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Vincent d'Indy
[Paul Marie Théodore Vincent]
1851-1931

Né à Paris 27 mars 1851, mort à Paris 2 décembre 1931.

Issu d'une famille de possédants, d'aristocrates et de militaires, il garde tout au long de sa vie les habitudes, positions sociales et politiques de sa classe. Son fils Jean sera colonel. L'un de ses oncles, Saint-Ange Wilfrid d'Indy (1821-...) étudie la musique à Paris. Ses compositions sont jouées au Conservatoire et dans les salons parisiens.

Sa mère décède des suites de l'accouchement et son père se remarie en 1855. Il est en grande partie élevé par sa grand-mère, Rézia (Thérèse) d'Indy, pianiste amateur, élève de J. Peter Pixis, Jean-Louis Adam et Kalkbrenner. Elle lui donne ses premières leçons de musique.

Il est ensuite l'élève 1862 à 1865 de Louis Diémer pour le piano. A partir de 1864, il suit des cours d'harmonie avec Albert Lavignac. La même année il fait un voyage en Afrique du Sud et visite le manoir familial du Chabret à Boffres en Ardèche. Il fait y la connaissance de sa cousine Isabelle de Pampelonne.

  Le 7 avenue de Villars

Henri Duparc, avec lequel il travaille quotidien- nement dans les années 1870

En 1865, la famille déménage au no 7 de l'avenue de Villars (près des Invalides à Paris), où il vécut toute sa vie.

La même année il voyage dans le Nord de la France, en Belgique, à Aachen (Aix- la- Chapelle) et Cologne.

En 1867, Lavignac le dirige sur des études d'instrumentation et son oncle Saint-Ange Wilfrid lui fait connaître le traité d'instrumentation de Berlioz.

Il fait la connaissance de Ellie Mac Swiney, sa voisine qui épousera Henri Duparc en 1871 et découvre avec eux les partitions de Wagner et de Liszt.

Il commence la mise en musique des Burgraves de Robert de Bonnières (1850-1905).

En 1869 il passe les épreuves du baccalauréat et voyage en Italie, au Tyrol et en Suisse.

Il compose ses premières oeuvres, les Quatre romances sans paroles, Angoisse, La Chanson des aventuriers de la Mer.

Il est engagé volontaire pendant la guerre de 1870. En 1871-1872, il suit des cours de droit.

Sur les conseils de Duparc, il montre ses compostions à César Franck qui le prend comme élève pour le fugue et la composition. En 1873, il suit sa classe d'orgue au Conservatoire de Paris.

En 1873, il est à Cologne, Eisenach, visite Liszt à Weimar, Brahms à Tützing, il se rend également à Nürnberg et à Bayreuth où il lui est permis d'observer Wagner de dos par l'entrebâillement d'une porte, il est à Leipzig, Dresden, Wien, Linz, Salzburg et München

Au conservatoire, il obtient le second accessit d'orgue en 1874 et le premier en 1875. Il quitte alors l'institution.

Jusqu'en 1878, il tient les orgues de Saint-Leu-la-Forêt, est timbalier remplaçant à l'Opéra-Comique, chef de choeurs et timbalier aux Concerts Colonnes. Dans le même temps il fait de nombreux voyages en Suisse et en Allemagne.

En 1876, il es de nouveau en Allemagne où il assiste à la troisième représentation du Ring au théâtre de Bayreuth. Il en fait un compte-rendu enthousiaste. La même année il est secrétaire de la Société Nationale de Musique.

En 1882, il crée à l'Opéra-Comique sa première œuvre lyrique, Attendez-moi sous l'orme. En 1885 il reçoit le Grand Prix de composition de la ville de Paris pour son poème dramatique Le Chant de la Cloche.

Autour du piano, tableau de Henri Latour, 1885 : Emmanuel Chabrier au piano. De gauche à droite : Adolphe Jullien (critique), Boisseau (violoniste à l'Opéra), Camille Benoit (historien d'art), Edmond Maitre (érudit), Lascoux (magistrat), Vincent d'Indy, A. Bigeon (romancier et critique) (Musée d'Orsay)

 

Le château des Faugs à Boffres en Ardèche a été consrtuit entre 1886 et 1890 sur les terres familiales. Vincent d'Indy y fit de nombreux séjours.

Les trois fondateurs de la Schola Cantorum en 1894 : Charles Bordes, Alexandre Guilmant et Vincent d'Indy.

En 1896

Vincent d'Indy à 45 ans (Revue musicale de Lyon) 1907

En 1890, Après la mort de César Franck, il est élu président de la Société Nationale de Musique

En 1891 il crée son Quatuor à cordes. En 1892, il est membre de la commission chargée de réformer le conservatoire (sa contribution est publiée). La même année il reprend la classe de composition de Guiraud au Conservatoire. Il est Chevalier de la Légion d'honneur.

En 1894 il soutient la candidature de Guy Ropartz à la direction du Conservatoire de Nancy, mais lui-même n'obtient pas le poste qu'il brigue à l'Institut.

En 1895 il entreprend de nouveaux voyages soit pour préparer des concerts, soit pour y diriger. Il est à Barcelone et à Bruxelles en 1895, Aux Pays-Bas, à Bilbao, Biarritz, Montreux et Karlsruhe en 1896. Le 15 octobre il inaugure, rue Stanislas à Paris, la Schola Cantorum avec Charles Bordes et Alexandre Guilmant. La même année il est commandeur de l'Ordre de Charles III d'Espagne.

