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Ropartz Joseph-Guy
1864-1955

Ropartz Joseph-Guy
1864-1955

Né à Guingamp le 15 juin 1864, mort à Lanloup le 22 novembre 1955.

Il naît dans une famille fortunée. Son arrière-grand-père est juriste, avocat au parlement de Bretagne, puis procureur impérial. Son, grand-père, est chirurgien, et son père, devenu orphelin, recueilli par Jean-Marie de Lamennais, devient un avocat prospère, écrivain et historien, très actif dans la vie socio-culturelle. Il préface une édition des Annales briochines de Christophe-Michel Ruffelet (1725-1806) (L. Prud'homme, Saint-Brieuc 1850), édite, péface et anote Le Registre de Concoret, mémoires d'un prêtre réfractaire pendant la Terreur, publiées pour la première fois sur le manuscrit de l'abbé Guillotin (L. Prud'homme, Saint-Brieuc 1853), publie une Histoire de saint Yves,... (L. Prud'homme, Saint-Brieuc 1856), des Portraits bretons des XVIIe et XVIIIe siècles (Prud'homme, Saint-Brieuc 1857, un Guingamp, études pour servir à l'histoire du Tiers-Etat en Bretagne (A. Durand, Paris 1859), une Notice sur la ville de Ploërmel ( A. Durand, Paris 1864), il écrit le livret d'un opéra comique en 1 acte, Michel Columb, le sculpteur breton, mis en musique par  P. Thielemans (Rennes, 9 mars 1867 ; N. Forest et E. Grimaud, Nantes 1867) ; il traduit du latin en français et édite les Poèmes de Marbode, évêque de Rennes (XIe siècle) (Verdier, Rennes 1873), rédige La vie et les œuvres de M. Jean-Marie Robert de La Mennais, prêtre ... 1780-1860 : d'après sa correspondance et autres documents en majeure partie inédits (Lecoffre, Paris 1874), puis Exil du Parlement de Bretagne à Vannes 1675-1690 (L. Saint-Brieuc Prud'homme, 1875, et enfin La Famille Descartes en Bretagne. 1586-1762 (Verdier, Rennes 1877)

Guy Ropartz, Nocturne no 3, pour piano, par Stephane Lemelin.

Ropartz Joseph-Guy
1864-1955 Guy Ropartz.

En 1867, la famille s'installe à Rennes. Ropartz y étudie le droit, et obtient sa licence. Son père décède en 1878.

Il gagne Paris pour continuer ses études de droit. D'abord attiré par la littérature, il entre au Conservatoire de Paris en 1885, où il suit la classe d'harmonie de Théodore Dubois et celle de composition de Jules Massenet.

De gauche à droite : Albéric Magnard, Guy Ropartz, Ysaÿe.De gauche à droite : Albéric Magnard, Guy Ropartz, Ysaÿe.

Guy Ropartz et Vincent d'Indy.Guy Ropartz et Vincent d'Indy.

Guy Ropartz et son épouse.Guy Ropartz et son épouse.

En 1886, il choisit de suivre la classe d'orgue de César Franck.

En 1889, il publie avec Louis Tiercelin (1849-1915), Le Parnasse breton contemporain, une anthologie de la poésie bretonne de la seconde moitié du XIXe siècle (A. Lemerre, Paris 1889), puis participe à L'Hermine, « revue mensuelle de décentralisation littéraire, artistique et scientifique », dirigée par Tiercelin, qui paraît de 1889 à 1911

En 1894, il est nommé directeur du Conservatoire de Nancy (à cette époque, maison-fille du Conservatoire de Paris), et des Concerts Symphoniques de la ville.

Guy Ropartz, Requiem, Introït, Kyrie, Offertoire, Sanctus, Pie Jesu, Agnus Dei, Libera, In paradisum, Catherine Dubosc (soprano), Jacqueline Mayeur (mezzo-soprano), Chœur Régional Vittoria d'Île-de-France, ensemble Jean-Walter Audol, sous la direction de Michel Piquemal (1991).

M. Guy Ropartz, Directeur du Conservatoire de Nancy : Ce Guingampais exilé en Lorraine évoque au son du cor les échos de son pays (que l'Opéra-Comique a récemment joué). Dessin d'Yves Berthou (Kaledvoulc’h). Carte postale « Galerie bretonne », publiée par le journal Ar Bobl (1904-1914).M. Guy Ropartz, Directeur du Conservatoire de Nancy : Ce Guingampais exilé en Lorraine évoque au son du cor les échos de son pays (que l'Opéra-Comique a récemment joué). Dessin d'Yves Berthou (Kaledvoulc’h). Carte postale « Galerie bretonne », publiée par le journal Ar Bobl (1904-1914).

