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Rachmaninov Sergueï
1873-1943

Sergueï Vassilievitch Rachmaninov, Serge Rachmaninoff, Rakhmaninov, Sergey, Vasil'yevich, Сергей Васильевич Рахманинов

Né le 1er avril 1873 à Semionovo ou à Oneg, près de Novgorod, mort le 28 mars 1943 à Beverly Hills aux États-Unis.

Le père dilapide la fortune familiale. Après la vente des biens immobiliers, les Rachmaninov emménagent à Oneg, la seule résidence qui reste en leur possession.

Sergueï Rachmaninov reçoit dès le plus jeune âge des leçons de piano, de sa mère puis d'Anna Ornatskaya, une étudiante au Conservatoire de Saint-Pétersbourg.

En 1882, le bien immobilier d'Oneg est vendu pour rembourser des dettes. La famille s'installe à Saint-Pétersbourg. Rachamninov intègre le conservatoire, il étudie le piano sous la direction de Vladimir Demianski et l'harmonie avec Alexandre Rubets.

Suite à une épidémie, sa sœur Sophia meurt de la diphtérie et ses parents, dont le couple se délite, se séparent. Les enfants restent avec la mère. Déstabilisé, Rachmaninov échoue en 1885 à ses examens de fin d'année. Menacé de perdre sa bourse, il est envoyé, sur la recommandation de son cousin Alexandre Siloti, qui fut son élève, chez Nikolaï Rverev, un professeur de piano réputé chez lequel il loge avec deux autres étudiants, Leonid Maximov (1873-1904) et Matvei Pressman (1870-1937). Les cours commencent à six heures du matin, l'enseignement est basé sur des arrangements de symphonies à quatre mains, et la fréquentation de concerts.

Au cours des réunions du dimanche après-midi chez Nikolaï Rverev, Rachmaninov rencontre Anton Rubinstein, Sergueï Taneïev, Anton Arenski, Vassili Safonov, Piotr Ilitch Tchaïkovski.

En avril 1888, il intègre le Conservatoire de Moscou, travaille le piano sous la direction d'Alexandre Siloti tout en restant chez Nikolaï Rverev. À l'automne, il commence des études de contrepoint avec Sergueï Taneïev et l'harmonie avec Anton Arenski.

Anton Arenski et ses élèves : de gauche à droite, Lev Conus, Nikita Morozov, Anton Arenski, Sergueï Rachmaninov.

Nikolaï Rverev, uniquement soucieux de technique pianistique, n'encourage pas Rachmaninov à composer. Pourtant, en 1887-1888, il écrit chez lui ses premières compositions, un scherzo pour orchestre dans le style de Mendelssohn et quelques pièces pour piano. Mais dans la maison, il est difficile de se concentrer pour composer pendant que les autres locataires travaillent leur instrument. La rupture avec Nikolaï Rverev, qui évitera toute relation avec Rachmaninov pendant trois ans, a lieu en 1889.

Ne suivant pas les vœux de sa mère, qui souhaite son retour à Saint-Pétersbourg, afin d'étudier avec Rimski-Korsakov, il reste à Moscou, logeant chez Mikhail Slonov, un condisciple du Conservatoire, puis chez des proches, la famille Satin.

À cette époque il compose ou esquisse son premier concerto pour piano, le 1er mouvement de la symphonie en re mineur, des romances, et Deus Meus, motet à 6 parties.

Il passe l'été à Ivanovka, une propriété des Satin, où il fait la connaissance des sœurs Skalon, des cousines éloignées par alliance et a un faible pour la plus jeune d'entre elles, Vera. Il lui dédicace sa première romance pour violoncelle et piano. Il compose également pour les sœurs Skalon sa valse à six mains pour le piano (1890) et la romance de 1891.

Domaine d'Ivanovka, le devant de la maison principale.

De retour à Moscou, il enseigne dans une classe de chefs de chœur.

Au printemps de 1891, suite à des désaccords avec le directeur Vassili Safonov, Alexandre Siloti démissionne du Conservatoire. Bien qu'il soit remplacé, Rachmaninov a la permission de tenter l'examen final une année en avance, dont il passe avec succès les épreuves le 5 juin.

Il passe de nouveau l'été à Ivanovka, y complète son premier concerto pour piano. Il est de nouveau à Moscou en décembre, et met sur le métier son premier poème symphonique, Prince Rostislav, dédicacé à Anton Arenski.

