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Michel Rusquet, Trois siècles de musique instrumentale : un parcours découverte —— La musique instrumentale de Beethoven à Schubert.

La musique instrumentale de François-Adrien Boieldieu (1775-1834)

Un opéra (La Dame blanche) et un concerto pour harpe ont suffi à assurer une réputation durable à ce Rouennais surdoué qui, après un premier grand succès à l’Opéra-Comique avec son Calife de Bagdad, et après un long détour de sept ans par la cour de Saint-Pétersbourg (1804-1811), enchaîna les succès avec ses nombreux opéras-comiques. On en oublierait presque qu’il fut aussi un éminent professeur de piano et de composition et qu’il écrivit (essentiellement dans sa jeunesse en fait) tout un lot d’œuvres instrumentales, parmi lesquelles des partitions de chambre en duo ou en trio ainsi que des sonates pour piano, toutes œuvres désormais bien oubliées.

Heureusement, un concerto est là pour lui permettre de survivre avec les honneurs : c’est son célèbre concerto pour harpe en ut majeur, une œuvre teintée du charme un peu désuet des salons de l’époque de sa composition (1795), mais d’une grande élégance formelle, et « suffisamment ambiguë pour donner un reflet fidèle de la fin du XVIIIe siècle tout en laissant entrevoir le romantisme tel que le concevra en France le XIXe siècle naissant. »1.

François-Adrien Boieldieu, Concerto pour harpe en ut majeur, I. Allegro brilliante, II. Andante, III. Rondeau, Par Marisa Robles (harpe), Academy of St. Martin in the Fields, sous la direction, de Iona Brown.

 

François-Adrien Boieldieu, Concerto pour harpe en ut majeur, I. Allegro brilliante, II. Andante, III. Rondeau, par Lily Laskine et l'orchestre Jean-François Paillard.

On pourrait mentionner aussi son très méconnu concerto pour pianoforte en fa majeur, une œuvre en deux mouvements, certes bien modeste mais composée par un autodidacte d’à peine dix-sept ans qui ne manquait pas d’assurance. Dans une tout autre veine, il faut évidemment citer, puisqu’elles ont fait les délices de nos aïeux aux concerts dominicaux, les  ouvertures du Calife de Bagdad et de La dame blanche.

François-Adrien Boieldieu, François-Adrien Boieldieu, La Dame blanche (ouverture), par Radio l'orchestre symphonique de Bratislava, sous la dirtection d'Ondrej Lenard.

 

François-Adrien Boieldieu, Le Calife de Bagdad (ouverture), par Radio l'orchestre symphonique de Bratislava, sous la dirtection d'Ondrej Lenard

 

plumeMichel Rusquet
8 juillet 2020
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Notes

1. Parouty Michel, dans Tranchefort François-René (dir.), « Guide de la musique symphonique », Fayard, Paris 2002, p. 114.


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bouquetin

Mercredi 8 Juillet, 2020 5:06