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« Ori » et « Caandides » à Nördik Impakt Caen Magic Mirrors

 

30 octobre 2013, par Alain Lambert ——

Je sais, j'ai honte car malgré l'annonce depuis trois mois de Nördik Impakt sur le site de Musicologie.org, j'avoue n'avoir pas suivi cet événement musical caennais en 15 ans. Sauf une fois pour Taylor McFerrin, le fils de Bobby, par curiosité... Une voix agréable, des machines rythmiques et quelques phrases de clavier minimaliste... Un bon souvenir musical.

En fait, l'electro, comme le rock, c'est la question du volume sonore. Surtout quand on vous propose des bouchons à l'entrée, ou quand le sonorisateur en a plein les oreilles,  y a un problème.

Si le groupe joue sur l'énergie volontairement trashy, pourquoi pas, c'est leurs oreilles. Mais si les arrangements sont nuancés et sophistiqués, pourquoi tout gâcher. Mon dernier concert pop ? Au Cargö en septembre, « Clockwork of the Moon », du beau boulot polyphonique avec de jolies ambiances un peu floydiennes, mais un son trop fort qui brouille les voix et les guitares. Dommage !

Revenons à notre chrönike nördike. Car là (Bley, pas Bruni), pour la quinzième édition, les voilà qui proposent d'installer, pour cacher la statue de Louis XIV place Saint Sauveur, le Magic Mirrors, vous savez, la petite bonbonnière rétro qu'on trouve tous les ans près de la Cathédrale de Coutances à « Jazz sous les pommiers ». Une occasion à ne pas rater, donc, chaque soir jusqu'à samedi.

OriOri. Photographie © Nördik Impakt / Mélusine Vilars.

En premier, un chanteur musicien mi isrélien mi berlinois, « Ori » (Alboher), un magicien electrofolk du rerecording en solo, chanteur, vocaliste, guitariste, beat boxer, claviériste et compositeur qui construit sous nos yeux et nos oreilles de superbes chansons, dans lesquelles il incruste  divers sons, une mélopée arabe ou une vieille voix de blues, préenregistrés. Superbe !

Le volume monte d'un cran quand « Caandides » a fini de s'installer, quatre guitares, au moins trois claviers et de multiples percus dont un steel drum, tout ça pour quatre musiciens de Paris. Sans oublier deux graphistes qui leur projettent sur eux et sur scène  des effets lumineux cinétiques bien bluffants. Avec leur electropop énergique aux inflexions un peu « Stones », l'effet est étonnant. Et la sonorité du steel drum comme le jeu décalé du percussionniste ajoutent un plus à la prestation.

CaandidesCaandides. Photographie © Nördik Impakt / Mélusine Vilars.

Au troisième acte, le son a encore grimpé d'un cran, de trop, et les effets de voix aigus de la musicienne ne passent pas pour moi. « Camilla Sparksss », ses deux danseuses et ses boites à musique. Sans doute pas mal, mais il ne faut pas abuser des bonnes choses, on risque l'indigestion sonore.

Tant pis pour Gaël Horellou et son electrojazz, un peu plus tard et un peu plus loin, que j'ai déjà entendu il y a peu, mais qui témoigne de la diversité des approches musicales de l'événement.

Pour la suite du festival, au Magic Mirrors et autour du Cargö, voir le site bien sûr, et le blog info.

Le site de Nördik Impakt

Blog info

 

plume Alain Lambert
3 Ø oktöbre 2 Ø13

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ISSN  2269-9910

Dimanche 10 Juillet, 2016 23:48

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