Au Conservatoire, il y crée en 1894, les classes d'alto et de de trompette, en 1895, celle de harpe, en 1897, la classe d'orgue, en 1900, la classe de trombone.

Avec l'orchestre qu'il dirige, il crée entre autres des œuvres de Chausson, d'Albéric Magnard, ou ses propres œuvres.

Il devient membre de l'Union régionaliste bretonne en 1898.

De 1919 à 1929, il est directeur du Conservatoire de Strasbourg, redevenue française, non sans quelques tumultes. Il assure parallèlement la direction de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg.

Il prend sa retraite en 1929 et se retire dans son manoir de Lanloup, où il continue à composer. En 1949, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts. En 1953, il est atteint de cécité.

Guy Ropartz, Soir sur les Chaumes, Orchestre Philharmonique du Luxembourg, sous la direction d'Emmanuel Krivine.

Le manoir de Lanloup. Le manoir de Lanloup.

Guy Ropartz. Guy Ropartz.


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Catalogue des  œuvres musicales

1884, Blackanielinettina, polka-Mazurka pour piano, op. 9

1884, Deux mots, bluette pour violon et piano

1884, Deux petites pièces, pour violoncelle et piano, op. 8

1884, Les Korrigans, marche originale pour piano, op. 1

1884, Tarentelle, pour piano, op. 2

1884-1885, Vingt chants sacrés, à une, deux, trois et quatre voix avec accompagnement d'orgue, op. 16

1885, Canzonetta, pour piano, op. 4

1885, Elégie, pour violoncelle et piano, op. 19

1885, Office du soir, 40 pièces pour orgue ou harmonium

1885, Tout gaiement, rondo pour piano, op. 3

1886, Comme autrefois, gavotte facile pour piano

1886, First love, Bluette pour piano, op. 6

1886, Kyrie solennel, pour quatre voix solistes, chœur et orgue

1886, La Chanson de Marguerite, caprice-valse pour piano, op. 5, Paris, Schott, 1886.

1886, Six mélodies pour mezzo-soprano ou baryton, op. 10 à 15

1886, The Daisie's steps,mazurka pour piano, op. 29

1887, Amour d'Hiver, chant et piano, sur un poème de P. R.Hirsch

1887, Lamento, pour hautbois et orchestre

1887, Le Convoi du fermier, (première version de la Cloche des morts)

1887, Les Fleurs de Bretagne, pour deux voix de femme, sur un poème de Lionel Bonnemère

1887, Lied, chant et piano, sur un poème de d'Auguste Dorchain

1887, Lied, chant et piano, (deuxième version de « Dors lentement »

1888, Lamento, pour orchestre (réduction pour piano par l'auteur)

1888, Le Diable Couturier, Légende Bretonne en un acte, sur un livret de Louis Tiercelin

1888, Le Petit enfant, chant et piano, sur un poème de L. Tiercelin

1888, Les Landes, pour orchestre

1888, Marche de fête, pour orchestre (avecet orgue)

1888, Sous-Bois, chant et piano, sur un poème de L. Tiercelin (existe une version orchestrée)

1888,  Trois airs de ballet, pour orchestre

1888-1889, La Fleur d'or (première version), chant et piano, sur des dialogues de A. Brizeux

1889, Carnaval, impromptu symphonique

1889, Cinq pièces brèves, pour orchestre(réduction pour piano par l'auteur, 1892).

1889, Fethlène, drame oratorio, sur un livret de L. Tiercelin

1889, Les Korrigans, marche originale pour orchestre, (orchestration de l'œuvre pour piano)

1889, Méditation, op. 17, pour violoncelle solo, deux violons, alto, violoncelle et contrebasse

1889, Offertoire Pascal, pour orgue

1889-1891, Pêcheur d'Islande, Suite pour orchestre ; musique de scène pour la pièce Pierre Loti et Louis Tiercelin (réduction piano quatre mains et chant par le compositeur)

1890, Fugue en fa mineur, pour piano

1891, Marguerite d'Ecosse, musique de scène pour le drame de L. Tiercelin

1892, Rhapsodie bretonne, pour piano

1892, Talon rouge, pièce pour piano

1893, Fantaisie brève sur un thème unique sur le nom d'Albéric Magnard

1893, La Mer, chant et piano, sur un poème de Guy Ropartz (existe une version orchestrée)

1893, Lever d'Aube, chant et piano, sur un poème de poème de Charles Le Goffic (existe une version orchestrée)

1893, Premier quatuor à cordes en sol mineur

1893, Prière, G. Ropartz, Paris, Rouart Lerolle, 1893 (existe une version orchestrée)

