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Coprario Giovanni
1575-1626

Cooper John ; Coperario ; Cowper ; Coperarey

Né en 1570-1580 ; mort à Londres en juin 1626.

Compositeur, virtuose du luth et de la viole de gambe.

Dans un document daté de 1617, il est appelé « John Coperario, gentleman ». En février 1601, William Petre fait un don de 10 shillings à « Coprario, pour les leçons qu’il m’a apportées pendant mon séjour à Londres ».

On peut supposer, sans auncune documentation, qu’après un séjour en Italie il ait gardé son nom itatilianisé. En fait, les musiciens italiens étant fort prisés, il était assez courant d’italianiser son nom.

John Copraprio, Funeral Teares, « My Joy Is Dead », Paulin Bündgen (contre-ténor), Angélique Mauillon (harpe), Anne Delafosse-Quentin (soprano), Les Jardins de Courtoisie, Ensemble Céladon, Rémi Cassaigne (luth).

Au moins est-il, du 2 au 13 avril 1603 aux Pays-Bas grâce à une bourse de 3 livres du secrétaire d’État, Sir Robert Cecil. Ce dernier, comte de Salisbury en 1605, est nommé Lord Treasurer en 1608. Il est alors le principal mécène de Coprario.

Le 31 octobre 1605, Coprario reçoit 5 livres en tant que « Setter of Musick », quand les musiciens de Robert Cecil jouent pour la reine Anne.

En 1606, il compose ses Funeral Teares à la mémoire de Charles Blount, comte de Devonshire.

Le 16 juillet 1607, il reçoit 12 livres, pour la composition des chansons destinées au banquet offert à Jacques Ier Stuart par la Merchant Taylors' Company.

Les papiers de Robert Cecil à Hatfield House, font état de paiements en faveur de Coprario, entre juin 1607 et avril 1613 : le logement, le coût du cordage des instruments dont il avait la charge, des débours en relation avec le garçon George Mason, des récompenses pour des musiciens engagés probablement pour le divertissement du roi à Salisbury House en mai 1608, un cadeau de 20 livres à Noël 1609, et un cadeau de 10 livres avant son voyage à Heidelberg en 1613.

Certains de ces documents portent sa signature, ce qui a permis d’authentifier manuscrit de ses Règles pour composer.

Au début de 1613, il arrange Songs of Mourning de Thomas Campion (1567-1629) inspirées par la mort du jeune prince Henri-Frédéric, fils de Jacques Ier, qui comprennent des élégies adressées personnellement au roi et à la reine Anne, au prince Charles, à la princesse Elizabeth et à l’électeur palatin Friedrich, auquel l’ensemble de la série a été dédié.

John Coprario, Songs Of Mourning, « Fantasia à 3 », par The Consort of Musicke, sous la direction d'Anthony Rooley.
John Coprario, Coprario or Gray's Inn the first, par The The Laughing Cavalier.

Le 14 février 1613, il est rémunéré 20 livres pour la composition The Lords Maske, sur un texte de Campion, et un masque célébrant le mariage de la princesse Elizabeth — fille de Jacques 1er) avec le prince palatin Friedrich v von der Pfalz (Wittelsbach, Pfalz-Simmern).

Ses autres mécènes sont Edward Seymour, comte de Hertford (1539-1621) et Francis Clifford, comte de Cumberland (1559-1641).

Coprario aurait surtout vécu dans les domaines d’Edward Seymour dans le Wiltshire, à Amesbury et Wulfall et aurait été le maître de musique de William Lawes, que le comte avait pris en sa maison comme apprenti musicien.

Les paiements documentés de Francis Clifford à Coprario montrent une somme de 7 livres en juillet 1614 pour une viole envoyée par mer à Londsbrough, 11 livres en janvier 1617, suite à son retour de la ville de Raguse en Italie, voyage pour lequel il a obtenu un laissez-passer du Conseil privé le 13 juillet 1616, afin de régler ses affaires privées. Un autre laissez-passer d’un an pour visiter l’Allemagne lui est délivré le 28 juin 1617.