En 1897, il créé l'opéra Fervaal qui rompt avec l'imitation de la musique de Wagner et veut affirmer une particularité musicalement nationale.

Le 2 novembre 1900, la Schola Cantorum déménage rue Saint-Jacques. A cette occasion, il prononce son célèbre discours L'art n'est pas un métier :

L'Art n'est pas un métier ... Une école d'Art ne peut pas et ne doit pas être une école professionnelle ... Il faudrait bien se garder de croire en effet que, pour être musicien, il suffise de savoir jouer, même très bien, d'un instrument ou de pouvoir écrire très correctement une fugue ou une cantate. Ces études font évidemment partie de l'enseignement musical, mais elles ne constituent point l'art; j'oserai même dire que, pour celui qui s'arrête à ce degré d'instruction sans chercher l'art véritable, les connaissances acquises deviennent d'autant plus pernicieuses qu'il s'imagine être suffisamment armé pour produire ou interpréter de grandes oeuvres ... Là où finit le métier, l'Art commence. Et c'est alors que la tâche des professeurs sera, non plus d'exercer les doigts, le larynx, l'écriture des élèves, de façon à leur rendre familier l'outil qu'ils auront à manier, mais de former leur esprit, leur intelligence et leur coeur, afin que cet outil soit employé à une besogne saine et élevée, et que le métier acquis puisse contribuer à la grandeur et au développement de l'art musical.

En 1903, il est chevalier du roi Léopold de Belgique et correspondant de l'Institut des Beaux Arts de Belgique.

Pendant l'affaire Dreyfus, il prend le parti des anti-sémites et avec Maurice Barrès, adhère à la Ligue de la Patrie Française.

De 1904 à sa mort, il dirige la Schola Cantorum.

 

Indy et Alexandre Guilmant entourée de leurs élèves
devant le monument dédié à César Franck à Paris.

En 1905, il entreprend une tournée aux États-Unis à la tête de l'Orchestre symphonique de Boston, qui interprète des oeuvres de César Franck, Gabriel Fauré, Claude Debussy, Paul Dukas, Ernest Chausson et d'AlberiVincent d'c Magnard.

Son épouse décède le 19 décembre 1905, peu après son retour en France. Il milite dès lors contre ce qu'il juge être la décadence de la musique contemporaine en France et en Allemagne et profite de la biographie consacrée à César Franck (1906) pour développer ses idées gothiques.

De 1906 à 1922, il est membre du jury du Conservatoire de Lyon.

Portrait  par Théo van Rysselberghe (1908)

Le château des Faugs

Le cabinet de travail aux Faugs 

Le 29 février 1908, il donne un concert à Moscou.

Vincent d'Indy chef d'orchestre
Portrait pat Morisset (Schola Cantorum)

Il prépare la représentation de d'Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau à l'Opéra de Paris, étudie la messe en si de Johann Sebastian Bach, compose le premier brouillon de la Légende de St Christophe.

En 1911 (Photo Blain)

En 1912 il est officier de la légion d'honneur.

Théo van Rysselberghe En 1913

Pendant la guerre de 1914-1918, il reste à Paris et fait connaissance de la pianiste Caroline Janson, qui devient son élève et en 1920 sa seconde épouse.

Il fait construire à Agay, au bord de la Méditerranée une résidence estivale.

Il est aussi membre de l'Académie royale d'Angleterre, de la Maatschappij tot Bevordering der Toonkunst (Société pour la promotion de la musique) en Hollande et de la commission pour l'enseignement de la musique de la ville de Paris.

Catalogue des oeuvres

Fervaal, troisième scène du second acte.

Esquisse de décors de Maurice Denis
pour La Légende de Saint Christophe (1921).

En 1931

Arrangements et transcriptions

Écrits

Bibliographie

Bronze par Bourdelle (Opéra de Paris)

Discographie

01/
D'Indy
Jour d'été à la Montagne
Tableaux de voyage

Orchestre philarmonique des pays de Loire
Pierre Dervaux dir.
Jour d'été a la montagne, op.61 : 1. Aurore — 2. Jour (après-midi sous les pins) —3. Soir —  Tableaux de voyage, op.36 : 4. Préambule — 5. En marche — 6. Le glas — 7. Lac vert — 8. La poste — 9. Rêve
EMI, CDM 7 64364, 1979

02/
D'Indy
Jour d'été à la montagne (opus 61, n° 1)
Symphonie sur un chant montagnard cevenol (opus 25 n° 2)

Orchestre philarmonique de Radio-France
Marek Janowski dir.
Catherine Colard, piano
Enregistré au théatre du Châtelet à Paris en 1990-1991
ERATO 2292 45821, 1992
Jour d'été sur la montagne : 1. Aurore — 2. Jour — 3. Soir — Symphonie sur un chant montagnard : 4. Assez lent - modérément animé - allegro — 5. Assé moséré mais sans lenteur — 6. Animé

 

 

Jean-Marc Warszawski 28 juillet 2003
14 novembre 2005
12 mars 2009

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ISSN 2269-9910

Lundi 20 Février, 2017