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Actualités musicales
lundi 23 mai 2011
______________________________ Carolyn Carlson et Bartabas : création
entre danse et art équestre
lundi 23 mai 2011
______________________________ La soprano Hong Haeran remporte
le concours Reine Elisabeth
Une soprano coréenne de
29 ans, Hong Haeran, a remporté dans la nuit de samedi à dimanche
l'édition 2011 du prestigieux concours Reine Elisabeth, ont annoncé
les organisateurs.
Ce premier prix est doté
de 25.000 euros et va lui permettre de participer à de nombreux concerts
tant en Belgique qu'à l'étranger.
Le ténor belge Thomas Blondelle
est arrivé deuxième, suivi de la soprano russe Elena Galitskaya
et de la mezzo-soprano française Anaïk Morel. Une autre mezzo-soprano
française, Clémentine Margaine, s'est classé sixième,
derrière un baryton russe, Konstantin Shushakov.
Chacun d'entre eux a remporté
entre 7.000 et 20.000 euros et aura également des propositions de concerts.
Le concours Reine Elisabeth rend
hommage à l'épouse bavaroise du roi Albert de Belgique, qui vint
s'installer à Bruxelles avant la première guerre mondiale.
Violoniste et passionnée
de musique, elle avait à l'origine créé en 1937 un concours
du nom du violoniste belge Eugène Ysaye, dont le premier lauréat
fut le virtuose russe David Oistrakh.
Relancé dans les années
1950 sous le nom de concours Reine Elisabeth, il est désormais réservé
au violon, au piano, à la composition et au chant, chaque discipline
bénéficiant d'une compétition internationale tous les trois
ans.
Il s'adresse à des musiciens
confirmés qui sont prêts à se lancer dans une carrière
internationale.
L'édition 2011 du concours
de chant avait commencé le 5 mai avec 88 candidats de 22 nationalités.
lundi 23 mai 2011
______________________________ Bob Dylan, toujours sur scène,
fête ses 70 ans
Bob Dylan, maître incontesté
de la musique populaire américaine du xxe siècle, fête mardi
ses 70 ans et ne prévoit toujours pas de raccrocher son harmonica et
sa guitare, qu'il promène désormais aux quatre coins de la planète.
Le pionnier de la chanson engagée
a chanté le mois dernier pour la première fois au Vietnam, dans
le cadre d'une tournée mondiale pour ses 50 ans de carrière. Tout
un symbole pour l'auteur de « Blowin' in the Wind », sa chanson pacifiste
qui sera reprise comme un hymne dans les années 1960 par les adversaires
de l'engagement américain dans ce pays.
Il avait donné juste avant
un premier concert controversé en Chine, car il a été accusé
de s'être soumis à la censure. Interprétation qu'il a vigoureusement
démentie sur son site internet: « le gouvernement chinois avait demandé
le nom des chansons que j'avais l'intention d'interpréter mais nous avons
joué toutes les chansons que nous avions l'intention de jouer ».
Ses confrères dressent de
lui un portrait élogieux. « Il est source d'inspiration pour chacun
d'entre nous. Au-delà de ses chansons, il cherche toujours à se
renouveler », commente Keith Richards, le guitariste des Rolling Stones.
De nombreux artistes ont été
influencés par le chanteur légendaire, d'Elvis Presley aux Beatles
en passant par Jimi Hendrix. Bono, le chanteur de U2, affirme même que
Dylan était dès le début des années 60 très
en avance sur son temps et a fait le lit du punk et du hip-hop.
Bob Dylan, dont la voix nasillarde
ne s'est pas altérée avec le temps, continue à produire
des albums. En 2007, à 66 ans, il crée un nouveau groupe avec
sept musiciens. Il obtient en 2008 un prix Pulitzer « pour son profond impact
sur la musique populaire et la culture américaine, à travers des
compositions lyriques au pouvoir poétique extraordinaire ».
Robert Allen Zimmerman, qui prendra
en 1962 le nom de Bob Dylan en hommage à un oncle, est né le 24
mai 1941 à Duluth dans le Minnesota (nord). Ce fils d'immigrés
grandit au sein d'une communauté juive, entre ses deux parents originaire
d'Europe de l'Est.
Il commence sa carrière
dans les bars de New York et se fait rapidement remarquer par son futur agent,
Al Grossman. Il perce en 1962 avec sa chanson emblématique « Blowin'in
the Wind », inspirée d'un chant traditionnel d'esclaves et popularisée
en France par Hugues Aufray (« Ecoute dans le vent »).
