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Compositeur français, il obtint, avec le poète
Pierre Perrin (1620-1675) le premier privilège
de l'opéra à Paris. En 1652, il est organiste
à Saint-Honoré de Paris. en 1657, il met
des poèmes de Perrin en musique. En 1658, il
compose La muette ingratte, une élégie
à trois voix, dont la musique et le livret sont
perdus. A cette occasion il déclare son désir
de faire représenter des comédies en musique
comme cela se fait en Italie. En 1659, il donne Pastorale,
pour une dizaine de représentation dans la maison
de M. de la Haye au village d'Issy dans lequel il utilise
les vers de Perirn pour des chansons, à la manière
d'une comédie musicale. Cambert du tout organiser,
car Perrin était alors en prison. La musique
est perdue, mais les documents indiquent que chaque
acte était ouvert et clos par une «symphonie»
instrumentale. D'après La muze historique
de Jean Loret (Paris 1659), 300 personne ont assisté
chaque soir aux représentations. Suite une demande
de Mazarin, Cambert et Perrin composent une «seconde
Pastorale», Ariane, ou Le mariage de Bacchus
dont la musique n'est pas parvenue. Des répétitions
publiques sont données à Paris en 1660-1661,
mais la mort de Mazarin en 1561 met brusquement fin
à l'expérience. En 1662, Cambert est nommé
maïtre de musique de la maison d'Anne d'Autriche
(la reine mère). En 1666, il écrit un
trio bouffe pour le pièce de Brécourt,
Le jaloux invisible. En juin de la même année,
il obtient avec Perrin un privilège
du roi pour établir l'Académie d'Opéra. Parmi leurs collaborateurs
se trouvent Le
Marquis de Sourdéac pour la scénographie, La Grille, embauche
les chanteurs et les
musiciens (il aura en 1675, le
privilège pour La Troupe royale des Pygmées, qui créera les premiers opéras de
marionnettes). On trouve également Beauchamp, le maître de ballet, Guichard, pour
les bâtiments, le
financier, Champeron. Le 3 (19 ?) mars 1671 Pomone, première représentation publique de l'Académie d'Opéra
est donné au Jeu de paume de
la Bouteille (texte, Perrin ; musique, Cambert ; scénographie et machineries,
Marquis de Sourdéac ; chorégraphie, Pierre Beauchamps et Des Brosses). On
considère cette oeuvre comme le premier opéra
français. Le poète Charles Robinet, dans
sa Lettre en vers à Monsieur (18/04/1671)
décrit ainsi le spectale :
Des malversations financières commises par
Sourdéac, Champeron et Perrin conduisent en juin
ce dernier en prison pour dettes.
Cambert collabore alors avec Gabriel Gilbert pour
un second opéra, Les peines et
les plaisirs de l’amour, qui fut donné au début
de 1672. Mais le premier avril;, l'Académie ferme
brusquement, Lully ayant, grâce à un édit
royal, acquis le privilège.
Cambert s'exile en Angleterre et tente sans succès
de reproduire une révision anglaise de ses opéras
français en collaboration avec Luis Grabu, maître
de la King's Musick.
Peu de musique est parvenue. Ballard a commencé
l'impression des deux opéras, mais l'évolution
des affaires de l'Académie à abrégé
le projet. La partition de Pomone s'achève au
cours de la scène 5 de l'acte 2, de celle des
Peines et des plaisirs, il ne reste que l'ouverture,
le prologue et le premier acte.
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(Westport (Ct.) 1983
Jean-Marc Warszawski
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