Jolivet André
1905-1974

catalogue des œuvres ; écrits , bibliographie ; documents ; discographie
Né à Paris 8 août 1905, mort à Paris 20 décembre 1974.
Fils de Madeleine Pérault (1874-1936), pianiste et de Victor-Ernest Jolivet (1869-1954), peintre, tous deux amateurs, il passe son enfance dans le quartier de Montmartre à Paris. Il reçoit dès l'âge de 4 ans ses premiers cours de piano de sa mère, puis avec Eugénie Vaux. L'abbé Aimé Théodas, maître de chapelle à Notre-Dame de Cligancourt l'initie à l'orgue, l'improvisation et à l'harmonie et l'intègre au chœur.
Notre-Dame de Clignancourt par Utrillo.
En 1919 il suit des cours avec le peintre cubiste et chanteur Georges Valmier (1885-1937) qui le présente à Paul Le Flemm. En 1920 il abandonne les études de piano au profit du violoncelle. Il prend des cours avec Louis Feuillard (1872-1941). Sa famille est opposé à ce qu'il fasse une carrière musicale.
Georges Valmier : Le Temps (1919)
En 1921 il entre à l'école Normale. De 1924 à 1927 il effectue son service militaire et débute comme instituteur en 1927. Il suit des cours de composition avec Paul Le Flemm.
En 1929 Paul Le Flemm lui conseille de continuer ses études avec Edgar Varèse.
Edgar Varèse (1883-1965)
L'étude avec Varèse, de tous les aspects de l'écriture moderne, m'avait ameNé à adopter un certain nombre de principes de Schönberg, que j'ai toujours utilisés selon les exigences de mon expression personnelle [...] Les points essentiels que j'ai retenus de la fréquentation de Varèse sont l'acoustique, le rythme et l'orchestration [...] L'acoustique, c'est à dire les dispositions instrumentales donnant les meilleurs résultats sonores [...] et Varèse m'a astreint à une discipline atonale plus sévère que elle des dodécaphonistes.
Entretien avec Antoine Goléa.
Dans Brigitte et Jean Massin,
« Histoire de la musique occidentale»,
Messidor, Paris 1983, (II) p. 362
La même année, il épouse la violoniste Martine Barbillon. Leur fille Françoise-Martine naît en 1930.
Le 14 mars 1931 Trois Temps pour piano est créé à la Société nationale de musique.
En 1932, son couple se défait.
En 1933 il effectue son premier voyage en Afrique du Nord. Il retrouve Varèse à Madrid, qui sur le chemin des états-Unis milite pour une 4e internationale des arts. Il se remarie avec Sarah Hilda Ghuighui (1906-1996), une institutrice algérienne. Ils auront trois enfants, Pierre-Alain (1935), Christine (1940) et Merri (1943). Il est à Alger en 1934.
En 1935 il participe à la société La Spirale, présidée par Georges Migot, avec Nestor Lejeune, Daniel-Lesur et Olivier Messiaen, pour promouvoir la musique de chambre contemporaine. La même année il créé sa première œuvre de maturité, Mana, suite pour piano inspirée par 6 objets offerts par Varèse. La création à lieu le 12 décembre sous l'égide de La Spirale avec Nadine Desouches au piano. Le 6 mai, ses Trois poèmes pour ondes Martenot sont créés à la Radio nationale par Maurice Martenot. La même année son fils Pierre-Alain voit le jour.
Les objets de Mana, donnés à Jolivet par
Varèse avant son retour aux états-Unis :
L'Oiseau, œuvre de métal de Calder ; Beaujolais, un pantin en bois et
laiton ; La princesse de Bali, une poupée indodésienne ; La chèvre, figurine en
paille ; La vache, œuvre en fil de fer de Calder ; Pégase, cheval en
raphia.
En 1936 Il participe à la création du groupe Jeune France initiée par Yves Baudrier, avec Daniel-Lesur et Olivier Messiaen. Ils offrent leur premier concert le 3 juin à Paris, Salle Gaveau.
Le groupe Jeune France : Olivier Messiaen, André Jolivet au piano, Yves Baudrier, Daniel-Lesur.
La même année il fait un nouveau voyage à Alger. Son quatuor est joué à Budapest. Il fait la connaissance de Darius Milhaud et d'Arthur Honegger. À cette époque, il commence à participer à des colloques, à donner des conférences et à écrire dans des revues comme « La Nouvelle saison » où il assure la rubrique musicale.
En 1940 il est mobilisé à Fontainebleau, part au combat et reçoit une médaille. Il compose Trois complaintes du soldat et Messe pour le Jour de la paix pour voix, orgue (ou cordes) et tambourin. La même année sa seconde fille Christine naît. En 1941 il fait la connaissance de Jean Vilar et compose la musique d'Aimer sans savoir de Lope de Vega. Le 25 février il donne un conférence à Paris, au Théâtre des Mathurins dans un cycle La musique contemporaine et ses affinités. Sa cantate La tentation dernière est créée à la Radio nationale.