Sa réputation de guitariste
de talent et de chanteur de folk désinvolte l'aide à s'imposer
comme le porte-parole d'une génération engagée, dénonçant
la chasse aux communistes, la ségrégation, le racisme et la guerre
du Vietnam, comme son amie Joan Baez, avec qui il reçoit une ovation
au festival de Newport en 1963.
Il atteint le point culminant de
sa carrière au milieu des années 70, lorsque ses concerts font
salle comble dans le monde entier.
Sa conversion au catholicisme,
à la fin des années 70, est vécue comme une renaissance
après une période d'excès.
Le chanteur possède une
résidence à Malibu, en Californie. Sa « tournée sans
fin » devrait reprendre le mois prochain, cette fois-ci en Europe. « Cela
en gène certains que je travaille toujours autant, mais je n'ai pas l'intention
de prendre ma retraite », a-t-il dit en 2009 au magazine Rolling Stones
lundi 23 mai 2011
______________________________ David Linx au Sunside du
23 au 28 mai
Le chanteur belge David Linx, Parisien
d'adoption, a carte blanche au Sunside, à Paris, du 23 au 28 mai. L'un
des chanteurs de pointe de la scène européenne, par son audace
et ses choix artistiques risqués, chantera les 23 et 24 au sein d'un
trio avec l'organiste Rhoda Scott et le batteur André Ceccarelli. Les
25 et 26 mai, dans un quartette où figure encore « Dédé
»
Ceccarelli, il s'appropriera avec une grande liberté de ton et d'interprétation
les chansons de Claude Nougaro. Les 27 et 28 mai enfin, il se produira avec
aux claviers le pianiste Diederik Wissels, son complice régulier depuis
quinze ans qui tisse des mélodies minimalistes sur ses envolées
vocales.
lundi 23 mai 2011
______________________________ Katerine, Roi-Soleil de Versailles
Katerine investira mardi l'Orangerie
du Château de Versailles pour un concert unique. C'est la première
fois que l'Orangerie — une galerie centrale voûtée, longue de
150 mètres, prolongée par deux galeries latérales, et dans
laquelle sont conservés orangers, lauriers et palmiers pendant l'hiver
— abritera un concert pop. Renseignements : www.chateauversailles.fr
lundi 23 mai 2011
______________________________ Julien Doré en concert gratuit
Julien Doré, qui vient de
publier son deuxième album, « Bichon », est la tête d'affiche
d'une série de concerts gratuits organisés dans sept villes de
France du 27 mai au 16 juin par un célèbre fabricant de spiritueux.
Les groupes Puggy et Namasté complèteront la programmation de
cette tournée qui passera par Amiens, Besançon, Grenoble, Marseille,
Montpellier, Bordeaux et Caen.
lundi 23 mai 2011
______________________________ Un projet multimédia pour
Björk
La chanteuse islandaise Björk
présentera cet été en Angleterre, dans le cadre du Manchester
International Festival, sa nouvelle création, intitulée « Biophilia
».
Ce projet multimédia englobe la musique, des applications, internet,
des installations et des concerts et « célèbre la façon
dont le son est présent partout dans la nature », indique sa maison
de disques. Un album du même nom est prévu, mais la date de sortie
n'est pas encore déterminée. La chanteuse donnera six représentations
à Manchester en juin et juillet et son spectacle comprendra un certain
nombre d'instruments spécialement conçus pour l'occasion, dont
« des orgues géantes contrôlées électroniquement
»
et « un pendule de 10 mètres qui exploite la force gravitationnelle
de la Terre afin de créer des motifs musicaux ». Le projet partira
ensuite en tournée à travers le monde.
lundi 23 mai 2011
______________________________ Le palmarès de Cannes
La Palme d'or est remise à
Tree of Life de Terrence Malick, qui avait suscité, lors de sa présentation
à la presse, des réactions extrêmement mitigées.
Le Grand Prix a été
remis à deux longs-métrages ex æquo : Le gamin au vélo
des frères Dardenne, et Bir zamanlar anadolu'da (Il était une
fois en Anatolie) de Nuri Blige Ceylan.
Le prix d'interprétation
masculine a été décerné au Français Jean
Dujardin, 38 ans, pour son rôle de star déchue du cinéma
muet dans The Artist, long-métrage en noir et blanc de Michel Hazanavicius.
Le prix de la mise en scène
est remis au Danois Nicolas Winding Refn pour Drive.
Le prix d'interprétation
féminine est remis à Kirsten Dunst pour son rôle dans Melancholia
du Danois Lars von Trier. Le réalisateur a été déclaré
« persona non grata » après avoir déclaré son empathie
pour Hitler en conférence de presse.
Le prix du scénario est
attribué à Hearat Shulayim de l'Israélien Joseph Cedar.
