musicologie

1er août 2021 —— Jean-Marc Warszawski.

Reflets poétiques de Franz Liszt et Lili Boulanger

Ensemble Reflets, Vision poétiques, Franz Liszt, Lili Boulanger, Magali Léger (soprano), Marie-Claude Boulanger (piano), Françoise Douchet (alto), Thierry Durand (flûte), Clara Strauss (violoncelle). Calliope 2020 (CAL 2078).

Enregistré les 2 juin 2010, 8 avril 2013, église Saint-Marcel à Paris ; 20 mai, 4 juin 2019, studio Sequenza à Montreuil.

D’abord duo composé par la pianiste Marie-Laure Boulanger et le flûtiste Thierry Durand, l’ensemble devient trio avec le renfort de la violoncelliste Clara Strauss, remplacée par l’altiste Françoise Douchet, puis quatuor avec la soprano Magali Léger, c’est ainsi qu’il devient l’ensemble Reflets en 2012. Ils enregistrent un premier cédé entre cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Claude Debussy et commémoration des cinquante ans de la disparition de Jacques Ibert.

Pour ce second cédé, deux programmes distincts en trois campagnes d’enregistrements nous sont proposés : des œuvres de Franz Liszt enregistrées en 2019, des œuvres de Lili Boulanger enregistrées pour partie en concert en 2010 et 2013.

La juxtaposition de ces deux noms attire l’attention et la curiosité, mais à l’oreille, ces deux programmes sont d’un même paysage sonore plutôt sombre et de langueur mélancolique, qui se marie fort bien à la rondeur sensuelle du piano Fazioli. Il y a même de la douleur et du déchirement avec les Trois sonnets de Pétrarque (Franz Liszt) ouvrant magnifiquement le récital, dans un arrangement de Marie-Laure Boulanger joignant au piano original, l’alto et la flûte.

Au-delà du pathos clair-obscur qui s’installe après les Trois sonnets, ajoutant une pointe d’inquiétude repoussée le temps de quelques mesures  d’Un matin de printemps (Lili Boulanger), mais sombrant dans une terrible noirceur d’Un soir triste (idem), musicalement, ces enregistrements séduisent pas leur qualité chambriste, l’équilibre, la beauté sonores et la diversité, certes relative, des combinaisons instrumentales.

Le métier et le talent des artistes bénéficient des services de Thomas Vingtrinier, un des meilleurs preneurs de son du moment, qui a assuré l’enregistrement de la première partie (Liszt), dans son studio de Montreuil, et mastérisé l’ensemble.

Franz Liszt, Romance oubliée (plage 4).

Franz Liszt : 1-3. Trois sonnets de Pétrarque, sonnet 104, « Pace non trove », sonnet 123, « vidi in terra angelici costumi », sonnet 47, « Benedetto sia'l giorno » (soprano, piano, alto, flûte); 4. Romance oubliée (alto et piano), 5. Bénédiction de Dieu dans la solitude (piano).

Lili Boulanger : 6. D'un vieux jardin (piano), 7. D'un jardin clair (piano), 8. Pièce en fa(piano et flûte), 9 Nocturne (piano et flûtre), 10. D'un matin de printemps (flûte, violoncelle et piano), 11. D'un soir triste (flûte, violoncelle et piano).

 Jean-Marc Warszawski
1er août 2021


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Dimanche 1 Août, 2021 16:53