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Actualité musicale

11 novembre — 20 novembre 2007

 


Actualité musicale du 11 novembre 2007

Dimanche 11 novembre à 17h
Sept Lézards, Paris

AZAD
Quatuor cabaret
klezmer et tzigane

Voyage musical dans les pays de l'est autour de la clarinettiste Claudine Movsessian et de l'accordéoniste tzigane Nicolae Cristea.
http://www.azad-klezmer.com
http://wwwclaudine-movsessian.com  

Sept Lézards, 10 rue des rosiers, 75004 Paris (métro Saint-Paul) — Entrée 15 / 12 €

L’Opéra de Tours en danger !

L’État projette de supprimer la moitié, voire la totalité, des crédits alloués à certains Opéras régionaux et à certaines structures de spectacle vivant en France dès 2008. Pour ce qui concerne l’Opéra de Tours, il s’agirait d’une division par 2 de la subvention de l’Etat dès 2008, et de sa totale suppression envisagée à partir de 2009.

Cette décision est lourde de conséquences pour une maison comme la nôtre, en particulier, elle entraînerait l’annulation de spectacles, dès 2008, et remettrait en cause à court terme l’existence même d’une structure lyrique à Tours. La situation est donc très grave. Les arbitrages budgétaires définitifs du Ministère de la Culture seront rendus début décembre 2007, mettant les collectivités locales et nous-même devant le fait accompli. Pour peser sur cette décision et éviter cette échéance dramatique, nous devons d’ici là nous mobiliser : ne restez pas sans voix face à ce qui s’annonce comme une atteinte sans précédent au spectacle vivant en France ! C’est le prélude à un désengagement annoncé de l’Etat et à un démantèlement de l’ensemble du paysage lyrique et culturel français. Parlez-en autour de vous, manifestez-vous auprès du Ministère de la Culture ou auprès de vos députés !

PS : Jean-Yves Ossonce, directeur de l’Opéra de Tours, sera interviewé sur ce sujet dimanche 11 novembre à 13h30 dans la 1ère partie de l’émission d’Alain Duault sur RTL, consacrée à la musique classique (Classic Classique).

Des directeurs d'opéras en région
redoutent un désengagement de l'État

Les directeurs de trois maisons d'opéra en région (Avignon, Metz et Tours) ont exprimé samedi leur craintes d'une nette diminution voire d'une suppression des subventions accordées par l'Etat à leurs institutions en 2008.

« D'après nos informations, le ministère de la Culture s'apprêterait à sucrer la subvention des Opéras d'Avignon et Metz, tandis que celle de Tours serait divisée par deux en 2008 puis supprimée en 2009 », a déclaré à l'AFP le directeur du Grand-Théâtre de Tours, Jean-Yves Ossonce.

« Ce serait l'arrêt de mort de nos maisons car nous devrions supprimer plusieurs productions chaque saison », a expliqué le conseiller artistique de l'Opéra-Théâtre d'Avignon, Raymond Duffaut, qui affiche une aide de l'Etat de quelque 450.000 euros (environ 500.000 à Tours et 130.000 à Metz).

Le directeur de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) au ministère, Jean de Saint-Guilhem, a assuré à l'AFP qu'il n'y avait « eu aucune directive nationale » sur ce sujet, en rappelant que « les Drac (directions régionales des affaires culturelles) étaient relativement autonomes dans la définition de leurs budgets ».

« Je ne sais pas ce qui sera fait », a ajouté le DMDTS, en faisant valoir que le détail des financements ne devrait pas être connu avant la première quinzaine de décembre. « Mais il n'a jamais été question de diminuer la subvention de Tours », a-t-il affirmé.

« C'est la première année où il y a une réelle tension budgétaire, mais c'est le cas dans tous les ministères », a poursuivi M. de Saint-Guilhem, en reconnaissant que « la politique lyrique en région sera certainement réorientée ».

« Cela n'a aucune justification », a tempêté M. Ossonce. « Nos salles sont pleines et nous contribuons à l'insertion professionnelle de jeunes chanteurs », a-t-il souligné.

Directeur artistique de l'Opéra-Théâtre de Metz, Eric Chevalier a mis en exergue une programmation qui « correspond à la demande du ministère: nous défendons à la fois le patrimoine et la création contemporaine ».

L'Etat aide en région cinq établissements labellisés « opéra national » (Lyon, Rhin, Bordeaux, Montpellier et Nancy) ainsi que les théâtres lyriques de Toulouse, Angers-Nantes, Marseille, Rouen, Lille, Avignon, Tours et Metz, tous majoritairement financés par les collectivités territoriales.

La pianiste Eliane Elias
sur les pas de Bill Evans

Eliane Elias, pianiste de jazz et chanteuse brésilienne mondialement reconnue, a décidé de rendre hommage à l'un des maîtres historiques de la discipline, le légendaire pianiste américain Bill Evans.

Elias a présenté vendredi soir en trio lors du 24e Festival de Jazz de Madrid, comme elle le fait depuis plusieurs semaines, les principaux morceaux de son disque consacré à Bill Evans (1929-1980), dont la sortie est prévue en janvier.

Accompagnée de son mari Marc Johnson, contre-bassiste qui fut membre du dernier trio d'Evans, elle a notamment interprété une composition inédite du pianiste américain, « Here's something for you », morceau titre de l'album qui sortira chez Blue Note (EMI).