1893, Rondel pour Jeanne, chant et piano, sur un poème de G. Ropartz

1894, Berceuse, chant et orchestre, sur un poème d'Hippolyte Lucas

1894, Dimanche Breton (orchestration de la Rhapsodie bretonne pour piano)

1894, Sérénade pour instruments à archets, (arrangement du 3e mouvement de la fantaisie brève sur le nom de Magnard, existe une réduction pour piano par l'auteur)

1894, Trois pièces, pour orgue (1. Sur un thème breton, en ré mineur, orchestré en 1895 ; 2. Intermède, en sol majeur ; 3. Fugue, en mi mineur)

1895, Famille et Patrie, musique de scène pour le drame de M. E. Burreau

1896, Ave maria, pour quatre voix mixtes a cappella

1896, Lamento, pour hautbois ou violon et piano

1896-1901, Six pièces pour orgue (1.. Prélude funèbre en si mineur, à Alexandre Guilmant ; 2. Prière, en mi majeur ; 3. Sortie, en si bémol ; 4. Thème varié, en sol mineur ; 5. Prière pour les Trépassés, à la mémoire d'Ernest Chausson, ; 6. Fantaisie)

1897, Ave verum, pour trois voix mixtes a cappella

1897, Fugue en mi mineur, pour orgue, Paris, Schola Cantorum, 1897.

1897, Fugue en mi mineur, pour piano

1897, Intermède, pour orgue

1897, Psaume, 136, pour chœur, orgue et orchestre (existe une réduction piano)

1897, Si j'ai parlé de mon amour, chant et piano, sur un poème de H. de Regnier (existe une version orchestrée)

1897, Sur un thème Breton, pour piano

1898, Fantaisie en ré majeur, pour orchestre

1898, Les Vêpres du commun des Saints ou Versets pour les vêpres des saintes femmes, pour orgue

1898, Sub tuum praesidium, motet à deux voix égales a cappella

1899, Andante et allegro, pour trompette chromatique et piano

1899, Quatre poèmes d'après l'Intermezzo d'Henri Heine, chant et piano (traduction Française par G. Ropartz et P.R. Hirsch) (existe une version orchestrée)

1900, Cinq motets, pour quatre voix mixtes a cappella

1900, Deuxième Symphonie en fa mineur

1900, Pièce en si mineur, pour deux pianos

1900, Première Symphonie (réduction pour piano quatre mains par l'auteur)

1901, Fantaisie, pour orgue

1901, Réduction de : Beethoven, « Chant élégiaque, op. 118 », texte français et réduction pour piano

1902, Les Veilles de départ, chant et piano, sur cinq sonnets de C. Guérin (existe une version orchestrée)

1903, Dix pièces brèves, pour piano à quatre mains

1904, Choral varié, pour piano

1904, Chrysanthèmes, chant et piano, sur un poème de G. Spetz

1904, Chrysanthèmes, poème de Georges Spetz, Nancy, Dupont-Metzner, 1904.

1904, Ouverture, variation et final, pour piano

1904, Paysage, chant et piano, sur un poème de Guy Ropartz (existe une version orchestrée)

1904, Première Sonate en sol mineur, pour violoncelle et piano

1904, Rondeau d'un Délaissé de s'Amye, chant et piano, sur un poème de Guy Ropartz (existe une version orchestrée)

1905, Chant d'Automne, chant et piano, sur un poème de Charles Baudelaire (existe une version orchestrée)

1905, Chant d'automne, chant et piano, sur un poème de Charles Baudelaire

1905, Le Miracle de Saint-Nicolas, légende en deux parties et seize tableaux, sur un livret de Renéd'Avril (existe une réduction pour piano)

1905, Poème d'adieu, chant et piano, sur un poème de C. Guérin

1905, Trois mélodies, chant et piano (1. vos yeux, existe en version orchestrée ; 2. de tous les temps ; 3. chanson de ménétrier)

1906, Deus Israel, pour soprano ou ténor et orgue

1906, Le Navire, pour quatre voix, d'hommes a cappelle, sur un poème de R. d'Avril

1906, Troisième symphonie avec chœurs, sur un texte de G. Ropartz

1907, Il pleut, chant et piano, sur un poème de F. Gregh (existe une version orchstrée)

1907, Le temps des Saintes, chant et piano, sur un poème d'anatole le Bras (existe une version orchestrée)

1907, Pastorale et Danses, pour hautbois et piano

1907, Quatre mélodies, chant et piano, sur des poème d'Anatole Le Braz

1908, Pastorale et Danses, pour hautbois et orchestre

1908, Pièce en mi bémol mineur, pour trombone ténor et orchestre (existe une réduction d'orchestre au piano),