Au début de 1892, il crée son Trio élégiaque avec Anatoly Brandukov et David Krein, joue le premier mouvement de son concerto pour piano lors d'un concert au Conservatoire le 17 mars.

Sergueï Rachmanonov en 1892.

Pour son examen de composition, également passé une année en avance, il présente un opéra en un acte, Aleko, inspiré par Les Tsiganes, un poème de Pouchkine. Il est gratifié des plus hautes récompenses, avec la grande médaille d'or du Conservatoire.

Sergueï Rachmaninov, Не пой, красавицa! / Ne chante pas beauté ! [Ne me chante pas, ma belle, ces mélodies], opus 13, no 4, Orchestre du Théâtre Mariinski, Anna Netrebko (soprano), sous la direction de Valery Gergiev.

Après un contrat avec l'éditeur Alexander Bogdanovich Gutheil, Rachmaninov avance avec succès dans sa carrière et la reconnaissance publique.

En 1895 il se met à la composition de sa première symphonie en re mineur (sans rapport avec l'esquisse de 1890). Mitrofan Belaïev la programme dans un de ses concerts de symphonies russes. Elle est créée le 15 mars 1897 sous la direction d'Alexandre Glazounov. C'est un désastre. La critique, dont César Cui qui parle des sept plaies d'Égypte, est violente.

Côte Rachmaninov, on met cet échec sur le dos de Glazounov, mauvais dirigeant, manquant de sensibilité musicale, voire ayant absorbé de l'alcool (ce qui est possible).

Cet échec affecte le compositeur qui ne peut plus composer pendant trois ans. Il est engagé pour la saison 1898-1899 comme chef d'orchestre au Théâtre privé Mamontov, où il se familiarise avec une quantité de styles russes et occidentaux. Il s'y lie avec Feodor Chaliapine qui chante dans la troupe.

Le 19 avril 1899, il se produit au Queen’s Hall de Londres, il dirige sa fantaisie pour orchestre, Le rocher, interprète son prélude en do mineur et l'élégie de son opus 3. L'accueil est favorable.

De retour en Russie, il assiste à la première d'Aleko avec Chaliapine dans le rôle principal. Malgré le succès, il ne peut toujours pas composer. Il se décide à consulter le docteur Nikolay Dahl, spécialiste de l'hypnose.

Passant l'été en Italie avec Chaliapine, il compose l'essentiel du grand duo d'amour de l'opéra Francesca da Rimini et commence la composition de son œuvre la plus populaire, le second concerto pour piano dont il crée les trois mouvements le 27 octobre 1901 sous la direction d'Alexandre Siloti.

Sergueï Rachmaninov, 2e concerto pour piano opus 18 (1901), The Philadelphia Orchestra, sous la direction de Leopold Stokowski, le compositeur au piano (1929 ?).

 

Sergueï Rachmaninov, 2e concerto pour piano opus 18 (1901), Orchestre philharmonique de Leningrad sous la direction de Kurt Sanderling, Sviatoslav Richter au piano (1959)

Il annonce ses fiançailles avec sa cousine Natalia Satin, mais le mariage pose des problèmes d'ordre religieux, Rachmaninov n'étant pas un fidèle de l'Église orthodoxe russe, qui par ailleurs interdit l'union entre les cousins germains. Il leur faudra une autorisation du tsar et la négociation d'une tante Rachmaninov ayant les bonnes relations. Ils se marient dans une chapelle militaire de la banlieue moscovite le 29 avril. En cadeau de mariage, ils reçoivent une des maisons du domaine de Ivanovka.

Sergueï et Natalia Rachmaninov.

Sergueï et Natalia Rachmaninov à Ivanovka.

La maison d'ivanovka aujourd'hui.

Après une lune de miel en Europe, Natalia accouche à Moscou de leur première fille, Irina, le 9 juin 1903.

Sergueï Rachmaninov, Prélude opus 23 no 5 (1901-1903), en sol mineur, Boris Berezovsky (piano).

 

SergueÏ Rachmaninov, 2e symphonie opus 17 (1906-1907), Mouvement adagio, London Symphonie Orchestra, sous la direction de Gennadi Rozdestvenski.