La pianiste brésilienne, remarquable improvisatrice, a mis en paroles, en anglais, cette composition originale dont elle affirme avoir pris récemment connaissance.

Il s'agit d'une nouvelle évolution de la carrière multiforme d'Elias, 47 ans, interprète accomplie de la musique d'Antonio Carlos Jobim, qui débuta aux côtés des musiciens brésiliens Toquinho et Vinicius de Moraes, avant de s'installer à New York au début des années 1980.

Elle a accédé au succès mondial en 2004 avec son album « Dreamer », profitant de la vogue des « chanteuses pianistes », comme Diana Krall ou Patricia Barber, élèves de l'incomparable Shirley Horn.

Depuis, elle persiste à vouloir chanter en anglais, comme elle l'a fait encore vendredi soir à Madrid.

Mais ce sont surtout ses derniers morceaux interprétés en brésilien, notamment une version décapante de « Desafinado », qui ont déchaîné l'enthousiasme du public madrilène.

Une autre grande artiste brésilienne, Gal Costa, est attendue la semaine prochaine au Festival de Jazz de Madrid, une manifestation éclectique qui a également programmé jusqu'à la fin novembre Ornette Coleman, Stacey Kent, Richard Galliano, Omar Sosa, Benny Golson ou Abdullah Ibrahim.

Gilberto Gil quitte le gouvernement
pour ménager sa voix

Le célèbre chanteur brésilien Gilberto Gil, ministre de la Culture depuis 2003, a annoncé samedi qu'il quitterait l'an prochain le gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva afin de ménager sa voix et de se consacrer à la musique.

« J'ai besoin de temps pour continuer à faire ce qui me plaît le plus dans la vie: chanter », a expliqué le musicien dans un entretien au journal Folha de Sao Paulo, samedi.

Il a souligné avoir récemment souffert de problèmes aux cordes vocales qui rendent pour lui incompatibles sa vocation de chanteur avec la fonction d'un ministre amené à prononcer de nombreux discours et à forcer sa voix.

Le ministre du parti Vert était entré au gouvernement il y a cinq ans avec l'idée de populariser la culture mais à condition de continuer à donner des spectacles et à effectuer des tournées sur son temps libre.

En juillet, les médecins lui ont découvert un polype aux cordes vocales dont il a été opéré il y a un mois.

Mais « la récupération de la qualité vocale est beaucoup plus lente qu'il y a dix ans (quand on lui avait déjà soigné une lésion, NDLR). Les cordes vocales ne sont plus les mêmes, j'ai 65 ans, elles ne sont plus aussi relâchées et il est plus difficile de les renforcer », a-t-il indiqué.

Le ministre a expliqué être au milieu d'une nouvelle phase créative avec, à son actif déjà, huit compositions inédites. Ce partisan de la gratuité de la culture y compris sur internet a réuni une équipe de spécialistes en enregistrements, internet et commerce « afin d'établir une nouvelle forme pour vendre les disques et DVD et même pour distribuer gratuitement » sa musique.

Une chanson sur trois
ferait référence
à la consommation de produits addictifs

L'alcool et le cannabis sont les substances auxquelles les chansons font le plus référence

L'alcool et le cannabis sont les substances auxquelles les chansons font le plus référence Photo: DR/Relaxnews

Un tiers des chansons les plus populaires feraient référence à la consommation de drogues et autres produits addictifs, d'après une étude américaine présentée à l'occasion du Congrès annuel de l'association américaine de la Santé publique, à Washington. L'enquête a été réalisée à partir de l'analyse des 279 chansons les plus écoutées en 2005 aux Etats-Unis, sélectionnées par le magazine spécialisé Billboard. Une référence aux drogues qui varie beaucoup selon le genre musical.

Selon les auteurs de l'étude, chaque personne aimant écouter de la musique a de grandes chances d'être confronté à des paroles portant sur la drogue ou l'alcool.

Le genre musical faisant le plus référence aux substances illicites est le rap, avec 77% des morceaux abordant le thème. Par comparaison, le R&B y fait référence dans une chanson sur cinq, le rock dans 14% des cas, et la pop dans 9% des cas.

Les substances les plus souvent évoquées sont l'alcool et la majiruana, le plus souvent associés à la fête, au sexe, à la violence et à l'argent.

Pour les auteurs de l'étude, le problème majeur est le fait que ces chansons montrent davantage les conséquences positives de la consommation de ces substances, et très rarement ses effets négatifs. Le directeur de cette étude, Brian A. Primack, indique que cet aspect est très préoccupant, car « plusieurs études ont montré que l'exposition médiatique à des substances addictives étaient fortement liée au fait de commencer à les consommer à l'adolescence ». Pour lui, « les conséquences très positives » de ces substances, telles que décrites dans les chansons, seraient l'aspect le plus dangereux.

D'Hollywood à Broadway,
l'industrie du spectacle
est paralysée par des grèves

Broadway, la mecque de la comédie musicale, était paralysée samedi par une grève des machinistes de théâtre tandis que les scénaristes de cinéma et de télévision d'Hollywood ont cessé le travail depuis près d'une semaine, réclamant plus de droits d'auteur.