En 1942 il quitte l'enseignement grâce à une bourse, compose La Suite delphique. En juin, Lucettes Descaves crée ses Cinq danses rituelles à l'école normale de musique de Paris. En 1943, il dirige la musique de scène du Soulier de satin de Paul Claudel, composée par Arthur Honegger et écrit un livre sur Beethoven (publié, 1955). Son second fils Merri naît la même année.
Le 29 avril 1943, il crée à l'Opéra de Paris le ballet Guignol et Pandore dans une chorégraphie de Serge Lifar.
En 1945, il est nommé directeur de la musique à la Comédie-Française.
En 1948, il Voyage en Autriche et en Hongrie.
A partir de 1950 il effectue de nombreux voyages en Europe, en Afrique du Nord, en Asie, aux états -Unis et au Mexique, pour l'exécution de ses œuvres mais aussi comme chef d'orchestre. En 1951 il est gratifié du Grand prix de la Ville de Paris et le 19 juin, Lucette Descaves crée son Concerto pour piano qui déclanche une polémique.
Le 12 octobre 1952 Lily Laskin crée le Concerto pour harpe et orchestre de chambre au festival de Donaueschingen. De 1953 à 1964 il compose deux sonates pour piano, 10 concertos et trois symphonies. En 1954 il est récompensé par la Grand prix du disque.
En 1954 il fait un premier voyage en Union-Soviétique avec la Comédie-Française. En 1957 il participe à la création du Comité national de la musique.
En désaccord avec la direction de la Comédie Française à propos de ses droits d'auteur, il quitte l'institution en 1959. Il est alors nommé conseiller musical du directeur général des Arts et des Lettres, au ministère des Affaires culturelles, sous le ministère d'André Malraux (jusqu'ne 1962). La même année il fonde à Aix-en-Provence le Centre français d'humanisme musical, une académie musicale d'été.
En 1960, il compose la musique pour Antigone de Sophocle, mise en scène par Jean Vilar. La même année il dirige ses œuvres aux états-Unis.
De 1960 à 1968 il préside l'association des Concerts Lamoureux. Il siège dans des commissions gouvernementales (Commissions des IVe et Ve plans). En 1963 il est en Israël, en 1964 aux états-Unis où il retrouve Varèse, puis au Mexique pour la création de la troisième symphonie.
Entre 1962 et 1968, il préside l’Association des Concerts Lamoureux.
En 1965, il compose Cérémonial pour 10 percussions en hommage à Edgar Varèse qui vient de mourir. La même année, il est élu président d’honneur du Syndicat national des artistes musiciens et président de la Fédération nationale du spectacle-C.G.T.
En 1966, il voyage une seconde fois en Union-Soviétique où une série de concerts, de conférences et d'enregistrements lui est consacrée.
De 1966 à 1971 il est professeur de composition au Conservatoire national supérieur de Paris.
En 1967, il est au Liban, puis une seconde fois en Israël, en 1970 il est de nouveau au Japon.
Il est Chevalier de la Légion d’honneur (1955) et Commandeur dans l’Ordre national du Mérite et des Lettres (1973).



Catalogue des œuvres
- 1930, Air pour bercer pour violon et piano
- 1930, Trois temps pour piano
- 1930-1934, Ramantiques pour soprano et piano sur des textes de R. Boudry, G. Ribemont-Dessaignes, V. Huidobro
- 1931, Grave et Gigue pour violon et piano
- 1935, Mana, 6 pièces de piano
- 1935, Musique pour La queste de Lancelot, œuvre radiophonique de Jean de Beer
- 1935, Trois poèms pour Ondes Martenot et piano
- 1936, Cinq incantations pour flûte solo
- 1937, Défilé et Soir pour orchestre d'harmonie
- 1937, Incantation pour violon solo ou ondes Martenot ou flûte
- 1937, Trois chants des hommes sur un texte de R. Boudry, pour Baryton et orchestre
- 1938, Cosmogonie, Prélude pour piano
- 1938, Cosmogonie, Prélude pour orchestre
- 1938, Kyrie pour choeur mixte
- 1938, Le jeu du camp fou pour chant et piano
- 1939, Cinq danses rituelles, version d'orchestre
- 1939, Les quatre vérités. Ballet en 1 acte sur un livret de H.R. Lonormand
- 1940, Les trois complaintes du Soldat pour chant et piano ou orchestre sur un texte d'André Jolivet
- 1940, Messe dite pour le jour de la paix pour chant, orgue et Tambourin
- 1940, Symphonie de danses
- 1941, La tentation dernière de Jeanne d'Arc sur un texte de Cl. Vermorel, pour récitant, choeurs chantés et parlés, orchestre
- 1941, Petite suite pour flûte, alto et harpe
- 1942, Dolorès ou le miracle de la femme laide. Opéra Bouffe sur un livret de H. Ghéon
- 1942, Musique de scène pour Le mystére de la visitation de H. Ghéon (Comédie française)
- 1942, Suite liturgique pour ténor ou soprano, cor anglais, hautbois, violoncelle et harpe
- 1943, Andante pour orchestre à cordes
- 1943, Guignol et Pandore, Suite symphonique
- 1943, Guignol et Pandore. Ballet, chorégraphie de Serge Lifa (créé à l'Opéra de Paris en 1943)