De 1904 à 1906, il est chef d'orchestre au théâtre du Bolchoï. Il compose à la suite deux opéras, Le chevalier avare sur un poème de Pouchkine et Francesca da Rimini sur un livret de Modest Tchaïkovski (le frère du compositeur) qu'il crée en janvier 1906. En raison des troubles politiques qui agitent la Russie, il démissionne du Bolchoï, séjourne à Pise, revient à Moscou en raison de la maladie de sa fille, et quitte de nouveau la Russie pour Dresden, prend part en 1907 aux concerts russes que Diaghilev organise à Paris, en mai il est à Ivanovka ou Natalia accouche de leur seconde fille, Tatania. En novembre, il entame sa première tournée aux États-Unis. Il passe l'été 1910 à Ivanovka.

Sergueï Rachmaninov, Liturgie de saint Jean Chrisostome, pour chœur mixte, opus 31, 1910, Ensemble vocal de chambre des solistes du philharmonique de Saint-Pétersbourg, avec Irina Mihalkina, Zoe Tsererina, Stanislav Leontiev, Vitaly Zolatorev, Leonid Gladkov, sous le direcrion d'Olga Stoupneva.

En 1912-1913, il se repose en famille en Suisse, puis à Rome. Ses filles sont atteintes de la typhoïde. Elles sont soignées dans un hôpital berlinois. Les Rachmaninov retrouvent leur propriété d'Ivanovka.

Sergueï Rachmaninov et ses filles.

L'automne 1914 est consacré à une tournée russe en compagnie de Koussevitzky.

À la fin de l'année 1916 des troubles éclatent de nouveau en Russie, où aucun gouvernement ne parvient à calmer le mécontentement populaire contre le règne du tsar. Le 25 mars, il donne un concert à Moscou (son 2e concerto, le 1er de Tchaïkovski et le 1er de Liszt), en avril 1917, Rachmaninov constate que leur maison d'Ivanovka a été saccagée. En juin, il écrit à Siloti en vain pour obtenir un visa afin de quitter la Russie. Il retourne à Moscou et révise son premier concerto pour piano.

Il reçoit une invitation pour jouer Stockholm, gagne Petrograd pour organiser le voyage. Peu avant Noël, toute la famille a définitivement quitté la Russie.

Il est à New York en novembre 1918, choisit Charles Ellis comme agent, accepte le don d'un piano Steinway, donne dix concerts par mois, signe un contrat avec la maison de disques Victor.

Il gagne confortablement sa vie avec les concerts, mais doit constituer un répertoire conséquent, et le rythme de production de ses nouvelles compositions ralentit (de 1926 à 1940, seulement 6 compositions).

En 1921, les Rachmaninov achètent une maison à New York. Il se partage entre les tournées européennes et américaines.

Il est à Dresden le 24 septembre 1924, pour le mariage de sa fille Irina avec le prince Piotr Volkonski qui meurt peu après, le 12 août 1925. Leur fille Sofia naît à Paris le 4 septembre.

Sergueï Rachmaninov et sa petite fille Sofia (1925-1960).

Pour le bénéfice de ses filles, il crée TAIR (dérivé de leurs prénoms), une maison d'édition spécialisée dans le répertoire russe et surtout celles de leur père. Ce dernier se dégage peu à peu de ses contrats américains, pense vendre ses biens, et bénéficie fin 1925 de neuf mois sans aucun concert.

Il crée son quatrième concerto le 18 mars 1927 à Philadelphie.

Le 12 janvier 1931, il publie The New York Times, avec Ivan Ostromislenski et le comte Illia TolstoÏ un critique de la politique soviétique. La réponse russe paraît dans le Vechernyaya Moskva du 9 mars 1931, et ses œuvres sont interdites d'étude et d'exécution, interdiction qui est levée en 1933.

Au début de l'année 1930, il décide de se faire construire une villa à Hertenstein, au bord du lac de Lucerne, en Suisse; qu'il baptise Senar : SE(rgueï) et NA(talia), R(achmaninov).

La villa Senar, construite par les architectes Alfred Möri et Karl-Friedrich Krebs.

[+] sur la villa Senar, qui habrite aujourd'hui la fondation Rachmaninov

Les Rachmaninov à la villa Senar.

En 1937, Michel Fokine lui commande un ballet inspiré de la légende de Paganini, qui est créé le 30 juin 1937 à Londres, à Covent Garden.

En 1939, en raison des préparatifs de guerre, les Rachamninov estiment plus sûr de retourner aux États-Unis.