1908, Première sonate en ré mineur, pour violon et piano

1908, Près d'un ruisseau, chant et piano, sur un poème d'E. Delebecque

1909, Marche du 26ème régiment d'infanterie, pour orchestre d'harmonie  (existe une réduction pour piano à quatre mains)

1909, Marche du 69ème régiment d'infanterie, pour orchestre d'harmonie, (existe  une réduction pour piano)

1910, Cantique à Notre Dame du Bon Secours, pour baryton solo, chœur et orgue

1910, Communion, pour orgue ou harmonium

1910, Le Joug de tes yeux, chant et piano, sur un poème de R. d'Astarac

1910, Le Pays, drame en musique en trois actes, sur un livret de Charles Le Goffic (Réduction pour piano à quatre mains par le compositeur : Prélude du 1er acte ; Prélude et Interlude du 3e acte )

1910, Petit Prélude en sol mineur, pour orgue ou harmonium

1911-1912, La Fleur d'or (deuxième version), chant et piano, sur des dialogues de A. Brizeux (existe une version orchestrée)

1912, Aspiration, chant et piano, sur un poème de L. Tiercelin

1912, Dimanche, pour trois de femme et orchestre

1912, Le Douloureux mensonge, chant et piano, sur un poème de R. d'Astarac

1912, Premier Nocturne, pour piano

1912-1913, Deux Chansons

1913, A Marie endormie, pour orchestre (réduction pour piano à quatre mains par Gustave Samazeuilh)

1913, Adagio, pour violoncelle et piano

1913, Deux poèmes, chant et piano (Le Manoir, Charles Le Goffic ; Lied du soir, Guy Roartz) (existe une version orchestrée)

1913, Deuxième quatuor à cordes en ré mineur

1913, La Chasse du Prince Arthur, pour orchestre (réduction pour piano quatre à mains par l'auteur)

1913, La Route, chant et piano, sur un poème de G. Ropartz

1913, Sons de Cloches, pour orchestre (orchestration de trois des « Dix petites pièces pour piano » à quatre mains)

1913, Vieille maison, chant et piano, sur un poème de G. Ropartz

1913-1914, Le Rêve sur le sable, chant et piano, sur des poèmesde C. Guérin

1914, Dans l'ombre de la montagne, pour piano

1914-1925, Œdipe à Colone, Suite pour orchestre de la musique de scène pour la tragédie de G. Rivollet

1914, Quatre Odelettes, chant et piano, sur des poèmes d'Henri de Régnier (existe une version orchestrée)

1914, Quatrième Symphonie

1914, Soir sur les chaumes, pour orchestre (réduction pour piano quatre mains par l'auteur)

1915, Révision de : Mozart, « Sonates pour violon et pianos »

1916, Chansons de France pour les enfants, chant et piano (préface et indications d'exécutions par B. Selva)

1916-1917, Au pied de l'autel (I), 60 pièces pour orgue ou harmonium,

1917, Deuxième Nocturne, pour piano

1917, Révision de : Handel, « Leçons, chaconne et pièces pour le piano ; « Premier Livre de suites pour le piano » ; « Six petites fugues et six grandes fugues pour le piano »

1917, Scherzo, pour piano

1917, Troisième Nocturne, pour piano

1918, Deuxième sonate en mi majeur, pour violon et piano

1918, Musiques au jardin, pour piano

1918, Révision de : Mozart, « Six concertos pour piano à deux mains » ; « Trio pour piano, clarinette (ou violon) et alto (ou violoncelle) » ;

1918-1919, Croquis d'été, pour piano, doigtés et annotés par B. Selva, Paris, Rouart-Lerolle, 1919 (existe une version orchestrée)

1919, Deuxième sonate en la mineur, pour violoncelle et piano

1919, Divertissement, pour orchestre (réduction pour piano quatre mains par l'auteur)

1919, Introduction et allegro moderato, pour orgue

1919, Réduction de : Vincent D'Indy, « Troisième Symphonie », pour piano quatre mains

1919, Rhapsodie sur deux noëls populaires de la Haute-Bretagne, pour orgue

1919, Trio en la mineur, pour violon, violoncelle et piano

1919, Trois méditations, pour orgue

1920, Dans l'ombre de la Montagne (orchestration de quatre pièces extraites du recueil pour piano)

1922, Deux Chœurs, pour trois voix de femmes, sur un poème de Charles d'Orléans

1922, Messe brève en l'honneur de Sainte Anne, pour trois voix égales et orgue

1923, Messe en l'honneur de Sainte Odile, pour une voix d'enfant, trois voix d'hommes et orgue

1924, Benedictum sit cor amantissimum, pour deux voix égales et orgue

1924, Cantique des premiers communiants pour demander la bénédiction de leurs parents

1924, Hic vir despiciens mundum, pour deux voix égales et orgue

1924, Pièce brève, pour harmonium

1925, Cantique à Sainte Jeanne d'Arc, pour baryton solo, chœur à quatre voix mixtes et orgue

1925, Embarque, pour quatre voix d'hommes a cappella, sur un poème du compositeur, Paris, Durand, 1926.

