Les Witch Doctors, du blues-rock à la bibli de la Maladrerie

 

 

Caen, 15 février 2014, par Alain Lambert ——

La Maladrerie à Caen, c'est l'ancien quartier où se trouvait l'hospice des lépreux, et l'ancien nom des habitants, les maladiens. L'hospice a depuis été remplacé par une prison (dont les pensionnaires ont d'ailleurs fait un disque de blues sous la houlette du Petit Label). Et le village aux alentours est devenu un quartier de Caen, avec sa place, ses commerces, et sa bibliothèque. Caen d'où est originaire le bluesman Patrick Verbeke, et aussi  pour moitié le bluesman franco-gallois Michael Jones, qui a longtemps joué avec JJ Goldman.

Cette animation, « Le Blues est  une couleur chaude », a lieu dans le cadre des Bibliothèques de Caen, avec un café musique le 15 mars à 11 h. en centre ville, un concert-conférence de Thierry Anquetil le 5 avril, à la Bibliothèque de la Folie Couvrechef.

Les Witch Doctors The Witch Doctors. Photographie © Alain Lambert.

Une expo aussi, de Bruno Marie « Le blues : des États-Unis à la Normandie » jusqu'au 22 février à la Maladrerie, et en centre ville du 27 février au 15 mars.

A noter aussi le Foxy Lady Project, présenté en même temps que l'exposition, un bouquin à, tirage limité, prêté par la Bibliothèque d'Hérouville, d'un mètre de haut où sont photographiées grandeur nature les plus légendaires guitares de blues, de jazz  et de rock.

Un public d'amis et d'amateurs de musique était présent samedi pour écouter les Docteurs Sorciers, nom bien adapté au quartier, tous trois surpris d'être si bien écoutés, en habitués des cafés et cabarets bruyants où ils ont rôdé depuis des années leur répertoire.

Un trio blues-rock donc, façon Chicago, qui connait bien ses classiques, comme le prouvent les deux premiers standards. Qui sonne aussi English blues à la façon des Ten Years After, le trio d'Alvin Lee, avec une voix grave et éraillée, et une guitare très enlevée, instinctive, qui chante et  pleure sans affectation.

A la basse Hofner (la même que celle de Mc Cartney, avec un son qui swingue ou pulse, c'est selon), aux compos et au chant, Jean Christophe Pagnucco. À la Fender blanche, Emmanuel Desnos et à la batterie, Olivier Gebenholtz.

The Witxch doctorsThe Witch Doctors. Photographie © Alain Lambert.

Des standards donc, et des compos en français aussi, dans l'esprit de la complainte, la vie, les amours difficiles, mais avec un brin d'humour dans les formules à reprendre. Dans les ballades, on sent si le feeling y est ou pas. De longues notes étirées, quelques traits rapides bien équilibrés, tout y est. Un long gospel pour terminer, enchaîné à un rock façon Johnny B. Goode. Le soleil est revenu.

Voir  vidéos et infos concerts ou disques sur le site des Witch Doctors.

plume Alain Lambert
15 février 2014

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Dimanche 16 Février, 2014 20:44

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