Bibendum Jazz Orchestra et Fakear : « Maïsha », une ouverture en electro-fanfare pour Nördik Impakt au Cargö

 

Caen, 21 octobre 2014, par Alain Lambert ——

Nördik Impakt, c'est tous les mois d'octobre depuis seize ans le rendez-vous de toutes les cultures électroniques, d'abord une grande soirée au Parc Expo, et puis avec l'ouverture du Cargö, d'autres expériences.

Comme ce soir la rencontre entre un grand orchestre de jazz, Bibendum [voir notre chronique concert], et Fakear, musicien electro, caennais lui aussi, sur un projet commun, Maïsha (« la vie » en swahili si j'ai bien entendu).

Bibendum jazz orchestra Bibendum Jazz Orchestra. Photographie © Thierry Giard.

Des thèmes écrits et arrangés par Thibault Renou, le contrebassiste et directeur musical du Bibendum Orchestra, samplés et percutés par la machine de Fakear, pour cinq saxs, clarinette et flûte, quatre trompettes, deux trombones, un cor, un tuba, un piano Fender, une contrebasse et une batterie. Mais il ne s'agit ni d'un concert de Fakear, ou de Bibendum, l'un et l'autre avec leurs rituels particuliers, mais bien d'une œuvre commune et originale.

D'amples nappes cuivrées viennent donc s'entrelacer avec les boucles électroniques tandis que la batterie de Pascal Vigier ou le clavier de Jérémy Bruger doivent composer avec les rythmes binaires et heurtés de la console, afin de permettre aux solistes successifs (Samuel Belhomme, Nicolas Leneveu, Jérémy Bruger, Pierre Millet, Victor Michaud, Thierry Lhiver et j'en oublie) d'improviser « dans » la matière sonore ambiante. Travail musical qui se rapproche un peu du nouvel Orchestre National de Jazz, et qui me semble ici plus abouti (sans avoir entendu l'ONJ en live). Toutes les lumières sont commandées par les éclairagistes et les notes des instruments grâce à la collaboration avec l'association Relais d'sciences.

FakearFakear. Photographie © Fakear.

Tout ça fonctionne plutôt bien, malgré la réverbération un peu envahissante, et même si les deux univers, l'un fondé sur les instruments traditionnels et l'improvisation, l'autre fondé sur les sons machiniques et numériques savamment agencés, semblent a priori éloignés. Car depuis Miles Davis, l'électrique et le jazz ont souvent fait bon ménage.

Quant aux publics, celui du jazz et celui de l'électro, ils découvrent, en se côtoyant ici, au Cargö, d'autres horizons musicaux riches de perspectives. Ce que confirme, sur l'autre scène, ensuite, le trio électro jazz de Gaël Horellou, sax alto et machines, avec Antoine Paganotti à la batterie, et Karinn Helbert au Cristal Baschet.

La suite de la semaine sur le site de Nördik Impact, avec, entre autres, des concerts gratuits l'après-midi, la soirée-bars et appartements le vendredi et la longue nuit de samedi à dimanche.

Et un documentaire sur Maïsha à voir bientôt sur Culturebox.

Nördik

 

plume Alain Lambert
21 octobre 2014

 

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