En mars 1618, il reçoit la somme de 50 livres, pour son service auprès du prince de Galle, le futur Charles Ier, et à partir du 25 mars 1622, il est pourvu d’une allocation annuelle de 40 livres, comme musicien extraordinaire du prince.

Il collabore à nouveau avec Campion, pour le Maske of Squires, donné en décembre 1622 à l’occasion du mariage du comte de Somerset, Robert Carr, favori de Jacques 1er, avec Frances Howard.

Quatre de ses fantaisies pourraient avoir fait partie des présents destinés à Philippe III d’Espagne, commandé par le duc de Buckingham, lequel accompagnait le prince Charles cherchant à conclure un mariage en 1623. Les conditions posées par l’Espagne ne sont pas acceptables pour la couronne anglaise, Charles aurait dû, entre autres, se convertir au catholicisme et séjourner en Espagne.

Il se marie le 25 mai 1625 avec Henriette-Marie de France (fille d’Henri IV et de Marie e Médicis). Lors de son accession au trône, en 1625, Charles 1er Stuart nomme Coprario compositeur extraordinaire, poste auquel Ferrabosco succède en juillet 1626, en remplacement de « John Copreario décédé »

John Coprario, Fantasia 9, par Jordi Savall.
John, Coprario, Funeral Teares, « Oft Thou Hast », Emma Kirkby, The Consort of Musicke, sous la direction d'Anthony Rooley.

Catalogue des œuvres musicales

Ile lie me downe, à 4 voix, broken consort

O Lord how doe my woes encrease, à 5 voix (1614).

Funeral Teares for the death of the Right Honorable the Earle of Devonshire, à 1-2 voix, pour luth et basse de viole : Deceitfull fancy ; Foe of mankind ; In darknesse let me dwell ; My joy is dead ; Oft thou hast with greedy eare ; O sweete flower ; O th'unsure hopes of men.

Songs of Mourning : Bewailing the untimely death of Prince Henry (Campion), pour une voix, luth, basse de viole (London, 1613). Fortune and glory ; How like a golden dreame ; O griefe, how divers are thy shapes ; O poore distracted world ; So parted you ; Tis now dead night ; When pale famine.

3 songs from the Earl of Somerset's Masque (Campion), 26 December 1613 : Come a shore, come merrie maters ; Goe happy man ; While dancing rests.

Send home my long strayd eyes to mee (Donne), pour une vois et luth.

3 madrigaux : Che mi consigli amore, à 6 voix, sur un texte de pétrarque ; Deh cara anima mia, à 5 voix ; Udite, lagrimosi spirti, à 6 voix, sur un texte de Guarini.

21 villanelle, à 3 voix : Amor falla sapere ; Amor prega; Chiara più che'l chiar sol (2p. La vostra gran beltà, 3p. Ahi dura sorte) ; Donna mia (2p. Io ti non stato, 3p. Ahimè, donna mia) ; Duca, vi voglio dir una novella (2p. Era rosetta, 3p. Pur martellava, 4p. Pur a la fin) ; Lasso dal primo giorno (2p. Lasso di tanta fiamma, 3p. Lasso di tanti lacci, 4p. Lasso la tua beltà) ; Non mi date tormento; Questi capelli d’or (2p. La bella fronte, 3p. I dui begli occhi, 4p. Il naso profilato).

Alman, pour 3 violes.

6 fantasias, pour 2 violes

10 fantasias, pour 3 violes et orgue ad libitum.

3 fantasias, pour 3 violes et orgue.

7 fantasias, pour 4 violes et orguez ad libitum.

