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musicologie

Biographies musicales

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Grétry

André-Ernest-Modeste

1741-1813

Grétry
lithographie d'après Elisabeth Vigée-Le Brun
gravé par Johann Christian Gottschick.

 

 

Né à Liège le 11 février 1741, morte à L' Ermitage de Montmorency, le 24 septembre 1813.

Son père est violoniste à l'église Saint-Martin de Liège puis à l'église Saint-Denis de Liège où André Grétry est enfant de choeur à l'âge de neuf ans, lequel, dans ses mémoires, se plaint de la sévérité de Wenick, son premier maître de chant à Saint-Denis. Après la mue, il prend des cours ce clavecin et de composition avec Nicolas Rennekin, organiste à l'église Saint-Pierre de Liège, puis avec Henri Moreau, maître de musique à l'église collégiale Saint-Paul.

Il porte aussi beaucoup d'intérêt à la musique qu'il va entendre à la Comédie Italienne de Liège.

Grétry a déjà composé un motet et une messe et divers pièces, quand il reçoit une bourse parfaire ses études musicales au Collège Darchis à Rome.

Il part pour Rome au printemps 1760. A partir de 1762, il reprend à la base ses études musicales avec Casali, le maître de chapelle de San Giovanni in Laterano de Rome.

Il compose un Confitebor qu'il envoie à Liège pour un concours. Pour le carnaval de 1765, il compose La Vendemmiatrice, un intermezzo pour trois personnages que est donné au théâtre Alibert. La même année, Le père Martini (comme il le fera 5 ans plus tard pour Mozart) l'aide à passer l'examen de la prestigieuse «Accademia dei Filarmonici in Bologna». En Italie il compose encore Six quatuors de cordes, publiés à Paris comme opus 3.

Grétry quitte l'Italie en janvier 1766 et s'installe à Genève où il donne des cours de musique et de composition. Le théâtre de Genève étant autorisé à rouvrir des portes, il a l'occasion d'y entendre pour la première fois des oeuvres françaises. Son projet de recevoir un livret de Voltaire, qui habite non loin de Genève, à Ferney, n'a pas de suite. Il en obtient un de Favart sur un récit de Voltaire : Isabelle et Gertrude dont les ariettes sont déjà mises en musique par Blaise, à Paris. en 1766 et 1767, l'oeuvre est donnée six fois avec succès.

Il gagne Paris à l'automne 1767, enthousiasmé pour Pergolèse, Buranello, Vinci, Piccinni ou Terradellas.

Dans une lettre au père Martini, il écrit qu'il à commencé à écrire un opéra mais que la musique française est insensible et insipide. Les Mariages sammites, sur un livret de Ligier d'après un récit de Marmontel n'est pas un succès, la comédie italienne n'en veut pas, et la cour boudera à la représentation donnée chez la princesse de Conti. On juge cette œuvre trop italienne en raison d'une prosodie trop ornée ne convenant pas à la langue française. Grétry étudie alors la prosodie de la langue française à la Comédie (comme l'avait fait Lully). Il cherche aussi des protecteurs dont est l'ambassadeur de Suède, le comte von Creutz, qui lui obtient un livret de Marmontel, Le Huron, d'après L'ingénu de Voltaire. L'oeuvre est créée le 20 août 1768 à la comédie italienne avec succès. Pour les contemporains, l'influence italienne est clairement reconnue. Ainsi Burney écrit »The music by M. Grétry, in which there are many pretty and ingenious things, wholly in the buon gusto of Italy. Ou le Mercure de France , [...] sa musique [...] paraît se plier à tous les caractères, mais elle semble faite surtout pour le pathétique.

Il écrit alors deux à trois opéras par an qui sont donnés à la cour, à Fontainebleau ou à Versailles, en avant-première, puis font les beaux jours de la Comédie Italienne. Il surpasse les tentatives d'adaptation de l'opéra-comique de Monsigny, Philidor ou Duni.

En 1779, Grimm écrit dans sa correspondance il n’y a jamais eu de compositeur qui ait su adapter plus heureusement que Grétry la mélodie italienne au caractère et au génie de notre langue.