- 1943, Musique pour le film La boxe en France, en collaboration avec Darius Milhaud
- 1943, Nocturne pour violoncelle et piano
- 1943, Pastorales de Noël pour flûte ou violon, basson ou alto ou violoncelle et harpe [pour la radio]
- 1944, Chant de Linos pour flûte et piano ou pour flûte principale, alto, violoncelle et harpe
- 1944, Etude sur des modes antiques pour piano
- 1944, Musique de scène pour Le malade imaginaire de Molière (Comédie française)
- 1945, Sérénade pour hautbois ou pour quintette à vent avec hautbois
- 1945, Sonate pour piano
- 1946, Musique de scène pour Britannicus de Jean Racine (Comédie française)
- 1946, Musique pour Le livre de Christophe Colomb œuvre radiodifusée de P. Claudel
- 1946, Psyché pour orchestre
- 1947, Cinq danses rituelles pour piano
- 1947, concerto pour ondes Martenot et orchestre
- 1947, Hymne à saint André pour chant et orgue
- 1947, Musique de scène pour Horace de Corneille (Comédie française)
- 1947, Musique pour le film La lueur qui s'éteint
- 1948, Concertino pour trompette, orchestre à cordes et pinao ou ou pour trompette et piano
- 1948, Danse roumaine pour piano (Musiques juvéniles 1948)
- 1948, Hopi Snake Dance pour 2 piano
- 1948, Le Chant de l'avenir pour choeur
- 1949, concerto pour flûte et orchestre à cordes (commande d'état)
- 1949, Musique de scène pour Iphigénie en Aulide de Racine (Comédie française)
- 1949, Musique de scène pour Les précieuses ridicules de Molière (Comédie française)
- 1949, Musique pour Hélène et Faust, œuvre radiodiffusée de Goethe et A. Arnoux
- 1949, Poèmes intimes sur des textes de L. Emié, pour chant et piano ou orchestre de chambre
- 1949, Quatuor à cordes
- 1949, Trois chansons de ménestrels sur des textes de J. de Beer pour chant, quatuor de cordes ou cors anglais, violoncelle, harpe et piano
- 1950, L'Inconnue. Ballet, chorégraphie de Serge Lifar, créé à l'Opéra de Paris en 1950
- 1951, Jardin d'hiver sur un texte de G. Lefilleul pour chant et piano
- 1951, Musique de scène pour Antigone de Sophocle (Comédie française)
- 1951, Trois Poèmes galants sur des textes de M. de Saint Gelais, G. Golin-Bucher, le père Le Moyne, pour chant et piano
- 1952, concerto pour harpe et orchestre
- 1953, concerto pour piano et orchestre ou 2 pianos (Grand Prix de la ville de Paris)
- 1953, Musique de scène pour Les caprices de Marianne de Musset (Comédie française)
- 1953, Symphonie (Prix de l'Union internationale pour les musiques nouvelles, Haifa 1954)
- 1954, concerto pour basson, orchestre à cordes, harpe et piano (pour basson et piano)
- 1954, Fantaisie-Caprice pour flûte et piano
- 1954, Musique de scène pour Les amants magnifiques de Molière (Comédie française)
- 1954, Prométhée enchaîné d'éschyle (Comédie française)
- 1955, 2e concerto pour trompette orchestre
- 1955, Musique de scène pour Fantasio de Musset (Comédie française)
- 1955, Musique de scène pour Le veuf de Carmontelle (Comédie française)
- 1955, Suite transocéane pour orchestre
- 1956, La Vérité de Jeanne, oratorio pour Solistes, choeur et orchestre
- 1956, Musique de scène pour Coriolan de William Shakespeare (Comédie française)
- 1956, Trois interludes de la vérité de Jeanne pour orchestre
- 1957, Epithalame pour 12 voix de choeur
- 1957, Musique de scène pour Il ne faut jurer de rien de Musset (Comédie française)
- 1957, Rhapsodie à 7
- 1957, Sérénade pour 2 Guitares
- 1957, Suite delphine pour flûte, hautbois, clarinette, trombone, 2 cors, ondes Martenot, harpe, timbales et percussions
- 1957, Suite française pour orchestre
- 1958, Concerto pour percussions et orchestret
- 1958, Sonate pour flûte et piano
- 1959, 2e Symphonie
- 1959, Le guerrier de Rabinal, d'après un texte traditionnel inca [pour la radio]
- 1959, Musique pour L'Eunuque de Plaute [pour la radio]
- 1960, Adagie symphonieo pour cordes
- 1960, Musique de scène pour Antigone de Sophocle (Théâtre National Populaire, Palais de Chaillot, Paris)
- 1961, Les Amants magnifiques, variations sur des thèmes de J.-B. Lully pour orchestre
- 1961, Sonatine pour flûte et clarinette
- 1961, Symphonie pour cordes
- 1962, 1er concerto pour violoncelle
- 1962, Hymne à l'univers pour orgue
- 1962, Messe Uxor Tua à 5 voix pour choeur mixte et 5 Instruments ou orgue
- 1963, Danse caraïbe pour piano. Dans Marguerite Long, «La petite méthode de piano», Salabert, Paris 1963
- 1963, Divertissement Alla rustica pour flûte et harpe
- 1963, Madrigal, texte de Max Jacob, pour 4 voix solistes ou choeur, et 4 instruments (flûte, cor anglais, alto et basson ou quatuor à cordes ou ou orchestre à cordes)
- 1963, Sonatine pour hautbois et basson
- 1964, 3e symphonie
- 1965, Ariadne. ,Ballet, créé à L'Opéra-Comique de Paris le 12 mars 1965.
