S'abonner au bulletin

 

Carla Bley L'inattendu-e

 

carla bley

Florin Ludovic (direction), Carla Bley, l'inattendu-e. « Jazz land », Naïve livres, Paris 2013 [160 p. ; ISBN 978-2-35021-348-4 ; 28 €].

30 septembre 2013, par Alain Lambert ——

 

En même temps que celui consacré à Christian Vander [voir notre chronique] paraît chez Naïve Livres « Carla Bley L'inattendu-e », recueil d'articles et d'interview autour de cette musicienne de jazz, compositrice et chef d'orchestre tout autant.

Une interview donc, donnée sur France Musique à Alex Duthil en 2011, et un article écrit par la musicienne quarante ans auparavant, à propos de son opéra « Escalator Over The Hill ».

Plus un long article de Jean François Mondot et Ludovic Florin sur cet itinéraire unique, qui débute avec le free jazz et parcourt un certain nombre de couleurs et de formations  musicales, jusqu'à aujourd'hui. En jouant sur l'humour quasi « satierik » comme l'analyse Jean Michel Court, et le décalage, le défaut faux ou la  « fausse fausse note » selon Ludovic Florin.

Une discographie et une bibliographie indicative complètent ce bel ouvrage richement illustré, selon le principe de cette nouvelle collection.

Née en mai 1938 à Oakland dans la baie de San Francisco, c'est en y écoutant Chet Baker, Lionel Hampton et quelques rares autres, au début des années cinquante, qu'elle décide de gagner New York en 1955 pour « entendre le jazz à sa source », et se mêler, par sa future rencontre avec Paul Bley, au free jazz naissant : Ornette Coleman, Don Cherry, Steve Lacy, John Tchicai, Archie Shepp....  et proposer ses premières compositions non conformistes.

Mais le folk, la pop musique des Beatles ou de Cream et le rock progressif anglais vont la passionner aussi, l'amenant à jouer avec Jack Bruce, John McLaughlin, Robert Wyatt, Nick Mason, Elton Dean, Hugh Hopper...

Sans oublier les petits ou grands Big Bands aux cuivres rutilants ou tonitruants, et les petites formations plus classiques, qui demandent des écritures et des directions d'orchestre différentes. Et dont celles de « Dinner Music »,« Musique Mécanique » (qui servira de BO à « Mortelle Randonnée »), ou « The Lost Chords » sont autant d'exemples. Avec sa participation indispensable au « Music Liberation Orchestra » de Charlie Haden.

Bref, toute une vie de musiques pour cette grande dame du jazz, qui mérite bien ce bilan et ce recul, même si d'autres concerts, concepts et disques sont encore à venir, et attendus.

 

 

plume Alain Lambert
30 septembre 2013

À propos      S'abonner au bulletin   Liste musicologie.org   Collaborations éditoriales    

rectangle


Références / musicologie.org 2012

 

musicologie.org

Les derniers articles
d'Alain Lambert

 

 

 

rectangle

rectangle

rectangle