musicologie

9 septembre 2020 —— Jean-Marc Warszawski.

Motets, cantates, Lieder de Martha von Castelberg

Martha von Castelberg, Lieder und Motetten, Estelle Poscio (soprano), Susannah Haberfeld (mezzo-soprano), Remy Burnens (ténor), Äneas Humm (Baryton), Judiot Polgar (piano) et l’ensemble vocal Larynx, sous la direction de Jakob Pilgram. Solo musica 2020 (SM 334).

Enregistré au SRF Studio Brunnenkof, Zürich, 4, 5, 10, 11 juillet 2019.

Maria von Orelli (1892-1971), naît l’année au cours de laquelle son père Paul Carl Eduard succède à son propre père à la direction de la banque familiale de Zürich. C’est une famille convertie au catholicisme dans un milieu protestant, très active autour de l’église Saint-Martin (que la famille a fiancée) et en relation avec le monastère de Disentis, dans les Grisons, à la source du Rhin.

Elle bénéficie des cours privés de violon par un professeur du Conservatoire de la ville, mais son père lui refuse des études musicales plus poussées. Il est bien que les jeunes filles de bonne famille brillent en société pour attirer les bons partis. Une fois mariée, si le mari l’autorise, la pratique musicale sans exagération peut être un passe-temps profitable. Mais elle doit tout de même être une bonne pratiquante, car elle obtient à 25 ans un violon Michele Deconet de Venise, des années 1750-1760. Elle a également un piano Blüthner à sa disposition sur lequel elle apprend à jouer en autodidacte… Et compose.

Elle se marie avec Victor von Castelberg, dont la famille est très liée avec les bénédictins de Desentis. Martha von Caselberg a d’ailleurs mis en musique plusieurs poèmes de Maurus Carnot, doyen du monastère et professeur, avec lequel elle est en relations.

Ses premières compositions sont signées de son nom de jeune fille, mais elle continue à écrire de la musique une fois mariée, en se faisant toutefois conseiller et aider par des maîtres : des motets, des cantates (« Lieder religieux » dans le livret), des Lieder.

Le catalogue de ses œuvres n’est pas documenté, ni l’état des partitions, les corrections éventuellement apportées. En tout cas, elles sont magnifiquement servies par Estelle Poscio (soprano), Susannah Haberfeld (mezzo-soprano), Remy Burnens (ténor), Äneas Humm (Baryton), Judiot Polgar (piano) et l’ensemble vocal Larynx, sous la direction de Jakob Pilgram.

C’est étonnant et fort original, d’une grande pureté, avec une indéfinissable effluence schubertienne dans les Lieder. C’est beau.

 

 Jean-Marc Warszawski
9 septembre 2020
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Mercredi 9 Septembre, 2020 3:27