c’est l’ampleur d’un art qui sait user à propos de toutes les ressources de la technique et qui reste cependant miraculeusement neuf, personnel, comme si toute cette science ne venait pas de l’extérieur mais n’était au contraire qu’inspiration pure, obéissance au sujet traité, invention spontanée.

Ce miracle, d’ailleurs, était préparé par l’hérédité la plus favorable.

Le grand-père de Lili Boulanger et son père — celui- ci grand prix de Rome — furent tous deux professeurs au Conservatoire de Paris ; sa mère, d’origine russe, extrêmement douée pour la musique ; sa sœur aînée, Nadia, élève de Gabriel Fauré, lauréate des classes d’harmonie, de fugue, de contrepoint au Conservatoire, premier prix d’orgue — elle fut aussi l’élève de Guilmant — obtint le second Prix de Rome et eût certes remporté le premier si, en 1908, un préjugé qui devait céder cinq ans plus tard, et précisément devant la cantate de sa sœur Lili, n’avait fait redouter aux juges l’envoi d’une jeune fille à la Villa Médicis. Ainsi celle qui, depuis, a consacré le meilleur de sa vie à servir la mémoire d’une sœur si prématurément enlevée, frayait la voie à l’enfant de génie.

Lili Boulanger est née à Paris le 21août 1893. C’est auprès de sa sœur qu’elle s’initia, et dans sa famille même, à la musique. Elle apprit le solfège en même temps que les mots. Elle reconnaissait dans chaque son la note exacte, et, s’étonnant elle-même d’une facilité qui émerveillait les amis de ses parents, demandait ingénument « pourquoi les notes disaient leur nom ». A six ans, elle chantait les mélodies de Fauré avec un sens musical qui ravissait Fauteur dont le grand plaisir était d’accompagner l’enfant. Mais hélas, la santé de cette fillette trop bien douée, et si intelligente et si vive, interdisait tout effort prolongé. Les études régulières furent abandonnées à peine commencées, et tout au contraire de sa sœur Nadia qui suivait au Conservatoire le cycle normal de l’enseignement et acquérait la technique de son art selon les moyens ordinaires, Lili devait se contenter, à son désespoir, de travailler « en amateur » dans les périodes de répit que lui laissait la maladie. Pourtant, elle jouait du piano, du violon, du violoncelle, de la harpe. Elle improvisait. Elle composait. Comme Pascal la géométrie euclidienne, on eût dit qu’elle devinait et reconstituait ce qu’elle n’avait pu encore apprendre.

A seize ans, après de longues hésitations, elle décida de suivre une carrière dont la vocation devenait chaque jour plus impérieuse.

Et cette année-là, en décembre, elle commença ses études régulières près du regretté Georges Caussade. Elle se soumit à la discipline la plus stricte et travailla si fermement que deux ans plus tard elle pouvait entrer dans la classe de composition de Paul Vidal au Conservatoire.

Dès l’année suivante, du premier coup, sa cantate Faust et Hélène lui valait de partager avec Claude Delvincourt le Premier Grand Prix de Rome qu’aucune femme n’avait pu encore obtenir (13 juillet 1918).

Dans un bel article de la Revue Musicale, M. Camille Mauclair a rapporté ce trait : « Ces années de 1909 à 1913 sont celles, inexplicables, où l’on peut constater, mais non définir, la formation et l’épanouissement d’un être supérieur. En 1913, on vit cette adolescente de vingt ans, belle, pleine de grâce et frémissante d’une vitalité toute spirituelle, concourir avec une cantate sur Faust et Hélène. C’était son premier essai. Le préjugé contre l’admission des femmes à la Villa Médicis demeurait alors très vif. Il avait certainement contribué à l’échec antérieur de la sœur de la candidate. Mais le tiers de la partition de Lili Boulanger n’avait point été joué que le prix était unanimement donné. Une muse venait d’apparaître. Le jury, le public avaient senti passer un souffle souverain, dans une émotion immense qui se propagea et déchaîna, peu de jours après, à l’audition de Faust et Hélène aux concerts Colonne, les acclamations d’un triomphe exceptionnel. Première femme ayant obtenu le Grand Prix de Rome pour la musique, Lili Boulanger se déroba aux félicitations qui saluaient en son succès une victoire du féminisme. Elle partit pour l’Italie et s’enthousiasma pour Florence. À Rome, elle retrouva les souvenirs de son père dans l’accueil fraternel de ses camarades. »

Alors commença une période heureuse : joyeusement, malgré le mal qui la minait et avec lequel il semblait que sa volonté luttât de vitesse, elle se lança dans le travail.

Au début de 1914, en allant en Italie, elle avait traversé Nice et, au passage, obtenu de Maeterlinck l’autorisation de mettre en musique la Princesse Maleine. Elle aimait ce sujet, et déjà, elle en avait tiré l’inspiration de quelques idées musicales fort belles. À Rome, la maladie lui laissait quelque répit : elle l’employa à jeter sur le papier de nombreux projets et quantité d’esquisses qu’elle se proposait de rapporter à Paris et de développer plus tard.

