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Hélène de Montgeroult
 À la source du piano romantique

Hélène de Montgeroult,  À la source du piano romantique : Études, Sonate. Nicolas Stavy, Piano. Hortus 2009.

On est en train de bâtir une fiction autour de Madame de Montgeroult. C'est bien dommage.

Née en 1764, elle devient marquise de Montgeroult, puis sera comtesse de Charnage. Aristocrate, elle ne peut pas se donner en spectacle, mais joue suffisamment dans les salons, dont le sien, parfois avec son grand ami, le violoniste Viotti, pour se faire une réputation d'improvisatrice hors pair, et celle d'être la meilleure pianiste de son temps.

Pendant la Révolution, elle n'est pas particulièrement inquiétée. Une dénonciation reste sans suite, après une perquisition à son domicile. Elle est nommée professeure de piano au tout nouveau Conservatoire de Paris en 1795. Elle meurt en 1836.

Elle laisse une œuvre de pièces pour le piano de grande qualité, composée essentiellement entre 1788 et 1812. Trois de ses sonates sont publiées en 1811, à Paris, par Mlles Evrard (rééditées par Minkoff Reprint, Genève, en 1983).

On retient surtout son « Cours complet pour l'enseignement du forte-piano », publié à Paris par Launer en 1830, qui est une suite « progressive » de pièces pour le piano, de 600 pages, abordant les questions « mécaniques », mais encore l'esthétique de l'interprétation.

Ce qui étonne, au-delà de la maîtrise et de la qualité des compositions, est le style de l'école viennoise, qu'on n'imagine pas trouver sous la plume des compositeurs français, à cette époque. On place, généralement, l'influence allemande en France, plus tard, à l'époque romantique. Il y a pourtant d'autres exemples, comme celui de George Onslow (1784-1853), surnommé « Le Beethoven français ».

De toute évidence, et peut-être contrairement à Bruno Robilliard, dans un précédent disque, le choix que Nicolas Stavy a effectué parmi les pièces du  « cours complet », est esthétiquement ramassé, et montre que Madame de Montgeroult connaissait, et avait assimilé le piano de Beethoven, certainement la « pathétique  », publiée en 1799. Quelques pièces, peut-être plus anciennes, ont des élans plus mozartiens.

Dans tous les cas, c'est un disque de plaisir.

Jean-Marc Warszawski
6 mars 2009

Cours Complet de Forte-piano :

  • 01. Étude n° 77
  • 02-04, Étude n° 112 : Adagio non troppo ; Largo ; Molto agitato
  • 05. Étude n° 110
  • 06. Étude n° 74
  • 07. Étude n° 51
  • 08-10. Sonate n° 8, en fa mineur : Allegro moderato ; Aria ; Allegro agitato
  • 11. Étude n° 97
  • 12. Étude n° 7
  • 13-14. Étuden° 99 : Introduzione ; Allegro

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