Essai d'analyse du Musikalische Exequien, de Schütz sous
l'angle de la relation entre le texte et son illustration musicale.
Les textes trouvent leur origine dans le choix qu'en fit le comte Heinrich Posthumus [der Nachgeborene : né
après la mort de son père] von Reuss, pour être gravés sur les parois externes de son cercueil (celui-ci a été
extrait du caveau, ce qui a permis d'y retrouver les 21 inscriptions). A son décès, sur ses terres de Thuringe, à Gera, le 3 décembre
1635, sa veuve et ses fils confièrent à Schütz, maître de chapelle à Dresde (moins de 150 km) et ami personnel du défunt,
de composer une musique destinée à ses obsèques, avant et après l'oraison funèbre, conformément au vœu du comte.
C'est le 4 février 1636 qu'eut lieu la cérémonie, dont on a gardé trace (le sermon et les textes des chorals chantés
par l'assemblée). Les paroles du Musikalische Exequien sont d'origine biblique ou liturgique (versets de chorals).
Trois parties, très différenciées et d'inégales longueurs.
I. Konzert in Form einer teutschen Begräbnis Missa (293 mesures)
Le terme de « Missa » est justifié par l'ajout par Schütz des trois strophes
d'un Kyrie trinitaire allemand, seule analogie avec la messe romaine. Un petit chœur de 2 à 6 solistes est opposé
au chœur principal à 6 voix (Kapellchor).
2. Motet « Herr, wenn ich nur dich habe » (48 mesures)
Double choeur à 8 voix (technique vénitienne, à laquelle Schütz s'était initié
auprès de Gabrieli). Formation privilégiée des Psalmen Davids.
3. Canticum B.Simeonis «Herr, nun lässest du deinem Diener in Friede fahren »
(61 mesures)
Toujours deux chœurs dialogués, mais dans un tout autre esprit : le petit chœur de 3 solistes représente
2 séraphins et l'âme du mort (basse), et doit être placé ou dispersé en divers lieux de l'église.
[les références entre crochets sont relatives à l'édition Bärenreiter : page,
suivie du n° de mesure ; celles relatives à l'édition Carus sont signalées entre deux / : page et n°.
I. Konzert in Form einer teutschen Begräbnis Missa
A. Intonatio [11-0] /1-n° 1/ : directement issue du plain-chant (conservé dans
la réforme luthérienne).
Soli [11-1] /1-n° 2/ : les 3 voix d'hommes, quasi homophones, poursuivent
le verset de l'intonation et préparent l'entrée du chœur. Le rythme de der Herr hat's gegeben, chanté
ici 3 fois, se retrouve sur nach Himmel und Erden [55-20].
Capella [12-7] /1-n° 3/ : l'équivalent du 1er Kyrie. homophone,
donc affirmation énergique.
In Himmel (au ciel) : la mélodie principale marque un sommet ; erbarm
dich (aie pitié…) : humilité qui s'enfonce dans le grave.
Soli [13-14] /2-n°4/ : Christ est ma vie, phrase vivante avec 2 passages
ascendants ; en opposition, sterben ist mein Gewinn (mourir…), descente inexorable en valeurs allongées, dont l'incise rythmique est reprise sur Der Gerechten Seelen [31-128]. Le ténor 1 chante l'agneau
de Dieu, qui porte les pêchés du monde, là encore phrase descendante.
Capella [14-25] /2-n°5/ : Jesu Christe, Gottes Sohn, équivalent
du Christe traditionnel. Toujours le même traitement de « erbarm dich ».
Soli [15-32] /2-n°6/ : Leben wir… animation des croches et ascension
d'une 3ce ; sterben wir …descente d'une 5te sur des valeurs régulières (noires). Le même
figuralisme se reproduit ensuite. Long mélisme sur l'affirmation de notre appartenance au Seigneur.
Capella [16-42] /3-n°7/ : le second Kyrie, reprend le matériau
du premier, avec toujours la même inflexion sur erbarm dich.
B. Intonatio [17-0] /4-n°8/ : de même nature que celle qui ouvre la première partie.
Soli [17-1] /4-n°11/ : quasi homophone, avec anticipation du S1 (auf das alle…) ; anapestes (noire-deux croches) joyeux traduisant la perspective de la vie éternelle.