1925, Prière de Saint Ignace, pour trois voix égales et orgue

1925, Salutation à la Sainte Vierge, pour trois voix égales a cappella

1925, Vierge Sainte, prière de H. Perreyve, pour une voix avec accompagnement de piano ou d'orgue

1925-1926, Missa Te Deum laudamus, in honorem S. Aloisii Gonzagae, pour voix et orgue

1926, Ave verum, pour une voix et accompagnement d'orgue

1926, Coelesti convivium, pour deux voix égales et orgue

1926, Deux pièces pour quintette à vent

1926, Jesus intuitus eum, pour quatre voix mixtes et orgue

1926, Nocturne, pour chœur et orchestre

1926, Omnipotens et misericors deus, pour trois voix mixtes a cappella

1926, Trois prières, pour une voix et orgue

1926, Troisième quatuor à cordes en sol majeur

1926, Vœu, chant et piano, sur un poème de H. de Regnier

1926, Yver, vous n'êtes qu'un vilain, pour quatre voix mixtes a cappella, sur un poème de Charles d'Orléans

1927, Au bois, pour quatre voix d'hommes

1927, Impromptu, pour harpe

1927, Les Heures propices, trois poèmes de L. Mercier (Pour vivre longuement ; Nous n'habiterons pas ; Puisque voici les soirs)

1927, Les Vêpres sonnent, pour trois voix de femme et orchestre

1927, Romanza et Scherzino, pour violon avec accompagnement d'orchestre ou de piano

1927, Romanza et Scherzino, pour violon et orchestre

1928, Prélude, Marine et Chansons, pour flûte, violon, alto, violoncelle et harpe

1928, Rhapsodie, pour violoncelle et orchestre (existe une réducrtion pour violoncelle et piano),

1928, Rhapsodie, pour violoncelle et orchestre

1928, Troisième sonate en la majeur, pour violon et piano

1929, Jeunes Filles, (orchestration du recueil pour piano)

1930, Concert en ré majeur

1930, Croquis d'Automne, pour piano

1930, Impromptu, pour piano, op. 25

1930, Jeunes Filles, pour piano

1930, Prélude Dominical et six pièces à danser pour chaque jour de la semaine, ballet en un acte

1931, Sonatine, pour flûte et piano

1932, Petite suite pour archets

1932, Sérénade Champêtre, pour orchestre

1935, Six chansons populaires du Bourbonnais

1936, A la mémoire de Paul Dukas, pour piano

1936, Cantique à saint Yves, pour soprano ou ténor solo, chœur à quatre voix mixtes et orgue

1936, Quatrième quatuor à cordes en mi majeur

1936, Son ar miziou, (chanson des mois), chœur à quatre voix mixtes

1937, Antienne à Sainte Jeanne d'Arc, pour trois voix égales a cappella

1937, Cantique, pour quatre voix, solo et orgue

1938, L'Indiscret, ballet en un acte (réduction pour piano par le compositeur)

1938, Requiem, pour solistes, chœur et orchestre

1938, Trio en la mineur, pour violon, alto et violoncelle

1940, Bourrées Bourbonnaises, pour orchestre

1941, Psaume 129, pour basse solo, chœur mixte et orchestre

1942, Au pied de l'autel (II), 4 pièces pour orgue ou harmonium, Paris, Rouart-Lerolle

1944-1945, Cinquième Symphonie en sol majeur

1947, Cinquième quatuor à cordes en ré majeur, quasi una fantasia Paris

1947, Entrata e Scherzetto, pour hautbois, clarinette et basson

1948, Ave verum, pour trois voix d'hommes et orgue

1948, Salve Regina, chœur à quatre voix mixtes et orgue

1950, Petite Symphonie, pour orchestre de chambre

1951, Sixième quatuor à cordes en fa majeur

1953, Pastorales, pour orchestre

1960, Un prélude dominical et six pièces à danser pour chaque jour de la semaine

s.d., Adagio, pour violoncelle et orchestre

s.d., Andante et allegro, pour trompette chromatique et orchestre

s.d., C'étaient trois matelots de Groix, pour quatre voix d'hommes, sur un texte de C. Le Goffic

