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Emmanuel Honoré Boyer de Fonscolombe,
baron de la Mole. Né à Aix-en-Provence
le 27 octobre 1810 — Mort à Aix-en-Provence le
21 mars 1875.
Famille de riches drapiers aixois,
les Boyer acquièrent en 1715 la terre de Fonscolombe,
au bord de la Durance. Ils y construisent un château
et un riche hôtel particulier à Aix-en-Provence.
En 1741, ils accèdent à la noblesse, par
l'acquisition d'une charge de secrétaire du roi.
Par la suite, ils achètent des charges
au Parlement, et des compagnies dans les régiments,
deviennent collectionneurs d'objets d'art et amateurs
de sciences naturelles.
Il étudie au collège
des Jésuites d’Aix, où, entre 1825 et
1828 (fermeture des écoles jésuites),
il se lie ( se connaissaient-ils avant ?) avec
Félicien David (1810-1876). Il suit avec lui
les cours de musique de l'abbé
Michel, puis de Marius Roux à la cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence,
où Félicien David, a été
placé à la maîtrise en 1818.
Emmanuel de Fonscolombe profite peut-être
des entrées de Félicien David, qui est
un temps maître de chapelle à l'école
de la cathédrale, et chef assistant au théâtre
d'Aix (mais peut-être Félicien David, profite-il
de l'influence de la famille Fonscolombe).
Emmanueml de Fonscolombe poursuit
des études de droit, obtient la licence, tandis
que Félicien david exercera comme clerc de notaire,
avant de partir pour Paris en 1830.
Le 15 février 1838, il épouse
Anne (dite Anaïs) Salavy, fille d'un riche négociant,
armateur et politicien de Marseille.
En 1844, Félicien David lui
dédie sa symphonie « désert »,
en 1848, 1846,
l'oratorio Moïse au Sinaï, et en 1848,
l'Eden, un oratorio en deux parties.
Le 1er août 1864, sous le gouvernement
de Napoléon III, il est confirmé et maintenu
dans son titre héréditaire de baron.
Installé au chateau familale
de la Mole, dans le Var, il est maître de chapelle
à Aix, s'adonne à l'entomologie, à
la botanique et à la géologie. Il est
l'arrière grand-père d'Antoine de Saint-Exupéry
On lui devrait une édition
critique du Miserere de Carissimi, et une traduction
de l’italien, en 1868, des Mémoires historiques
et critiques sur la vie et les oeuvres de Giovanni Pierluigi
da Palestrina, de G. Baini (1828), dont le manuscrit
serait conservé par la famille.
Catalogue des œuvres (indications)
- Danse des morts (mélodie)
- Le Forban (mélodie)
- 20 Mélodies, pour chant, avec
accompagnement de piano (Paris, éditions
Colombier)
- Trio, pour violon, violoncelle et
piano
- Musique de théâtre
- Le Prisonnier en Crimée [
Hermance ou la Guerre et la Paix ?],
opéra-comique en deux actes, créé
à Marseill
- Messe solennelle à grand orchestre,
en si bémol majeur pour 3 voix d’hommes
(Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei),
créée le 26 mars 1856 à
Marseille
- Messe brève, en sol majeur
pour soprano, ténor, baryton, 1er et
2e violon, alto, violoncelle, contrebasse et
orgue (choeur à 3 voix et orchestre à
cordes)
- Justus ut palma florebit, motet pour
voix d’hommes et orchestre; Ave maria (3 voix
de femmes)
- O Salutaris, motet à 3 voix
- Ave verum, motet à 4 voix
- Invocations à la Vierge, motet
- Panis angelicus, motet à 3
voix
- Séquence Notre Dame de la Sede
- Stabat mater à 3 voix
- Tout l’univers (Racine), motet à
4 voix
Jean-Marc Warszawski 3 janvier
2008
Discographie
Emmanuel de Fonscolombe (1810-1875)
Mélodies, duos et pièces religieuses.
Hybrid'music, 2008 Anna-Maria
Panzarella, soprano - Mario
Hacquard, baryton - Maria
Belooussova, piano - Frédéric
Deville, violoncelle
Enregistré par Thomas Vingtrinier
au Studio Sequenza à Montreuil, en octobre 2007
— Avec le soutien de la Fondation Princesse Grace de
Monaco, du Baron de Fonscolombe-La Mole et de la Succession
Saint-Exupéry - d'Agay [ Lire un
commentaire ]
Notice du dictionnaire Fétis
FONSCOLOMBE (P. -E baron deFONSCOLOMBE
(P. -E baron de), amateur distingué de musique,
né vers 1810, s'est livré pendant longtemps
à la composition a fait exécuter à
Marseille et à Aix des motets et plusieurs messes
et a fait représenter dans la première
de ces deux villes un opéra comique intitulé
le Prisonnier de Crimée. M. de Fonscolombe, qui
est mort à Aix le 21 mars 1875, avait écrit
aussi des romances et mélodies vocales, la Danse
des morts, le Forban, etc., et une série de six
Motels religieux avec accompagnement de piano
ou d'harmonium (1, Ave Maria; 2, Ave verum; 3, Litanies
en fa; 4. Litanies en si ,bémol; 5, Litanies
en ut; 0 salutaris hostia), qui ont été
publiés chez l'éditeur M. Gérard.
Il a laissé une traduction française des
Memorie Storico-critiche de l'abbé Baini sur
Paleslrina ainsi qu'une édition critique du Miserere
de Carissimi, ouvrages que sa famille, dit-on, se propose
de publier.
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