Noter aussi l'élargissement de l'ambitus¤ (3ce mesure 1, et 3ce deux fois redoublée mesure 10). Enfin remarquer la formule rythmique
de die an ihn gläuben, que l'on retrouvera (und wers bedenkt, 27-84, puis ist Müh und Arbeit, 40-211)
Capella [18-8] /4-n° 10/ : Er sprach, traité comme une
sorte d'interjection (cf. Fahr hin 19-12, der Preis, 36-173, et ich
geb, 49-278, également disyllabiques) ; première apparition de l'important motif mélodique énoncé par les S1
(les femmes se voient confier l'énoncé de la compassion), repris par les hommes m.14. Il sera réemployé tout d'abord 36-175
sur Ehr, Freud und Wonne, puis (précédé de Er sprach zu mir) 49-276, pour
conclure la première première pièce. Noter l'opposition 4 v. élevées / 3 v. graves pour souligner tire-les
du péril du péché / étrangle la mort amère, dont le rythme réapparaîtra 2 fois (27-82
puis 85 sur des Bleibens ist ein kleine Zeit ; enfin 49-278 : ich geb mich selber ganz für
dich). De nouveau amplification sur fais-les vivre avec toi (élargissement d'une 8ve à une
3ce doublement redoublée).
Soli [21-23] /6-n° 11/ : dialogue S2-T2 ; noter le long mélisme
douloureux (das Blut Christi) et la 5te descendante conjointe¤ (des Sohnes Gottes) puisque le Fils descend du Père… ; m.31 (machet uns rein)
anapeste = joie ; rein (pur) dans la tessiture élevée et Sünden (fautes) plus basse.
Capella [23-47] /6-n°12/ : métrique permanente 3+3 ; 2+2+2, qui n'est pas le fait du hasard.
Le rythme répété pour les deux phrases (Durch ihn ist uns vergeben, et O Gott, wie grosse Gaben) est
répété plus loin [30-111 : Sein Wort, sein Tauf… et 50-281 : Den Tod verschlingt,
puis Mein Unschuld trägt]. Caractère dansant, malgré l'aspect grave du sujet.
Soli [23-55] /6-n° 13/ : notre cheminement est au ciel… avec une montée vers Himmel,
naturellement. Et retombée sur terre, puisque nous le quittons, pour de là nous attendrons le Sauveur..., ce
dernier étant chanté à l'octave supérieure. À souligner ensuite les mélismes
descendants, de plus en plus développés sur verklären, ce qui se justifie par la lumineuse transfiguration.
Capella [26-75] /7-n° 14/ : Es ist allhier ein Jammertal, énoncé
par les parties supérieures, repris à l'identique par les parties inférieures, toujours binaire. L'aspect sombre du texte suivant
(Angst…) est traduit par un élargissement dans le grave de l'ambitus, alors que les voix,
particulièrement S1, S2 et A, chantent déjà dans leur tessiture grave. A signaler que la formule rythmique de l'incise
est reprise avec les textes Ach wie elend et Gar bald der Mensch [39-202 et 204]. Puis évocation de la brièveté d'une vie de peine
et de conflits. Noter les alternances ternaires et binaires de des Bleibens ist ein kleine Zeit.
Soli [28-88] /9-n° 15/ : Si nos péchés étaient
rouges sang, phrase longue, donc pénible. Ils deviendraient blancs comme neige, valeurs brèves, synonymes
de vie. Illustration de Wolle (la laine, blanche) par des mélismes amplifiés.
Capella [30-111] /9-n° 16/ : Sein Wort…, affirmation homophone,
sur rythme déjà signalé [23-47 & 52 ; 50-281 & 283] ; suivre les inflexions mélodiques de la partie supérieure
(phrase descendante, car on commence par la Parole pour terminer sur les périls). En
contraste, phrase ascendante, privée des 2 voix graves, pour «'Esprit Saint dans la Foi…Métrique :
alternance de 2 ternaires et de 3 binaires [30-111 à 118] qui confère une force singulière au texte.
Soli [31-119] /9-n° 17/ : Alto solo. Naturellement le Gehe hin
(sors), ascendant avec formule rythmique dynamique ; le fait de se cacher dans un lieu clos pour fuir la colère entraîne une descente inexorable
dans les profondeurs. La « moralité » est confiée aux S1, S2 et B (cf. Cantique de Siméon,
final), homophone. La basse poursuit la narration (soulignement de als
stürben dans le grave, en valeurs longues, car il s'agit de la mort). Commentaire des S1 et S2 (mais ils sont en paix, rythme de darum
wir Leben, 15-37), valeurs longues pour souligner cette paix (in Frieden). On aura remarqué le mouvement dynamique
ascendant de Hinfahren (montée). Le T fait son entrée sur le texte qui sera celui du Motet (suivant) en répétant
la même phrase d'invocation à la 3ce supérieure. Répétition encore de so frage ich,
à la 2de supérieure. Le rythme de cette incise se retrouvera
sur Ich lasse dich nicht [46-261]. On retrouve l'opposition Himmel und Erde(n), avec la terre
en bas, bien sûr. Etalement par les 4 solistes du membre de phrase Wer mir gleich Leib… qui traduit cette consomption,
avec, en contraste animé (anapeste joyeux) so bist du
Gott, qui affirme fortement mein Teil (mon allié).
