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Arne Thomas Augustine
1710-1778

Baptisé à Londres, le 28 mai 1710 ; mort à Londres le 5 mars 1778.

Il est issu d'une famille de tapissiers et d'entrepreneurs de pompes funèbres, actifs dans la Société des Upholders de Londres. Son père loue une grande maison, à Londres, dans King Street, à Covent Garden. Son entreprise,  The Two Crowns and Cushions (Les deux couronnes et cousins)  est prospère, mais il semble qu'il ait laissé mourir son père et son frère en prison pour dettes.

Arne adopte le prénom « Augustine » dans son enfance, peut-être pour marquer son adhésion au catholicisme, religion de sa mère Anne.

D'après Charles Burney, Thomas Arne étudie à Eton, ou sa passion pour la musique se révèle. Il apprend la musique en autodidacte avant de prendre des leçons violon avec Michael Christian Festing (1705-1752)

Arne, selon Burney, est placé en apprentissage chez l'avoué Arthur Kynaston, à Londres, mais il abandonne le droit au profit de la musique, choix que ne rencontre pas d'opposition familiale.

Son père a des parts dans le Théâtre de Haymarket, fondé en 1732, pour promouvoir les opéras anglais. Thomas Arne, avec sa troupe, qui comprend sa sœur Susanna et son frère Robert, produit en mars Amelia d'Henry Carey, et non autorisé, Acis et Galatea d'Handel.

Thomas Arne, « The Morning converted», Emma Kirkby (soprano), The Parley of Instruments, sous la direction de Roy Goodman.

La société de théâtre s'effondre à l'automne. Thomas Arne avec sa troupe est au théâtre Lincoln's in the Field, où il produit Teraminta d'Henry Carey et John Stanley, et son propre opéra Rosamond, sur un livret de Joseph Addison, créé le le 7 mars 1733. Ce livret, une des premières tentatives d'opéra anglais, avait déjà été mis en musique par Thomas Clayton (1673-1725) en 1707, et n'avait obtenu aucun succès.

La saison suivante, son opéra The Opera of Operas, or Tom Thumb the Great (ne pas confondre avec l'opéra, du même titre et même livret  de son futur beau-frère, John Frederick Lampe), et son masque Dido and Aeneas, font de bonnes entrées et tiennent une quinzaine de jours à l'affiche.

En avril 1734, sa sœur Susanna se marie avec l'acteur et dramaturge Theophilus Cibber (1703-1758), dont la compagnie est en résidence à Drury Lane. Arne est appelé à composer les musiques de nombreuses pièces et pantomimes.

Lui-même se marie le 15 mars 1737 avec la célèbre soprano Cecilia Young (1712-1789), qui chante dans les oratorios de Handel. Elle est la fille de l'organiste d'All Hallows Church, un élève de Geminiani. La même année la sœur de Cecilia, Isabella, se marie avec John Frederick Lampe (1703-1751).

Par ses musiques de scène, ses masques, sa musique religieuse, il s'impose comme l'un des plus importants compositeurs d'Angleterre, et pionnier, après Purcell, de l'opéra anglais.

En 1738, il fonde avec Handel, Boyce et Peppush, la Society of Musicians, qui devient plus tard Royal Society.

Après l'échec de son mariage avec Theophilus Cibber, Susanna s'installe à Dublin en décembre 1741. Elle y chante dans la création du Messiah d'Handel, le 13 avril 1742. Le succès d'Handel a peut-être poussé Arne à passer deux ans à Dublin. Il y produit d'anciennes compositions, dont des œuvres d'Handel. Il crée The Death of Abel, Smock Alley Theatre, le 18 février 1744.

Il revient en août 1744 à Londres. En passant par Chester, il rencontre le jeune Charles Burney, qu'il prend comme apprenti.

Il reprend son activité auprès de la troupe de Theophilus Cibber, et compose God bless our noble king, qui a un immense succès, suite à la rébellion de 1745.

Selon Burney,  le dialogue Colin and Phaebe, est aussi un grand succès, qui teint l'affiche durant trois mois à Vauxhall.

En 1747, David Garrick (1717-1779), qui remplace Theophilus Cibber à Drury Lane, préfère d'autres compositeurs, dans les années qui suivent plusieurs de ses œuvres n'ont pas de succès. Suite à des conflits, Susanna, avec quelques autres acteurs de DruryLane rejoint Covent Garden. Arne les suit, avivant ainsi la dure concurrence qui oppose les théâtres de Londres. Mais si ses musiques sont plus appréciées que celles de Boyce, qui compose alors pour Drury Lane, le succès n'est décisif pour aucune des deux institutions.

Thomas Arne, « The soldier tir'd », de l'opéra Artaxerxes, par Joan Sutherland.

En 1754, il crée son, opéra Eliza, au Little Theatre, qui est retiré après ne seule représentation  « sur ordre supérieur ».

En 1755, il est brièvement à Drury Lane, pour produire Britannia, un masque de David Mallet, mais en octobre, il est de nouveau à Dublin, avec son épouse, une de ses élèves, Charlotte Brent (1734-1802), et sa nièce Polly Yong (1749-1799).

À Dublin son ménage se défait, il retourne à Londres avec Charlotte Brent qui devient sa maîtresse, Cecilia et Poly Young restent à Dublin. David Garrick refuse d'engager Charlotte Brent à Drury Lane. Elle obtient de grands succès à Covent Graden, dans les œuvres d'Arne, dont la révision du Beggar's Opera en 1759.

Le 27 juin 1759, il est docteur de l'Université d'Oxford. Puis sa bonne étoile décline.

Thomas Augustine Arne, Concerto n° 3 en la majeur, 1er mouvement, Con Spirito), extrait de « Six Favourite Concertos », par Paul Nicholson (pianoforte) et The Parley of Instruments, sous la direction de Peter Holman.

En 1762, Cecilia et Polly sont de nouveau à Londres. Malade, Cecilia n'apparaît plus que rarement sur scène, et donne des cours de chant. Polly est soprano, compositrice et claveciniste, et fait ses débuts à Covent Garden en septembre 1762. Elle se marie avec le violoniste et compositeur François Hippolyte Barthélemon (1741-1808) en 1766.

En 1764, son opéra-comique The Guardian Out-Witted, n'est joué que six fois,  son opéra seria L'olimpiade, est retiré après deux représentations en 1765.

En 1766, sa sœur décède et Charlotte Brent se marie avec le violonisteThomas Pinto. À la fin des années 1760, il trouve peu de travail auprès des théâtres, et doit connaître difficultés pécuniaires quand l'avocat de Cecilia, lui réclame 10 £ de retard sur la pension de 40 £ qu'il lui verse chaque année.

Il livre encore des œuvres de grande facture pour diverses pièces de théâtre, se réconcilie avec son épouse en octobre 1777, tombe malade en décembre.



Catalogue des œuvres

En devenir...

Bibliographie

Jean-Marc Warszawski
Révision 18-19 juin 2010

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Samedi 11 Janvier, 2020