Yamada Kôsaku
1886-1965

Né à Tokyo 9 juin 1886; mort à Tokyo 29 décembre 1965.
Il entre en 1904 au Conservatoire impérial où il étudie la direction de chœur avec Tamaki Shibata, le violoncelle et la théorie musicale avec H. Werkmeister. En 1908 il se rend en Allemagne et étudie la composition à l'école supérieure de musique de Berlin avec Max Bruch et Karl Leopold Wolf et la piano avec Carl August Heymann-Rheineck.
Il compose de la musique de chambre et un opéra Ochitaru tennyo dont il va préparer la création au Japon. La première guerre mondiale l'empêche de revenir en Allemagne.
En 1914, avec le soutien du baron Koyata Iwasaki il fonde l'Orchestre philharmonique de Tokyo et crée les premiers concerts réguliers par abonnements. Il est l'initiateur du mouvement orchestral moderne au Japon, et un grand animateur du Théâtre musical.
Kosaku Yamada, Symphonie en fa majeur, « Kachidoki to Heiwa » (1912).En 1918, il dirige ses propres œuvres à New York à la tête de l'Orchestre symphonique de New York. En 1919 il dirige à Carnegie Hall et met au programme des œuvres de Richard Wagner.
En 1920, il fonde au Japon la Société d'Opéra où il dirige à l'ouverture Tannhäuser de Richard Wagner et L'Enfant Prodigue de Claude Debussy.
Après la création du nouvel orchestre symphonique du Japon par le duc Hidemaro Konoe, il se consacre à ses compositions.
En décembre 1930 il fait entendre son opéra Ochitaru tennyo composé avant la guerre à Berlin.
Il crée au Japon La Traviata de Giuseppe Verdi et Madame Butterfly de Giacomo Puccini au Japon.
En 1931 il est invité à Paris par le Heat Pigalle et compose l'opéra Ayame. Fait une tournée en Union Soviétique où il dirige ses œuvres. En 1937 il fait une tournée européenne, au cours de laquelle il est fêté en France par le titre de chevalier de la légion d'honneur, et celui de membre d'honneur des Sociétés musicale Debussy et Saint-Saëns. En 1941, il obtient le Prix de la culture Asahi et en 1950 celui de l'association NHK de la radio japonaise ; en 1956, l'ordre de la culture de l'empereur du Japon.
Jusqu'à sa disparition il est président de la Société d'Opéra du Japon, de l'association des chefs d'orchestre japonais, et de l'Union des chorales à l'Université d'art et de musique de Tokyo.
Il laisse une œuvre nombreuse, 5 opéras, environ un millier de chansons.


Catalogue de ses œuvres (incomplet)
1901, Kaze ni yosete utaeru haru no uta (A chanter dans le vent printanier)
1908, Chikai no hoshi (l'étoile des serments), cantate
1912, Kachidoki to Heiwa (Cri de victoire et paix), pour orchestre (symphonie)
1912, Ochitaru tennyo (l'Ange déchu), opéra (créé en 1931 à Berlin)
1913, Kurai tobira (La porte sombre), poème symphonique
1913, Mandara no hana (Fleur de Mandala), poème symphonique
1913, Rofûshû (Rosée et vent), collection de chansons
1916, Aoi honô (Flamme bleue), chanson à danse
1916, Maria Magdalena, poème symphonique
1916, Mei-an (clair obscure), chanson à danser
1916, Yajin sôzô (la création des paysans), chanson à danser
1917, Genji gakujô (Musique de l'époque des Genji) pour piano
1917, Nohara (le marécage), ballade
1917, Skrjabin ni sasaguru onshi (Pièce ne hommage à Scriabine) pour piano
1919, Chôgetsushû (La lune claire), collection de chansons
1919, Yû-in (le son très secret)
1921, Meiji-shôka (Hymne à Meiji) pour orchestre
1922, Kayanoki yama no (La montagne aux Noyers-Torreya), ballade
1922, Rokki (Les Six chevaliers), ballade
1923, Akatombo (La libellule rouge), ballade
1923, Kane ga narimasu (Les cloches sonnent), ballade
1923, Karatachi no hana (Les fleurs de coing), ballade
1923, Machibôke (l'Attente inutile), ballade
1923, Uma-uri (le commerce de chevaux), ballade
1927, Awate Tokoya (Le Coiffeur empressé), ballade
1928, Chûgokuchihô no komori-uta (Berceuse de Mitteljapan), ballade
1928, Matsu-shimaondo (Chanson à danser de Matsushima)
1931 Ayame (Iris)n, opéra créé en 1931 à Paris
1934, Tsurukame (La Grue-tortue), poème symphonique
1938, Shôwa- shôka (Hymne à Shôwa-) pour orchestre
1939, Kurobune (Les navires noirs), opéra créé à Tokyo en 1939 [aussi sous le nom de Yo-ake = l'Aube)
1940, Kamikaze, poème symphonique
1940, Shukuten Jo-Kyoku (Pour le commémoration des 2600 ans de l'Empire)
1940, Tairiku no reimei (Crépuscule sur le continent), poème symphonique
1956, ferner Tenrikyô sanshôfu (Hymne pour la secte Tenrikyô)
sd., De très nombreuse chansons pour enfants et arrangements (environ 500 pièces)
sd., Kodomo to ottan (l'enfant et l'oncle), pour piano
sd., Reimei no kankin (La Lecture des soutras dans le matin gris), pour piano
Écrits
1918, Kinsei waseigaku kôwa (Traité moderne)
1922, Kindaibuyo no noroshi (Les signaux de la danse contemporaine)
1924, Ongaku no hôetsukyô (les limites de l'engouement pour le musique)
1935, Kôsaku gakuwa (Anecdotes musicales de Kôsaku Yamada)
1937, Waseigaku oyobi sakkyokuhô (traité d'harmonie et de composition).
Jean-Marc Warszawski
18 décembre 2003.
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ISSN 2269-9910.
Mardi 3 Février, 2026