La guerre survient et, avec elle, une recrudescence de son mal. Pourtant, les forces qui lui restent, Lili Boulanger en consacre la plus grande part au devoir de charité. Au Comité franco-américain qui assiste les musiciens mobilisés et leurs familles, elle montre la plus haute noblesse de l’âme, tandis que son corps lui fait endurer de graves souffrances. Jusqu’à la fin de 1915 elle y demeure, ne gardant presque plus de temps pour la composition. Ses fatigues l’obligent pourtant au printemps de 1916 à cesser ce ministère charitable. Elle regagne Rome, ne peut y trouver d’accalmie et doit passer la plus grande part de son temps alitée.

C’est de cette époque, cependant, que datent ses plus grandes œuvres.

Revenue en France dans l’été de 1916, il lui fallut subir au printemps suivant une opération après laquelle elle se trouva mieux. Mais ce fut court : le mal redoubla. Elle ne conservait sur son sort aucune illusion ; elle se hâtait d’écrire, tant que ses forces le lui permettaient. Elle regardait stoïquement venir la mort, n’ayant d’autre souci que la douleur des siens, d’autre désir que de l’alléger : « Au-dessus de cette agonie, a dit M. Camille Mauclair, la volonté du destin laissait intacte et merveilleusement lucide la faculté créatrice. Jamais cette enfant ne travailla tant et ne pénétra mieux les secrets de son art et les avertissements de son âme qu’en cette période où, toute à ses voix intérieures, elle couvrait de notes au crayon, sur son lit, des albums où la pensée musicale se formulait, impérieuse, soudaine, parfaite. Le corps émacié qui demeurait si gracieux et si pur, n’était qu’un prétexte pour qu’une âme restât encore quelque temps sur la terre.

« Sur la tombe de Schubert, mort à trente et un ans, Grillparzer a dit de son ami que s’il laissait de riches trésors, il emportait des promesses non réalisées, plus riches encore. La mort qui prit si tôt Lili Boulanger, combien de belles œuvres nous a-t-elle ravies ?

« Elle a passé sa vie dans un combat, se raidissant pour triompher de sa chair abattue et pour nous livrer le plus possible du dépôt sacré confié par le génie. »

Ses premiers essais n’affirment encore, à défaut d’une personnalité nettement marquée, que les dons, les dispositions les plus heureux. Chose curieuse, ce sont des chœurs que l’enfant compose après une mélodie, la Lettre de mort, pour chant et piano, en 1907 ; et ces chœurs, elle en prend l’inspiration dans les Écritures. Elle se pénètre de cette poésie intense des Psaumes, et même, en 1909, elle s’inspire d’un fragment de l’Apocalypse. L’année précédente, elle a écrit un Ave Maria pour l’orgue. Elle compose cinq Études de piano, puis, en 1910 et 1911, Attente et Reflets pour chant et piano, sur des paroles de Maeterlinck. Cette même année 1911, à Gargenville, elle prend une poésie d’Armand Sylvestre, Renouveau, et elle écrit un quatuor vocal qui remportera en 1913 le prix Lepaulle. Sans doute l’inspiration fauréenne en est-elle manifeste, mais déjà quelles admirables qualités personnelles ne s’y affirment-elles pas ?

Désormais Lili Boulanger est entrée dans la vie active ; elle, si dolente, ne va plus cesser de produire. La même année, elle donne Trois études de piano, Nocturne pour piano et violon, les Sirènes pour mezzo-soprano, chœurs et piano, Sous-bois pour chœurs. L’année suivante (1912) deux études de piano à quatre mains, le Retour pour chant et piano, et puis encore des chœurs, Soleil de Septembre, l’Hymne au Soleil, le Soir, et surtout Pour les funérailles d’un Soldat, pour baryton solo, chœurs et orchestre, inspiré de quelques vers de Musset et dont on a pu dire que c’était l’une des plus grandioses révélations depuis la marche funèbre de la Symphonie Héroïque. Une cantate Frédégonde, prélude à cette autre cantate qui est un chef-d’œuvre Faust et Hélène. Le texte, proposé aux candidats du Concours de Rome, en est tiré du second Faust par Eugène Adenis, et — fait exceptionnel — il est d’une qualité littéraire remarquable. On sait la profondeur du symbole exprimé par Goethe dans cet épisode, l’un des plus beaux que le poète-philosophe ait imaginés : la puissance du désir et de l’illusion, la beauté éternelle évoquée du sein des ombres et rendue à la vie, la lutte pour l’idéal, la soif de tout embrasser, de tout connaître, de tout comprendre, y sont enfermées en un prodigieux raccourci. Et voici qu’une enfant de vingt ans se hausse au niveau du poète et que sa musique va traduire ces sentiments si divers, si loin de ceux qu’elle-même a jamais pu ressentir. L’inspiration la visite et le génie la guide. Ainsi Mozart, au même âge, trouvait d’instinct les accents les plus justes pour traduire, dans leur complexité infinie, les passions humaines et les exprimer dans une langue qui conserve à tout ce qu’il a dit le don perpétuel d’émouvoir ceux qui l’écoutent.