Le prix du Jury a été
décerné à la Française Maïwenn pour son film
Polisse, plongée dans le quotidien d'une brigade de protection des mineurs.
La Palme d'or du court-métrage
a été décernée à Cross Country de l'Ukrainienne
Maryna Vroda et une mention spéciale a été attribuée
à Maillot de bain 46 du Belge Wannes Destoop.
lundi 23 mai 2011
______________________________ Robert De Niro « les décisions
ont été difficiles à prendre »
Le président du jury du
Festival de Cannes, Robert de Niro, a confié que « les décisions
ont été difficiles à prendre, mais qu'il fallait bien faire
des choix ».
« Cela n'enlève rien
aux films qui n'ont rien eu. Michel Piccoli a été remarquable
dans Habemus Papam. Nanni Moretti est un réalisateur exceptionnel
»,
a dit l'acteur américain au cours de la conférence de presse du
jury organisée juste après la remise des prix.
« Le règlement dit qu'il
ne peut n'y avoir qu'un seul prix par film. Il a été très
difficile de prendre des décisions, de pondérer nos choix. Nous
avons pensé que ce palmarès réunit les meilleurs prix »,
a ajouté De Niro, entouré de ses jurés, qui ont attribué
la Palme d'or à « L'Arbre de vie » de Terrence Malick.
Jude Law a confirmé « qu'il
y a eu des débats sur plusieurs films dont celui d'Almodovar, mais aussi
Pater, Le Havre, Sleeping Beauty et Habemus Papam...
».
« Le processus a été
complexe et on a débattu mais nous sommes arrivés à un
palmarès », a ajouté l'acteur.
A propos du Grand prix ex-aequo
pour « Bir Zamanlar » de Nuri Bilge Ceylan et « Le Gamin au vélo
»
des frères Dardenne, Robert De Niro a précisé que « c'était
la meilleure solution, reflétant notre sentiment pour ces deux films
».
Pour sa part, le cinéaste
français Olivier Assayas a estimé que « le palmarès
est à la hauteur de la sélection avec des films remarquables ».
« Robert De Niro a été
un très grand président, un démocrate. Nous avons passé
deux semaines merveilleuses avec de grands films », a résumé
la romancière norvégienne Linn Ullmann.
Robert de Niro a fait observer
que « le festival avait accepté le film » de Lars Von Trier,
présent au palmarès avec le Prix d'interprétation pour
son actrice Kirsten Dunst, mais considéré « persona non grata
»
par la direction du festival pour ses propos sur Hitler et Israël.
« Le réalisateur a dû
partir et nous avons pris une décision », a ajouté le président
du jury.
Olivier Assayas a estimé
pour sa part que « Melancholia » est « un des meilleurs films
»
de Lars Von Trier. « On est d'accord pour condamner ses propos, mais son
film est une ϱuvre d'art accomplie, l'un des grands films de ce festival
»,
a ajouté le cinéaste français.
lundi 23 mai 2011
______________________________ Maïwenn, l'enfant des castings
devenue femme orchestre au cinéma
La réalisatrice française
Maïwenn qui a reçu le Prix du jury pour « Polisse » dimanche
à Cannes, est une grande gueule qui a commencé à courir
les castings à trois ans et joue désormais les femmes orchestres
dans des films qu'elle écrit, tourne et interprète.
Physique spectaculaire, œil bleu
acier, la jeune femme de 35 ans a frappé la Croisette avec une plongée
réaliste, sauvage et drôle aussi parfois, au cœur de la Brigade
de protection des mineurs à Paris, creuset de misères et de violences
déchaînées contre les enfants.
Elevée avec une tribu de
cinq enfants - dont sa sœur la réalisatrice Isild Le Besco - par une
mère comédienne d'origine algérienne, Maïwenn s'est
très vite retrouvée devant la caméra dans « L'année
prochaine... si tout va bien » de Jean-Loup Hubert, puis « L'été
meurtrier » avec Isabelle Adjani.
En grandissant, Maïwenn règle
ses comptes à mots tranchés avec une filiation par toujours simple
au travers d'un spectacle qu'elle monte sur scène à 26 ans, « Le
Pois chiche », au Café de la Gare.
Comédienne encore chez Francis
Girod ou Claude Lelouch notamment (« Les Parisiens », « Le Courage
d'aimer »), elle a mis entre-temps sa carrière entre parenthèse
pour suivre le réalisateur-producteur Luc Besson aux Etats-Unis pendant
plusieurs années, et met au monde un enfant à l'âge de 16
ans tout en tenant un petit rôle dans « Le Cinquième Elément
».
