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« Des aimants » par Lolita Espin Anadon et Marco Chenevier

 

 

Des aimants, Compagnie Lolita Espin Anadon. Photographie © Alain Malfilâtre.

 

Centre chorégraphique, Caen, 15 janvier 2015, par Alain Lambert ——

 

Derniers filages au Centre chorégraphique, où la chorégraphe-danseuse et son partenaire sont en résidence, avant la première  à Saint-Lô le 27 janvier à 20h30, au théâtre, pour la création.

La question du couple se transpose ici, hors romantisme, au quotidien, autour de la confection d'une soupe qui cuit pendant le ballet et odore lentement l'espace. Les spectateurs seront d'ailleurs conviés à la goûter lors des représentations à venir.  Car la soupe, c'est un des plats les moins glamours, selon eux. Même si c'est une recette qui permet chaque fois d'ajouter de nouveaux ingrédients et de la réinventer sans risque de la perdre. D'où une autre dimension symbolique...

Elle épluche et lui se tient debout immobile, d'abord, puis se met en mouvement. On sent la tension, le couple est à couteaux / éplucheurs tirés, et quand les amants se rejoignent, dans le conflit ou dans la caresse, comme des aimants qui se repoussent ou s'attirent, selon les situations, les corps ondulent dans une variation de confrontations dansées, sensuelles, violentes ou burlesques.

Des aimants, Compagnie Lolita Espin Anadon. Photographie © Alain Malfilâtre.

Tout y passe, tomates, carottes, poireaux, poivrons, patates... entre deux chansons d'amour anglophones et populaires (Sinnead O' Connor, Tim Buckley, Nina Simone, Ray Charles...) et une salsa étonnante dans ses déhanchements outrés, sur la voix de la chanteuse, avec reprise de l'épluchage  sur les seuls instruments. Le persil permet, lui,  de faire revenir le danseur à la vie et de le téléguider tel un pantin désarticulé. Entre deux chansons, les chocs des outils ou les voix, elle en français, lui surtout, en italien — sa langue maternelle, et il en a visiblement gros sur le cœur — viennent rompre les lourds silences, même si comme l'affirme une des ballades, Silence is sexy...

Quand la soupe est prête, tout bascule dans le noir. Puis la lumière revient sur un pas-de-deux tout caoutchouteux, où les corps s'entrelacent curieusement au ralenti, comme dans une autre dimension, ce que la musique instrumentale répétitive confirme. Loin des pas de deux précédents, plutôt énervés, comme un retour onirique au romantisme ?

À déguster sous sa forme finale

le 27 janvier à Saint-Lô (théâtre à 20h30)

le 29 janvier à Granville (l'Archipel à 20h30)

le 12 mars à Randonnai (EAT à 17h30)

le 14 mars à Cabourg (Sall'In à 20h30)

Quant au Centre Chorégraphique, il accueille son festival Danse d'ailleurs en février avec plusieurs spectacles dont Lux Tenebrae en résidence l'an passé [voir notre chronique]

Toutes les infos sur le site.

 

 

 

plume Alain Lambert
15 janvier 2015

 

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Vendredi 16 Janvier, 2015 17:13

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