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16 février 2024, Arash Ahmadzadeh —

Originaire de Téhéran, Arash Ahmadzadeh, directeur du site Iranmusicology, a entamé ses études supérieures en France en 2017, obtenant sa licence à l'Université de Reims et son master à l'Université de Sorbonne. Il publie régulièrement des ouvrages et des articles, souvent traduits de la langue française vers le perse.

Francesco Corbetta
v. 1615-1681

Francisque Corbett.

Francesco Corbetta Francesco Corbetta, partie de frontispice, Varii Scherzi di Sonate, Brussels, 1648, p. 4.

Né vers 1615 à Pavie, mort en 1681 à Paris.

C’est le Sr Francisque Corbet. Son mérite qui estoit très-singulier, m’oblige à m’étendre un peu sur son histoire. Il est né à Pavie ; & dans toute l’Italie, quand on veut loüer une Piece de Guitarre par son Autheur, on dit seulement E’del Pavese. Dés sa jeunesse il aima si fort cet Instrument, que ses Parens qui le destinoient à autre chose, employerent vainement les carresses & les menaces pour le détacher de cette étude. Il l’a continuée depuis avec un si grand succés, qu’il surprit d’abord tous les Musiciens d’Italie. Ensuite il alla en Espagne, où il fit entendre à la Cour, des choses que l’on avoit crû auparavant impossibles sur la Guitarre. De là il passa chez l’Empereur, & par toutes les Cours d’Allemagne, où il fut chéry des plus grands Princes. Apres estre retourné en Italie, pour soûtenir sa gloire que des Envieux vouloient obscurcir, en s’attribuant injustement ses Ouvrages, il se donna au Duc de Mantouë, qui fut bien aise d’avoir un tel Homme à présenter à Sa Majesté. Nostre Grand Monarque l’honora de son estime, & de ses libéralitez, & l’employa dans les plus pompeux Spéctacles ; mais son naturel ne permettant pas qu’il fust longtemps dans un mesme lieu, il voulust aller en Angleterre, où Sa Majesté Britanique [Charles II], qui voulut bien se mesler de son Mariage, luy donna le titre de Gentilhomme de la Reyne, une Clef de sa Chambre, son Portrait enrichy de Diamans, & une Pension considérable. Le regret d’avoir quitté la France luy estant venu trop tard, il fit deux ou trois voyages à Paris, dans lesquels il eut soin de faire imprimer quelques Livres de sa Composition, comme il avoit déja fait en Flandre, en Italie, & ailleurs. Il est enfin revenu en France, marquer par sa mort la douleur qu’il avoit de ne luy avoir pas donné toute sa vie 1.

Entamer une bibliographie par la notice nécrologique revient à amorcer une symphonie par une cadence parfaite, à l'instar de la symphonie no 1 de Ludwig van Beethoven. Bien que ces données offrent une perspective d'ensemble, elles demeurent incomplètes. Ainsi, les paragraphes suivants explorereront de manière approfondie la vie de Corbetta, une existence notablement bien documentée, se distinguant ainsi des autres guitaristes baroques.

Francesco Corbetta Pavese est né à Pavie en Italie en 1615. Dès sa jeunesse, il était si passionné par la guitare que ses parents, qui avaient d'autres projets pour lui, n'ont pas réussi à l'e,n détourner. Dans la préface italienne de son ouvrage, La Guitarre Royalle, publié en 1671, il déclare : [...] ma passion a toujours été la guitare, que je joue pour mon plaisir. J'ai toujours eu un talent naturel et je n'ai jamais eu besoin d'aide pour perfectionner ma technique ». Il semble que Corbetta ait appris la guitare de manière autodidacte. Contrairement à ses contemporains qui jouaient à la fois de la guitare, du luth ou du théorbe, Corbetta se consacrait exclusivement à la guitare à cinq chœurs : « C'est tellement évident que le monde le sait déjà, que je n'ai jamais joué de cet instrument [théorbe], dont je ne connais pas un seul accord2

Varii Scherzi di Sonate,Varii Scherzi di Sonate, Brussels, 1648, page titre.