- 1965, Le coeur de la matière sur un texte de Teilhard de Chardin, cantate pour 5 solistes, choeur mixte et orchestre
- 1965, Prélude pour harpe solo
- 1965, Suite en concert pour flûte et percussions
- 1965, Suite en concert pour violoncelle solo
- 1965, Suite rhapsodique pour violon
- 19653, 2 concerto-études pour guitare sseule
- 1966, 12 Inventions pour 12 instruments
- 1966, 2e concerto pour violoncelle
- 1967, Ascèses, 5 pièces pour flûte solo
- 1967, Cinq églogues pour alto solo
- 1968, Arioso barocco pour trompette et orgue
- 1968, Controversia pour hautbois
- 1968, Patchinko pour 2 piano
- 1969, Mandala pour orgue
- 1970, Songe à nouveau rêvé sur un texte d'Antoine Goléa, pour soprano et orchestre,
- 1971, Heptade pour trompette et percussions
- 1971, Pipeaubec pour flute à bec et percussions
- 1972, concerto pour violon
- 1972, Tombeau de Robert de Visée pour guitare solo
- 1973, La Flèche du Temps pour 12 instruments solistes
- 1973, Yin-Yang pour 11 instruments solistes
Écrits
- La musique d'aujourd'hui et ses tâches. Dans «L'Art musical populaire», septembre 1937.
- La musique : Plaid pour le vif. Dans « La Nouvelle Saison» (2, 7) juillet 1939, p. 400-406
- Les disques et la musique : pour une tradition musicale française. Dans «Les Volontaires» (8), juillet 1939, p. 724-726 ; (9), août 1939 p. 812-816
- Défense de la musique française. Dans «L'Information musicale» (60), octobre 1941, p. 207
- Honegger, un homme d'abord. Dans «L'Information musicale» (76), juin 1942, p. 993
- Paris listening post by André Jolivet. Dans «Listen» novembre 1945, p. 8-9
- Réponse à une enquête : André Jolivet ou la magie expérimentale. Dans «Contrepoints» (1), janvier 1946, p. 33-37 [et dans sous le titre Le musicien dans la cité. Dans «La Revue Musicale» (306-307), 1977, p. 19-22.
- Le Réveil des muses. Dans «La Revue Musicale» (198), février 1946, p. 39-41
- Musique et exotisme. Dans Bezombes Roger (dir), « L'Exotisme dans l'art et la pensée», Elsevier, Paris 1947, p. 159-160
- Panorama de la musique française contemporaine. Dans «Le Courrier de l'étudiant» (43), 30 avril 1947
- On demande des compositeurs ? Non, on les étrangle !. Dans «Paroles et Musique», avril 1949
- La Musique et le cinéma peuvent-ils s'accorder ?. Dans »Journalm des Jeunesses Musicales de France», janvier 1950, p. 3
- Le Grand Prix de la Ville de Paris à Paul Le Flem. Dans «:La Vie musicale» (7), juin, 1951
- A propos du Concerto pour ondes Martenot et orchestre. Dans «Revue internationale de musique» (10), 1951, p. 389-396
- La France tuera-t-elle sa musique ?. Dans «Combat» 24 mai 1954, p.6
- Ludwig van BeethovenRichard-Masse, Paris 1955
- La Vérité de Jeanne. Dans «La Revue Musicale» (237) juin 1957, p. 1-32.
- Propos impromptus. Dans «Le Courrier musical de France» 1964 (3e trimestre), p. 126- 130.
- Notes sur les sons. Dans «Bulletin de la Société des amis de la musique de Rambouillet» (3), 1972.
