À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
Deutsche Nationalbib.
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale


S'abonner au bulletin

 André Campra (1660-1744)
In Convertendo Dominus
versions de 1703 et 1726

 

Campra André, In Convertendo Dominus, pour chœur et orchestre
(édition Jean Duron).
Éditions du Centre de Musique Baroque de Versailles, 2010
[2 éditions : versions 1703 et 1726]

Version 1703 : conducteur 31 p. ; 16 × 24cm ; ISMN M-56016-014-6 ; 16, 50 €. Partie pour voix et basse continue disponible ; matériel d'orchestre en location.

Version 1726 : conducteur 28 p. ; 16 × 24 cm ; ISMN M-56016-212-6 ; 16 €. Partie pour voix et basse continue ; matériel d'orchestre en location.

Né en 1660, André Campra étudia la musique avec Guillaume Poitevin, martre de chapelle à la maîtrise Saint-Sauveur de la cathédrale dAix en Provence qui forma plusieurs musiciens de grand renom (dont Jean Gilles). A sa sortie, ayant obtenu sa prêtrise, Campra, dont la vie semble mouvementée, obtient plusieurs nominations dans le sud de la France. En 1694 il rejoint Paris et obtient la maîtrise de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il en démissionne en 1700 pour se consacrer librement à une carrière lyrique toute aussi exceptionnelle qui le conduira à la direction de l'Académie royale de musique en 1730. Philippe d'Orléans lui confie en 1723 l'un des quartiers de la Chapelle royale en remplacement de Lalande. Campra y compose ou remanie la plupart des grands motets qui nous sont parvenûsTTl meurt en 1744.

L'in Convertendo Dominus est un grand motet conservé en autographe dans la collection de la Bibliothèque nationale de France. Le psaume 125, laudatif, met en scène la reconnaissance du peuple de Dieu pour sa délivrance. Le style versaillais, influencé par Lalande, s'est imposé avec ses découpes par verset contrastées par le caractère, les effectifs et les tempi. La durée est normée, pour l'utilisation liturgique, à une vingtaine de minutes.

La première version fut éditée en 1703 à Paris, chez Ballard, parmi neuf autres motets. L'orchestration est marquée par l'organisation lulliste, héritée des 24 violons du roi, à 5 parties de cordes.

L'orchestre comprend donc les bois (seuls les hautbois et bassons sont indiqués), les dessus, hautes-contre, tailles, quintes et basses de violon et la basse continue. 5 chanteurs solistes sont sollicités (2 dessus, haute-contre, taille, basse-taille et basse) - les deux voix de femmes n'étant utilisées qu'en un « petit chœur » de 6 mesures avec la haute-contre, l'on pourra également n'utiliser que les 3 voix d'hommes solistes - et un chœur à 5 parties « à la française » : dessus divisés, hautes-contre, tailles, basses-tailles et basses.

La seconde version, destinée à la Chapelle royale de Versailles, est composé d'un large ensemble à 4 parties de violons (dessus, hautes-contre, tailles et basses de violons), bois et basse continue. Il s'agit d'un remaniement profond de la version de 1703 utilisant les même thèmes et mélodies, mais dont la polyphonie, développeùents et événements on été resserrés et l'orchestre redistribué, selon l'évolution du goût depuis 1703. Cette version emploie également 4 chanteurs solistes (dessus, haute-contre, taille et basse-taille) et un chœur à 5 parties « à la française »  : dessus divisés, hautes-contre, tailles, basses-tailles et basses.


Références / musicologie.org 2010