Corbetta a débuté sa carrière en Italie où il a publié ses deux premiers livres : De gli scherzi armonici à Bologne en 1639 et Varii capricii per la ghittara spagnuola à Milan en 1643. Il est vraisemblable que Corbetta ait résidé un certain temps à Bologne, étant donné que les dédicaces à son bienfaiteur, le conte Odoardo Pepoli3, ainsi qu'à d'autres membres de la noblesse, suggèrent qu'il y a été professeur de guitare, et le guitariste et compositeur Giovanni Battista Granata (1620/1621-1687) était l'un de ses élèves, comme il le mentionne dans la préface de La Guitarre Royalle (1671)4. Corbetta accuse également ce dernier de plagiat. Carlo Calvi fut aussi l'un des élèves de Corbetta qu'il nomme « exellente professeur » dans son Intavolatura di chitarra e chitarriglia (Bologna, 1646)5. En 1639, il dédia son premier livre, De gli scherzi armonici, au comte Odoardo Pepoli, à qui deux pièces sont dédiées aux pages 60 et 61, en utilisant la notation alfabeto, pour épeler le nom de Comte dans ses deux pièces (C-O-N3-T-E O-D-O-A-R2-D-O).  « Ce livre a été distribué à des mécènes de la classe moyenne à Bologne, mais son travail était si remarquable que, selon de nombreuses avis contemporains, Corbetta est devenu une attraction majeure dans les cours continentales »6.

Francesco Corbetta, Passacaille en sol mineur, Lex Eisenhardt (guitare).

Corbetta fut engagé à la cour de Mantoue en 1643, où il dédia son deuxième livre, Varii capricii per la guittara spagnuola, au duc Charles II (1629-1665)7 qui n’avait que quatorze ans8. Cependant, musicien indépendant, il était fréquemment absent. La même année, il fut admis au sein de l'Accademia degli Erranti à Brescia.

En 1644, Corbetta eut l'occasion de voyager en Italie avec la mère du duc Charles II. Il voyagea entre l'Espagne etl'Italie, ainsi qu'en Belgique, notamment à Bruxelles, où il dédia son troisième livre, Varii scherzi di sonate, à l'archiduc Léopold Wilhelm9. Il est possible que Corbetta ait rencontré Johann Jakob Froberger (1616-1667) pendant ce temps : « Léopold a contracté la malaria et le médecin qui s'occupe de lui recommande la musique comme élément de son traitement. Le compositeur et claviériste Johann Jakob Froberger (1616-1667), fut également employé dans le même but »10.

Entre 1648 et 1649, Corbetta visita Vienne, où il se produisit devant Ferdinand III et son épouse, Maria Léopoldine. En 1652, il présenta sa démissionner de la cour au duc de Mantoue, en raison d'une rémunération insuffisante. Il exprima le même mécontentement dans une lettre adressée à son mécène, Odoardo Pepoli, à Bologne, en 1652, tout en le remerciant pour son soutien.

« Corbetta devint guitariste à la cour d'Hanovre, de 1652 à 1653. Il aurait pu y être présenté par des parents de la famille des Gonzague, dont Charles II faisait partie »11. Il a également dédié un livre à Georg Wilhelm (1624-1705)12, comme il l'indique dans la préface de La guitarre royalle en 1671. Cependant, aucune copie de ce livre n'a été retrouvée à ce jour.

Selon sa nécrologie, c’était duc de Mantoue qui recommanda Corbetta à Louis XIV (1638-1715). Il est souvent affirmé que Francesco Corbetta fut le professeur de guitare de Louis xiv, par exemple : « Corbetta était également professeur de guitare à la cour Royalle et comptait le roi Louis xiv parmi ses élèves »13, mais il n'existe pas de documents probants pour étayer cette affirmation. Il est toutefois clair qu'en 1656 il était à la cour de Louis XIV, où il a participé au ballet de La Galanterie du temps de Jean-Baptiste Lully (1632-1687). Bien que la musique de ce ballet n'ait pas survécu, le nom de Corbetti figure dans le livret. Dans les préfaces française et italienne de La Guitarre Royalle (1671), Corbetta lui-même mentionne également sa participation au ballet de Lully et indique qu'il a été autorisé par le roi à composer ou à arranger une entrée pour plusieurs guitares à exécuter pendant le ballet14 15.