Zémire et Azor, une comédie ballet à grandes dépenses a un tel succès qu'il obtient une rente royale. Il obtient également une rente, sur ses droits, de la Comédie Italienne.

Les oeuvres de Grétry sont jouées dans diverses villes de France, à Bruxelles, en Allemagne, en Italie, en Suède et en Russie. Elles sont traduites en plusieurs langues.
Il se marie en 1771 avec Jeanne- Marie Grandon, fille d'un peintre lyonnais. Ils ont trois filles (Jenny, Lucile, Antoinette) dont aucune n'atteint l'âge de vingt ans. Lucile écrit deux opéras, orchestrés et corrigés par son père.

En 1773, il met pour la première fois un livret de Sedaine en musique, Le Magnifique. Il tente sa chance en 1775 avec Céphale et Procris à l'Académie royale de Musique et entre en concurrence avec Gluck qui officiel à L'Opéra. C'est un échec. Il continue à composer pour l'Opéra Comique.

En 1774, la reine Maris-Antoinette le rémunère comme son propre directeur de le musique.

En 1775, il ne peut plus collaborer avec Marmontel, car l'encyclopédiste est systématiquement censuré par le comité de la Comédie.

A la révolution Française, il perd la rente royale, et cherche des sujets politiques. En 1795, à la fondation de l'Institut de France, il est avec Méhul et Gossec, représentant de la musique dans les classes des Beaux-Arts. Il est inspecteur du Conservatoire de musique de Paris. En 1797, il publie trois volumes de se s ses Mémoires. En 1801, des réflexions en trois volumes De la vérité, ce que nous fûmes, ce que nous sommes. En 1802 une Méthode pour apprendre à préluder. Il publie également Les Réflexions d'un solitaire en 8 volumes. Il reçoit la légion d'honneur, et son portrait est accroché à l'Opéra-Comique en 1805.

Il se retire à l'hermitage de Montmorency qu'il a acheté en l'an, VI, ans après la mort de son précédent locataire, le philosophe Jean-Jacques Rousseau. A sa mort, des obsèques nationales sont ordonnées. Selon son voeu, mais après de longs procès, les reliques de son cœur sont transportées à Liège.

André-Ernest-Modeste Grétry
Lithographie d'Antoine Maurin
d'après un tableau de Robert Lefèvre.

Catalogue des oeuvres

Collection complète des oeuvres. Édité par F.A. Gevaert, E. Fétis, A. Wotquenne et autres, Leipzig, 1884–1936

