bandeau texte 840 bandeau musicologie 840

Caen, 25 mars 2026 —— Alain Lambert.

Entre-Temps, l’éternel retour du chorégraphe

Entre-Temps, l’éternel retour du chorégrapheEntre-Temps de Philippe Decouflé. Photographie © Pierre Planchenault.

Eh oui, il est toujours là, Philippe Decouflé, avec sa compagnie DCA, ses neuf danseurs, de la vingtaine à plus de 70 ans, et son pianiste roulant et improvisant. Et toujours renouvelé, dans son univers surréaliste où les panneaux mobiles effacent les personnages, où la scène s’inverse, avec un faux public composé d’amateurs locaux, dans cette coproduction avec le théâtre de Caen.

Côté danse, il invente à chaque nouvelle musique, et propose des chorégraphies ébouriffées où les deux anciens, Dominique Boivin et Michele Prélonge, déjà présents à ses débuts, ont toute leur place et finissent sur le devant de la scène, sous les projos, quand tous les autres sont fusionnés avec la trentaine d’amateurs.

Le temps passe, mais les danseurs gambillent encore, même si leurs mouvements évoluent. Le chorégraphe sait s’adapter aux différents corps et différents âges. Il en joue au cours des multiples tableaux, puisque c’est son propos, mais sans en faire trop. Des voix off parlent du temps et le commentent, l’horloge accrochée en haut du rideau côté jardin avance, recule, s’affole, s’arrête au gré de ses dansantes aiguilles. Car c’est aussi le temps qui permet le mouvement et les multiples variations du spectacle. Sans lui, pas de chorégraphie possible. Le tout dans un superbe décor de tentures, puis de cadres divers.

Côté musique, le choix est vaste : Stéphane Monteiro, Guillaume Duguet, Sébastien Lagrange, Kraftwerk, Madonna, Laurie Anderson, Gloria Gaynor, Franz Liszt, Jean-Sebastien Bach, Jean-Philippe Rameau, Philip Glass et Michel Legrand dont on reconnaît La chanson de Maxence. Certaines sont jouées en live par Gwendal Giguelay sur son piano roulant ou son clavier, aussi bien les grands maîtres que des morceaux plus électriques. Cet improvisateur venu du classique peut tout jouer visiblement.

L’un des moments les plus étonnants est la reprise dansée et en play-back de La Isla Bonita de Madonna, aussi la version chorale de I Will Survive de Gloria Gaynor, ou encore la folle danse bretonne en fin de première partie, sur fond d’accordéon irlandais endiablé.

Du grand spectacle en deux actes et presque deux heures. À voir encore les 16 et 17 avril au Luxembourg.

À venir au théâtre de Caen, La tempête mise en scène et en musique par Omar Porras, du 31 mars au 3 avril.

signature d'Alain Lambert Alain Lambert
25 mars 2026
© musicologie.org.


publicité section biographiespublicité section actualitéspublicité section textespublicité section encyclopédie

logo grisÀ propos - contact |  S'abonner au bulletinBiographies de musiciens Encyclopédie musicaleArticles et études | La petite bibliothèque | Analyses musicales | Nouveaux livres | Nouveaux disques | Agenda | Petites annonces | Téléchargements | Presse internationale | Colloques & conférences | Collaborations éditoriales


Musicologie.org, 56 rue de la Fédération, 93100 Montreuil, ☎ 06 06 61 73 41.

ISSN 2269-9910.

imagette de bas de page

Lundi 30 Mars, 2026 4:16