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 Le Hautbois
au salon romantique

Le hautbois au salon romantique. Laurent Hacquard (hautbois), Laure Cambau (piano), Isabelle Marie (harpe), Raymond Gratien (guitare). Enregistré en 2010 au Studio Sequenza, à Montreuil (93) par Thomas Vingtrinier. Hybrid'Music Label 2010 (H1819).

Contient :

  • Stanislas Verroust (1814-1863), Fantaisie sur « Don Pasquale », de Donizetti
  • Charles-Marie Widor (1844-1937), Pavane
  • Napoléon Coste (1805-1883), Consolation et Rondeau montagnard
  • Gabriel Verdalle (né en 1847), Méditation
  • Mauro Giuliani (1781-1829), Andante de la Grande Sonate
  • Stanislas Verroust (1814-1863), Capriccio
  • Robert Schumann (1810-1856), Trois Romances
  • Charles Oberthür (1819-1895), La Prière
  • Johann-Wentzel Kalliwoda (1801-1866), Morceau de Salon

Laurent Hacquard, a suivi les cours de  Pierre Pierlot et de Christian Lardé au Conservatoire national supérieur de Paris, où il a emporté les Premiers Prix de hautbois et de musique de chambre. Il a été Hautbois solo à l'orchestre des Concerts Pasdeloup et à la Comédie-Française. Il enseigne dans les conservatoires de la ville de Paris.

Pour ce disque, il est accompagné des musiciens de l'Ensemble Architecture et Musique, dont il est le directeur artistique.

Laurent Hacquard est un fort bon musicien, comme on disait à l'époque des œuvres qu'il interprète sur ce disque. Le programme est plutôt charme du salon du soir, par le choix de romances mettant en valeur le chantant de cet instrument dévoreur d'air, pour un petit son, mais dont le bruité se détache sans mal de l'orchestre.

Même les accents angoissés de la deuxième romance de Schumann, comme les agilités, du « Morceau de salon » Johann-Wentzel Kalliwoda, passent avec douceur et fluidité, ou avec une aimable frivolité, dans les pièces de Stanislas Verroust, qu'on en oublie la virtuosité.

On note la rareté du programme, des noms de compositeurs qui ne nous évoquent rien, et pas beaucoup plus aux pages des dictionnaires. Ils faisaient pourtant les délices et l'admiration des mélomanes de leur époque, comme Stanislas Verroust, virtuose de grande réputation (avec son frère au basson), premier hautbois de l'Opéra de Paris, capitaine de la musique de la 2e légion de la Garde nationale, accessoirement ivrogne « ... dont les œuvres sont perdues et qu'une passion fatale emporta » (Le Ménestrel, 6 juillet 1902).

Cette vraiment musique de salon, choisie avec une belle cohérence, convient merveilleusement bien à l'enregistrement, qui bénéficie à la prise de son, du talent de Thomas Vingtrinier dont les disques Hybrid'Music ne sauraient se passer.

 

 

Jean-Marc Warszawski
8 septembre 2010 


Références / musicologie.org 2010