Mais ce que vise la jeune femme
depuis longtemps, c'est la réalisation: elle écrit son premier
court-métrage « I'm an actrice » et se lance, avec sa fille Shanna
Besson, devant l'œil de la caméra.
En 2006, elle sort son premier
long métrage, « Pardonnez-moi », qu'elle a écrit, produit,
réalisé et dont elle tient le rôle principal: façonné
à la manière d'un documentaire autobiographique, elle met en scène
la révolte d'une jeune femme contre son père qui autrefois la
battait - là encore, retour à l'intime: la jeune femme assure
que le seul souvenir qu'elle a de son propre géniteur, parti quand elle
était toute petite, ce sont « les taloches ».
« Pardonnez-moi » lui vaut
deux nominations aux César en 2007, meilleur espoir féminin et
meilleur premier film.
Son deuxième long, « Le
Bal des actrices » en 2009 (Prix Henri-Langlois), dans lequel elle joue
encore, réunit une douzaine de comédiennes en vogue sur la place
de Paris qui y tiennent leur propre rôle: Jeanne Balibar, Romane Bohringer,
Julie Depardieu, Mélanie Doutey, Marina Foïs et Karine Viard (qu'on
retrouve dans « Polisse »), Charlotte Rampling et déjà
son compagnon Joey Starr.
Le rappeur y tenait un tout petit
rôle, ce qu'elle a regretté, veillant à lui confier une
présence plus consistante dans « Polisse ».
lundi 23 mai 2011
______________________________ Les frères Dardenne, artisans
d'un cinéma social
Les frères Dardenne, qui
ont décroché le Grand prix dimanche à Cannes pour « Le
Gamin au vélo », leur 4ème consécration après
deux Palmes d'or et un prix du scénario, défendent sur les écrans
un cinéma social filmé au ras des petites gens.
Ils ont été couronnés
ex-aequo avec « Once upon in Anatolia » (Il était une fois en
Anatolie) du Turc Nuri Bilge Ceylan.
Dans « Le gamin au vélo
»,
Cyril (Thomas Doret), refuse de croire que son père l'a abandonné
et trouve refuge chez une bonne fée, Samantha (Cécile de France),
qui le recueille et récupère même son vélo, avec
lequel il tourne inlassablement dans la ville.
On dit « les Frères
»
Dardenne en prenant rarement la peine de distinguer Jean-Pierre (60 ans) de
Luc (57 ans), son cadet et troisième de la fratrie née dans la
banlieue de Liège, ancien haut-lieu de la sidérurgie en Belgique
et foyer du mouvement syndicaliste, marqué par de grandes luttes ouvrières.
Présents sur la Croisette
depuis 1996 pour « La Promesse », présenté en section
parallèle à la Quinzaine des réalisateurs, les frères
Dardenne en sont rarement repartis bredouilles.
Palme d'or en 1999 avec « Rosetta
»,
doublée du prix d'interprétation féminine pour Emilie Dequenne,
ils obtiennent de nouveau la suprême récompense avec « L'Enfant
»
en 2005.
Trois ans plus tard, leur quatrième
film sélectionné en compétition par le festival de Cannes,
« Le Silence de Lorna », drame sur l'imigration, leur apportait le Prix
du Scénario.
Entre temps, en 2002, un des acteurs
de la famille, Olivier Gourmet, avait obtenu le Prix d'interprétation
masculine pour « Le Fils ».
Familles éclatées
par la galère, immigration, chômage, déclassement, le cinéma
des Dardenne dénonce les injustices à travers des personnages
poignants, terribles de violence et d'indifférence aussi parfois.
Filmé caméra au poing,
à la manière des documentaires qu'ils ont réalisé
à la fin des années 70 dans les cités ouvrières,
« Rosetta » plongeait le spectateur dans le monde des laissés
pour compte, au cœur d'une ville industrielle de la vallée de la Moselle
(est de la France).
Avec « L'enfant », la paternité
et le difficile passage à l'âge adulte était scruté.
Ici, chez « Le Gamin à vélo », c'est encore la famille
démantibulée qui fait échouer Cyril dans ce foyer d'accueil
alors que son père lui tourne le dos pour « refaire sa vie
»
et que la mère semble avoir depuis longtemps abandonné son rivage.
Leur manière de travailler
est particulière, avait expliqué Luc: « On commence par beaucoup
parler tous les deux. On fait un plan de tout le récit. J'écris
la première version du scénario que j'envoie à Jean-Pierre.
Il fait ses corrections, ses propositions, puis on écrit ensemble les
autres versions. Pendant le tournage, l'un est à la mise en scène
pendant que l'autre est à l'écran de contrôle, à
tour de rôle ».