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Quantz Johann Joachim
1697-1773

Né à Oberscheden (Göttingen) en Basse-Saxe, le 30 janvier 1697 ; mort à Potsdam, le  12 juillet 1773.

Quantz a écrit son autobiographie, publiée en  1754-1755 dans le Historisch-kritische Beyträge de Marpurg.

Merseburg vers 1700. Gravure sur cuivre colorée de Peter Schenk.

Fils de forgeron, il commence ses études musicales en 1708 avec son oncle Justus Quantz, musicien de l'orchestre municipal de Merseburg. Quand ce dernier décède, son gendre J. A. Fleischhack, lui succède à l'orchestre et reprend Quantz comme élève.

En 1713, à la fin de son apprentissage, Quantz reste au service de son maître. Il a appris à jouer des principaux instruments à cordes, le hautbois et la trompette. En 1714 il séjourne à Pirna où il entend des concertos pour violon de Vivaldi qui marqueront ses choix esthétiques ultérieurs.

Johann Joachim Quantz, Concerto pour flûte en sol mineur, Qv 5:196, I. Allegro di molto ma con brio, II. Larghetto, III. Presto, par Frank Theuns et les Les Buffardins.


Pirna, LA place du marché. Tableau de Bernardo Bellotto, 1753 / 1754 5 5Dresde, Staatliche Kunstsammlungen, Gemäldegalerie Alte Meister).

En mars 1716, il s'engage à l'orchestre de la ville de Dresde à l'invitation de Gottfried Heyne.

En 1717 il étudie la composition à Vienne avec Zelenka, un élève de Fux.

En 1718 il est hautboïste à la chapelle d'Auguste II, électeur de Saxe et roi de Pologne. Il accompagne sa suite pour les visites à Varsovie, mais séjourne essentiellement à Dresde.

En 1719 il entreprend de se mettre à la flûte en suivant des cours avec le flûtiste français J. G. Buffardin et devient un des plus habiles virtuoses jamais connus.

En 1724 il  est à Rome pour se perfectionner en contrepoint auprès de Francesco Gasparini. En 1725 il est à Naples où A. Scarlatti, Hasse, F. Mancini, lui écrivivent œuvres pour flûte.

En 1728 il est flûtiste à la chapelle de Dresde. En mai de la même année, lors d'une visite d'Auguste II à Berlin, Quantz est remarqué par Frédéric II de Prusse qui prend des leçons  flûte avec lui à partir de 1728. À la mort d'auguste II, Quantz n'a pas l'autorisation de se rendre à Berlin et reste au Service d'Auguste III.

Il se marie le 26 juin 1737 avec Anna Schindler, la veuve d'un musicien.

Dresde, gravure sur cuivre de Hillebrand van der Aa, 1729.

En 1740, Frédéric devient roi de Prusse et offre à Quantz une rémunération annuelle de 2000 thalers (contre 800 à la cour de Dresde), l'exemption des charges à l'orchestre de l'Opéra et le place directement sous ses ordres.

Johann Joachim Quantz, Concerto en do mineur, pour fûte, 1. Allegretto e con spirito 2. Arioso ma mesto, 3. Allegro, par Jean-Pierre Rampal (flûte).


L'opéra Royal de Berlin en 1743 (Lavis de Johann Georg Finck).

En décembre 1741 il gagne Berlin. Il est musicien de chambre et compositeur de cour à Potsdam, se charge des concerts privés du roi. Il reçoit des rétributions supplémentaires pour ses compositions nouvelles. Durant trente années, il écrit pour le roi environ trois cents concertos et deux cents partitions de musique de chambre pour flûte, et quelques airs et Lieder spirituels qui montrent l'influence du style italien,

particulièrement de Vivaldi. Quantz précise qu'il a été influencé pour ses compositions et son jeu par J. G. Pisendel. Il apporte également à la flûte des améliorations techniques, notamment l'ajout d'une seconde clef.



Catalogue des œuvres

Il a composé plus de 300 concertos pour flûte, cordes et basse continue, dont environ 250 conservés, plus de 230 sonates pour flûte et basse continue, essentiellement à la Bibliothèque nationale de Berlin. Environ 55 sonates en trio conservés assentiellement à la Bibliothèque nationele et universitaire de Dresden (2 flûtes, basse continu, violon, hautbois, hautbois d'amour, alto) Partitions accessibles en libre téléchargement.

Quantz

Écrits relatifs à la musique

Johann Joachim Quantzens... Versuch einer Anweisung, die Flöte traversiere zu spielen; mit verschiedenen, zur Beförderung des gu-ten Geschmackes in der praktischen Musik dienlichen Anmerkungen begleitet, und mit Exempeln erläutert. Nebst XXIV Kupfertafeln

Herrn Johann Joachim Quantzens Lebenslauf von ihm selbst entworfen. Dans F. W. Marpurg, « Historisch-kritische Beyträge zur Aufnahme der Musik » (i) 1754, p. 197-250.

Hrn. Johann Joachim Quanzens Antwort auf des Herrn von Moldenit gedruckten so genanntes Schreiben an Hrn. Quanz, nebst einigen Anmerkungen über dessen Versuch einer Anweisung die Flöte Traversiere zu spielen. Dans F. W. Marpurg, «  Historisch-kritische Beyträge zur Aufnahme der Musik » (iv) 1759, p. 153-191

Il est peut-être le « Neologos » qui signe des cirtiques dans F. W. Marpurg, « Kritische Briefe über die Tonkunst » (i) 1760).

Quantz laisse une correpsondance avec Carl Philipp Emmanuel Bach, J. G. Hofmann, L. Cochius,  F. W. Riedt.

Éditions modernes

Bibliographie

Jean-Marc Warszawski
Novembre 1995-2002
Révision 29 décembre 2010
refonte du miroir de page, amélioratioon de l'iconographie, 26 septembre 2013

© Musicologie.org


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Mercredi 1 Septembre, 2021