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Michel Rusquet, Trois siècles de musique instrumentale : un parcours découverte : la musique instrumentale en France au temps de Mozart et de Haydn.

La musique instrumentale de François-Joseph Gossec (1734-1829)

« Gossec est surtout connu pour ses musiques révolutionnaires de circonstance. Mais à l’époque de la Révolution, il n’était déjà plus tout jeune et avait mené une brillante carrière sous l’Ancien Régime. Natif du Hainaut, il vint tôt à Paris où il fut musicien chez La Pouplinière, le mécène de Rameau, directeur de la musique chez les Condé à Chantilly, puis directeur du Concert des Amateurs et du Concert Spirituel, avant de présider la musique de la Garde Nationale, après 1789. Professeur de composition au Conservatoire dès sa fondation, il quitta le service à quatre-vingt-deux ans mais vécut encore longtemps… »1

Compte-tenu de son étonnante longévité, ce musicien qui pratiqua à peu près tous les genres a fait la jonction entre le baroque tardif (il fit ses débuts sous le regard de Rameau) et le premier romantisme (il mourut un an avant la création de la Symphonie fantastique de Berlioz).

Comme compositeur de musique instrumentale, son nom est associé avant tout à la naissance et à l’essor de la symphonie française. Non que sa production en la matière (une cinquantaine de symphonies et six symphonies concertantes) soit marquée du sceau de l’immortalité : ces œuvres, écrites il est vrai pour la plupart entre 1756 et 1775, sont incontestablement séduisantes et colorées, mais révèlent avant tout un compositeur élégant, à l’affût des nouveautés venues de Mannheim ou de Vienne, et sans doute trop soucieux de bien faire tout en veillant à ce que l’émotion soit tenue à distance. Exception à marquer d’une pierre blanche, au côté de sa fameuse Marche lugubre : l’étonnante symphonie à 17 parties de 1809, aussi originale que grandiose avec son instrumentation opulente qui n’échappa certainement pas à Berlioz : « Hommage manifeste à l’Empire, cette page pleine de panache, traversée d’élans guerriers, est aussi une œuvre résolument moderne qui tient compte de l’héritage viennois (Haydn meurt la même année) comme des innovations contemporaines de Beethoven (le finale évoque celui du Concerto pour piano en ut mineur). »2

Par ailleurs, mention doit être faite ici de l’apport de Gossec à la musique de chambre française de la fin de l’Ancien Régime, notamment à travers les deux cahiers de Quatuors à cordes (opus 14 et opus 15) qu’il publia vers 1772, au moment où Haydn créait la sensation avec ses opus 17 et 20, et dont l’élégance évoque le jeune Mozart.

François-Joseph Gossec, Symphonie en mi♭majeur opus 5 no 2, I. Allegro moderato, par London Mozart Players, Matthias Bamert.

 

François-Joseph Gossec, Symphonie à 17 parties (1809), par l'Orchestre Symphonique de Liège, sous la direction de Jacques Houtmann.

 

Biograhie de François-Joseph Gossec

Notes

1. Bonnaure Jacques, dans « Répertoire » (118), novembre 1998.

2. Macia Jean-Luc, dans « Diapason » (513), avril 2004.

 

    

plumeMichel Rusquet
24 juin
2019

 

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