« En raison d'un mouvement de grève du syndicat des machinistes, il n'y aura aucun spectacle aujourd'hui samedi dans de nombreuse salles et théâtres de Broadway », a indiqué Charlotte St. Martin, directrice-générale du groupement professionnel, la « League of American Theatres and Producers », dans un communiqué.

« C'est un triste jour pour Broadway, mais nous devons rester déterminés à conclure un contrat de travail équitable », a-t-elle ajouté, déplorant le fait que les machinistes se soient mis en grève sans préavis.

La Ligue of American Theatres and Producers, qui compte plus de 600 membres aux Etats-Unis et le syndicat des machinistes avaient commencé leurs négociations en juin en vue du renouvellement de la convention collective.

Ce syndicat (Local One), qui représente de 350 à 500 machinistes de Broadway, considère que les propositions de la Ligue sont insuffisantes notamment pour ce qui concerne les augmentations de salaires.

La Ligue a affirmé avoir offert une hausse salariale de 16% sur cinq ans plus une prime de 10%.

Le prix des billets à Broadway a augmenté de 8,9% entre 2006 et 2007, souligne le syndicat.

Seuls quelques spectacles ne sont pas affectés par ce mouvement social samedi tels « Mary Poppins », « Mauritius » « Cymbeline » mais aussi le tout nouveau spectacle du réalisateur et comédien Mel Brooks « Young Frankenstein », car leurs machinistes ne sont pas membres de ce syndicat.

En revanche, d'autres grandes productions comme « The Phamtom of the Opera », « Les Miserables » et « Monty Python's Spamalot », ont été annulés.

La dernière fois que Broadway a été affecté par une grève remonte à mars 2003 quand un arrêt de travail des musiciens avaient forcé l'annulation d'une dizaine de spectacles pendant quatre jours ce qui marquait alors la première grève depuis 1975 touchant Broadway.

De leur côté, les scénaristes de cinéma et de télévision ont cessé le travail lundi dernier à l'appel du syndicat des « Writers Guild of America (WGA) », qui compte 12.000 membres. Hollywood comme les studios de télévision new-yorkais sont touchés par la grève des scénaristes qui réclament notamment une augmentation de leurs droits d'auteur sur les nouveaux supports numériques.

Vendredi plus de 3.000 grévistes avaient manifesté en brandissant des pancartes devant les studios de Fox à Los Angeles ce qui a marqué la plus grande manifestation depuis le début de la grève.

Le mouvement de scénaristes a suscité le soutien d'un grand nombre de vedettes dont Eva Longoria star de « Desperate Housewives » et Kelsey Grammer de « Cheers » qui ont participé à la manifestation.

Ce mouvement de grève est le premier déclenché par WGA depuis près de vingt ans et paralyse toute l'industrie du spectacle d'Hollywood comme par exemple la production de séries télévisées très prisées telles « Desperate Housewives ».

Les « talks-shows » de fin de soirée très populaires animé par les animateurs vedettes Jay Leno et David Letterman n'ont pas pu avoir lieu cette semaine en raison de la grève qui selon des analystes du secteur pourrait durer plusieurs mois.

La plupart des grands studios de cinéma ont essayer de se prémunir contre les effets de cet arrêt de travail en stockant des scripts. Mais si le conflit s'éternise, ces studios finiront aussi par être affectés.


Actualité musicale du 12 novembre 2007

Idoménée de Mozart
à l'Opéra national du Rhin
à Strasbourg

L'Opéra national du Rhin a réuni samedi une équipe artistique de choix pour présenter à Strasbourg Idoménée de Mozart, une oeuvre lyrique qui n'avait pas été interprétée depuis 1959 sur une scène alsacienne.

Cet opéra, aussi rare que fougueux, est mis en scène par François de Carpentries et dirigé par Theodor Guschlbauer avec l'orchestre symphonique de Mulhouse, une production qui a séduit une salle comble.

Le metteur en scène et la dramaturge Karine Van Hercke ont adopté un parti pris contemporain qui est de dresser un parallèle entre un épisode de la Guerre de Troie, au coeur de cet opéra, et les guerres d'aujourd'hui.

Dans l'esprit de François de Carpentries, cet Idoménée est de ce fait une oeuvre du XXIè siècle, abordant également les déplacements de populations et le retour des combattants après la guerre.

Idoménée est le premier grand chef-d'oeuvre lyrique de Mozart, composé en 1781 pour la cour de Munich. Rarement joué, il s'articule autour d'une double tragédie. L'une est celle du prince Idamante, dont le père Idoménée a promis l'immolation à Neptune en échange d'être sauvé d'une tempête. L'autre est l'amour d'Electre pour Idamante qui lui préfère la Troyenne Ilia.

Le sacrifice ne sera finalement pas accompli mais Idoménée abdiquera en faveur de son fils, tandis qu'Ilia aime Idamante et demande à Idoménée d'être son père. Electre, éconduite et folle de rage, s'enfuie. L'oeuvre s'achève avec le peuple qui acclame le jeune couple Idamante et Ilia, symbole de la paix retrouvée.

Tout au long de la pièce, Idamente et Ilia veulent surmonter la mémoire de la guerre et son porteurs de paix.

Le succès de la production doit beaucoup à la distribution. Kobie van Rensburg, ténor, interprète Idoménée et Sébastien Droy, ténor, Idamante tandis que Sophie Karthäuser, soprano, joue Ilia et Mireille Delunsch, soprano, Electre.