Corbetta était probablement présent à la cour de Charles II (1630-1685, roi d'Angleterre) en septembre 1660 lorsque Henry, duc de Gloucester, le frère de Charles II, est mort de manière inattendue. La pièce « Allemande sur la mort du duc de Gloaster » dans La Guitarre Royalle (1671) commémore cet événement. Au cours de cette période, la notice nécrologique de Corbetta mentionne que Charles II lui a arrangé un mariage, probablement après 1660. Il a également eu une fille, mentionnée par Adam Ebert (alias Apulius Apronius), mais les détails sur sa date et son lieu de naissance, ainsi que sur l'identité de sa mère, sont inconnus16.

Le nom de Corbetta apparaît pour la première fois dans une pétition adressée au roi en janvier 1661. Cette pétition concerne un jeu de hasard appelé L'accia di Catalonia, qui s'apparente à la roulette. Il est possible qu'il ait profité de son amitié avec Charles II pour se lancer dans cette activité ; le roi lui accorda le monopole du jeu. Deux ans après, joueurs professionnels de jeux dehasard, Corbetta et James Roche obtinrent des autorisations pour d'autres jeux de hasard, appelés The Royalle Oake et Queenes Nosegay. Jusqu'en 1664, Corbetta eut des licences pour ces jeux. Cette occupation éloigna Corbetta de la composition pendant plusieurs années. Il paraît que ces jeux ont été une source importante de ses revenus.

En 1664, Corbetta voyage en France pour un problème de santé. La sœur du roi, Henriette-Anne (1644-1670)17, souhaita le rencontrer, mais son état de santé ne le lui permit pas.

Francesco Corbetta, Suite en la mineur, Lex Eisenhardt baroque (guitare).

En 1665, Charles II reçut des leçons de Corbetta. Il était tellement ravi qu'il envoya quelques exemples musicaux à sa sœur Henriette-Anne. « Le rôle d'Henriette-Anne en tant que guitariste était important. Tout comme Louis xiv a rendu la guitare acceptable, elle a fait en sorte qu'elle il soit à la mode pour les femmes de la noblesse »18. Antoine Hamilton dans les Mémoires de la vie de Comte de Gramont, (1713), après entendre avoir entendu Corbetta jouer écrivit : […] Il avait du génie pour la musique ; et c’est le seul qui de la guitare ait pu faire quelque chose ; mais sa composition était si gracieuse et si tendre, qu’il aurait donné de l’harmonie au plus ingrat de tous les instruments. La verité est que rien n’était plus difficile que de jouer à sa maniére. Le goût du roi pour ses compositions avait tellement mis cet instrument à la mode, que tout le monde en jouait bien ou mal […]19.

Jusqu'en 1670, Corbetta voyagea plusieurs fois entre l'Angleterre et la France, où il a bénéficia du soutien d’Henriette-Anne, à laquelle son « Tombeau en  do mineur » (La Guitarre Royalle, 1671), est dédié. Pendant ces voyages, il rencontra l’écrivant italien Lorenzo Magalotti (1637-1712) à Londres, en 1688. Magaollti, mentionne le nom de Corbetta dans ses Relazioni di viaggio in Inghilterra, Francia e Svezia, Comme « Francesco Corbetti, padovano »20.

En 1670, Corbetta séjourna à Paris, afin de superviser la publication de La Guitarre Royalle. Comme il l’indique dans la préface, il avait commencé ce travail à Londres, mais il amena les plaques gravées à Paris pour achever la publication en France. La plupart des pièces ont un lien avec les événements de la décennie précédente, donc les années soixante. Il est possible que certaines de ces pièces soient les mêmes que celles que Charles envoya à sa sœur. Le livre obtient le provilège royal le 21 septembre 1670, il est publié le 31 octobre 1671. La Guitarre Royalle est peut-être l'une des premières publications de l'éditeur Hierosme Bonneuil.

Au cours de ses voyages en France, Corbetta a certainement rencontré Antoine de Carré, qui publia également un Livre de guitarre en 1671. Il est possible qu'en raison de plagiat, ils aient été impliqués dans des procédures judiciaires. En effet, Carré avait inclus un morceau des Varii scherzi di sonate (1648) de Corbetta dans son propre livre de 1671. De plus, Carré a ultérieurement publié trois pièces de La Guitarre Royalle dans son Livre de pièces de guitare et de musique. (v. 1675)21.

