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musicologie
Saint-Vaast-la-Hougue, 25 et 26 août 2017, Par Alain Lambert ——

Leyla McCalla et Daga Dana aux Traversées Tatihou

Las Mamas au village du festival. Photographie © Patricia Segretinat.

Leyla McCalla, ce samedi, sur les quais de Saint-Vaast, pour clore ce festival 2017 rythmé par les voix de femmes venues de tous les coins de la terre, d'Albanie, de Tunisie, de l'Amérique indienne, de Galice, d'Irlande, de Pologne ou d'Ukraine... ou bien d'Afrique comme les Mamas qui visitaient le village du festival ce soir-là.

D'origine haïtienne, la jeune chanteuse vit à La Nouvelle-Orléans et se nourrit des différentes cultures où elle s'enracine, blues, jazz, folk créole ou cajun, en anglais ou en français. Sa voix est claire et prenante, son jeu de violoncelle très rythmique et pas si classique. Elle se débrouille aussi au banjo et à la guitare. Accompagnée de Daniel Tremblay à la guitare, au banjo et au « 'tit fer » (triangle cajun), et de Free Feral au violon alto, dont la gravité poignante sied bien au blues profond.

Leyla McCalla à Saint-Vaast-la-Hougue. Photographie © Patricia Segretinat.

Des complaintes donc, en créole ou en anglais, sur la misère du peuple, des enfants dans les champs de café (Peze café), des réfugiés en bateau (A Day For The Hunter, A day For The Prey, titre de son second cédé), des valses cajuns (Les plats sont tous mis sus la table) pour oublier, des poèmes de Langston Hugues (de son premier cédé) mis en musique par elle, une reprise de la folksinger Ella Jenkins (Little Sparrow), et en rappel de Bessie Smith (Muddy Water)...

Bref, tout un univers musical croisant les cultures populaires au-delà des cloisonnements, coloré par la valse des instruments entre les trois complices. Et mis en valeur par la qualité de la sonorisation.

Daga Dana à Saint-Vaast-la-Hougue. Photographie © Patricia Segretinat.

Concernant Daga Dana, la veille, du prénom des deux chanteuses, l'une Polonaise et l'autre Ukrainienne,  accompagnées par un bassiste polonais, un batteur hongrois, plus un joueur chinois de morin-khoor, la viole de Mongolie à tête de cheval, aussi chanteur diphonique. Un groupe intéressant a priori, mais aux arrangements  pas toujours convaincants. D'autant qu'avec la batterie amplifiée, le son général trop fort noyait la complexité  des claviers et des voix. Électrique ne veut pas dire inaudible. Quelques réglages supplémentaires suffisent. On retiendra quand même une prière pour l'Ukraine en guerre, et quelques chœurs sur des chants polonais et un chinois.

Une édition très bien fréquentée encore cette année, avec plus de public venant du dehors de la région ou du pays.

La 24e se tiendra du 6 au 19 août 2018. Songez déjà à vos sandales plastiques !

plume 14 Alain Lambert
26 août 2017
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