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 Szpilman Wladyslaw
1911-2000


Szpilman en 1942

*Sosnowiec 5 décembre 1911 — † Varsovie 6 juillet 2000. Compositeur et pianiste. Son père est violoniste, sa mère pianiste. Il étudie à l'Académie Chopin de Varsovie avec Jøzef Smidowicz et Aleksander Michalowski (qui furent tous deux des élèves de Liszt).

Il obtient une bourse pour étudier De 1391 à 1933 à l'Académie des Arts de Berlin. Il y étudie le piano avec Leonid Kreutzer (1884-1953) et Arthur Schnabel et la composition avec Franz Schreker.

Il commence à jouer en duo avec le violoniste Bronislav Gimpel (1911-1979) qui fera carrière aux État-Unis dès 1937 (il prendra la nationalité américaine et combattra dans son armée de 1942 à 1947)

Il compose ses premières oeuvres symphoniques, un concerto pour violon, la suite pour piano Zycie Maszyn (la vie des machines), et un concerto pour piano et orchestre.

A la suite de la montée du nazisme, il retourne à Varsovie où il rencontre aussitôt le succès comme pianiste et compositeur. En 1935 il est engagé par la Radio Polonaise. Le 23 septembre, pendant le bombardement de Varsovie il joue le nocturne en do # mineur de Chopin qu'il doit interrompre quand l'immeuble de la radio est atteinte par les bombes. Six ans plus tard, quand la station émettra de nouveau sur le pays libéré, il inaugure ses retrouvailles avec la même oeuvre.

Après 1945, il joue avec Bronislaw Gimpel, Henryk Szeryng (violoniste, 1918-1988, installé au Mexique), Ida Händel (violoniste *1923, installée en Angleterre puis au Canada), Tadeusz Wronski, Roman Totenberg (violoniste, *1911)

En 1946 il publie, sous le titre Une ville meurt le récit autobiographique hallucinant des 6 années de guerre, de la création du ghetto et de l'enfermement des 500 000 juifs, de leur extermination (il ne seront que quelques dizaines à Varsovie à la fin de la guerre), du soulèvement du ghetto, puis de celui de Varsovie, de son errance fantomatique dans une ville systématiquement détruite maison par maison. Après la libération, ce livre est interdit par les nouvelles autorités, parce qu'il met en évidence la collaboration de Juifs, de Polonais, de Russes, d'Ukrainiens, de Lituaniens avec le régime barbare ; qu'il rapporte le secours qu'il a reçu d'un officier allemand (que la censure transforma en officier autrichien !), enfin, certainement parce qu'il n'est pas le type d'héro voulu et ne donne pas le sens à l'histoire souhaité alors par le régime stalinien (ni par aucun autre régime).

Dans les années 1950, il compose une cinquantaine de chansons pour enfants et reçoit pour celles-ci le Prix de l'Union des Compositeurs de Pologne en 1955.

Il écrit plusieurs symphonies et environ 500 chansons, dont 150 sont de grands succès, de la musique de film et de pièces radiophoniques.

En 1961 il organise le festival de chansons de Sopot. Il crée également l'Union des Auteurs de Musiques Populaires de Pologne.

En 1963, il est directeur de la musique à la Radio Polonaise. Il rejoint le «Le Quintette de Varsovie», avec Gimpel comme premier violon, Tadeusz Wronski au second violon, Stefan Kamasa à l'alto et Aleksander Ciechanski au violoncelle. Jusqu'en 1987, l'ensemble donne environ 2500 concerts dans le monde entier.


Le Quintette de Varsovie

En 1964, il est membre du presidium de l'Union des Compositeurs de Pologne.

En 1998, son fils qui a découvert Une ville meurt dans la bibliothèque de son père le fait de nouveau publier sous les titres Das wunderbare Überleben et The pianist..

Bibliographie

The Pianist, Phoenix, Londres 1998 [traduction allemande sous le titre Das wunderbare Überleben. Econ Verlag, München 1998 ; traduction française depuis l'anglais par Bernard Cohen, Robert Laffont, PARIS 2001]. Postface de Wolf Biermann

Filmographie

The pianist, de Roman Polanski, 2001