Jean-Marc Warszawski, 2026.
L’ensemble Venerem peaufine le détail

Venerem, Strike, Laureen Stoulig-Thinnes (soprano), Mario Thines (piano), Simon Zauels (basse), Michel Meis (percussions), œuvres d'Henry Purcell, Francesco Bartolomeo Conti, Reynaldo Hahn, Mario Thinnes, Antonio Vivaldi, Jean-Baptiste Lully, Orlando Records 2025.
Enregistré les 3-5 janvier 2024, Studio La Buissonne, Pernes-les-Fontaines
L’ensemble Venerem imagine une musique assez inédite : des œuvres baroques, mais aussi À Chloris de Reynaldo Hahn, réappropriées en un jazz soigné, ne manquant pas d’imagination.
Le quatuor est formé par la soprano Laureen Stoulig-Thinnes qui a solfié ses premières gammes au Conservatoire de Metz, passant du piano au chant, elle se distingue surtout dans le monde baroque. Par le pianiste Marlo Thinnes, Saarien ayant étudié à la haute école de musique de Saarbrücken, primé pour ses interprétations des sonates de Beethoven. Par le bassiste Simon Zauels, un peu plus à l’Est, un peu plus jazz qui a troqué le violoncelle pour la basse électrique, il a étudié à Saarbrücken, puis à la haute école des arts de la scène de Manheim, puis en Amérique avant de se mêler à de nombreux ensembles dans le monde. Du percussionniste Michel Meis, qui, lui aussi, à fait le chemin de Saarbrücken à Manheim : classique, jazz, metal, musique contemporaine, pop, musique électronique, tout lui va, y compris l’ensemble Venerem.
Avouons-le pour être à demi pardonné, à première écoute, nous avons trouvé l’ensemble un peu lisse, à la seconde, nous aurions bien entendu l’émergence d’un hautbois côté baroque ou d’un saxophone rauque ou une guitare saturée pour un peu bousculer la trop belle ordonnance. Mais nous sommes tombé sous le charme car, si le choix esthétique chiadé et hyper raffiné, une leçon lointaine du Modern Jazz Quartet, évite les éclats, les arrangements sont de grande densité, il y a beaucoup à écouter. D’autant que les originaux sont des pièces connues et appréciées. Leur rendu est singulier grâce parfois à de la décroissance ou désenchère fignolée : que faire après Klaus Nomi dans Le « What Power art Thou » d’Henry Purcell ? (la version instrumentale de Vincent Peirani et Émile Parisien et également bien belle de frissons et de feeling).
En bref, une très belle appropriation personnelle et stylistiquement totale cohérente, dans l’esprit progressif, qui sort magnifiquement des sentiers plus ou moins battus sans battage. Un grand œuvre de brassage.
La disussion de quinze minutes (en anglais !) entre les artistes ) propos cet enregistrement, en dernière plage, n'est pas spécialement heureux.
Henry Purcell, King Arthur, « What Power art thou », plage 2.1-2. Henry Purcell, Strike the Viol, What Power Art thou, 3. Francesco Bartolomeo Conti, Languet anima mea (air), 4. Reynaldo Hahn, À Chloris, 5. Marlo Thinnes, Entr’acte, 6. Antonio Vivaldi, « Cum Dederit » (extrait du Nisi Dominus RV 608), 7. Jean-Baptiste Lully, Passacaille (extrait d'Armide), 8. Discussion entre les artistes sur cet enregistrement.
avril 2026.



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ISSN 2269-9910

Lundi 13 Avril, 2026 0:09