La vie de Corbetta, entre les ses deux publications de La Guitarre Royalle de 1671 et 1674, reste obscure. En 1673, il obtient le privilège royal pour publier son livre avec le même titre, et imprimer « un Livre de plusieurs pieces a joüer sur la Guitarre… », un an plus tard, le livre est imprimé à nouveau par Bonneüil22.

Francesco CorbettaFrancesco Corbetta, gravure mézzotinte par Henri Gascar (1635-1701).

Après une absence, Corbetta revint en Angleterre probablement en novembre 1674, afin de jouer à l'occasion du masque anglais de Calisto. Finalement, il démissionne de son poste à la cour anglaise pour revenir en France et se rendre à Turin. Dans ce voyage, selon Adam Ebert, il était accompagné de sa fille : « Il avait amené avec lui une fille dont nous avons fait la connaissance afin de la persuader de chercher dans les possessions de son père ses mémoires personnelles sur les cours qu'il avait visitées »23.

En 1680, Corbetta revint en Angleterre et poursuivit ses activités de professeur de guitare. Il eut l'opportunité d'enseigner la guitare à Lady Anne, la fille de James II (1633-1701), et de publier un livre à Londres, en 1677, malheureusement perdu. Dans ces années, il reçut un portrait peint par Henri Gascar (1635-1701), offert par Charles II, ce portrait est mentionné dans sa notice nécrologique.

Arash Ahmadzadeh
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Bibliographie

Sources primaires

« Mort de Francisque Corbet, & son Epitaphe », Mercure Galant, tome 4 (Avril 1681).

Corbetta Francesco, De gli scherzi armonici, Bologna, Giacomo Monti & Carlo Zennero, 1639. 

—, La guitarre royalle dediée au roy de la Grande Bretagne, Paris, Hierosme Bonneüil, 1671.

—, La guitarre royalle dediée au roy, Paris, Hierosme Bonneüil, 1674.

—, Varii capricii per la ghittara spagnuola, Milan, [s.n.], 1643.

—, Varii scherzi di sonate, Brussels, [s.n.], 1648.

Sanz Gaspar, Livre de guitarre dediée au roy, Paris, Bonneüil, 1682.

—, Instrucción de música sobre la guitarra español, Zaragoza : por los herederos de Diego Dormer, 1697.

Hamilton Antoine, Les Mémoires de la vie de comte de Grammont, Cologne, Pierre Marteau, 1713.

Travaux

Eisenhardt Lex, Italian guitar music of the seventeenth century: Battuto and pizzicato, New York, University of Rochester Press, 2015.  

Hall Monica, Alfabeto songs, [essai inédit, mis en ligne par l’auteur], 2012. [08/08/23].

—, Francesco Corbetta -  The best of all: A study of life and works, [essai inédit, mis en ligne par l’auteur], 2020. [04/12/2020].

HALL, Monica, The stringing of 5-course guitar, [essai inédit, mis en ligne par l’auteur], 2012.[16/09/2022].

HALL, Monica, Dissonance in the guitar music of Francesco Corbetta, [essai inédit, mais en ligne par l’auteur], 2020.

Pinnell Richard, « Corbetta, Francesco », Oxford Music Online, s. l., Oxford University Press, 2001.

—, Francesco Corbetta and the Baroque Guitar, Ann Arbor, Mich, UMI Research Press, 1980, vol.1.

Tyler James, Guide to Playing the Baroque Guitar, Indiana, Indiana University Press, 2011.


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Notes

1. « Mort de Francisque Corbet, & son Epitaphe », Mercure Galant, tome 4 (Avril 1681), p. 127-133 ; sur cette épitaphe, voir aussi Monica, Hall, Francesco Corbetta - The best of all: A study of life and works, [essai inédit, mais en ligne par l’auteur], 2020 .

2. Corbetta Francesco, La guitarre royalle dediée au roy de la Grande Bretagne, Paris, Hierosme Bonneüil, 1671, p 3.

3. La famille Pepoli est une lignée aristocratique de banquiers originaire de Bologne, dans le nord de l'Italie. Pendant treize ans au xive siècle, ils ont détenu le titre de seigneurs de la ville. Odoardo Pepoli a été élu sénateur vers 1650.

