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Kepler Johannes
1571-1630

Né à Weil der Stadt (Wurtemberg), 27 décembre 1571, mort à Ratisbonne 15 novembre 1630.

Mathématicien, astronome.

Il naît au sein d’une famille de petite noblesse sur le déclin, dans la maison de son grand-père, maire de la ville. Son père, soldat mercenaire est rarement à maison. Il est essentiellement élevé par sa mère Katherina, fille de Melchior Guldenmann, aubergiste et maire du village d’Eltingen. Elle s’intéresse aux pouvoirs médicinaux des herbes. Elle sera accusée de sorcellerie et sauvée après plusieurs années de procès.

À 1577, Kepler scolarisé à l’école latine. Ses parents ayant décidé qu’il sera prêtre, il entre en 1584 au séminaire protestant d’Adelberg, en 1586, au séminaire supérieur de Maulbronn.

En 1587, son père part pour une dernière campagne de laquelle il ne revient pas. Il se serait battu en tant que capitaine de marine pour le royaume de Naples, il aurait péri à Augsbourg sur le chemin du retour.

Pourvu d’une bourse du duc Ludwig, Kepler intégre en 1589, l’université de Tübingen. Sous l’influence de son professeur Michael Maestlin, il s’intéresse à l’astronomie, particulièrement à l’héliocentrisme de Copernic.

Tübingen vers 1643.

Michael Maestlin.

En 1594, il est nommé professeur de mathématiques à l’école protestante de Graz et mathématicien des États de Styrie, dont la charge revient à élaborer des almanachs, des cartes astrales, tirer des horoscopes. Ce qui met fin à la carrière ecclésiastique.

En 1595, il publie son Mysterium cosmographicum dans lequel il démontre la supériorité du système copernicien sur tous les autres.

Le 27 avril 1597, il se marie avec Barbara Müller.

Graz vers 1643.

Johannes Kepler et Barbara Müller, vers 1597.

Le 28 septembre, 1598, l'archevêque de Graz ordonne aux prédicateurs collégiaux, recteurs, et employés des écoles protestantes de quitter Graz, avant la tombée de la nuit, et de quitter la Styrie dans le délai d'une semaine. ll se réfugie à Prague, où il est l’assistant de l’astronome Tycho Brahé.

En 1601, il est nommé à la cour impériale de Prague en succession de Tycho Brahé.

En 1611, Barbara Müller décède.

Après beaucoup d'hésitations, dans lesquelles le jeu de nombres « providentiels » n'est pas étranger, il se remarie le 30 octobre 1613, avec Susanna Reuttinger, orpheline d'un ébéniste, de vingt ans plus jeune que lui.

En 1615, sa mère, est accusée de sorcellerie. Pendant six années il doit la défendre six années durant. Elle échappe de justesse à la question (torture).

Le 31 juillet 1619, il est excommunié de l'Église luthérienne.

Sa mère est acquittée le 28 septembre 1621.

On lui doit de savoir que les « voies planétaires » sont elliptiques). Il reprend au livre III les explications de Fracastor sur la résonance (première formulation exacte en 1546 dont Beechmann et Descartes s’entretiennent en 1618).

Kepler est, conformément au siècle, un homme de transition. Il est attiré par la théologie, sensible à la tradition aristotélicienne, mais également proche des nouveautés et de sa propre expérience. Il s’inspire des travaux de Copernic, conçoit une architecture cosmique copiée sur la Sainte Trinité, mais poussé par Tycho Brahé, il s’en tient à la minutie des observations et du calcul. Il abandonne certes, le nombre « six » et sa perfection supposée, mais le remplace par le « trois » (Soleil, espace, étoiles fixes), en envisage ainsi de monter l’essence divine de la Création. Il construit de sorte une nouvelle unité qui n’oppose plus la Terre aux Cieux, mais le mobile à l’immobile. Brahé fut très critique contre cette démarche alourdie par tant d’idées a priori. Kepler parvint, malgré cela, à mathématiser toutes les observations astronomiques dans le système de Copernic (Tables rudolphines). Il laisse également de nombreux travaux mathématiques, notamment liés aux calculs logarithmiques. Il mène une célèbre polémique contre Robert Fludd. Bien que Descartes se déclare inspiré par Kepler (Dioptrique), ce dernier, à cause de sa démarche mystique très personnelle, ne semble pas très bien intégré au monde scientifique de son époque.

