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Michel Rusquet, Trois siècles de musique instrumentale : un parcours découverte : la musique instrumentale en France au temps de Mozart et de Haydn.

L'œuvre instrumentale de François Devienne (1759-1803)

Originaire de la Haute-Marne, il « monta » à Paris à l’âge de vingt ans et y fit une brillante carrière de flûtiste et de bassoniste. Il fut également un grand pédagogue dans ces deux spécialités, et eut l’honneur d’être historiquement le premier professeur de flûte du Conservatoire de Paris, mais sa fin fut rien moins que brillante puisque, atteint d'aberration mentale en 1802, il alla finir ses jours au tristement célèbre asile de Charenton.

Pendant ses vingt dernières années, il s’était aussi fait une belle réputation de compositeur à travers divers ouvrages lyriques et surtout grâce à une très vaste production instrumentale dans laquelle, bien naturellement, flûte et basson s’octroient les places d’honneur. L’abondance même de ce catalogue (une trentaine de concertos ou symphonies concertantes et d’innombrables œuvres de chambre) expose son auteur à la suspicion généralement de mise à l’égard des petits maîtres écrivant « une musique au kilomêtre », et il faut bien avouer que Devienne — compositeur « aimable » par excellence — n’y échappe pas tout à fait. On trouvera rarement chez lui des pages réellement inspirées, et l’élégance sans ombre de sa musique nous fait évoluer dans un univers presque immuable d’agréable divertissement.

On peut néanmoins apprécier sa facilité mélodique et ses subtilités d’écriture ou de technique instrumentale, ainsi que son goût pour des nomenclatures inhabituelles dans lesquelles ses deux instruments favoris ne sont pas seuls à avoir droit de cité. Dans les meilleurs de ses concertos, on peut même trouver ici ou là motif à le réévaluer : ainsi de certains mouvements lents de ses concertos pour flûte, d’un lyrisme assez touchant, et surtout de ses concertos pour basson — du moins des nos 1, 2 et 4 — qui témoignent d’une réelle inventivité et de qualités d’ensemble plaidant parfois pour un rapprochement avec Mozart.

François Devienne, Concerto pour flûte no 7 en mi mineur, I. Allegro, par Emmanuel Pahud et la Kammerorchesterbase, sous la direction de Giovanni Antonini.

 

François Devienne, Concerto pour basson no 4 par Eckart Hübner et l'Orchestre de chambre slovaque, sous la direction de Bohdan Warchal.

Biographie de François Devienne

 

plumeMichel Rusquet
9 juillet
2019

 

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Mardi 9 Juillet, 2019 2:15