- Musique, flèche de la communion universelle. Dans «Axes : La musique sacrée» (6, 2), 1973-1974, p. 64-68.
- Variations impromptues sur un thème éternel. Dans «Arfuyen» (1), février 1975, p. 64-67.
- Grandeur et misère de la musique contemporaine. Dans «Guide musical» (657), février 1975, p. 4 et suivantes
- éducation musicale de la jeunesse dans le monde. Dans «Journal des Jeunesses Musicales de France», 7 avrils 1966
Bibliographie
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- BECK GEORGES, Deuxième Symphonie d'André Jolivet. Dans «Le Guide du concert» (43, 289) 1960, p. 300
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- HIRSBRUNNER THEO, Le retour de la magie dans la musique : La constellation Varese-Jolivet-Messiaen. Dans «Dissonances» (79), février 2003, p. 4-9
- Hommage à André Jolivet. Dans «Zodiaque» (119), janvier 1979
- Hommage à André Jolivet. Dans «Zodiaque» (33), avril 1957
- JAUBOURG ODILE et RIGOGNE, ANNE-HéLÈNE, André Jolivet (1905-1974) : un musicien humaniste. Bibliothèque municipale, Amiens 1995
- JOLIVET HILDA, Avec... André Jolivet. Flammarion, Paris 1978
- KAYAS LUCIE (dir.), Portrait(s) d'André Jolivet. Catalogue de l'exposition «André Jolivet», 19 avril-22 mai 2005, Bibliothèque nationale de France, Paris 2005
- KEMLER KATHERINE, Is there Magic in Jolivet's Music. Dans «Music Review» (44, 2) mars 1983, p. 121-135
- KNECHT FRANÇOIS et BARBIER JEAN-JOËL, Vingt ans après. Dans «Monde nouveau» (94); novembre 1955, p. 181-186
- LANDRETH JANET ELAINE, André Jolivet : A Study of the Piano Works with a Discussion of His Aesthetic and Technical Principles (thèse). University of Oklahoma, 1980
- LE FLEM PAUL, André Jolivet. Dans «Musica» (69), décembre 1959, p. 22-24
- LYON RAYMOND, Le Centre Français d'Humanisme Musical d'Aix-en-Provence. Dans «Guide du concert et du disque» (42, 298), 20 janvier 1961, p. 579-581
- MARI PIERRETTE, André Jolivet : Deuxième Concerto pour trompette. Dans «L'Education musicale» (302, supplément), novembre 1983, p. 29-33
- MASSIP CATHERINE, André Jolivet, homme de théâtre. Bibliothèque nationale de France, Paris 1994
- MATORE DANIEL, Le modernisme musical français à le veille de la Seconde Guerre mondiale. Dans «Revue internationale de musique française» (18) novembre 1985, p. 69-78
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- ——, A propos du Ier Concerto pour ondes et orchestre. L'instrument. Dans «Revue internatationale de musique» (10) 1951
- ——, André Jolivet : essai sur un système d'esthétique musical. Dans «La Revue musicale» (204), janvier 1947, p. 8-26
- ——, La Vérité d'André Jolivet. Dans «La Revue musicale» (237) 1957, p. 25-29.
- MOINDROT GéRARD, Approches symboliques de la musique d'André Jolivet. L'Harmattan, Paris 1999
- ——, Spiritualité et ésotérisme chez André Jolivet : de l'incantation à la pensée de Teilhard de Chardin (DEA) [2v.]. école Pratique des Hautes Etudes, Paris s.d.
- MOREUX SERGE, Psyché d'André Jolivet. «Psyché» (8), juin 1947
- ——, Un nouveau Béla Bartók. Dans «La Revue française de musique» (36), 1943
- O'KEEFE CAROLYN ANNE, Performance concerns in André Jolivet's Concerto n° 2 for trumpet. (thèse), University of California, Los Angeles s.d.
- PARIS ALAIN, André Jolivet : son Douzième Concerto. Dans «Scherzo» (20), février 1973
- PETIT PIERRE (éditeur), Images musicales : Jolivet, Milhaud, Honegger, Casadesus, Satie. Société d'Histoire et d'archéologie «Le Vieux Montmartre», Paris 1995
- ROSTAND CLAUDE, Le Concerto de Jolivet adoucit les mœurs. Dans «La Table ronde» (49), janvier 1952, p. 162-164
- ——, Premières auditions à Strasbourg. Dans «La Table ronde» (42), août 1951, p. 171-173
- SCHIFFER BRIGITTE, André Jolivet (1905-1974). Dans «Tempo» (112), mars 1975, p. 13-16
- SIMS JAMES ALAN, An Analysis of the trumpet works of André Jolivet, with special emphasis on their performance (thèse). University of Texas, Austin s.d.
- SKALSKY B., André Jolivet. Dans « Musica America» juin 1952
- SKULSKY ABRAHAM, André Jolivet. Dans «Musical America» (72), juin 1952, p. 9.