  • 1760, O salutaris hostia, pour 5 voix et orgue
  • 1762, Confitebor tibi Domine pour 4 voix et orchestre [Ms. Fonds Terry, Conservatoire de Liège et Bibliothèque nationale de France]
  • 1762, De profundis
  • 1762, Dixit Dominus pour 4 voix et orchestre [Ms. Fonds Terry, Conservatoire de Liège]
  • 1765, Mirabilis Deus [Notre Dame, Maastricht]
  • 1765, 2 cantiques pour l'admission à l'Academia Filarmonica di Bologna ( Euge serve bone, Haec est virgo, à 4 voix, conservé à Bologne)
  • 1765, La vendemmiatrice, 2 intermezzos, texte de Labbate, créé en 1765 au théâtre Alberti de Rome
  • 1765, Laetatus sum, pour soprano et orchestre [Notre Dame, Maastricht]
  • 1765, Laudate Dominum in sanctis ejus, Ténor et orchestre [Notre Dame, Maastricht]
  • 1765, Laudate Dominum in sanctis ejus, soprano et orchestre [Notre Dame, Maastricht]
  • 1766, 6 sinfonie [éditées par O. H. Noetzel, Wilhelmshaven, vers 1961)
  • 1766, Isabelle et Gertrude, ou Les sylphes supposés, comédie en 1 acte, livret de C.-S. Favart d'après Gertrude, ou L’éducation d’une fille de Voltaire. Créé à Gène, en décembre 1766
  • 1768, Le connaisseur, comédie en 3 actes sur un livret de Marmontel. [inachevé après un rejet du comité de la Comédie Italienne de Paris]
  • 1768, Le Huron, comédie en un acte sur un livret de Marmontel, d'après «L'Ingénu» de Voltaire. : L’ingénu . Créé la Comédie Italienne de Paris le 20 août 1768
  • 1768, Les mariages samnites, opéra en un acte sur un livret de P. Légier, d'après «le château du prince de Conti» de J. F. Marmontel
  • 1769, Le tableau parlant, comédie-parade en 1 acte sur un livret de L. Anseaume. Créé la Comédie Italienne de Paris le 20 septembre 1769
  • 1769, Lucile, comédie mise en musique en 1 acte, sur un livret de Marmontel d'après son conte, «L’école des pères». Créé la Comédie Italienne de Paris le 5 janvier 1769
  • 1769, Momus sur la terre, prologue sur un texte de C. H. Watelet, créé au Château de la Roche-Guyon vers 1769 [cité par Grétry dans ses Mémoires]
  • 1769, Sinfonia, pour 2 hautbois et cordes
  • 1770, L’amitié à l’épreuve, comédie en 2 actes sur un livret de Favart et C.-H. Fusée de Voisenon, d'après Marmontel. Créé à Fontainebleau le 13 novembre 1770 [sous le titre «Les vrais amis, ou L’amitié à l’épreuve», Fontainebleau le 24 octobre 1786 ; version révisée créée à la Comédie Italienne de Paris le 30 octobre 1786]
  • 1770, Les deux avares, opéra bouffon en 2 actes sur un livret de C. G. Fenouillot de Falbaire. Créé à Fontainebleau le 27 octobre 1770 [version revue pour le mariage du dauphin et de Marie-Antoinette, Comédie Italienne de Paris le 6 décembre 1770 et 6 juin 1773
  • 1770, Les filles pourvues, compliment de clôture sur un texte d' Anseaume. Créé la Comédie Italienne de Paris le 31 mars 1770 [publié en partie par le Mercure de France en avril 1770]
  • 1770, Silvain, comédie en un acte sur un livret de Marmontel, d'après «Erast» de S. Gessner. Créé à la Comédie Italienne de Paris le 19 février 1770
  • 1771, L’ami de la maison, comédie en 3 actes sur un livret de Marmontel, d'après son conte moral «Le connaisseur». Créé Fontainebleau le 26 octobre 1771
  • 1771, Zémire et Azor, comédie-ballet mêlée de chants et de danses en 4 actes sur un livret de Marmontel, d'après La belle et la bête de M. Le Prince de Breaumont. Créé à Fontainebleau le 9 novembre 1771
  • 1773, Céphale et Procris, ou L’amour conjugal, ballet-héroïque en 3 actes sur un argument de Marmontel les «Métamorphoses d'Ovide
  • 1773, La rosière de Salency, pastorale en 4 actes sur un livret de A. F. J. Masson de Pezay. Créé à Fontainebleau le 23 octobre 1773
  • 1773, Le magnifique, comédie mise en musique en 3 acte sur un livret de M.-J. Sedaine d'après La Fontaine. Créé la Comédie Italienne de Paris le 4 mars 1773
  • 1773, Les caprices ( Mon destin auprès de Climène), texte de J. F. de Saint-Lambert, 1 voix, harpe ou piano, dans «Journal de musique» (5, sup. 1) 1773, p.5-7