49 madrigaux ou fantasias, pour 5 violes et orgue ad libitum : Alma mia tu mi dicesti ; Al primo giorno ; Caggia fuoco dal cielo ; Chi può mirarvi ; Credemi ; Cresce in voi ; Crudel perchè ; Dammi o vita mia soccorso ; Deh cara anima mia ; De la mia cruda sorte ; Del mio cibo amoroso; Dolce ben mio ; Dolce mia vita ; Dolce tormento (2p. Ingiustitia d'amor) ; Dove il liquido argento ; D'un si bel fuoco ; Fugga dunque la luce (2p. O sonno) ; Fuggi se sai fuggire ; Gitene, ninfe ; Illicita cosa ; In te mio nove sole ; In voi moro ; Io piango ; Io son ferito, Amore ; Io vivo in amoroso foco ; Ite leggiadre rime ; La primavera ; Leno ; Lieti cantiamo ; Luci beate e care ; Lucretia mia ; Lume tuo fugace ; Nel sen della mia Margherita ; Ninfa crudele ; Occhi miei con viva speme ; Ohimè la gioia è breve ; O misero mio core ; Passa madonna ; Per far una leggiadra vendetta ; Qual vaghezza ; Quando la vaga Flori ; Rapina l'alma ; Se mi volete morto ; Sia maledetto Amore ; Voi caro il mio contento, et autres sans titre.

8 madrigaux instrulmentaux ou fantasias, pour 6 violes et orgue ad libitum : Al folgorante sguardo ; Che mi consigli, Amore ; Risurgente madonna ; Sospirando ; Su quella labra ; Udite, lagrimosi spirti ; autres sans titres.

2 lessons, pour lyra-viol.

3 lessons, pour 2 lyra-viols.

11 lessons, pour 3 lyra viols.

12 fantasias, pour 2 basses de viole.

16 fantasia-suites, violon, basse de viole (et orgue pour le no 16).

8 fantasia-suites, pour 2 violons, basse de viole et orgue.

Verse, pour cornet, sacqueboute et orgue.

2 masque dances, Cuperaree or Grayes, dans The Lordes Maske ; ‘The second (peut être pour The Lords Maske ou Beaumont’s Masque of the Inner Temple and Gray’s Inn).

Masque dance The Saylers Masque.

Pavan, arrangement pour harpe, théorbe, avev violon et basse de viole, par William Lawes, perdu.



Écrits relatifs à la musique

Rules to compose

Bibliographie

Bertenshaw Derry, Madrigals and madrigalian fantasies: the five-part consort music of John Coprario and Thomas Lupo. Journal of the viola da gamba Society of Great Britain (26) 1998, p. 26.

Charteris Richard, A postscript to John Coperario: A thematic catalogue of his music with a biographical introduction. Journal of the viola da gamba Society of Great Britain (11) 1982, p. 13.

–,  Autographs of John Coprario. Music and Letters (56) 1975, p. 41-46.

–,  John Coprario (Cooper), c. 1575-1620: A Study and Complete Critical Edition of his Instrumental Music (thèse). University of Canterbury 1976.

–,  John Coprario, a thematic catalogue of his music, with a biographical introduction. New York: Pendragon Press 1977. Revu par Bruce Bellingham, «Journal of the Viola da Gamba Society of America» (15) 1978, p. 113-115.

–,  John Coprario’s Five and Six-Part Pieces: Instrumental or Vocal? Music and Letters (57) 1976, p. 370-378.

Cunningham Caroline, John Coprario’s Rule how to Compose’ and His Four-Part Fantasias: Theory and Practice Confronted. Journal of the viola da gamba Society of Great Britain (23) 1994, p. 37-46.

–,  Variety and unity in the fantasias of John Coprario. Journal of the viola da gamba Society of Great Britain (26) 1998, p. 69.

Dodd Gordon, The Coperario-Lupo five-part books at Washington. Journal of the viola da gamba Society of Great Britain (1) 1969, p. 36-40.

Mc Grady R., Coprarios’s Tuner al Teares. The Music Review 1977
Sandford Gordon, Coprario’s Cadence: Some Thoughts on Coprario’s 4-part Fantasia. Journal of the viola da gamba Society of Great Britain (22) 1993, p. 44-58.

Poulos Helen, Giovanni Coperario and William Lawes: The Beginnings of Pre-Commonwealth Violin Music (thèse). Indiana University 1971 [101 p.].

Pulver J., Coperario, Giovanni. A Biographical Dictionary of old English Music. Londres 1927, réimpression 1973.

–,  Giovanni Coprarios John Cooper. The Monthly Musical Record LVII 1927.

 Jean-Marc Warszawski
Dictionnaire des écrits relatifs à la musique
Novembre 1995-14 janvier 2022


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Mercredi 19 Janvier, 2022