4. Eisenhardt Lex, Italian guitar music of the seventeenth century: Battuto and pizzicato, New York, University of Rochester Press, 2015, p. 31.

5. Tyler James, Guide to Playing the Baroque Guitar, Indiana, Indiana University Press, 2011, p. 88.

6. Pinnell Richard, « Corbetta, Francesco », Oxford Music Online, Oxford University Press, 2001.

7. Charles II Gonzague (Carlo II, en italien) duc de Mantoue, membre de la Maison de Gonzague-Nevers, était un prince franco-italien.

8. Eisenhardt Lex, Italian guitar music of the seventeenth century: Battuto and pizzicato, New York, University of Rochester Press, 2015, p. 43.

9. L'archiduc Léopold Guillaume d'Autriche (1614-1662), frère plus jeune de l'empereur Ferdinand III, était un soldat autrichien, un administrateur et un mécène.

10. Alors que Richard Pinnell dans Corbetta and the baroque guitare avance que Corbetta et Froberger se sont rencontrés, dans une étude plus récente, Monica Hall (Francesco Corbetta, The best of all) n’a pas pu justifier cette hypothèse.

11. Pinnell Richard, Francesco Corbetta and the Baroque Guitar, Ann Arbor, Mich, UMI Research Press, 1980, vol.1, p. 117.

12. Georg Wilhelm, deuxième fils du duc Georg de Calenberg, fut le prince régnant de Brunswick-Lüneburg-Calenberg (Hanovre) de 1648 à 1665 et de Brunswick-Lüneburg-Celle de 1665 à sa mort en 1705.

13. Alastair Lewis « The Biography of Francesco Corbetta c. 1615-1681 », maestros of the guitar[en ligne].

14. Hall Monica, Francesco Corbetta -  The best of all: A study of life and works, [essai inédit, mais en ligne par l’auteur], 2020, p. 12.

15. Parmi lesquels il y en a qui m’ont enlevé les planches d’un livre que j’avois laissé à Paris, apres l’avoir dedié au Roy de France, à l’occasion d’un Balet, composé par le tres-fameux Auteur, Jean-Baptiste Lulli, Maistre de la Musique du Roy en 1656 : où je fus admis par sa Majesté à faire une Entrée de plusieurs guitarres, ayant presenté deux exemplaires de ce Livre de ma compostion à ce grand Monarque, en reconnoissance de toutes les faveurs que j’avois receu de sa Majesté. Ils prirent le temps de mon despart de Paris pour surprendre les dites planches, d’y adiouster quelqu’autres pieces, et de le dédié de nouveau sous leur nom à un Prince estranger. Corbetta, Francesco, La guitarre royalle dediée au roy de la Grande Bretagne, Paris, Hierosme Bonneüil, 1671, p 8.

16. Hall Monica, Francesco Corbetta -  The best of all: A study of life and works, [essai inédit, mais en ligne par l’auteur], 2020, p. 3-14.

17. Henriette d'Angleterre, née le 16 juin 1644 et décédée le 30 juin 1670, était la fille du roi Charles I d'Angleterre et d'Écosse et de la reine Henriette Marie de France. Elle était la petite-fille d'Henri IV, la nièce de Louis XIII et la belle-sœur de Louis XIV. Par son mariage avec son cousin Philippe d'Orléans, elle était membre des familles royales Stuart et Bourbon.

18. Pinnell Richard, Francesco Corbetta and the Baroque Guitar, Ann Arbor, Mich, UMI Research Press, 1980, vol.1, p. 139.

19. Hamilton Antoine, Les Mémoires de la vie de Comte de Gramont, Cologne, 1713, p. 213. 212.

20. Magalotti Lorenzo, Relazioni di viaggio in Inghilterra, Francia e Svezia, Bari, Laterza, 1968, p. 136.

21. Hall, Monica, Francesco Corbetta -  The best of all: A study of life and works, [essai inédit, mais en ligne par l’auteur], 2020, p. 20.

22. Pinnell Richard, Francesco Corbetta and the Baroque Guitar, Ann Arbor, Mich, UMI Research Press, 1980, vol.1, p. 179.

23. Hall Monica, Francesco Corbetta -  The best of all: A study of life and works, [essai inédit, mais en ligne par l’auteur], 2020, p. 25.


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