Avec cette production, l'Opéra du Rhin tourne une fois de plus autour du thème fil conducteur de la Guerre de Troie, au point qu'un grand cheval de bois a été installé devant le bâtiment de l'opéra.

C'est ainsi que la saison dernière affichait Les Troyens d'Hector Berlioz, La Belle Hélène d'Offenbach et Oedipus Rex de Sophocle. La saison 2007-2008 présentera également Iphigénie de Glück.

Après Strasbourg, Idoménée sera présenté fin novembre à Colmar puis début décembre à Mulhouse.

Dir en Grey : le rock japonais
investit le Zénith de Paris

Près de 2.000 fans se sont rassemblés samedi soir au Zénith de Paris pour assister au concert du groupe de rock japonais Dir en Grey, tout premier artiste nippon à se produire dans une salle aussi importante en France, en termes de capacité d'accueil.

De passage pour la deuxième fois dans l'Hexagone, après un premier concert très remarqué à l'Olympia en 2005, Dir en Grey poursuit sa tournée européenne baptisée « Dir en Grey Tour 07 Dozing Green », entamée vendredi à Londres et qui s'achèvera le 14 novembre, également en Grande-Bretagne, après des étapes en Finlande, Suisse et Pays-Bas.

Pour l'occasion, le Zénith de Paris était, certes, loin d'avoir atteint sa capacité maximale de 5.000 places, mais près de 2.000 initiés, dont la moyenne d'âge ne dépassait pas 25 ans, avaient fait le déplacement pour venir applaudir les cinq artistes japonais, a indiqué le label Gan-Shin, l'organisateur en France de ce concert.

« Nous sommes encore très surpris ce soir de voir à quel point le public français s'intéresse à nous », a confié à l'AFP le bassiste du groupe, Toshiya, une demi-heure avant le début du concert.

Nombreux étaient les fans à reprendre en choeur les paroles japonaises de certaines chansons qui ont fait le succès du groupe au-delà des frontières du Japon, à l'instar des titres « The Final » ou « Dozing Green », le dernier single de Dir en Grey distribué depuis le 29 octobre en France.

Le chanteur, Kyô, a su répondre aux attentes des spectateurs en assurant à lui seul l'aspect visuel du spectacle : arabesques des bras, cris rauques et envolées lyriques, ou encore faux sang griffé au niveau du coeur. Ses musiciens, eux, sont restés un peu en retrait et n'ont que peu communiqué avec le public.

Si la première moitié du concert s'est concentrée sur une tonalité privilégiant le rock pur et le néo-métal, la seconde partie s'est voulue dans un style beaucoup plus punk, à l'image du dernier album « The Marrow of a Bone », disponible en Europe depuis le mois de mars.

Après un seul rappel et à peine plus d'une heure et demie de concert, Dir en Grey a regagné les coulisses, laissant la majorité des spectateurs un peu sur leur faim alors que s'achevait de manière un peu brutale une performance pourtant à la hauteur de leurs espérances.

Indéniablement, Dir en Grey a ouvert une brèche en Europe pour tous les artistes japonais. Mais Toshiya préfère rester modeste : « Notre groupe n'est pas encore assez réputé à l'étranger pour en entraîner d'autres et il est trop tôt pour faire de nous un exemple à suivre ».

Appel de la coordination nationale étudiante
réunie à Rennes, les 10 et 11 Novembre

Nous, étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque semaine de l’ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement. Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25 universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l’arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s’annonce donc massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les universités.

Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à démanteler le service public d’enseignement supérieur, amorcé depuis plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle mondiale comme aux niveaux nationnaux. La LRU va vers la privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous puissants et des conseils d’administration avec encore moins de contrôle démocratique. Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une dégradation des conditions d’études dans les universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants. La loi instaure une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université et facilite à terme l’augmentation des frais d’inscriptions. Nous appelons l’ensemble des lycéens-ennes à se mobiliser et à bloquer leurs établissements. De plus, les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités : c’est la casse de leur statut qui est programmée. Cette réforme n’étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation.

La LRU n’est qu’une des mesures qui s’inscrivent dans la logique globale de casse de l’éducation, des services publics, et de l’ensemble des droits sociaux. Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais d’inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l’éducation nationale. Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications : contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des rafles. Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.

Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures administratives et les agissements de la police. Face aux référendums organisées par les administrations nous affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement.

Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C’est par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le gouvernement. Nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à une journée nationale d’action de blocage des gares le mardi 13 Novembre. Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes. Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique. Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève, car c’est tous ensemble étudiants lycéens travailleurs que nous ferons céder le gouvernement. La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la mise en place d’un rapport force, le seul moyen de satisfaire nos revendications.


Actualité musicale du 13 novembre 2007

13 novembre 2007, 20 heures
Théâtre des Champs Élysées
Soirée de gala Hadassah France

Shlomo Mintz
Les 24 caprices pour violon solo de Paganini

Une soirée de gala exceptionnelle donnée au profit du Département de Neurologie de l’Hôpital Hadassah en Israël

Shlomo Mintz est considéré comme l’un des plus grands violonistes de notre époque. Il est apprécié pour son talent musical irréprochable et sa souplesse stylistique comme pour sa technique impressionnante.