Le 1er février 1943, Sergueï et Natalia Rachamnonov deviennent citoyens américains. La même année, un médecin lui diagnostique une pleurésie, mais le pianiste ne veut pas se mettre au repos. Il donne son dernier concert à Knoxville le 17 février 1943, trop malade pour continuer ses concerts, la famille regagne Los Ageles et sa maison de Beverly Hills. Il est en réalité atteint d'un cancer. Il meurt le 28 mars 1943.

Une messe de Requiem est célébrée à l'église orthodoxe de Los Angeles le jour même et le lendemain, une messe de funérailles le 30 mars. En raison de la guerre, son corps n'a pu être rapatrié en Suisse comme il le désirait.

Discographie

Sergueï Rachmaninov, Trios élégiaques, Alan Ball (piano), Bernard Mathern (violon), Élisabeth Beaussier (violoncelle), Calioppe 2017 (CALI 7436).

Lire la présentation de Jean-Marc Warszawski

 

 

Catalogue des œuvres

1880, Romance, en la mineur, pour violin and piano

1886, Transcription pour deux pianos de la symphonie « Manfred » de Tchaïkovski

1886, Étude en fa♯ majeur, pour piano.

1887, Lento en re mineur, pour piano.

1887, quatre piècespour piano, Romance, Prelude, Mélodie, Gavotte.

1887, Scherzo en re mineur, pour orchestre.

1888, Trois nocturnes pour piano, Andante cantabile, Andante maestoso- Allegro assai, Andante.

1888, Esmeralda, fragments d'opéra d'après Victor Hugo.

1889, Concerto pour piano en do mineur.

1890, Quatuor à cordes no 1.

1890, Romance pour violoncelle te piao.

1890, Mélodie sur un thème original pour trio avec piano.

1890-1891, opus 1, concerto pour piano no 1 (révisxé en 1917).

1890-1891, Transcription pour deux pianos de la La Belle au bois dormant, de Tchaïkovski.

1890-1891, Valse et Romance, pour piano à six mains.

1890-1891, Canon en re mineur, pour piano.

1890, Aux portes du cloître sacré, pour voix soliste et piano.

1890, Je ne te dirai rien, pour voix soliste et piano.

1890, Deus Meus, chœur mixte à 6 parties.

1890-1891, Manfred, poème symphonique.

1891, Suite en re mineur, pour orchestre.

1891, Symphonie « de jeunesse » en re mineur.

1891, Prince Rostislav, poème symphonique.

1891, Deux monologues de Boris, pour voix soliste et piano.

1891, C'était en avril, pour voix soliste et piano.

1891, Le crépuscule tombait, pour voix soliste et piano.

1891, Prélude en fa majeur piano

1891, Mouvement symphonique en re mineur.

1891, Rhapsodie russe, pour 2 pianos.

1891-1892, Prélude, Danse orientale, pour violoncelle et piano.

1892, Trio élégiaque en sol mineur violin, pour violoncelle et piano.

1892, Aleko, opéra en 1 acte, sur un livret de Vladimir Nemirovitch-Dantchenko, d'après « Les Tsiganes », de Pouchkine (1824), créé à Moscou le 9 mai 1893.

1892, opus 3, Cinq morceaux de fantaisie, pour piano, 1. Élégie, en mi♭ mineur, 2. Prélude, en do♯ mineur, 3. Mélodie, en mi majeur (révisée en 1940), 4. Polichinelle, 5. Sérénade (révisée en 1940).

1893, Tu fais de nouveau battre mon cœur, pour voix soliste et piano.

1893, Chant d'un desespéré, pour voix soliste et piano

1893, Te souviens-tu de la soirée ? Pour voix soliste et piano.

1893, La fleur s'est fanée, pour voix soliste et piano

1893, O mère de Dieu toujours en prière, pour chœur mixte.

1893, opus 4, 6 mélodies, 1. Oh non ! Je t'en supplie, ne pars pas, 2. Le matin, 3. Dans le silence de la nuit secrète, 4. Ne me chante pas, ma belle, ces mélodies, 5. Toi, ma vallée, 6. Il n'y a pas si longtemps, mon ami.

1893, opus 5, Suite no 1 (Fantaisie-Tableaux), pour 2 pianos.

1893, opus 6, Deux morceaux de salon : Romance, Danse hongroise, pour violon et piano.