Grétry
par Elisabeth Louise Vigée-Le Brun

  • 1774, Nouvelle romance, dans M. De Lusse, «Recueil de romances» (2) 1774, p.339
  • 1774, Sei Quartetti per due violini, alto e basso ... composti a Roma op. 3 (édité à Paris par J. Borelly, s.l., s.d.]
  • 1775, Air ( Doux plaisir, l’Amour te rappelle); texte de «de R.», 1 voix et basse continue, dans «Mercure de France»; décembre 1775, p. 61-63
  • 1775, La fausse magie, comédie mêlée de chants en 2 actes de Marmontel. Créé à la Comédie Italienne de Paris le 1 février 1775
  • 1776, Air pour la fête de Mme. P*** ( Vous connoissez, mes amis), texte de Mars, 1 voix et basse continue, dans «Mercure de France», février 1776, p. 59-62
  • 1776, Les mariages samnites, drame lyrique en 3 actes sur un livret de B. F. de Rosoi d'après Marmontel. Créé à la Comédie Italienne de Paris le 12 juin 1776
  • 1776-1778, Les statues, opéra féerie en 4 actes sur un livret de Marmontel, d'après «Les mille et une nuits» Deux actes créés à la Comédie Italienne de Paris
  • 1777, Amour pour amour, 3 divertissements sur un livret de P. Laujon. Créé à Versailles le 10 mars 1777
  • 1777, Matroco, drame burlesque en 5 actes sur un livret de Laujon. Créé au château du prince de Condé le 3 novembre 1777
  • 1778, Le jugement de Midas, comédie en 3 actes sur un livret de T. D’Hèle, d'après K. O’Hara. Créé dans les appartements de Mme de Montesson au Palais Royal le 28 mars 1778
  • 1778, Les fausses apparences, ou L’amant jaloux, comédie en 3 actes sur un livret de D’Hèle, d'après « The Wonder, a Woman Keeps a Secret» de S. Centlivre. Créé à Versailles le 20 novembre 1778
  • 1778, Les trois âges de l’opéra aussi : Le génie de l’opéra ; Les trois âges de la musique, prologue sur un livret de Devismes de Saint-Alphonse. Créé à l'Opéra le 27 avril 1778
  • 1779, Romance du roman de l’histoire du chevalier du soleil ( Quand on est belle), texte de A. G. C. d’Orville et A. R. de Voyer d’Argenson), dans «Mercure de France», décembre 1779, p. 64-66
  • 1779, Romance pour l'Histoire du chevalier du Soleil, Paris 1779
  • 1779, Aucassin et Nicolette, ou Les moeurs du bon vieux tems, comédie mise en musique en 4 actes sur un livret de Sedaine, d'après «Les amours du bon vieux tems» de J.-B. de la Curne de Sainte-Palaye. Créé à Versailles le 30 décembre 1779
  • 1779, Les événemens imprévus, comédie en 3 actes sur un livret de D’Hèle. Créé à Versailles le 11 novembre 1779
  • 1780, Andromaque, tragédie lyrique en 3 actes sur un livret de L.G. Pitra, d'après J. Racine. Créé à l' Opéra le 6 juin 1780
  • 1781, Emilie, ou La belle esclave, comédie lyrique en 1 acte sur un livret de N.-F. Guillard. Créé à l' Opéra le 22 février 1781
  • 1781, Ronde pour Electre ou Oreste
  • 1781-1782, Electre, tragédie lyrique en trois actes sur un livret de J. C. Thilorier d'après Euripides
  • 1782, Colinette à la cour, ou La double épreuve, comédie lyrique en 3 actes sur un livret de J.-B. Lourdet de Santerre, d'après «Ninette à la cour» de Favart. Créé à l'Opéra en janvier 1782