Capella [34-164] /10-n° 21/ : Er ist das Heil, reprend
la 4e strophe du choral Mit Fried und Freud de Luther (n° 519 de l'Evangelisches
Gesangbuch moderne), qui renvoie à la 3e partie du Musikalische Exequien. Mélisme
douloureux sur Heiden (les incroyants), zu erleuchten (pour éclairer) culmine, et la
mélodie s'enfonce sur ceux qui ne te connaissent pas. L'incise
du choral est reprise sur er ist seines Volks Israel par les S2, par les S1 enfin par les T2 qui concluent ; ponctuations-commentaires
sur der Preis, Ehr, Freud und Wonne des autres parties.
Soli [37-179] /11-n° 22/ : Notre vie durerait-elle soixante-dix
ans, phrase descendante (la vie s'écoule comme dans un sablier) sur une octave, énoncée tour à tour par les voix graves
(B, puis A ou B2). Et même davantage, le hoch (haut) accentué sur une note élevée. So
sind's achtzig Jahr, mouvement descendant, comparable à l'énoncé des 70 ans. So ist es Müh und
Arbeit : la phrase descendante est découpée, accablée par la peine et le travail qui épuisent. Gewesen
(participe passé du verbe être) est illustré par un mélisme…qui
dure.
Capella [39-202] /12-n°23/ : Ach wie elend… (comme notre temps
sur cette terre est misérable), longue phrase conjointe d'un ambitus
de 5te. Même incise rythmique que Es ist allhier ein Jammertal
et Angst, Not und Trübsal [26-75 & 80]. Noter la chute sur Erde(n) : la terre est basse.
L'image de l'homme couché, malade, attendant la mort, est traduite par un mouvement conjoint,
qui avec peine, progresse d'une tierce (dans chaque partie), suivie de wir müssen alle sterben, toujours résigné
(même rythme prosodique que allhier auf dieser Erden 39-203). Ici, dans cette vallée des larmes, partout peine
et labeur, le même sentiment prévaut à travers la réitération de la formule par chaque partie. En conclusion, soumission
confiante confiée aux parties supérieures, auxquelles s'ajoutent les autres, élargissement d'une 5te à trois octaves
et une quinte. Noter les incises sur les notes arpégées de l'accord parfait
= joie.
Soli [42-218] /13-n° 24/ : ce solo, confié au seul T1, est une sorte de récitatif
réaffirmant la foi du chrétien, en 3 articles : je sais (ou je crois) que mon Sauveur vit ; qu'il me réveillera et me tirera de la
terre ; qu'ensuite il me revêtira de ma peau et me fera voir Dieu dans ma chair. Noter le mouvement particulier sur aus der
Erden auferwecken, sorte d'exhumation mélodique. Ce texte connaîtra de nombreuses illustrations, surtout après 1700.
Capella [43-242] /14-n° 25/ : opposition de registre des 12 premières mesures.
Ce n'est pas un double chœur, mais ça y ressemble. Tout semble gouverné par la métrique ternaire (perfection) contrariée seulement
par le binaire des fins de phrases. Les seules valeurs brèves soulignent le hin de fahr ich
hin. Nous avons déjà rencontré cette illustration du mouvement. Mit Freuden : la joie est essentielle,
donc valeurs longues.
Soli [46-261] /15-n° 26/ : Seigneur, je ne t'abandonne pas
: la cellule rythmique caractéristique [semblable à celle de So frage ich nichts [33-150 et 53-12] est répétée
42 fois en ce bref fragment… Du segnest mich denn, seconde cellule rythmique (conclusive) 23 fois (dont 20 à la fin).
Impression d'une foule (turba des Passions) unanime dans sa foi.