s.d., Deux petites pièces, pour orgue sans pédale ou harmonium

s.d., Dors lentement, chant et piano, sur un poème d' H. de Régnie

s.d., Kanovenno Santel, douze cantiques populaires bretons révisés par l'abbé Biler, accompagnement de G. Ropartz

s.d., La Cloche des morts, pour orchestre (après 1887)

s.d., Le Rivage, ode pour chœur et orchestre, op 26, sur une poésie de L. Petit

s.d., Marche triomphale, pour piano, op. 27

s.d., Priez petits enfants de France, pour une voix, chœur et orgue

s.d., Scènes Bretonnes, première suite d'orchestre, op. 24

s.d., Trois chansons folkloriques du Bourbonnais, harmonisées pour quatre voix de femmes

Écrits, pédagogie

Soixante leçons de solfège à changements de clés (I). Leduc, Paris 1909

école de style : Soixante leçons de solfège à changements de clés (II. à l'usage des élèves chanteurs). Leduc, Paris 1911

Soixante leçons de solfège à changements de clés (III. à l'usage des élèves instrumentistes). Leduc, Paris 1912

Leçons d'harmonie données aux concours du Conservatoire de Nancy. Dupont-Metzner, Nancy 1902 ; 1905 2e édition).

Leçons de solfège à changements de clés. Lemoine, Paris 1903. (en collaboration avec avec Lamy, Marty, Thirion).

Petits exercices d'harmonie. Leduc Paris 1930.

Recueil des leçons d'harmonie données aux concours pour les emplois de chefs et de sous-chefs dans l'armée. Evette et Schaeffer, Paris 1907.

Vingt-cinq leçons faciles et de moyenne difficulté [2v.]. Leduc, Paris 1926.

Vocalise-étude, pour voix moyenne. Leduc, Paris 1907

Adagiettos, poésies, avec un prélude de L. Tiercelin. L. Vanier, Paris 1888.

La Batte, comédie en un acte. Lemerre, Paris 1891

Modes mineurs, poésies. Lemerre, Paris 1899

Les Muances, poésies. Lemerre, Paris 1892

Notations Artistiques, récits de voyages. Lemerre Paris 1891

Victor Massé. Sagot, Paris 1887

Le Parnasse breton contemporain. Paris 1889 (avec Louis Tiercelin)

Notations artistiques. Paris 1891 

Les concerts et le conservatoire de Nancy 1881-1897. Nancy 1897

Vocalise-étude. Paris 1907

Enseignement du solfège. Paris 1926

Guy Ropartz. Guy Ropartz.


Bibliographie

Dans le site Univers Franckiste.

Les textes des chansons

ANONYME, Joseph Guy Ropartz (1864-1955) poète et musicien. Sl., 1994 [6p. ; 30 cm ; Bibliothèque Universitaire de Strasbourg

BRETAGNE PIERRE, La Personnalité morale de Guy Ropartz (Communication faite à l'Académie de Stanislas, le 19 octobre 1956). G. Thomas imprimeur, Nancy 1956 [11 p. ; In-8°]

Catalogue des œuvres de J. Guy-Ropartz. Durand et Cie, Paris 1914

COEUROY ANDRé (1891-1976), La musique française moderne : quinze musiciens français. Delagrave, Paris 1922 [159 p. ; 20 cm]

COMITé DU CENTENAIRE DE J. GUY ROPARTZ, Livre du centenaire de J. Guy Ropartz.  Paris 1966 [71 p. ; 20 cm]

DJEMYL ENYSS., J. Guy Ropartz : ou la recherche d'une vocation : l'oeuvre littéraire du maître et ses résonances musicales.  J. Vilaire, Le Mans : 1967

FEREY MATHIEU  & MENUTBENOÎT, Jospeh-Guy Ropartz ou Le Pays inaccessible. « Mélophiles », éditions Papillon, ,Troinex 2005

IBERT JACQUES, Notice sur la vie et les travaux de Guy Ropartz : 1864-1955 (par M. Jacques Ibert, lue à l'occasion de son installation comme membre de la section de composition musicale, séance du... 6 juin 1956). Institut de France, Académie des beaux-arts (18), 1956 [10 p. ; In-4°]

KORNPROBST LOUIS, J. Guy Ropartz : étude biographique et musicale (préface par le Prof. Gabriel Le Bras).G. Wolf et P. Rouart, Strasbourg1949

LAMY FERNAND, Joseph Guy-Ropartz: l'homme et l'oeuvre. Durand, Paris 1948 [112 p. ; in-16]