Grétry
Par Robert Lefèvre

  • 1782, L’embarras des richesses, comédie lyrique en 3 actes sur un livret de Lourdet de Santerre, d'après «Le savetier et le financier» de L.J.C.S. d’Allainval. Créé à l'Opéra le 26 novembre 1782
  • 1782, Les colonnes d’Alcide, opéra en un acte sur un livret de Pitra
  • 1783, Le marché de Cythère ( Savez-vous qu’il tient tous les jours), ode anacréontique, 1 voix, harpe ou piano, dans A. de Piis, «Chansons nouvelles», Paris 1783, p. 5-8, appendix 2
  • 1783, La caravane du Caire, opéra-ballet en 3 actes sur un livret d' E. Morel de Chédeville. Créé à Fontainebleau le 30octobre 1783.
  • 1783, Thalie au nouveau théâtre, prologue sur un livret de Sedaine. Créé la Comédie Italienne de Paris le 28 avril 1783
  • 1784, L’épreuve villageoise, opéra bouffon en 2 actes sur un livret de P. J. B. Choudard (dit Desforges). Créé à la Comédie Italienne de Paris le 24 juin 1784
  • 1784, Richard Coeur-de-lion, comédie mise en musique en 3 actes sur un livret de Sedaine, d'après un récit de Bibliothèque universelle des romans de juillet 1776 (attribué à A. R. Voyer d’Argenson, Marquis de Paulmy) . Créé la Comédie Italienne de Paris le, 21octobre 1784
  • 1784, Théodore et Paulin, comédie lyrique en 3 actes sur un livret de P. J. B. Choudard (dit Desforges).Créé à Versailles le 5 mars 1784
  • 1785, Oedipe à Colonne, tragédie lyrique en 3 actes sur un livret de Guillard.
  • 1785, Panurge dans l’île des lanternes, comédie lyrique en 3 actes sur un livret de Morel de Chédeville d'après François Parfaict. créé à l' Opéra le 25 janvier 1785.
  • 1786, Amphitryon, opéra en 3 actes sur un livret de Sedaine d'après Molière. Créé à Versailles le 15 mars 1786
  • 1786, Le comte d’Albert, drame mis en musique en 2 actes sur un livret de Sedaine, d'après Le lion et le rat de J. de La Fontaine. Créé à Fontainebleau le 13 novembre 1786
  • 1786, Les méprises par ressemblance, comédie en 3 actes sur un livret de J. Patrat, d'après Menaechmi de «Plaute». Créé Fontainebleau le 7 novembre 1786
  • 1787, Le prisonnier anglais, comédie en 3 actes sur un livret de F. G. Fouques (dit Desfontaines). Créé à la Comédie Italienne de Paris le 26 décembre 1787.
  • 1788, Le rival confident, comédie mise en musique en 2 actes sur un livret de N. J. Forgeot. Créé la Comédie Italienne de Paris le 26 juin 1788
  • 1789, Aspasie, opéra en 3 actes, sur un livret de Morel de Chédeville. Créé à l'Opéra le 17 mars 1789
  • 1789, Raoul Barbe-bleue, comédie mise en musique en 3 actes sur un livret de Sedaine d'après Charles Perrault. Créé la Comédie Italienne de Paris le 2 mars 1789
  • 1790, Pierre le Grand comédie mêlée de chants en 4 actes sur un livret de J. N. Bouilly, d'après «l'Histoire de Russie sous Pierre le Grand» de Voltaire. Créé à la Comédie Italienne de Paris le 13 janvier 1790
  • 1791, Stances du lys de l'opéra «La Jeunesse d'Henri IV» de Bouilly
  • 1791, Guillaume Tell, drame mis en musique en 3 actes sur un livret de Sedaine, d'après A.-M. Lemierre . Créé la Comédie Italienne de Paris le, 9 avril 1791
  • 1791-1792, Romance du Saule pour la tragédie «Othello» de Ducis
  • 1792, Basile, ou A trompeur, trompeur et demi, comédie en un acte sur un livret de Sedaine, d'après «Don Quichotte» de Cervantes. Créé à la Comédie Italienne de Paris le (Favart), 17octobre 1792
  • 1792, Cécile et Ermancé, ou Les deux couvents, comédie en 3 actes sur un livret de C. J. Rouget de Lisle et J.-B.-D. Desprès. Créé à la Comédie Italienne de Paris le, 16 janvier 1792
  • 1792, Couplets du Citoyen Patriophile dédiés à nos frères de Paris : Qu’entends-je, pour 1 voix et basse continue [Paris, Bibliothèque du Sénat]
  • 1792, L’officier de fortune, drame mis en musique en 3 actes sur un livret de E.-G.-F. de Favières
  • 1792, Romance du saule ( Au pied d’un saule), pour soprano, orchestre ou piano (pour Othello de J. F. Ducis)
  • 1792-1793, Roger et Olivier, opéra en 3 actes sur un livret de J. M. Souriguère de Saint-Marc d'après «Roger et Victor de Shabran» de L. d’Ussieux:
  • 1792-1793, Séraphine, ou Absente et présente, comédie mêlée de chants en 3 actes sur un livret de A. J. Grétry
  • 1793, Hymne en honneur de Marat et Le pelletier : O Liberté, texte de C. J. L. Davrigny, pour 4 voix
  • 1793-1794, L’inquisition de Madrid, drame lyrique en 3 actes, livret de A. J. Grétry
