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Ah ! Ces conversations avec Redon, quand il se sentait en confiance
! Quelles substantielles conversations ! Tout le ramenait à Montaigne, Shakespeare, Baudelaire, Flaubert, Rembrandt,
Durer, Delacroix, Berlioz, Schumann.
(...)
Il jouait du violon. Il aimait par dessus tout Bach, Monteverde,
pas tout Wagner, les derniers quatuors de Beethoven. Berlioz aimé des peintres, Schumann, Debussy, de Séverac.
Il ne prenait aucun plaisir à entendre les œuvres de Franck et encore moins celles d'Indy. « Ce sont des sacristains,
disait-il. » Un jour Vollard vint le consulter sur une question de musique : « Redon, dites-moi donc, beaucoup
de gens me demandent quel musicien je préfère. Que faut-il leur répondre ? » -« Vollard,
répondez seulement : Bach » Tout cela était dit de part et d'autre sur un ton de plaisanterie charmante.
Gustave Fayet, Souvenirs surOdilon Redon, revue C.A.P, Paris, mai-juin 1924.
Textes d'Antoine Fayet, Mario d'Angelo, Alexandre d'Andoque de Sériège,
Jean-Bernard Cahours d'Aspry, Nina Gubisch-Viñes, réunis par Mario d'Angelo.
Mario d'Angelo est sociologue, docteur de l'Institut d'études politiques
de Paris. Spécialiste de l'organisation et de la gestion des entreprises culturelles, il est professeur à École
supérieure de commerce de Dijon.
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