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L'Orchestre régional de Normandie aux journées du patrimoine

 

Caen, 20 septembre 2016, par Alain Lambert ——

Après avoir clôt en beauté le festival de Tatihou avec les Québécois de Vent du Nord [voir notre chronique], l'Orchestre régional de Normandie, depuis juillet, se la jouait plus classique en ce dimanche de patrimoine, dans le réfectoire tout en boiseries de l'Abbaye aux Hommes de Caen. Où les cinq cordes résonnaient à merveille, pour un public inhabituel, très jeune, jeune ou moins jeune, mais toujours attentif.

Caen, Abbaye aux hommes. Photographie © Caen tourisme.

D'abord avec une pièce de l'Autrichien Dittersdorf, compagnon de Gluck, une sonate  pour alto et contrebasse en mi bémol majeur, très chantante et très grave à la fois, où les deux musiciens, Adrien Tournier et Fabrice Béguin sont emportés au fil des notes et des mouvements d'archets, tout en vibrant à l'unisson, très complices.

Une longue pause, le public se renouvelle devant la statue de Guillaume, toujours impassible.

Puis l'altiste revient avec Anne Faucher et Thierry Tisserand aux violons, et Stéphane André au violoncelle, pour l'étonnant quatuor de Beethoven no 7 en fa majeur dit « Razumovski » du nom du commanditaire.

À la fois symphoniques et intimistes, les quatre mouvements, très développés, multiplient les surprises mélodiques et rythmiques dès les premières notes qui nous enveloppent et nous tiennent en haleine sans jamais nous perdre. L'adagio est sublime, et le dernier mouvement qui le prolonge sans pause est remarquable dans sa construction décalée. Une œuvre déjà très moderne en son temps à tel point qu'à un violoniste sourd à sa musique, Beethoven répondait : Ce n'est pas pour vous ! C'est pour les temps à venir ! Et à un autre qui se plaignait des difficultés techniques : Croyez-vous que je pense à vos misérables cordes quand l'esprit me parle ?

Les quatre musiciens, de notre temps venu, l'ont pris au pied de la note et à bras les cordes, avec un plaisir visible, dans une sorte de transe musicale tout en émotion et en virtuosité.

Une jolie manière d'aborder la nouvelle saison qui promet un certain nombre de rencontres inédites, en particulier à la Renaissance de Mondeville, avec Gilles Apap début octobre, des musiciens pygmées Aka début mai, ou avec la trompettiste Airelle Besson à Jazz Sous Les Pommiers fin avril à Coutances.

Et bien d'autres concerts à retrouver sur le site de l'ORN.

 

 Alain Lambert
20 septembre 2015

 

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