MAILLARD J.H., Lettres inédites d'Eugène Ysaÿe à Guy Ropartz. Dans « Revue Belge de Musicologioe » (25) 1971, p. 98-102

MUSIQUES ET DANSES EN BRETAGNE, Pour jouer Ropartz : un catalogue d'œuvres commentées. Châteaugiron 2006

PETITDEMANGE I., Les concerts symphoniques de Nancy sous la direction de Joseph Guy Ropartz. Dans « Annales de l'Est » ( I) 1994, p. 3-34

WALLON SIMONE (éditrice), Guy Ropartz : catalogue. Bibliothèque nationale de France, Département de la musique, 1964 

WALLON SIMONE, Guy Ropartz : Catalogue d'exposition, Paris, Bibliothèque nationale, 11 Juin-11 Juillet 1964 (préface par Julien Cain). Bibliothèque nationale, Paris 1964 [24 p. ; 20 cm]

Ropartz

Documents

LANDORMY PAUL, La musique française après Debussy. Gallimard, Paris 1943 (6e édition), p. 217-220

J'étais alors, après deux armées déjà d'exil en province, professeur de philosophie au lycée de Bar-le-Duc. J'étais sevré de musique. Je n'avais plus entendu un orchestre depuis mon départ de Paris. Or nous lisons, ma femme et moi, dans un journal, le programme d'un concert symphonique de Nancy où figurait en première place une cantate de Bach. Nous prenons le parti de faire le voyage pour aller l'écouter. J'écris à Ropartz, qui réunissait les fonctions de directeur du Conservatoire et de chef des concerts symphoniques et suscitait, dans la vieille cité nancéienne, qui s'était depuis longtemps endormie dans ses souvenirs, un renouveau musical vraiment incroyable. J'écris à Ropartz que je ne connaissais nullement, pour lui demander deux places au dernier étage de la salle Poirel. Il me les renvoie par retour du courrier. Nous voilà partis, dans la joie, dans l'exubérance d'un espoir qui ne devait pas être trompé. Dès les premières mesures de la cantate, nous fondons en larmes, rien que d'entendre le son de l'orchestre. O jeunesse 1 Le concert ne fut qu'un long enchantement, et j'avais senti le contact vivant d'un très grand artiste.

D'abord un merveilleux chef, qui sentait profondément toutes les musiques et savait les mettre extraordinairement en valeur. Bien des fois par la suite je l'ai vu conduire. Mais je me rappelle surtout, outre cette première fois, un concert parisien au cours duquel il dirigea, avec Blanche Selva au piano (inoubliable association de deux interprétations de même style et de même rang), les Variations symphoniques de César Franck et la Symphonie montagnarde de Vincent d'Indy, avec quelle ampleur, quel sentiment pénétrant, quelle dévotion, on ne saurait le dire. Aucune hâte, aucune vaine précipitation, aucune recherche déformante du brillant. Rien de languissant non plus, ni de traînant. La vérité, et l'émotion. Et une grandeur incomparable !

Mais Guy Ropartz n'est pas qu'un étonnant chef d'orchestre,-c'est un compositeur qui compte parmi les premiers que nous ayons.

Ropartz (Joseph-Guy-Marie)' est Né à Guingamp (Côtes-du-Nord) le 15 juin 1864. Il fit ses études secondaires à Rennes au collège Saint-Vincent et à Vannes au collège Saint-François-Xavier. A l'Université de Rennes, il prit sa licence en droit. Au Conservatoire de Paris, il travailla d'abord sous la direction de Th. Dubois et de Massenet. Mais l'audition du Chant de la Cloche de Vincent d'Indy, en 1886, le décidait à quitter ses premiers maîtres pour demander des conseils et des leçons à ce César Franck qui avait su former un si grand musicien.

Il appartient donc à ce groupe des franckistes qui comprenait Castillon, Duparc, d'Indy, Chausson, Lekeu, Pierre de Bréville, Charles Bordes, Louis de Serres. Prétendra-t-on que l'enseignement du maître ne fut point fécond ? Ou bien soutiendra-t-on que le hasard seul fit passer par ses mains de si beaux artistes ?

Je n'examinerai pas dans le détail la production de Guy Ropartz. Elle est d'une abondance telle qu'il m'y faudrait un volume entier. Je n'insisterai que sur la haute valeur d'un drame lyrique, le Pays, qui obtint, à sa création à l'Opéra-Comique par Germaine Lubin (alors à ses débuts) et par Salignac, un succès considérable. C'est une des plus belles œuvres que le théâtre musical français ait produites depuis le commencement du siècle. Maintes fois les critiques les plus compétents réclamaient la reprise de cet ouvrage si vivant, si prenant et d'une si noble allure. Jamais ils ne furent écoutés. Joignons une fois de plus notre prière instante à la leur. Je me rappelle surtout une admirable symphonie de l'enlisement dans les marais d'Islande, la page capitale de la partition.

