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Estève Pierre
1720-v. 1790

Membre de la Société royale des sciences et des arts de Montpellier. Il se fixe à Paris en 1750.

Écrits relatifs à la musique

Nouvelle découverte du principe de l'harmonie, avec un examen de ce que M. Rameau a publié sous le titre de démonstration de ce principe. par M. Estève (22 exemplaires conservés)

L'esprit des beaux arts. Tome premier (et tome second)

Justification de la musique française contre la querelle qui lui a été faite par un Allemand et un Allobroge (1754)

Recherches sur le meilleur système de musique harmonique, & sur son meilleur tempérament . Par M. Estève.

Dialogue sur les arts (1756)


rectangle textes


Sur le contenu de l’œuvre

Justification de la musique française

Il ignore (J. J. Rousseau) que l’auteur de l’essai sur le beau a démontré que l’unité seule était la source du vrai beau, dans tous les arts : Il ignore que Mr. Rameau a fondé tous ces systèmes sur ce principe ci : À savoir que la nature donnait l’harmonie avant que d’inspirer la mélodie.. (page 34)

Nouvelle découverte du principe d’harmonie

Ce son qu’on croirait unique se fait entendre accompagné constamment de sa douzième et de sa dix-septième (p. 1).

Il s’agissait donc de connaître ces sons auxquels il fallait donner préférence. M. Rameau consulta ses organes; il essaya des nuances et trouva certains passages qui lui parurent les plus naturels. Mais outre qu’ils ne le sont pas, cette manière de décider la question est fautive. L’éducation modèle nos organes; elle leur fait prendre une forme, nous habitue à certains sentiments qui doivent paraître les plus essentiels à notre être; Mais qui ne le sont que par accident.. Il s’agissant pourtant de trouver une règle fixe, invariable et nécessaire.. (p. 3).

Dans les combinaisons des harmoniques d’un seul son il veut trouver tous les sentiments soumis à la musique.. (p. 5).

L’harmonique qui vient après ne tombe plus dans les intervalles de notre gamme, et il faut vraisemblablement s’y arrêter (p. 8).

Qu’on ne dise point que le son qui fait sept vibrations dans le même intervalle de temps que le fondamental en fait 1 (1/7). Il doit être aussi rangé dans les harmoniques.. Ce son ne tombe pas dans les intervalles de notre gamme.. (p. 10).

Jusqu’ici il n’y a de connu que les harmoniques, et leur origine dans l’air. C’est un rapport de convenance et d’isochronisme qui les a produit: Cette relation suffit-elle à les faire décider les plus parfaites ?.. (p. 17).

Il (Rameau) ne pourra jamais conclure qu’il ait donné une démonstration; Il a seulement établi que son système fournissait plusieurs conséquences justes.. (p. 18)

Dans ce tableau qui mêle les notes les intervalles et les harmoniques, Pierre Estève montre la non correspondance. (p. 36).

Tout au contraire, les dissonances ont perdu leurs harmoniques. Ces sons isolés ne sont point du même genre que la mélodie. Il y a comme une contradiction entre la mélodie et le nouveau son qu’on ajoute pour former l’harmonie dissonante. De là, ces impressions ne peuvent émouvoir l’âme avec plaisir; elle se refuse à un mouvement sec et tronqué qui ne parait point être dans l’ordre de la nature, et les dissonances sont désagréables.. (p. 47)

L’esprit des beaux arts

Quoiqu’il y ait des principes constants et immuables des beaux arts, il doit cependant y avoir de grandes variétés dans leurs applications.. (p. 4).

Le sentiment n’est qu’une situation ou plutôt une action de l’âme quels que sont les signes qu’on emploie à l’exprimer, cette action conserve son unité.. dans l’art de la parole on fera usage de plusieurs mots pour rendre une même circonstance, dira-t-on que tous ces signes qui peuvent être propres ou figurés et toujours de convention sont autant de nuances successives qui doivent se trouver dans l’unité du sentiment.. Mais si plus vraisemblable les mots sont presque toujours arbitraires, si la peinture trop vive des termes figurés éloigne le sentiment du principal, si l’exacte imitation des mots employés négativement dérange la pureté de l’image, si on doit éloigner tout ce qui troublerait la clarté de l’émotion totale, si on doit se défendre des ressauts trop vifs, sans doute qu’on peut proscrire la simplicité de la musique française. (p. 21/22).

Lorsque la danse eut été introduite dans l’indécence des vices on ne tarda pas à séparer l’amour du plaisir de l’amour de la vertu. L’esprit égaré dans des inquiétudes capricieuses ne se porta qu’à des perfections fausses.. (p. 56)

Autres écrits

Examen d'une brochure qui a pour titre : « Caroli Leroy,... de Aquarum mineralium natura et usu », 1758

Histoire générale et particulière de l'astronomie, 1755.

Lettre a un ami, sur l'Exposition des tableaux faite dans le grand salon du Louvre, le 25. Août 1753, 1753-54.

Origine de l'univers, expliquée par un principe de la matiére ? 1748.

La Toilette du philosophe, ou Ziri et Ziria, 1751.

Traité de diction, 1751.

 Jean-Marc Warszawski
Dictionnaire des écrits relatifs à la musique
Novembre 1995-2 novembre 2018


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Jeudi 2 Septembre, 2021