Il se produit régulièrement avec les plus grands orchestres et chefs d’orchestre internationaux. Il donne aussi des récitals et des concerts de musique de chambre dans le monde entier. Par ailleurs, il joue souvent de l’alto avec d’éminents ensembles de chambre et en récital.

Shlomo Mintz a reçu plusieurs prix musicaux prestigieux, notamment le Prix de l’Académie Musicale de Sienne, le Diapason d’or, le Grand Prix du Disque, le Gramophone Award et l’Edison Award.

Né à Moscou en 1957, il a émigré avec sa famille deux ans plus tard en Israël, où il a travaillé avec la célèbre Ilona Feher. À l’age de onze ans, il a fait ses débuts en concerto avec l’Orchestre Philharmonique d’Israël. Il s’est produit pour la première fois à Carnegie Hall à l’age de seize ans en concert avec l’Orchestre Symphonique de Pittsburgh, puis a commencé à travailler avec Dorothy Delay à la Juilliard School of Music, New York.

À dix-huit ans, Shlomo Mintz a ajouté la direction d’orchestre à ses activités artistiques. Depuis lors, il dirige des orchestres de renom dans le monde entier et est devenu conseiller musical de l’Orchestre de Chambre d’Israël ainsi que conseiller artistique et principal chef invité de l’Orchestre Symphonique de Maastricht.

Shlomo Mintz parraine le Cours International d’interprétation de violon Keshet Eilon en Israël, dont il est l’un des fondateurs, et il donne lui-même des cours d’interprétation dans le monde entier.

Il a été membre du jury de plusieurs concours internationaux importants notamment le Concours Tchaïkovski à Moscou et le Concours International de Musique Reine Elisabeth à Bruxelles. Il a présidé le jury du Concours International de violon Henryk Wieniawski à Poznan, en Pologne, le Concours international de violon de Sion, en Suisse et le Concours Munetsugu Angel de Nagoya, Japon.

Les 24 Caprices op.1
de Niccolo Paganini

Les Vingt-quatre Caprices pour violon solo, opus 1 ont été composés entre 1802 et 1817 par le violoniste et compositeur Niccolò Paganini, puis publiés en 1819. Le virtuose italien les a conçus plutôt comme des études de travail et ne les a donc jamais joués en concert.

Les Caprices sont un concentré de difficultés techniques extrêmes en plus d'être nouvelles pour l'époque (pizzicato à la main gauche, grands intervalles comme la dixième, double ou triple cordes, etc.). De ce fait, ils ont rebuté maints violonistes du XIXème siècle qui les ont déclarés injouables. Le Norvégien Ole Bull (1810-1880) fut le premier à les jouer intégralement en concert. Aujourd’hui ils sont rarement joués dans leur intégralité en concert compte tenu de la panoplie de difficultés techniques qu’ils représentent. Au-delà de l’exercice de virtuosité, certains renferment une valeur artistique et musicale très prononcée.

  • Nº 1 en mi majeur (andante)
  • Nº 2 en si mineur (moderato)
  • Nº 3 en mi mineur (sostenuto - presto - sostenuto)
  • Nº 4 en do mineur (maestoso)
  • Nº 5 en la mineur (agitato)
  • Nº 6 en sol mineur (lento)
  • Nº 7 en la mineur (posato)
  • Nº 8 en mi bémol majeur (maestoso)
  • Nº 9 en mi majeur (la chasse) (allegretto)
  • Nº 10 en sol mineur (vivace)
  • Nº 11 en do majeur (andante - presto - tempo I)
  • Nº 12 en la bémol majeur (allegro)
  • Nº 13 en si bémol majeur (allegro)
  • Nº 14 en mi bémol majeur (moderato)
  • Nº 15 en mi mineur (posato)
  • Nº 16 en sol mineur (presto)
  • Nº 17 en mi bémol majeur (sostenuto - andante)
  • Nº 18 en do majeur (corrento - allegro)
  • Nº 19 en mi bémol majeur (lento - allegro assai)
  • Nº 20 en ré majeur (allegretto)
  • Nº 21 en la majeur (amoroso - presto)
  • Nº 22 en fa majeur (marcato)
  • Nº 23 en mi bémol majeur (posato)
  • Nº 24 en la mineur (thema - quasi presto - variationi - finale)

mardi 13 novembre à 20h30
La Scène Watteau
Théâtre de Nogent-sur-Marne
 

Rabih Abou Khalil Quartet

Rabih Abou Khalil, oud
Michel Godard, serpent
Jarrod Cagwin, percussions
Gevorg Dabaghyan, duduk

Rabih Abou Khalil est de passage à Nogent, et ça… c’est une bonne nouvelle. Cette année, il s’est adjoint les services du musicien arménien Gevorg Dabaghyan, maître dans la pratique du duduk ce hautbois traditionnel de l’Arménie. Les deux autres membres du quartet de Rabih Abou Khalil sont des compagnons de longue date – le formidable joueur de tuba français Michel Godard au serpent, un instrument ancien en forme de serpent au son très grave et mélodieux ; et le maître percussionniste américain Jarrod Cagwin à la batterie.