1893, opus 7, Le rocher, poème symphonique, d'après le poème de Mikhaïl Lermontov, créé à Moscou le 20 mars 1894, sous la direction de Vassili Safonov.

1893, opus 8, 6 romances, 1. Les nymphéas, 2. Mon enfant, tu es belle comme une fleur, 3. La pensée, 4. Mon amour a causé mon malheur, 5. Rêve, 6. La Prière.

1893, opus 9 , Trio élégiaque no 2, pour trio avec piano (révisé en 1906).

1893-1894, Sept morceaux de salon, pour piano, 1. Nocturne en la mineur, 2. Valse en la majeur, 3. Barcarolle en sol mineur, 4. Mélodie en mi mineur, 5. Humoresque en sol majeur (révisé en 1940), 6. Romance en fa mineur, 7. Mazurka en re♭majeur.

1894, Chœur des esprits, pour chœur mixte.

1894, Chanson du rossignol, pour chœur mixte et pinao.

1894, Romance en sol majeur, pour deux pianos.

1894, 11 Six morceaux pour deux pianos, 1. Barcarolle, 2. Scherzo, 3. Thème Russe, 4. Valse, 5. Romance, 6. Slava.

1894, Deux épisodes de Don Juan (esquisses), pour orchestre.

1894, opus 12, Capriccio Bohémien, pour orchestre.

1895, opus 13, symphonie no 1.

1894-1896, opus 14, 12 romances, 1. Je t'attends, 2. L'Îlot, 3. Combien fugaces sont les délices de l'amour, 4. J'étais avec elle, 5. Ces nuits d'été, 6. Tout le monde t'aime tant, 7. Ne me crois pas, mon amie, 8. Oh, ne sois pas triste, 9. Elle est belle comme le jour, 10. Dans mon âme, 11. Les Eaux printanières, 12. Il est temps.

1895-1896, opus 15, Six chœurs pour voix féminines ou d'enfants, 1. Sois Loué, 2. La Nuit, 3. Le Pin, 4. Les vagues se sont endormies, 5. Esclavage, 6. L'ange.

1896, Quatuor à cordes no 2.

1896, Quatre « improvisations » pour piano, en collaboration avec Arenski, Glazounov, Taneïev.

1896, opus 16, Six moments musicaux, pour piano, 1. Andantino en si♭mineur, 2. Allegretto en mi♭mineur, 3. Andante cantabile en si mineur, 4. Presto en mi mineur, 5. Adagio sostenuto en re♭majeur, 6. Maestoso en do majeur.

1896, Transcription pour 2 pianos de la 6e symphonie de Glazounov:

1899, Morceau de fantaisie en sol mineur, pour piano.

1899, Fughetta, en fa majeur piano.

1899, Panteley le guérisseur, pour chœur mixte.

1899, Avais-tu le hoquet, Natacha ? Pour voix soliste et piano

1900, La nuit, pour voix soliste et piano

1900, Paraphrase pour piano du menuet de l'Arlésienne de Georges Bizet.

1900-1917, Suite no 2, pour 2 pianos.

1900-1901, opus 18, concerto pour piano no 2 en do mineur. Deuxième et troisième mouvements créés le 2 décembre 1900 avec le compositeur au piano. L'œuvre complète a été créée le 9 novembre 1901, sous la direction d'Alexandre Siloti, le compositeur au piano.

1901, opus 19, Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur.

1902, opus 20, Printemps, cantate pour baryton, chœur et orchestre.

1900-1902, opus 21, 12 romances, 1. Le destin, 2. Sur une tombe fraîche, 3. Crépuscule, 4. Elles répondaient, 5. Le lilas, 6. Extrait de Musset, 7. C'est beau ici, 8. Sur la mort d'un passereau, 9. Mélodie, 10. Devant l'icône, 11. Je ne suis pas prophète, 12. Comme je souffre.

1903, opus 22, Variations pour piano sur un thème de Frédéric Chopin.

1901-1903, opus 23, 10 péludes pour piano, 1. en fa♯ mineur, 2. si♭majeur, 3. re mineur, 4. re majeur, 5. si mineur, 6. mi♭majeur, 7. do mineur, 8. la♭majeur, 9. mi♭mineur, 10. sol♭majeur.

1903-1904, opus 24, Le Chevalier avare, opéra en un prélude et trois scènes, sur un texte de Pouchkine, créé le 24 janvier 1906 au théâtre Bolchoï à Moscou.