  • 1794, Hymne à l’éternel : Je te salue, texte de «R.», pour 1 voix
  • 1794, Callias, ou Nature et patrie, opéra en un acte sur un livret de F.-B. Hoffman. Créé l'Opéra Comique de Paris le 19 septembre 1794
  • 1794, Denys le tyran, maître d’école à Corinthe, opéra en un acte sur un livret de P. S. Maréchal. Créé à l' Opéra le 23 août 1794
  • 1794, Diogène et Alexandre, opéra en 3 actes sur un livret de Maréchal
  • 1794, Joseph Barra, fait historique en 1 acte sur un livret de G. D. T. Levrier Champ-Rion. Créé à l'Opéra Comique de Paris le 5 juin 1794
  • 1794, La rosière républicaine, ou La fête de la vertu, opéra en un acte sur un livret de Maréchal. Créé à l' Opéra le 2 septembre 1794
  • 1794, Le congrès des rois, comédie en 3 actes sur un livret de Desmaillot [A. F. Eve]. Créé à l'Opéra Comique de Paris le 26 février 1794
  • 1796, Aux mânes de son fils Godefroi ( De l’Elysée), texte de O. de Corancez, pour 1 voix; piano ou harpe, dans «6 romances de différens auteurs» (2) Paris 1796
  • 1797, Anacréon chez Polycrate, opéra en 3 actes sur un livret de J. H. Guy. créé à l' Opéra le 17 janvier 1797
  • 1797, Lisbeth, drame lyrique en 3 actes sur un livret de Favières, d'après «Claudine» de J. P. C. de Florian. Créé l'Opéra Comique de Paris le 10 janvier 1797
  • 1798, Le barbier du village, ou Le revenant, opéra comique en 1 acte sur un livret de A. J. Grétry. Créé au théâtre Feydeau le 6 mai 1797
  • 1799, Aux mânes de M. E. Joly ( Après vingt ans de mariage); texte de E. J. B. Delrieu, pour 1 voix, dans «Journal des théâtres» (630) 1799, p. 129-133, appendix 15–16 ; pour 1 voix et piano dans Dulomboy « Aux mânes de Marie-Elisabeth Joly, artiste célèbre du Théâtre Française», Paris 1799
  • 1799, Elisca, ou L’amour maternel, drame lyrique en 3 actes sur un livret de Favières. Créé à l'Opéra Comique de Paris le 1 janvier 1799
  • 1799, Ronde pour la plantation de l’arbre de la liberté : Unissez vos coeurs, texte de J. F. R. Mahérault, pour 1 voix et orchestre
  • 1799, Ronde pour la plantation de l'arbre de la Liberté, Paris 1799
  • 1801, Eloge à Bonaparte : Le plus grand des héros, pour 2 voix et piano (arrangement de Dalayrac : Veillons au salut l’empire)
  • 1801, Le casque et les colombes, opéra-ballet en 1 acte sur un livret de Guillard. créé à l' Opéra le 7 novembre 1801
  • 1802, Zelmar, ou Les Abencerages ( Zelmar, ou L’asile), drame lyrique en 2 actes sur un livret de A. J. Grétry
  • 1803 (vers 1803), L’éducation de l’Amour ( Quand l’Amour déjà plein d’adresse), texte d'A. J. Grétry, pour 1 voix, piano ou harpe
  • 1803, 6 nouvelles romances, textes d'A. J. Grétry, pour 1 voix, piano ou harpe [ La gaiété villageoise : Pour animer toujours la danse, ronde ; Le départ inutile : Riants côteaux ; La carrière : S’en allant au moulin, chansonnette ; L’amant rassuré : Pourquoi douter de ma tendresse ; Le jour de noce, ou le vieux serviteur : Partout la gaiété, cavatine ; Le tombeau de Thisbé : O ma Thisbé]
  • 1803, Delphis et Mopsa, comédie lyrique en 2 actes sur un livret de Guy. Créé à l' Opéra le 15 février 1803
  • 1809, Le charme de s’entendre : Il est bien doux, texte d'O. C. A. Rousselin, pour 1 voix, piano et harpe [manuscrit au musée Grétry de Liège]
  • 1811, Marie-Louise, impératrice-reine, à l’éternel : Toi qui formas le coeur des mères, hymne, texte d'A .J. Grétry, pour 1 voix, piano ou harpe
  • 1824, Le berger délaissé : Mirtil, errant à l’aventure, texte d'A. J. Grétry, pour 1 voix, piano ou harpe, dans «Le troubadour des salons0187 (1) 1824, p. 2-3
  • 1827, 3 romances, pour 1 voix, piano ou harpe [ Algar et Anissa : Il est donc, romance écossaise ; La mère devant le lion : Un lion affreux ; Le pont des mères : Dans la fleur de l’adolescence], dans J. F. Ducis, «Oeuvres», Paris, 1827, p. 328-331
  • s.d., Le chevalier et la pastourelle : Je vous promets, pour 1 voix et piano [manuscrit à la Bibliothèque nationale de France]
  • s.d., L’île de Cythère : C’est un charmant pays, texte de J. B. J. W. de Grécout, chanson badine, pour 1 voix et piano [manuscrit à la Bibliothèque nationale de France]
  • s.d., Le rossignol, pour 4 voix [Manuscrit à la bibliothèque du Conservatoire de Liège]
  • s.d., Cantate pour célébrer la naissance du premier enfant de Monsieur et Madame de La Ferté : Quels accords ravissants, 3 sopranos ; 4 voix et orchestre)