Quatre artisans musiciens pour ciseler une musique élégante et puissante.

locations 01 48 72 94 94 — prix des places : 7, 17, 20 € — La Scène Watteau, Place du Théâtre, Nogent-sur-Marne (à côté de la station RER E Nogent-le Perreux)
http://www.scenewatteau.fr

Rabih Abou Khalil grandit à Beyrouth où il étudie la musique arabe et orientale. En 1978, il part s’installer à Munich pour fuir la guerre civile au Liban, il y étudie la flûte traversière auprès de Walter Theurer. Son instrument de prédilection reste l’oud, le luth arabe, ancêtre du luth européen, dont il joue depuis l’âge de cinq ans. Depuis le milieu des années 80 et la parution de son disque « Between Dusk and Dawn », le Libanais Rabih Abou Khalil s’est imposé comme un passeur de culture, un véritable poète de l’entre-deux mondes, inventant inlassablement de nouvelles passerelles enchantées entre les multiples traditions musicales du monde arabe, les diverses musiques savantes, populaires et folkloriques d’Occident, le jazz américain et la musique improvisée européenne.

Reconnu, à l’instar du Tunisien Anouar Brahem, comme l’un des principaux introducteurs de l’oud, ce luth traditionnel oriental charriant dans ses sonorités pas moins de trois mille ans d’histoire musicale arabe et islamique, dans le monde polymorphe du jazz contemporain, Rabih Abou Khalil, en une série d’albums somptueux parus tout au long des années 90 sur le label allemand Enja (« Blue Camel », 1992, « Sultan’s Picnic », 1994, « Cactus of Knowledge », 2000), a patiemment construit en compagnie d’un petit nombre de musiciens complices issus du jazz (Charlie Mariano, Kenny Wheeler, Steve Swallow, Glen Moore) et d’autres traditions (les percussionnistes Glen Valez et Milton Cordona), un univers très personnel, à la fois sensuel et méditatif, extrêmement sophistiqué formellement et d’une séduction mélodique immédiate.

Amoureux fou de musique sous toutes ses formes, ouvert à toutes les harmonies et dissonances (de Monk à Oum Khalsoum, de Zappa à Bartok), Rabi Abou Khalil, en authentique compositeur, s’autorise tous les mélanges — passant avec un grand sens de la forme en mouvement des différentes sensibilités modales du Proche-Orient et du Maghreb aux folklores européens, de somptueuses plages orchestrales héritées d’Ellington à d’intenses improvisations lyriques.

La musique de Rabih Abou Khalil est ouvertement métisse, toujours aussi complexe et enivrante dans ses processus, cherchant constamment au détour de mélodies labyrinthiques aux harmonies sophistiquées l’équilibre idéal entre sensualité et expérimentation formelle. Elle s’inscrit incontestablement dans l’air du temps dans ses ambitions syncrétiques, évite finalement constamment tout autant clichés orientalistes qu’hybridations mondialistes. Et, derrière les ornementations baroques et les audaces orchestrales, la poésie intimiste de l’oud, passant de motifs mélodiques géométriques propres à la tradition arabe à d’exquises arabesques tout droit tirées de miniatures persanes, dessine secrètement un portrait de l’artiste profondément émouvant.

Son dernier opus discographique « Songs for sad women » est un hommage poignant aux femmes et mères libanaises si terriblement affectées par la guerre au Liban.

http://rabih_abou_khalil.mondomix.com/fr/artiste.htm
http://www.dabaghyan.com

Laurent Petitgirard reconduit jusqu'en 2011
à la tête de l'Orchestre Colonne

Le chef et compositeur Laurent Petitgirard a été réélu par ses musiciens pour trois ans, soit jusqu'en octobre 2011, au poste de directeur musical de l'Orchestre Colonne, a-t-on appris lundi auprès de cette association symphonique parisienne.

En poste depuis octobre 2005, Laurent Petitgirard, 57 ans, « est le seul chef français directeur musical d'un orchestre parisien », souligne la formation dans un communiqué.

Fondé en 1873, l'Orchestre Colonne est, avec Lamoureux et Pasdeloup, l'une des trois grandes formations symphoniques parisiennes composées de musiciens non permanents.

Membre de l'Institut (Académie des beaux-arts) et président du conseil d'administration de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), Laurent Petitgirard s'est donné à Colonne « pour mission de démocratiser la musique classique en amenant un nouveau public au concert et en pratiquant un tarif accessible à 10 euros » (sur abonnement), selon le communiqué.

Il s'emploie aussi à « jouer une oeuvre contemporaine à chaque concert tout en maintenant au programme la présence de grandes oeuvres classiques et romantiques » et à « donner une place prépondérante aux jeunes solistes français et étrangers ».

Laurent Petitgirard poursuit en outre la politique de « concerts éveils » le dimanche matin (10H45), dont un sera donné le 25 novembre à la salle Pleyel à Paris, en compagnie du jeune pianiste français Frédéric Neuburger.

Ce concert (« Chairman Dances » du contemporain John Adams, « Concerto pour la main gauche » de Ravel, « Symphonie n°3 » de Brahms) sera redonné deux jours plus tard (27 novembre), au même endroit mais cette fois en soirée (20H00).

Outre sa carrière de chef, Laurent Petitgirard est un compositeur prolixe, qui a achevé un opéra (« Joseph Merrick dit Elephant Man »), plus d'une vingtaine d'oeuvres symphoniques et 160 partitions de musique de films, dont la bande originale de la série « Maigret ».

