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Anouar Brahem quartet
au Théâtre de Caen

21 février 2013

Par Alain Lambert

Le disque du quartet, enregistré en 2009, était un hommage au poète palestinien, disparu l'année précédente, Mahmoud Darwich. Son titre, The astounding eyes of Rita,  provenait de l'un de ses poèmes. Les yeux étonnants de Rita, la fille au fusil.

Quelle meilleure manière de faire vivre  la mémoire d'un poète qu'en l'évoquant dans la langue universelle de la musique ?

C'est ce quartet qui jouait ce soir avec à la clarinette basse l'allemand Klaus Gesing, le bassiste suédois Björn Meyer et le percussionniste libanais Khaled Yassine.

 

anouar Brahem Quartet

Une longue méditation de musique savante orientale, entre oud, bendir et derbouka déploie ses lignes mélodiques brodées et ornementées, accompagnées par une clarinette basse oscillant entre classique et jazz, entre l'aigu et le grave, avec quelques attaques syncopées. Et une basse électrique joyeuse déployant ses harmoniques répétitives ou ses lignes tortueuses et rythmées, jouant avec l'oud, le reprenant ou le contrant, et de façon bien plus présente que dans le disque. Un régal.

Une méditation hypnotique pour la plus grande partie du public — endormante pour quelques uns — presque d'un seul jet, les applaudissements la relançant sur une autre voie, plus rythmée ou plus chantée.

Une seule intervention, minimale d'Anouar Brahem, au milieu, pour présenter ses compagnons. Puis la musique reprend sa route, l'oud se rapprochant de l'un ou l'autre des solistes.

Le temps d'un thème, le quartet se réduit à un trio sans percussion.

A la fin, deux rappels viennent conclure ce beau concert poétique.

 

Alain Lambert

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