musicologie

2 septembre 2020 —— Jean-Marc Warszawski.

Johann Sebastian Bach d’un bout à l’autre des Pyrénées avec la violoncelliste Maitane Sebastián

Maitane Sebastián, Bach Complete Cello Suites. paraty 2019 (paraty 239171).

Enregistré à Aguerria Estate Chapel in Maule (Zuberoa EH).

Maitane Sebastián jaiotzez euskalduna da, « Maitane Sebastián est basque de naissance »…  naturalisée violoncelle. Il suffit  de l’écouter chanter ses cordes pour être convaincu d’entendre une des grandes personnalités de l’instrument du moment. Elle est de ces artistes qui ignorent les frontières entre les genres musicaux, explorant les musiques expérimentales ou le rock, elle accumule les expériences au pupitre de grands orchestres, en soliste, en musique de chambre avec des partenaires de qualité, sur de nombreuses scènes festivalières et de salles de concert.

Elle est professeure titulaire  de violoncelle et de musique de chambre au Conservatoire d’Abbeville, dirige l’Orchestre symphonique du Pays de Somme. Actrice, elle a joué dans plusieurs films.

Les suites pour violoncelle seul de Johann Sabastian Bach sont devenues, comme les valses de Frédéric Chopin pour les pianistes,  un tampon obligatoire sur la carte de visite… On imagine aussi quels attraits elles peuvent avoir, quand on a la technique et le son de Maitane Sebastián, cela soit être irrésistible. Elle dit avoir été secouée à l’âge de neuf ans par un enregistrement des « suites » par Pau Casals. On peut la croire, parce que son jeu fait penser à celui du maître de Vendrell et Barcelone, qui a introduit ces suites dans le répertoire des violoncellistes : le son au timbre rond, cohérent dans toute la tessiture, tout dans la gorge, pas de voix de ventre de nez ou de tête, l’aisance, la liberté du phrasé, la précision, qu’elle a parfaits un temps auprès de Iñaki Etxepare à Barcelone.

Il y a des modes, des points de vue quant à la mise en valeur de cette œuvre, on insiste parfois sur  la structure contrapuntique (à une voix), parfois on accentue les rythmes des danses, on peut aussi y chercher des pointes d’humour. Ici c’est le chant : les suites y sont entonnées souvent à grands gestes, souvent dansants, parfois de manière plus retenue évoquant une solitude élégiaque, où cela touche le plus.

Ederra da… És esplèndid

Johann Sebastian Bach, Troisième suite pour violoncelle seul, en do majeur, BWV 1009, Gigue, par Maitane Sebastián.

 

 Jean-Marc Warszawski
2 septembre 2020
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