John Eliot Gardiner consacre
trois concerts parisiens à Brahms

L'automne-hiver de John Eliot Gardiner sera très parisien: avant de faire briller « L'Etoile » de Chabrier à partir du 13 décembre pour la réouverture de l'Opéra-Comique, le chef d'orchestre et de choeur britannique rend hommage à Brahms lors de trois concerts salle Pleyel (jeudi, vendredi et dimanche).

« Sir John Eliot », 64 ans, devrait prouver à nouveau que son regard et son geste « baroques » sont parfaitement adaptés au répertoire du XIXe siècle, à la tête de son Orchestre révolutionnaire et romantique sur instruments anciens et de son Monteverdi Choir, peut-être le meilleur choeur au monde.

Les programmes de ces trois concerts sont d'une richesse et d'une imagination remarquables, explorant Brahms (motets, « Requiem allemand », symphonies n°1 et 2...) et ceux qui l'ont influencé, de Schütz à Schumann et Mendelssohn en passant par Bach et Schubert.

Le festival de musique contemporaine
« Why note » de Dijon

Dijon, mais aussi Dôle (Jura) et Mâcon accueilleront à partir de jeudi et jusqu'au 25 novembre la 12e édition de « Why Note », festival de musique contemporaine sous toutes ses formes (musiques improvisées, électroniques, spectacles multimédias, installations).

Plusieurs créations sont au programme, fruits de commandes du festival (Raphaël Cendo, Ramon Lazkano, Claire-Marie Sinnhuber, Diana Rotaru) ou de l'Etat (Marc Ducret).

« Why Note » 2007 s'achèvera avec un nouveau « Stabat mater » de l'Italien Ivan Fedele par les Percussions de Strasbourg et le choeur de chambre Les Eléments de Joël Suhubiette, qui l'auront créé le 23 novembre à Blagnac (Haute-Garonne) dans le cadre du festival Novelum.

16e édition d'« Aujourd'hui Musiques »
à Perpignan

Pour sa 16e édition, « Aujourd'hui musiques » proposera à partir de vendredi et jusqu'au 27 novembre dix créations mondiales et six françaises à l'auditorium du conservatoire, à la cathédrale et la Casa Musicale de Perpignan.

Sous le titre de « la grande chiffonie« , du nom de cette ancienne vielle à roue capable de faire entendre plusieurs voix simultanées, le festival entend parcourir différents chemins de la musique contemporaine, d'Ohana, Ligeti et Scelsi au jeune Bruno Mantovani.

Sans oublier Daniel Tosi, conseiller artistique du festival et compositeur de musiques qui seront créées en direct sur des films d'animation.

Richard Galliano et Gary Burton
célèbrent Astor Piazzolla
au Reims Jazz Festival

Le Reims Jazz Festival, qui se déroulera du 14 au 24 novembre dans la Marne, s'offre pour sa quatorzième édition un dialogue original de deux musiciens de renom, l'accordéoniste Richard Galliano et le vibraphoniste Gary Burton.

Dès le concert inaugural, mercredi à Châlons-en-Champagne, les deux musiciens se retrouveront autour de leur passion commune pour une légende du bandonéon, le compositeur argentin Astor Piazzolla.

Pour autant, devant cette « double tête d'affiche« , Francis Le Bras, le directeur du festival, se défend de ne privilégier que les valeurs sûres: « Programmer des têtes d'affiche, c'est aussi donner des moyens à d'autres musiciens « et notamment à de jeunes talents européens.

La programmation « découvertes » fait cette année la part belle à des formations scandinaves.

Le 16 novembre, une soirée « norvégienne » au centre culturel Saint-Exupéry de Reims verra se produire Kristin Asbjornsen, qui fait renaître, dans une surprenante modernité, des « negro spirituals » méconnus datant de trois siècles. Elle sera précédée sur scène par le percussionniste hors-norme Terje Isungset qui fabrique lui-même ses instruments à partir de bois, de pierre, de métal ou de glace.

A partir du 21 novembre, le festival prendra ses quartiers dans l'étonnant édifice néogothique de la maison de champagne Pommery. L'immense Cellier Carnot, transformé pour l'occasion en salle de concert de 700 places, accueillera la chanteuse américaine Stacey Kent, qui revisite les grands standards des comédies musicales, et le pianiste Chucho Valdès, considéré comme un des plus grands innovateurs du jazz cubain.

Le guitariste américain John Scofield fermera le ban avec, à partir de standards ou de compositions propres, une incursion inédite vers les terres sauvages de l'ouest américain et les sonorités des musiques folk et country, témoignant de son insatiable curiosité pour d'autres courants. Programme complet : http://www.djaz51.com

Chaillot dévolu à la danse :
les centres chorégraphiques nationaux satisfaits

L'Association des centres chorégraphiques nationaux (ACCN) a « salué » la nomination de José Montalvo et Dominique Hervieu au Théâtre national de Chaillot, estimant qu'elle répond « à la nécessité d'obtenir un lieu de diffusion et de production dédié à la danse à Paris ».

Dans un communiqué transmis lundi à l'AFP, l'ACCN « attire néanmoins l'attention du ministère de la Culture sur le fait que cette nomination ne doit pas occulter la réalité » de leur secteur.