Capella [48-273] /16 n° 27/ : Toute cette partie n'était qu'une introduction car
avec Er sprach zu mir (il me dit), c'est le Christ qui s'exprime. Donc homophonie… Cela te réussira
: nous retrouvons la formule mélodique énoncée dès [18-10] et qui sera reprise canoniquement par chacune des voix, avec divers
textes, jusqu'à la conclusion de cette première partie. Le rythme de Den Tod verschlingt a déjà
été rencontré [23-47 et 52 ; 30-111]. Noter que les fautes des hommes, que porte le Christ sont traduites par les 3 voix graves,
et que la sainteté – source de joie – est affirmée par une amplification par accumulation, une sorte de strette,
jusqu'à l'accord ultime.
II. Motet « Herr, wenn ich nur dich habe »
Herr, wenn ich nur dich habe [52-1]: écho rigoureusement semblable du 2d choeur; puis sorte
de strette et tutti des deux chœurs.
so frage ich nichts nach Himmel und Erden [54-14]: dialogue entre les deux choeurs,
avec la formule dynamique de l'incise (so frage ich nicht).
Et figuralisme élémentaire d'Himmel (haut) et auf Erden
(bas). Tutti final des deux chœurs.
Wenn mir gleich Leib und Seele verschmacht [55-21] : Linéarité
conjointe avec allongement sur Leib und Seele.
so bist du doch, Gott [55-23]: en contraste, la formule jubilatoire, sorte de
leitmotiv¤, est reprise sept fois, ponctuant les différentes phrases jusqu'au terme de la pièce.
allezeit meines Herzens Trost und mein Teil [57-30 : Amplification par tuilage
rapproché et expansion des registres. La formule rythmique demeure inchangée, jusqu'à la conclusion [59-46] où Schütz
dynamise meines Herzens Trost par un anapeste. Fin grandiose.
III. Canticum B.Simeonis Herr, nun lässest du deinem
Diener in Friede fahren
Intonatio [60-0]
…in Friede fahren [60-1] : le grand choeur achève la phrase de l'intonation
de façon très linéaire, paisible.
Selig sind die Toten, die in dem Herren sterben [61-6]: en écho par le
choeur des 3 solistes, ce texte essentiel sera réitéré trois fois. Formule descendante, naturellement de selig
sind die Toten. Par contre ascension jusque Herren du second membre de phrase, qui retombe sur sterben.
Wie du gesagt hast [61-8]: fin homophone
= affirmation. Les parties extrêmes (superius et bassus) en valeurs longues, encadrent les parties intérieures avec entrées en imitation
(à la 4te sup et à l'8ve inf.). Présentation initiale fortiter, et répétition
submisse.
Denn meine Augen haben deinen Heiland gesehen [63-17]: soulignement de Heiland (sauveur).
welchen du bereitet hast für allen Völkern [64-23] : für
allen Völkern est rythmé différemment à chacune des parties (les deux fois). Faut-il y voir une illustration de la différence
entre les peuples ? Peut-être ici, mais remarquer que l'énonciation suivante[66-32] est homophone,
donc unanime, qui s'achève submisse.
Sie ruhen von ihrer Arbeit [65-27] : horizontalité reposante (mélisme sur ½ ton). mélisme
du S2 pour souligner la pénibilité du travail.
und ihre Werke folgen ihnen nach [66-33]: même incise
rythmique que allezeit meines Herzens Trost [56-29]
Ein Licht, zu erleuchten die Heiden [67-37]: affirmation homophone
quasi recto-tono, sur un ambitus restreint, qui se répète
à peine plus haut, mais dans une formation où l'on est monté d'un cran par la perte des basses compensée par l'entrée
du superius.
Sie sind in der Hand des Herren, und keine Qual rühret sie [67-41] :
L'ambitus se resserre sur in der Hand, comme si la main
se rétractait pour mieux garder son contenu. Homophonie de la fin de phrase, descendante (de la main du Seigneur) affirmation
unanime et paisible.
Ein Licht, zu erleuchten die Heiden und zum Preis deines Volks Israel [68-49].
Fortiter, puis submisse (lors de l'entrée du petit chœur sur la reprise de Selig
sind die Toten). Fin par le grand chœur seul.
En guise de (petite) conclusion, il convient d' insister sur deux points:
- la musique est toujours servante du texte ;
- l'unité du Musikalische Exequien est une gageure extraordinaire, surtout si l'on songe
à la variété des textes assemblés et à leurs origines disparates.