- TUCKER BENJAMIN SCOTT, Atonality, Modality, and Incantation in Two Works for Trumpet by André Jolivet, with a discussion of his technical and aesthetic principles (thèse). University of Arizona 1994
Documents
WOLFF PIERRE, La musique contemporaine. « L'activité contemporaine », Fernand Nathan, Paris 1954, p. 244-245.
André Jolivet (1905) a eu une formation musicale bien curieuse, et à laquelle il doit sans doute le dualisme de son tempérament. Quoi de plus opposé que les enseignements de Paul Le Flem et ceux d'Edgar Varèse ? On peut dire que si le premier lui enseignait le sens de la mesure, le second lui apportait le sens de la démesure, et il apparaît dans son oeuvre ballotté entre ces deux extrêmes. Il nous souvient d'ailleurs qu'un jour Le Flem, avant que Jolivet fût entré dans la carrière, nous avait signalé son nom : « Suivez-le ; il a des audaces, des grimacements qui surprennent, mais une fougue, une spontanéité qui devraient le mener à la puissance. » Toute l'oeuvre de la première manière est d'une violence que le jeune compositeur ne cherche pas à réfréner. Préoccupé de rendre à la musique une jeunesse primitive, il recherche des sujets incantatoires. C'est l'époque des Incantations, des Danses rituelles, de Mana, de la Cosmogonie. L'influence de Varèse domine dans ces pages écrites dans la liberté et l'enthousiasme, qui évoquent les cérémonies d'initiation des peuples primitifs, pages profondes, mystérieuses et étranges. Jolivet poursuit alors une évolution complexe. Il semble qu'il cherche — et nous le regrettons — à dominer sa fougue. En même temps qu'il discipline son écriture, il enrichit sa palette, et trouve un style plus direâ, plus humain. Ici se placent des œuvres d'un lyrisme généreux, qui gardent un souffle de puissance : les Quatre Vérités, des Chants des Hommes, la Tentation dernière, et les nobles et émouvantes Complaintes du soldat. Le style se fait de plus en plus modal, et l'écriture augmente en densité. Nous sommes maintenant en présence d'un musicien qui semble avoir fixé les bases de son esthétique, et s'efforce de se réaliser en grands volumes plastiques, donnant une importance fondamentale à la sonorité, tant dans le choix des timbres purs que dans leurs associations et leurs résonances. Son rythme est complexe; mais devenu fortement architecuré. La mélodie reste souvent fidèle à l'esthétique de la période initiale, avec de nombreux apports des civilisations les plus primitives. Les concertos pour ondes Martenot, pour trompette, et pour piano sont des œuvres éclatantes qui méritent leur succès.
PAUL LANDORMY, La musique française après Debussy. NRF Gallimard, Paris 1943 (6e édition), p. 341-343.
L'aîné des « Jeune France ».
Or, voici quelles furent les origines du groupe :
En 1936, Yves Baudrier, « décidé à amorcer une action en faveur de la jeune musique symphonique », entre en relations avec Olivier Messiaen, dont il avait entendu les Offrandes oubliées. Celui-ci lui conseille de s'adjoindre Daniel Lesur et André Jolivet, qu'il con-naissait pour avoir « lutté » avec eux à la « Spirale » (Société de musique de chambre). Dès juin 1936, un premier concert d'orchestre avait lieu sous la direction de Roger Désormière et sous le patronage de Georges Duhamel, Francois Mauriac, Marcel Prévost, Paul Valéry, et d'un groupe important de mécènes et d'artistes.
Programme se résumant en trois mots : « Sincérité, générosité, conscience. »
Quatre fortes individualités s'unissent pour une action plus forte encore, et pour soutenir leurs amis. Ils ne donneront jamais un concert sans faire appel au concours de compositeurs de leur génération.
Mais c'est isolément qu'il faut les considérer. Car ils suivent des directions diverses. Chacun a quelque chose à dire. écoutons-les l'un après l'autre.
André Jolivet d'abord.
Il est Né à Paris, le 8 août 1905.
Attiré très jeune par l'art sous toutes ses formes, il ne se consacra décidément à l'art musical qu'après s'être essayé dans l'art dra-
matique et les arts plastiques. Il étudie l'harmonie, le contrepoint et la fugue avec Paul Le Flem, qui, constatant son goût pour les recherches les plus osées, le confie à son ami Edgar Varèse, avec lequel André Jolivet travaille la composition, l'orchestration et l'acoustique.
Ses études amenèrent notre compositeur « au point de vue technique, à se libérer du système tonal, et, au point de vue esthétique, à essayer de rendre à la musique son caractère original antique, lorsqu'elle était l'expression magique et incantatoire des groupements humains. Ainsi la musique doit être une manifestation sonore en relation directe avec le système cosmique universel » (Revue internationale de musique, octobre-novembre 1938).