Écrits relatifs à la musique

Joannis Keppleri harmonices mundi libri V. quorum [...] tertius propreè harmonicus, de proportionum harmonicarum ortu ex figurei; deque naturâ et differentiis rerum ad cantum pertinentium, contra veteres [...] appendix habet comparationem hujus operis cum harmonices CL. Ptolemai libro III cumque Roberti de Fluctibus dicti Flud. Medici Oxoniensis speculationibus harmonicis, operi de Macrocosmo et microcosmo insertis

Ioannis Kepleri mathematici, pro suo harmonices mundi apologia adversus demonstrationem analycam CL. V. D. Roberti de Fluctibus medici Oxoniensis

Éditions modernes (et autres écrits)

Donahue W. H., Johannes Kepler, New Astronomy, traduction et notes. Cambridge University press, Cambridge 1992.

Ducos M, Somnium seu opus posthumum de astronomia lunari, 1634: Le Songe ou astronomie lunaire, traduction. Presses Université de Nancy, Nancy 1984.

Dyck W. von & Caspar M. & F. Hammer & Bialas V., Johannes Kepler Gesammelte Werke. Beck, München, à partir de 1937.

Pantin I., Dissertatio cum Nuncio sidereo, 1610: Discussion avec le messager céleste, traduction et notes. Les Belles Lettres, Paris 1993.

Peyroux J., Astronomia nova, 1609: L’Astronomie nouvelle, traduction et notes. Blanchard, Paris 1979.

–,   Tabulae Rudolphinae, 1627: Tables rudolphines, traduction et notes. Blanchard, Paris 1986.

–,   Epitome astronomiae copernicanae, 1618-1621: Abrégé d’astronomie copernicienne, traduction et notes. Blanchard, Paris 1988.

–,   Harmonice mundi, 1619: L’Harmonie du monde, traduction et notes. Blanchard 1980.

Segons A., Mysterium cosmographicum, 1596: Le Secret du monde, traduction et notes. Gallimard, Paris 1993.

Bibliographie

Atteln Horst, Das Verhältnis Musik-Mathematik bei Johannes Kepler. Ein Beitrag zur Musiktheorie des früheren 17. Jahrhunderts (thèse). Erlangen 1970 [128 p.].

Banville JOhn, Kepler. Flammarion, Paris 1992.

Caspar Max, Bibliographia Kepleriana. München 1936 (avec la liste des œuvres).

–,  Johannes Kepler. Stuttgart 1950.

Dickreiter Michael, Der Musikbegriff bei Johannes Kepler (thèse). Heidelberg 1971.

Field J. V., Kepler’s Geometrical Cosmology. University of Chicago Press, Chicago 1988.

Gingerich O., Kepler. Dans «Dictionary of Scientific Biography» (dir. C. C. Gillispie). Charles Scribner’s Sons, New York 1981.

Hallyn FernandLa Structure poétique du monde: Copernic, Kepler. Seuil, Paris 1987.

Koestler Arthur., The Watershed: A Biography of Johannes Kepler. University press of America, Lanham (Md.) 1985.

Koyré Alexandre, La Révolution astronomique. Hermann, Paris 1974

Pietzsch Gerhard, Sethus Calvisius und Johannes Kepler. Dans «Die Musikpflege» (I) 1930.

Rosen EswardThree Imperial Mathematicians: Kepler Trapped Between Tycho Brahe and Ursus. Abaris, New York 1986.

Simon Gérard., Kepler, astronome, astrologue. Gallimard, Paris 1979

Stephenson BruceKepler’s Physical Astronomy. Springer-Verlag, New York 1987.

Unguru Sabetai. (dir.), Physics, Cosmology and Astronomy, 1300-1700: Tension and Accommodation. Kluwer, Dordrecht 1991.

Voelkel James R, Johannes Kepler and the new astronomy. « portraits in science », Oxford University Press, 1999 [au format PDF]

 Jean-Marc Warszawski
Dictionnaire des écrits relatifs à la musique
Novembre 1995-19 novembre 2021.
© Musicologie.org



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Vendredi 19 Novembre, 2021