P.S. : Une analyse modale-harmonique « traditionnelle » a été délibérément
négligée (pour l'instant !). A suivre ?
ambitus : étendue d'une mélodie, ou d'une polyphonie, de la note
la plus grave à la plus aiguë.
anapeste : rythme deux brèves- une longue.
conjoint(es) : deux notes immédiatement consécutives, ou mélodie
dont les notes sont conjointes.
disjoint(es) : notes non consécutives dans l'échelle des hauteurs,
ou mélodie formée de telles notes.
figuralisme : tentative de traduction d'un mot, d'une idée dans l'écriture
musicale.
fortiter : fortement.
homophone : s'applique à une musique dont toutes les voix obéissent
au même rythme simultané.
leitmotiv : motif simple, caractérisé, qui revient comme une sorte
de signal.
incise : début d'une phrase.
mélisme : dessin mélodique de plusieurs notes ornant une syllabe.
recto-tono : mode de récitation, lecture d'un texte (religieux le plus
souvent) d'une voix monocorde, sans inflexion particulière.
strette : (de strictum= serré), partie finale d'un ensemble où
les voix entrent de façon resserrée.
submisse : participe passé de submittere
= abaissé, courbé, prosterné (submissa voce = à voix basse).
turba : textuellement « trouble, tumulte, foule ». Terme utilisé
dans les Passions et les oratorios pour désigner les passages où le chœur incarne la foule, le peuple.
Parties du texte illustrées par d'autres compositeurs
Pour les plus curieux, quelques compositeurs et œuvres ayant illustré telle ou telle partie du texte
de Schütz. Même si la première moisson est riche, la liste n'est pas exhaustive et vous pouvez toujours faire partager vos découvertes
en la complétant !
Christus ist mein Leben [13-14] : le texte illustré par Johann Schelle
(1648-81), puis par Pachelbel (Partite) et par J.-S. Bach (cantate 95) diffère un peu : Christus, der ist mein Leben.
Mais l'ensemble est semblable.
Also hat Gott die Welt geliebt [17-0] : Schütz (Geistliche
Chormusik, SWV 380), Buxtehude (cantate BuxWV 1), Rosenmüller, J.-S. Bach (cantate 68, choral, et cantate 174, n°4, duetto).
Die Zeit ist hie zu erbarmen [18-10] : comme texte de choral, illustré
par de très nombreux compositeurs de la Réforme, dont Michael Praetorius, et, bien sûr, J.-S. Bach.
Unser Wandel ist im Himmel [24-56]: Schütz (Geistliche
Chormusik, SWV 390), J.-S. Bach (motet Anh.165 et cantate 222).
Sein Wort, sein Tauf [30-111]: J.-S. Bach (cantate 165, n°6: choral).
Herr, wenn ich nur dich habe [33-146]: Buxtehude (cantates 6, 7 et aria-chaconne
de la 38) ; Rosenmüller (cantate)
Er ist das Heil und selig Licht [34-164]: J.-S. Bach (cantate 125, choral final ;
cantate 83, choral final ; mais aussi recours à la mélodie du choral Mit Fried und Freud dans la cantate
95, et aussi dans les chorals BWV382 et 616.
Ach wie elend ist unser Zeit [39-202] : Schein (chœur à 4 v. mixtes),
Pachelbel.
Ich weiss, dass mein Erlöser lebt [42-218]: le choral de Johannes Gigas
(1566) a été très fréquemment mis en musique. Par Schütz (Geistliche Chormusik, SWV 393),
par Teleman (TWV I :877), par Johann Christoph Bach, par Johann Michael Bach, par J.-S. Bach (cantate 160) et par Handel.
Weil du vom Tod erstanden bist [43-242] : JS Bach (cantate 15, choral final,
de JohannMichael Bach ; cantate 95, choral final…authentique).
Herr, ich lasse dich nicht [46-261]: JohannChristoph Bach (un magnifique motet),
J.-S. Bach (cantate 157).
Herr, wenn ich nur dich habe [52-1]: cf plus haut
Herr, nun lässest du deinen Diener [60-1, Cantique
de Siméon] : Buxtehude (cantate BuxWV 22), J.-S. Bach (cantate 83, n° 2, aria, choral et récit.), Mendelssohn (motet op.69
n° 1).
Selig sind die Toten [61-5] : Schütz (motet SWV 391 de la Geistliche Chormusik),
Homilius, Schein, Scheidt, J.-S. Bach (cantate 66, n°4, récit.), Graupner, C. P. E. Bach, Mendelssohn (Geistl. Chöre,
op 115 n°1) ; Brahms (ein deutsches Requiem, n° 7), Distler…
Ivan Beuvard
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