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L'Art de la fugue, transcription des Contrepoints à l'usage de l'orgue

Cette première édition de L'Art de la Fugue, qui s'inscrit dans la collection « Bach en Couleurs », est dédiée aux organistes qui souhaiteraient se lancer dans l'aventure périlleuse d'une exécution en concert.

La plupart des éditions de L'Art de la Fugue réalisées à quatre parties sont généralement présentées à quatre clés. Les clés d'ut première, troisième, quatrième et la clé de fa.

Il faut tout d'abord se livrer à des « exercices de solfège» avant de pouvoir aborder cette musique complexe, car peu de musiciens à notre époque sont encore capables de lire simultanément ces différentes clés. C'est pour lever ce premier obstacle que j'ai réalisé cette édition en n'utilisant que les clés de sol et de fa.

C'est dans le même esprit que j'ai poursuivi cette transcription en n'effectuant aucun changement de clés dans les différentes voix.

L'édition à deux clés de Boosey & Hawkes, 1951, utilise ces changements de clés dans le discours musical, essentiellement dans les voix d'alto et de ténor. Cependant, ils ne concernent souvent que quelques notes (Contrepoint IV, T, mes. 41: 5 notes; Contrepoint V, T, mes.60 et 61: 2 notes; Contrepoint VII, A, mes. 60: 5 notes; ou même, parfois, une seule note (Contrepoint X, T, mes. 37.)

Je dois admettre que si parfois plusieurs mesures sont concernées, je pense que cette manière d'aborder la transcription apporte plus d'inconvénients que d'avantages. Le reproche essentiel que je formulerais est que la linéarité de la mélodie est rompue et que le dessin contrapuntique est tronqué.

Ainsi, si je reprends le dernier exemple que je cite, ce la qui est une envolée, un ouvert dans le discours musical — qui devrait être lancé, tel un cri, dans l'interprétation — est représenté d'une manière trompeuse dans la graphie par une note qui se trouve bien en deçà de celle qui la précède. Quand on aborde cette musique, l'exécutant doit être à même de supporter l'apport de quelques lignes supplémentaires inhabituelles d'autant plus que dans la plupart des cas elles se déroulent dans une continuité linéaire conjointe qui ne présente aucune difficulté à la lecture. En fait, par cette technique de transcription, je rejoins l'esprit de la graphie initiale à quatre clés.

Faut-il concevoir pour cette « bible » une exécution instrumentale ? Il est certain que cette musique a été conçue d'une « manière égoïste » pour la jouissance éclectique d'un seul être. C'est le fait de pouvoir intégrer mentalement et d'assimiler cette musique par un seul esprit qui en fait toute sa difficulté et surtout toute sa fatigue mentale.

Je ne prêche pas ici pour « ma chapelle », mais le seul instrument qui permet l'exécution de cette musique par une seule personne est l'orgue. Le clavecin — si cher à G. Leonhardt — serait acceptable, mais cet instrument se heurte à la tenue des valeurs longues (Contrepoints VII, IX, XII, XIX).

Je livre ici la quintessence de L'Art de la Fugue, c'est-à-dire la totalité des contrepoints à quatre voix. Une exécution plus longue serait absurde, inutile, trop fatigante pour l'interprète et trop exigeante pour le public !

Claude Charlier
14 octobre 2015

 

Cette partition vendue 20 € est envoyée par courriel au format PDF à réception du paiement.

 

Voir la version à quatre parties pour piano

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