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Wakenius « Father and son » et Víkingur Ólafsson « Philip Glass Piano Works » : deux échos musicaux des Boréales Caen

Víkingur Ólafsson.Víkingur Ólafsson. Photographie © D. R.

18 et 25 novembre 2017, par Alain Lambert ——

Cette année, pour la 26e édition des Boréales, « un festival en Nord », beaucoup à voir et entendre sur quinze jours, de la littérature au cinéma en passant par la photo, le cirque, la danse et toutes les musiques, avec en pays invité l'Islande, la terre de Glace.

Islandais, Víkingur Ólafsson est donc venu nous faire partager son exploration des paysages de Glass sur les 88 touches de son piano. Le théâtre est bondé. Il commence avec Opening, l'ouverture de Glassworks, et la magie opère aussitôt, bien que le toucher et l'approche ne soient pas la copie de celles [en accord avec la règle de proximité qui semble être à la fois égalitaire et  plus esthétique que  l'illisible « c-eux-elles »] du compositeur.

Le principe répétitif allié au développement en spirale de la mélodie, hypnotique, fascinante, introduit complètement la suite du programme consacré à quelques études pour piano du compositeur, choisies et groupées par le jeune pianiste en séquences, les no 2, 3 et 4, puis 13 et 15 et pour finir 9 et 6, après la 20e et ultime qui se déploie dans l'amplitude d'un seul moment. Très proche du public, il en explique longuement en anglais les principes d'écriture et de jeu avant de se replier vers son clavier.

Ces études, comme chez beaucoup de musiciens, sont des œuvres en soi dans leur unité et leur magnifique diversité, qui résonnent à la fois des divers univers musicaux du compositeur (classique, jazz ou populaire) mais aussi de ses créations instrumentales, et l'on croit reconnaître une bribe du Photographer ou une autre d'Akhenaton, qui resurgissent, se répètent, et se transforment dans le jeu virtuose des doigts sur les touches. Un superbe concert !

Ulf et Eric WakeniusUlf et Eric Wakenius à Caen. Photographie © Christian Mariette.

Une semaine plus tard, les foyers du théâtre sont bondés pour écouter le duo suédois Wakenius père, fils et complices, tricoter sur leurs six cordes, comme au bon vieux temps des Crosby, Still, Nash and Young, ou des Mc Laughlin, Di Meola, De Lucia guitar trio, mêlant joyeusement le rock, le flamenco, le blues, les musiques du monde, le tout unifié par le jazz et son principe d'improvisation.

Le guitariste Ulf Wakenius est bien connu pour avoir accompagné et composé pour la chanteuse Youn Sun Nah dont le groupe d'alors était exceptionnel par son originalité. Le duo va d'ailleurs reprendre Magico Momento et Breakfast in Bagdad qui datent de cette période et ne sont pas sur le cédé [voir notre chronique] comme Bretagne rebaptisé Normandie pour la soirée, ou Liberetto de Lars Danielsson. Les autres, des reprises à part Irish Vagabond et Paco's Delight, y sont : Eleanor Rigby des Beatles, Birdland de Joe Zawinul, et, chantées par Eric d'une bonne voix de bluesman, Help The Poor de Charles Singleton et Father And Son de Cat Stevens, bien sûr, qui donne son titre à l'album.

Un concert de jazz de chambre énergique et ludique jouant sur les contrastes, les arpèges déliés, les accords répétitifs et puissants, les phrases mélodiques ou ultrarapides, les rythmiques sur les cordes basses, les contre-chants tout en nuances,  les harmoniques et les résonances profondes. La présentation, humoristique et facile à comprendre, mêlant anglais et français,  ajoute à la dimension chaleureuse de ce bon moment musical.

À venir au théâtre de Caen, au Jazz Café, le Nicolas Noël trio, 6 décembre, et dans les foyers, 16 décembre, Sylvain Rifflet Mechanics.

 

Alain Lambert
25 novembre 2017

 

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Dimanche 26 Novembre, 2017 23:54