Écrits

  • Mémoires ou Essai sur la musique. Paris 1789, à compte d'auteur
  • Mémoires ou Essais sur la musique [3 v.]. Paris 1797 ; nouvelle reliure, Verdier, Paris 1812 ; Édition J. H. Mees, Bruxelles 1829 ; Édition nationale belge, Bruxelles 1924-1925 ; traduction allemande par Lamberty dans «Franzözische Museum» ; traduction allemande par K. Spazier, Breitkopf & Härtel, Leipzig 1800 ; Édition courte, Paris, Delegrave 1889 ; Édition P. Magnette, liège, Vaillant-Carmanne 1914 ; Édition R. Depau, Office de Publicité, Bruxelles 1941
  • De la Vérité. Ce que nous fûmes, ce que nous sommes, ce que nous devrions être [3 v.]. à compte d'auteur, Paris 1801
  • Méthode pour apprendre à préluder en peu de temps avec toutes les ressources de l'harmonie. Imprimerie de la République, Paris 1802
  • Réflexions d'un Solitaire [4 v.]. Édité par L. Solvay et E. Closson, G. van Oest, Bruxelles-Paris 1919-1922 ; édité par M. Brix et Y. Lenoir, Namur 1993

Bibliographie

  • BARTLET M. E. C., A Musician’s View of the French Baroque after the Advent of Gluck : Grétry’s Les trois âges de l’opéra and its Context. Dans J. H. Heyer et collectif, «Jean-Baptiste Lully and the Music of the French Baroque : Essays in Honor of James R. Anthony» Cambridge 1989, p. 291–318
  • Grétry, Marie-Antoinette and La rosière de Salency. Dans «Proceedings of the Royal Musical Association» (111) 1984–1985), p. 92–120
  • —, Patriotism at the Opéra-Comique during the Revolution : Grétry’s Callias, ou Nature et patrie. Dans «International Musicological Society : Congress Report» (14) Bologna 1987, p (3) 839–852
  • —, Politics and the Fate of Roger et Olivier, a Newly Recovered Opera by Grétry. Dans «Journal of the American Musicological Society» (37) 1984, p. 98–138
  • —, Revolutionschanson und Hymne im Repertoire der Pariser Oper, 1793–1794. Dans R. Reichardt and R. Koselleck (éditeurs) «Die französische Revolution als Bruch des gesellschaftlichen Bewusstseins», Munich 1988, p. 479–507
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Jean-Marc Warszawski
11 février 2003

 

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ISSN 2269-9910

Références / musicologie.org 2014

Mercredi 10 Décembre, 2014 17:49

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