1904-1925, opus 25, Francesca da Rimini, opéra en deux actes, prologue et épilogue, sur un livret de Modeste Tchaïkovski d'après le 5e chant de l'Enfer de Dante, Créé au théâtre Bolchoï à Moscou, sous la direction du compositeur, le 24 janvier 1906.

1906, Salammbô, esquisse d'opéra.

1906, Polka Italienne, pour 2 pianos.

1906, opus 26, 15 romance, 1. Есть много звуков / il y a beaucoup de sons (Alexis Tolstoï), 2. Всё отнял у меня / Il m'a tout pris (Fiodor Tiouttchev), 3. Мы отдохнём / nous restons (Anton Tchékov), 4. Два прощанья / Deux adieux (Alexis Koltsov), 5. Покинем, милая / Laissons, mon cher (Arseny Golenishchev-Kutuzov), 6. Христос воскрес / Le Christ est ressuscité (Dmitry Merezhkovsky), 7. К детям / Aux enfants (Aleksey Khomyakov), 8. Пощады я молю! / Je demande pitié (Dmitry Merezhkovsky), 9. Я опять одинок / Je suis à nouveau seul (Ivan Bunin), 10. У моего окна / à ma fenêtre (Glafira Galina), 11. Фонтан / La fontaine (Fiodor Tiouttchev), 12. Ночь печальна / La nuit est triste (Ivan Bunin), 13. Вчера мы встретились / Nous nous sommes rencontrés hier (Yakov Polonski), 14. Кольцо / L'Anneau (Alexis Koltsov), 15. Проходит всё / Tout passe (Danil Rathaus).

1906-1907, opus 27, 1712270242 no 2

1906-1908, Monna Vanna, opéra sur un livret de Mikhaïl Slonov d'après Maurice Maeterlinck, inachevé.

1908, opus 28, sonate pour piano, no 1, en re mineur.

1908, Lettre à Konstantin Stanislavsky, pour voix et piano.

1909, opus 29, L'Île des morts, poème symphonique d'après Böcklin.

1909, opus 30, concerto pour piano no 3, en re mineur

1910, opus 31, Liturgie de saint Jean Chrysostome, pour chœur mixte.

1. Благовесть (Sonnerie des cloches), 2. Великая ектения (La grande litanie), 3. Благослови, душе моя, Господа, (1er antiphon: Bénis le saigneur, O mon âme), 4. Слава Отцу. Единородный Сыне (2e antiphon : Gloir au père - Fils unique), 5. Во царствие Твоем (3e antiphon: Dans votre royaume), 6. Приидите, поклонимся (Venez, adorez), 7. Господи, спаси благочестивыя. Святый Боже (Трисвятое) (Trisagion  Seigneur, nous prions pour que tu sois miséricordieux), 8. Иже Херувимы (Les chérubins), 9. Верую (Credo), 10. Милость мира (Miséricorde sur terre), 11. Тебе поем (Pour vous, nous chantons), 12. Достойно есть (Hymne à la mère de Dieu), 13. Отче наш (Notre Père), 14. Хвалите Господа (Louez le Seigneur), 15. Благословен градый. Видехом свет истинный (Béni soit-il - nous avons vu la lumière), 17. Буди имя Господне благословенно (Béni soit le nom du Seigneur) 18. Благовесть (Sonnerie des cloches).

1910, opus 32, 13 préludes pour piano, 1. do majeur, 2. si♭mineur, 3. mi majeur, 4. mi mineur, 5. sol majeur, 6. fa mineur, 7. fa majeur, 8. la mineur, 9. la majeur, 10. si mineur, 11. si majeur, 12. sol♯ mineur, 13. re♭majeur.

1911, Transcription pour piano de Lachtäubchen, opus 303, de Franz Behr.

1911, opus 33, Études-Tableaux, 1. fa mineur, 2. do majeur, 3. do mineur, 4. re mineur, 5. mi♭mineur, 6. mi♭majeur, 7. sol mineur, 8. do♯ mineur.

1910-1912, opus 34, 14 mélodies, 1. La Muse, 2. Dans l'âme de chacun de nous, 3. La Tempête, 4. Une brise passe, 5. Arion, 6. La Résurrection de Lazare, 7. Ce n'est pas possible, 8. Musique, 9. Tu l'as connu, 10. Je me souviens de ce jour, 11. Le paysan, 12. Quel bonheur, 13. Dissonances, 14. Vocalise.

