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Casimir Oberfeld, assassiné par les nazis il a 70 ans, sera inhumé au cimetière de Montmartre à Paris

Casimir Oberfeld

 

Kazimierz Jerzy Oberfeld, est né en 1903 à Łódź en Pologne, dans une famille aisée. Attiré par la France dès les années 1920, où il se fixe définitivement en 1931, il y compose des chansons, les musiques de plus de 60 films, des opérettes, des musiques de danse, de revues, dont une part de la surabondante production eut un grand succès, et le hissa dans les rangs des compositeurs de variétés les plus demandés. Mais il composa également de la musique religieuse et des œuvres symphoniques.

Parmi ses opérettes les plus connues, on compte La Pouponnière (1932), Le Rosier de Madame Husson (1937).

Pour les chansons, il travailla avec Albert Willemetz, y compris pour les opérettes, mais aussi avec Roger Pujol, Jean Manse, Charles Pothier, Guy de Pelsenaire. Elles étaient interprétées pas Fernandel avec lequel il était proche, Georges Milton, Alibert, Joséphine Baker, Lucienne Boyer, Mistinguett, Maurice Chevalier, l'orchestre de Rey Ventura.

Parmi ses plus grands succès, dont certains sont encore connus de nos jours : C'est pour mon papa (Georges Milton), C'est pa... pa..., c'est parisien (Georges Milton), Émilienne (C'est-y toi ?) (Georges Milton), C'est vrai (Mistinguett), La Margoton du bataillon (Armand Bernard et Alibert), Pour être heureux... chantez ! (Mistinguett), L'amour incompris (Fernandel), Je vous ai reconnu (Mistinguett), Ne me dis plus : tu... (Fernandel), Un dur, un vrai, un tatoué (Fernandel), Félicie aussi (Fernandel), Francine (Fernandel), Paris sera toujours Paris (Maurice Chevalier), Les jours sans (Fernandel), La femme sera toujours faite pour l'homme (Arletty).

Mistinguett, C'est vrai.

 

 

Maurice Chevalier, Paris sera toujours Paris.

 

Pendant l'occupation, il se réfugie avec ses parents en Corèze, puis il rejoint Fernandel à Marseille, et fait signer ses compositions par des amis. En 1942, il est contraint de fuir à Nice, où il est embauché par les Studios La Victorine.

Il est malheureusement raflé et déporté au camp d'extermination d'Auschwitz en 1943. Il meurt de froid en janvier 1945, pendant les « marches de la mort », la fuite des SS à l'avancée des troupes soviétiques.

Son corps a été jeté à Prelouc, à la frontière tchéco-polonaise, avec ceux de quelques autres malheureux. Un prêtre les fit enterrer secrètement dans une tombe collective avec les numéros de déporté gravés sur la pierre tombale.

Son corps sera exhumé et inhumé au Cimetière de Montmartre à Paris au cours du mois.

Ironie macabre, l'hymne du régime de collaboration, Maréchal nous voila ! de Charles Courtioux et André Montagard est un plagiat d'un air de l'opérette Margoton du bataillon, composée par Oberfeld en 1937.

Malgré les efforts de son ami et parolier Albert Willemetz, si ses chansons ont continué à être chantées et diffusées, son nom a totalement disparu des génériques. Espérons que les efforts de ses descendants pour le sortir de l'anonymat porteront leurs fruits.

 

Voir NMZ et le site Du temps des cerises aux feuilles mortes, accessoirement l'Encyclopédie de la comédie musicale

jmw

 

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