Avec sa large barbe blanche de grand prêtre, de patriarche ou de prophète, sa haute taille, sa large carrure, Guy Ropartz donne, dans sa verte vieillesse, l'impression de la sérénité, de la réflexion, de la force tranquille et sûre d'elle-même.

Depuis 1918, avec une inlassable fécondité, il continue d'écrire et voici la liste de ses œuvres jusqu'à 1941 :

Un des maîtres les plus éminents de l'école franckiste

Ropartz

VUILLERMOZ éMILE, Histoire de la musique. « Les grandes études historiques », Librairie Arthème Fayard, Parix 1979 (8e édition), p. 310-311

Ayant, lui aussi, déserté la Faculté de Droit pour entrer au Conservatoire dans la classe de Massenet et de Théodore Dubois, le Breton Guy Ropartz, comme son camarade Pierre de Bréville, termina ses études de composition avec César Franck. Fortement attaché à son terroir natal il demeura toujours profondément imprégné de l'atmosphère mystique, nostalgique et poétique u pays d'Armor. Esprit fort cultivé, caractère indépendant, artiste distingué et modeste, il a poursuivi jusqu'à ce jour une carrière d'une rare dignité qui lui a valu l'admiration et l'estime de tous. Cinq Symphonies, dont l'une avec chœurs, une Petite Symphonie de chambre, deux poèmes symphoniques, les Landes et la Cloche des Morts, le Psaume CXXXVI, Prélude, Marine et Chanson, La Chasse du Prince Arthur, Soir sur les chaumes, A Marie endormie, une Sérénade, un Nocturne, un Concert en ré majeur, une Rhapsodie pour violoncelle et orchestre, cinq Quatuors à cordes, quatre Sonates pour violon et piano, deux Sonates pour violoncelle, des chœurs, des mélodies et de la musique religieuse nous apportent le témoignage de la solidité de métier et de la sensibilité pleine de pudeur de ce rêveur grave et méditatif qui fut quelquefois comparé à Alfred de Vigny. Et ses brèves incursions dans le domaine du théâtre — le Diable couturier, le Pays, deux ballets et la musique de scène de Pêcheurs d'Islande — ont révélé des aspects tout à fait inattendus de son talent et de sa technique.

Car cet artiste libre et fier ne s'est inféodé à aucune formule systématique : s'il a respecté volontiers et très légitimement le scrupule franckiste du cyclisme dans ses symphonies et sa musique de chambre, son amour de la nature lui a inspiré des accents qui rapprochent parfois son écriture de celle des impressionnistes. N'ou-lions pas qu'il a osé écrire un jour cette profession de foi hardie : « On peut tout se permettre. Un musicien qui possède son métier ne doit avoir d'autres lois que son bon plaisir, sa sincérité et sa passion. » Pratiquement, il n'abusa pas de ce dogme. Il demeura, avant tout, un indépendant, un sincère, un consciencieux que dominait le sentiment du devoir. C'est ainsi qu'il sacrifia de longues années de sa carrière personnelle pour aller, à Nancy et à Strasbourg, prêcher la bonne parole en prenant la direction des Conservatoires de ces deux villes et en y organisant des saisons de concerts symphoniques d'une haute tenue. Une sereine vieillesse de patriarche biblique dont rien n'entame la robustesse physique et morale a été la récompense de ce loyal serviteur d'un idéal sans faiblesse.

Discographie

Joseph-Guy Ropartz, Requiem, Pasume 129, Messe brève, Cartherine Dubisc, Jacqueline Mayeur, Vincent Texier, François-Henri Houbart, orgue, Choeur régional Vittoria d'Île-de-France, Ensemble instrumental Jean-Walter Audoli, Michel Piquemal, dir, Enregistré à Paris en 1991. ADDA, 1991 ; AD 184

 

imagette de bas de pageJoseph-Guy Ropartz, La chasse du Prince Arthur, Cloche des morts, Soir sur les chaumes, Odelettes, Quatre poèmes, Cécile Perrin, Vincent Le Texier, Orchestre philharmonique du Luxembourg, Emmanuel Krivine, dir., Enregistré au Conservatoire du Luxembourg en octobre 2002. Timpani 1C1073.

 

Jean-Marc Warszawki
2005
Révision 14 septembre 2008
Idem, 19 janvier 2018 (miroir de page, illustrations)
© musicologie.org.


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ISSN 2269-9910.

Mercredi 21 Janvier, 2026

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