1912-1913, opus 35, Kolokola (Les cloches), symphonie chorale pour soprano, ténor, baryton, chœur et orchestre, sur un texte de Balmont, d'après Edgar Poe.

1913, opus 36, sonate pour piano no 2, en si♭mineur (révisée en 1931).

1915, Vocalise, pour voix soliste et piano.

1915, De l'Évangile de saint Jean, pour voix soliste et piano

1915, opus 37, Veille toute la nuit, (Vêpres) pour alto, ténor, chœur mixte.

1916, Prière, pour voix soliste et piano.

1916, Toutes les choses veulent chanter, pour voix soliste et piano.

1916, opus 38, Six romances pour voix et piano, 1. La nuit dans mon jardin, sur un poème d'Avetik Issahakian (1875-1957) traduit par Alexandre Blok, 2. Pour elle,sur un poème d’Andreï Biély (1880-1934), 3. Les marguerites, sur un poème d’Igor Severianine (1887-1941), 4. Le joueur de flûte, sur un poème de Valéri Brioussov (1873-1924), 5. Le sommeil, sur un poème de Fiodor Sologoub (1863-1927), 6. Aou, sur un poème de Constantin Balmont (1867-1942).

1916, opus 39, Études-Tableaux, pour piano : 1. en do mineur, 2. en la mineur, 3. en fa♯ mineur, 4. en si mineur, 5. en mi♭mineur, 6. en la mineur, 7. en do mineur, 8. en re mineur, 9. en re majeur.

1917, Prélude en re mineur, Esquisse orientale, Fragments, pour piano.

1918, Paraphrase sur The Star-Spangled Banner, pour piano.

1919, Cadenza, pour la rhapsodie hongroise no 2 de Franz Liszt, pour 2 pianos.

1921 Paraphrase pour piano, sur Liebesleid de Kreisler.

1923, Paraphrase pour piano, sur « Gopak » de La Foire de Sorotchintsy, de Modest Moussorgski.

1925, Paraphrase pour piano sur Wohin ? de Franz Schubert.

1925 Paraphrase pour piano, sur Liebesfreud de Kreisler.

1926 Paraphrase pour piano et violon, sur « Gopak » de La Foire de Sorotchintsy, de Modest Moussorgski.

1926, opus 40, concerto pour piano no 4 en sol mineur (révisé en 1941).

1927, opus 41, Trois chants russes pour chœur et orchestre.

1929, Paraphrase pour piano sur Le vol du bourdon de Rimski-Korsakov.

1931, opus 42, Variations pour piano sur un thème de Corelli.

1933, Paraphrase pour piano sur le scherzo du Songe d'une nuit d'été de Félix Mendelssohn.

1934, Paraphrase pour piano sur des mouvements de la 3e Partita de Johann Sebastian Bach.

1934, opus 43, Rhapsodie due un thème de Paganini, pour piano et orchestre.

1936, opus 44, symphonie no 3, pour orchestre.

1940, opus 45, Danses symphoniques, pour orchestre.

1941, Paraphrase pour piano sur la bercesue de of Tchaïkovski.

Bibliographie

Top Damien (1963-....), Sergueï Rachmaninov. « Horizons », Bleu nuit éditions, Paris 2013.

Groleau Jean-Jacques, Rachmaninov. « Classica », Actes Sud, Arles 2011.

Caillet Laurent, L'œuvre pour piano de Serge Rachmaninov (1873-1943) : langage et style (thèse). Université Paris IV, 2007.

Fousnaquer Jacques-Emmanuel (1962-1996), Rachmaninov. « Solfèges », Seuil, Paris 1994.

Poivre d'Arvor Catherine, Rachmaninov ou la passion au bout des doigts. « Domaine musical », Le Rocher, Monaco 1986.

Charton Jean-Marie, Les Années françaises de Serge Rachmaninoff. Éditions de la Revue moderne, 1969.

Bažanov Nikolaj Danilovič (1899-1985), Rachmaninov (traduit du russe par Antoinette Mazzi). Éditions du Progrès, Moscou 1974.

Seroff Victor Ilyitch (1902-1979), Rachmaninoff (traduit de l'anglais par Michel Bourdet-Pleville). Robert Laffont, Paris 1954.

Jean-Marc Warszawski
27 décembre 2017

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Mercredi 3 Janvier, 2018