D'où les œuvres suivantes :
Mana, six pièces pour piano. « La mana est cette force qui nous prolonge dans nos fétiches familiers » (1935).
Danse incantatoire pour grand orchestre, deux martenots et six batteurs (1936).
Cinq incantations pour flûte seule (1936).
Cinq danses rituelles extraites du ballet le Cercle enchanté, sur un livret de Claude Vermorel (1939).
Cosmogonie, pour grand orchestre (1938).
En dehors de ces œuvres d'un caractère particulier :
Suite pour trio à cordes (1930).
Quatuor à cordes (1934).
Andante pour orchestre à cordes (1934).
Trois Chants des hommes, pour barytons et grand orchestre (1937).
Poèmes pour l'enfant, pour onze instruments et voix (1938).
Intervient la grande épreuve de la guerre, qui pour André Jolivet a cette double conséquence : 1° épuration du style, dont le caractère modal s'accuse ; 2° retour des recherches esthétiques, sans en changer le sens, à un plan plus directement humain.
Pendant la guerre, André Jolivet compose une Messe. à une voix avec orgue et tambourin.
Au lendemain de l'armistice :
Les trois Complaintes du Soldat.
Puis : en collaboration avec H.-R. Lenormand, les Quatre Vérités, ballet ; en collaboration avec Claude Vermorel, la Tentation dernière (Jeanne d'Arc), cantate pour soli, récitants, choeurs et orchestre ; en collaboration avec Henri Ghéon, Dolorès ou le Miracle de la femme laide, opéra- bouffe en un acte.
André Jolivet m'écrit : « Sans renier les éléments symboliques et ésotériques essentiels à toute oeuvre d'art, je m'applique maintenant, non plus à les extérioriser, mais à en faire la structure cachée des œuvres qui, sous un aspect plus direct, ne paraissent plus vouloir être supra-humaines... Je crois maintenant que la vraie musique est celle que chacun peut fredonner ou jouer en croyant qu'il l'a faite lui-même ou l'écouter en y retrouvant l'expression de ses propres sentiments d'homme tout simplement homme... »
Exemple : Les trois Complaintes du Soldat dont Georges Duhamel écrit : « C'est la voix même de mon pays malheureux que j'entends, que je reconnais dans les complaintes de Jolivet. » Paul-Marie Masson en dit de son côté : « André Jolivet, musicien et poète, a trouvé dans la réalité la plus dure l'inspiration la plus haute. » Et enfin voici les paroles d'Henri Ghéon : « Les Complaintes d'André Jolivet feront date dans sa carrière. Elles marquent une volonté de purification, de dépouillement, et, si j'ose dire, de charité... Texte excellent, simple, direct, et pas « littérateur » pour un sou. »
Autre exemple : Ces trois airs de l'opéra-bouffe Dolorès que Pierre Bernac chante avec tant de verve et de goût.
Dans l'ensemble de son oeuvre, André Jolivet nous frappe par le caractère robuste, l'accent incisif de son inspiration, l'élan, le feu qui l'animent. À cet égard, un de ses premiers ouvrages, sa suite pour trio à cordes, nous paraît très caractéristique, bien qu'on y découvre peut-être un peu trop de complexité voulue.
De toute façon, un des meilleurs musiciens de sa génération, un de ceux sur lesquels on peut le plus compter.
Discographie
André Jolivet, Complete works for Flute, Hélène Boulègue (fl.), François Dumont (p.), Olivier Dartevelle (clar.), David Sattler (bn), Jean-Christophe Garzia (alto) [...] Cordes de l'Orchestre phi-lharmonique du Luxembourg. Naxos 2019-2020 (2 v. 8-57-3885 ; 8-574079).
Enregistré les 27-29 décembre 2017 et 29-30 octobre 2018, Conservatoire de la Ville de Luxembourg.