La Tempête pour chœurs et orchestre, Soir sur la plaine pour soprano, ténor, chœur et orchestre, datent également de cette année 1913. C’est l’année suivante que, à Rome, Lili Boulanger achève un recueil de mélodies sur des poèmes de Francis Jammes : Clairières dans le Ciel. Ces treize mélodies, on les a comparées aux plus nobles pages de Schumann, et on a eu raison. Ce n’est pas que la technique de Lili Boulanger l’apparente au compositeur rhénan, mais c’est qu’elle atteint comme lui une émotion intime, profonde et qui, si différents que nous puissions être les uns des autres, trouve en chacun de nous sa résonance et son écho. Le caractère confidentiel de certaines de ces pages toutes baignées de tendresse et de poésie, contraste étonnamment avec la largeur et l’universalité des Psaumes et de la Prière Bouddhique et montre bien la diversité du génie de Lili Boulanger.

Des pièces pour piano et violon, piano et flûte, hautbois et piano, trompette et petit orchestre voient le jour dans le même moment. C’est la guerre ; Lili Boulanger, tout entière absorbée par d’autres devoirs, n’a plus le temps d’écrire, et il faut que la maladie la contraigne à demeurer étendue pour qu’elle reprenne le papier réglé et le crayon. Alors, coup sur coup, naissent quelques chefs-d’œuvre : en 1916, une mélodie Dans l’immense tristesse, reflète les préoccupations qui pèsent sur tous à ce moment. Cette œuvre marque un nouveau pas en avant, ou plutôt une évolution du style personnel de Lili Boulanger. Le sujet — une mère qui visite la tombe de son enfant — lui inspire un chant si poignant qu’il est impossible de l’entendre sans être ému jusqu’au plus profond de l’être.

En même temps qu’elle compose une Sicilienne et une Marche gaie pour petit orchestre, une Marche funèbre pour grand orchestre, une Sonate pour piano et violon, commencée en 1914, Lili Boulanger entreprend son Psaume pour ténor solo, chœurs et orchestre.

L’année suivante, elle achève un Poème Symphonique commencé en 1915. Puis elle écrit D’un matin de printemps et D’un soir triste, pour l’orchestre, et les deux Psaumes pour soli, chœurs, orchestre et orgue ; le Psaume XXIV est l’hymne de gloire : La terre appartient à Éternel (Domini est terra et plenitudo ejus...). Le Psaume CXXIX est le De profundis. Des deux cantiques, l’un exprime donc la souffrance, la crainte et l’espoir, et l’autre chante la toute-puissance du Seigneur devant lequel se haussent les portes éternelles. L’opposition est complète ; la réussite est la même.

Elle n’est pas moindre dans la Vieille Prière bouddhique pour ténor solo, chœurs et orchestre qui, elle aussi, avait été mise en chantier en 1914. Aucune œuvre ne donne plus que celle-ci une impression de tranquillité sereine, de paix infinie. Cette musique d’une mourante est toute chargée de spiritualité. Le texte en est tiré de la liturgie bouddhique et la musique évoque par son contour plus que par des harmonies d’un exotisme conventionnel l’Extrême-Orient. Mais quelle qu’en soit l’origine, cette musique va plus loin et plus haut, et elle est si largement humaine qu’elle exprime la détresse et l’espérance non point de quelques hommes d’une race ou d’une religion particulières, mais de l’humanité tout entière, et son désir et son besoin d’un appui qu’elle ne peut trouver en elle-même.

Le Pie Jesu pour une voix, quatuor à cordes, harpe et orgue, est le dernier ouvrage que Lili Boulanger ait pu terminer. Il est d’une élévation tout empreinte de mélancolique douceur et, de tant de tristesse où il baigne, monte cependant, droite et pure, une inaltérable espérance.

En mourant le 15 mars 1918, Lili Boulanger laissait inachevés, outre son Poème Symphonique, commencé en 1915 et où elle voulait exprimer toute l’horreur de la guerre, sa Sonate pour piano et violon, la Princesse Maleine, drame lyrique auquel elle travaillait depuis plusieurs années. Comment ne point éprouver un serrement de cœur devant ces travaux interrompus...

Mais ce qui nous reste suffît à lui assurer une place bien à elle parmi nos musiciens. Nous connaissons trop mal encore son œuvre et nous sommes coupables, car elle nous réserve d’ineffables joies et brille d’un éclat que la mode et ses caprices ne peuvent ternir. De quelque côté qu’on l’examine, que l’on s’attache à la richesse de l’instrumentation, à

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la puissance des masses chorales, à la pureté et à l’élégance de la ligne mélodique, à la grandeur et à la noblesse du style, à la convenance si parfaite des moyens mis en œuvre et des sujets traités, on admire.

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Mardi 17 Décembre, 2019