La fête de la musique a 44 ans
Le School of Rock de Caen. Photographie © Patricia Ségrétinat.
Ce dimanche soir à Caen, il fait bon, moins de 30°, et les promeneurs nombreux, la nuit va être chaude. L’après-midi, les voix étaient à l’honneur au château et à l’abbaye aux Hommes.
Mais c’est le soir que les décibels envahissent le centre-ville, avec les groupes qui se font concurrence et les DJ qui montent le volume. Alors on passe plus vite au milieu des raveux ondulant, en tendant l’oreille vers autre chose.
Bon, on sait que Le School of Rock est là, comme tous les ans. Le groupe de rock du collège Lechanteur depuis 2013. De nombreuses jeunes chanteuses et musiciens, preneurs de son, roadies car il y a y un paquet de matos. Toujours au top, avec un excellent batteur à faire enrager les « Emile Tapdur » du voisinage, de bons guitaristes et claviers, et des chanteuses très à l’aise. Plus les deux profs musiciens animant l’atelier. Bien installés, loin des autres groupes, ils peuvent jouer sans forcer. Sauf quand deux batucadas se croisent devant eux. Les imprévus de la rue Saint-Pierre.
Le batteur solitaire en solo. Photographie © Patricia Ségrétinat.
Un peu plus loin, place de la République, un batteur aux dix cymbales fait son solo tout en nuances et sons percussifs. Lui aussi pourrait en remontrer à ses collègues amateurs, et pros pour certains. Un couple passe en esquissant deux pas de danse. Peut être ont-ils vu Life of Chuck, avec son incroyable séquence batterie-duo dansée.
La Boite à bois loin du bruit. Photographie © Patricia Ségrétinat.
On reprend les vélos pour s’éloigner des DJ's. La Boite à bois (l’accordéon au Québec) s’est installée près de l’Artothèque car c’est du folk acoustique. L’an passé ils étaient dans l’enceinte du château, mais la musique machinique montée des douves les couvrait trop. C’est un ensemble participatif de musique et de danse ouvert à tous, qui répète tous les mardis. L’esplanade est vaste et permet au mandolier meneur de jeu d’indiquer les pas aux danseurs de tous niveaux, qui virevoltent avec grand plaisir.
Du rock féminin en quartet. Photographie © Patricia Ségrétinat.
Puis on file rue Caponière. On avait remarqué en passant les barrières la fermant aux voitures. Effectivement, il y a trois scènes et deux groupes électriques qui jouent sans se gêner. Le premier reprend Santana et Téléphone avec talent. Le second est un quartet féminin. La chanteuse a un bon grain de voix, et reprend Nirvana, entre autres. Une terrasse de café, des pâtisseries arabes, des pizzas. L’ambiance est décontractée, comme lors des premières fêtes de la fin du vingtième.
Qu’en sera-t-il l’an prochain ?
Alain Lambert
Caen, 21 juin 2026
© musicologie.org.



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Mercredi 24 Juin, 2026 14:54