[+...] Lire la présentation de Jean-Marc Warszawski
André Jolivet, L'Oeuvre pour flûte (intégrale), Pierre-André Valade, flûte, Michel Arrignon, clarinette - Frédérique
Cambreling, harpe - Miguel DaSilva, alto - Elisabeth Glab, violon - Jean
Geoffroy, percussion - Florent Jodelet, percussion - Henri Lescouret,
basson - Vincent Limouzin, percussion - Roger Muraro, piano - Jean-Guihen
Queyras, violoncelle - Pascal Zavarro, percussion
Orchestre Chalon-Bourgogne
direction Philippe Cambreling
Enregistré en 1992
ACCORD 202 292, 1993. 2 volumes
Volume 1 : Incantations pour flûte en sol (1937) 1- Pour acceuillir les négociateurs, et que l'entrevue soit pacifique - 2- Pour que l'enfant qui va naître soit un fils - 3- Pour que la moisson soit riche qui naîtra des sillons que le laboureur trace - 4- Pour une communication sereine de l'être avec le monde - 5- Aux funérailles du chef, pour obtenir la protection de l'ame - 6- Pour que l'image devienne symbole pour flûte en sol (1937) 7-11- Petite suite pour flûte, alto et harpe. Pastorales de Noël pour flûte, basson, et harpe (1943) : 12- étoile - 13- Les nuages - 14- La vierge et l'Enfant - 15- Entrée et Danse des Bergers. 16 - Chant de Linos pour flûte, violon, alto, violoncelle, harpe (1944) - Concerto pour flûte et orchestre à cordes (1949): 17- Andante Cantabile - 18- Allegro Scherzando - 19- Largo - 20- Allegro Risoluto. Volume 2 : 1- Cabrioles pour flûte et piano (1953) - 2- Fantaisie-Caprice pour flûte et piano (1953) - Sonate pour flûte et piano (1958) : 3- Fluide - 4- Grave - 5- Violent. Sonatine pour flûte et clarinette (1961) : 6- Andantino - 7- Quasi cadenza e allegro - 8-lntermezzo, vivace e presto. 9- Alla rustica pour flûte et harpe (1963) - Suite en concert pour flûte et percussions (1965) : 10- Modéré - 11-Stabile - 12- Hardiment - 13- Calme - 14-18. Ascèses pour flûte en sol (1967) - Pipeaubec pour flûte et percussion (1972) : 19- Allegretto semplice - 20- Giocoso - 21- Une minute-trente pour flûte et percussion (1972) (lnédit)
André Jolivet,
Cinq danses rituelles,
Mana,
Marie-Josèphe Jude, piano,
Enregistré en 2002, Extrais d'entretiens avec Antoine Goléa (1961),
Le matin des musiciens (20 avril 1990), Lyrinx, 2003
Cinq danses rituelles : 01. Danse initiatique - 02. Danse du héros - 03. Danse nuptiale - 04. Danse du rapt - 05. Danse funéraire. Mana : 06. Beaujolais - 07. L'Oiseau - 08. La princesse fde Bali - 09. La Chèvre - 10. La Vache - 11. Pégase.
Jolivet, Hymne à Saint André, Hymne à l'Univers,
Arioso barocco,
Mandala,
Nocturne, Daniel Roth, orgue (Basilique Saint-Victor, Marseille),
Dany Barraud, soprano,
René Périnelli, trompette,
Pierre Pénassoli, Violoncelle,
Jacqueline Robin piano, Enregistrements 1973, 1980, ARION, MFA, 1996 ARN 68299
André Jolivet,
œuvres pour flûte, Pierre-Yves Artaud, flûtes, Ensemble de percussions 2E2M, Paul Mefano, dir., ADDA 581055, 1988<;
Suite en concert pour flûte et percusions (1965), Incantation pour flûte seule (1937), Cinq incantations pour flûte seule (1936), Cinq ascèses pour flûte alto (1971).
André Jolivet,
Troisième symphonie,
Concerto pour piano et orchestre,
1er Concerto pour violoncelle et orchestre, Violoncelle, andré Navarra, Orchestre nationale de France, André Jolivet dir.,
Orchestre Radio-Symphonique de Strasbourg, Ernest Bour, dir.,
Orchestre National de France, André Jolivet, dir., Enregistré le 19 avril 1966 au Théâtre des Champs élysées et à la Radio
de Strasbourg le 22 janvier 1968, SOLSTICE, M7 865.
André Jolivet,
L'oeuvre pour piano(volume 2), Pascal Gallet, piano, Enregistré en septembre 2004.
01-05. Danses rituelles — 06-08. Trois temps — 09-11. Deuxième sonate — 12-14. Pièces pédagogiques — 15-20. Chansons naïves
La Voix des anches, Ensemble Besozzi, Marc Badin, hautois, hautbois d'amour -
Patrice Barsey, hautbois, cor anglais - Hervé Issartel, basson - Marie
Prost, soprano, œuvres de Jacopo Baboni-Schilling -
André Jolivet (Sonatine pour hautbois et basson) - Lucien Guerinel -
Richard Rodney Bennett - François Vercken - Jean-Claude Wolff - Dmitri
Chostakovitch. Maguelone MAG 111.137
Hommage à André Jolivet, Les solistes de Marseille. Lyrinx, LYR 244 1978-2005
Nocturne pour violoncelle et piano - Eglogues pour alto - 5 Incantations - Ascèses - Rhapsodie à sept
André Jolivet, L'oeuvre intégrale pour violon, Devy Erlih, violon,
Orchestre National,
Marieus Constant, dir.
Sonate - Incantation sur la corde de sol - Suite rhapsodique - Concerto
Lyrinx, LYR 242 1978 - 2005.
Jean-Marc Warszawski
5 mars 2005
14 mars 2005
11 novembre 2005
Révision du miroir de page et de quelques illustrations, 10 octobre 2017
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ISSN 2269-9910.
Mercredi 31 Décembre, 2025