Selon l'association, le milieu de la danse est « de plus en plus fragilisé par le manque de soutien à la création et à la diffusion des oeuvres chorégraphiques au plan régional, national et international ».

Pour Chaillot, « l'ACCN appelle de ses voeux l'élaboration et la mise en oeuvre d'un projet artistique qui tienne compte de la diversité esthétique garante de la vitalité du champ chorégraphique d'aujourd'hui au plan national et international: un champ sans clôtures, ouvert aux croisements et à l'entrelacs des disciplines et qui repousse sans cesse les horizons ».

Les chorégraphes José Montalvo et Dominique Hervieu, directeurs actuels du CCN de Créteil, ont été nommés à compter de juillet 2008 à la tête de Chaillot, deuxième théâtre national avec un budget de plus de 16 millions d'euros. Ils ont pour mission d'en faire notamment la vitrine des pièces créées par les CCN.

L'ACCN regroupe 18 des 19 CCN, compagnies chorégraphiques nées à partir des années 1980 dans le cadre de la décentralisation culturelle en Ile-de-France et en province, et qui assurent plus de 1.000 représentations pour près de 500.000 entrées chaque année.
http://www.professionnelsduspectacle.com/?/Actus//Danse-culture


Actualité musicale du 14 novembre 2007

14 novembre 2007, 20h30
 Institut National des Jeunes Aveugles (Paris)

Récital Jean Dubé
 Piano

Jean-Sébastrien Bach
Toccata et Fugue (Arrgt. par jean Dubé)
Johannes Brahms
Variations sur un thème de Paganini
Franz Liszt
Rapsodie espagnole
Juhani Komilmainen
Ballade
Henri Nafilyan
Sonate n° 2 (création)

Entrée : 20 €. Ce récital est donné au profit des Amis de l'Oeuvre Falret (Association caritative qui agit en faveur de l'insertion sociale de personnes  qui ont été atteintes de troubles psychiques).

Entrée 20 €. Institut National des Jeunes Aveugles, 56 Bd des Invalides 75007 Paris

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Jean Dubé, compte parmi les meilleurs interprètes de sa génération. La critique loue son jeu « capable d’exprimer les plus subtiles nuances de l’émotion » la « puissance de son souffle », sa « virtuosité à laquelle rien ne semble impossible » et « sonorité orchestrale »

Premier prix, à 14 ans du Conservatoire National Supérieur de Paris, dans la classe de Jacques Rouvier, il étudie aussi avec Jacqueline Robin et John O’Conor. Il remporte plusieurs concours internationaux (Premiers Prix de Brive-la-Gaillarde 1997, de Bucarest 1998, Grand Prix Messiaen 2001, Premier Grand Prix et Prix du Public du Concours Franz Liszt d’Utrecht 2002) et se produit dans les grands festivals internationaux (Busoni, Husum, Kuhmo, Musical Olympus de St Petersbourg, Dame Myra Hess Series de Chicago…)

Sa discographie comprend une dizaine de compact disques acclamés par la critique et plusieurs DVD filmés par la télévision française.

Juhani Komulainen (né en 1953) a étudié la composition à l'Université de Miami (Etats-Unis) et en Finlande avec Einojuhani Rautavaara. Ses succès à divers concours, tant en Finlande que dans le reste du monde, l’ont fait connaître dans les années quatre-vingt-dix. Sa musique chorale a pour caractéristiques une certaine propension à la mélodie, une atmosphère principalement lyrique, un libre usage de la tonalité et une expression dégagée de tout style préconçu. Ses compositions sont jouées lors de festivals internationaux, de concours de musique chorale et d'ateliers musicaux. Komulainen a travaillé avec des chœurs et des ensembles vocaux finlandais, composant un large éventail d'œuvres chorales qui ont été récemment créées au concert et enregistrées par de nombreuses formations telles que l'Academic Female Choir Lyran, l'EOL Chamber Choir, l'Ensemble vocal Fiori, le Jubilate Chamber Choir, le Kampin Laulu Chamber Choir, le Vocal Ensemble Lumen Valo et le Tapiola Choir.

Né en 1956 à Paris, Henri Nafilyan étudie le piano, la direction d’orchestre, l’écriture et la composition à l’École Normale de Musique de Paris, avec, entre autres, Jean Micault. Il bénéficie par ailleurs des conseils de Claude Prior.

En 1971, il fonde son propre orchestre de chambre. Il obtient un second prix au concours de piano Madeleine de Valmalète eu 1972. C'est en 1977 qu'il décroche sa licence de concert en musique de chambre à l’École Normale de Musique de Paris.

En 1985, il fonde à Paris le Conservatoire Marietta Alboni, selon des concepts pédagogiques originaux. Il est de 1990 à 1997 directeur de l’École de Musique de Vaucresson dans les Hauts-de-Seine. Il préside et anime diverses associations  « Les musiciens de l’inédit » et « L’univers symphonique européen »

L'indépendance de son caractère le conduit très vite à chercher seul sa propre voie. Il n’appartient donc à aucun groupe stylistique [ lire la suite ...

Grève sur les retraites :
l'Opéra de Paris annule
son spectacle de mercredi

L'Opéra national de Paris a annoncé mardi l'annulation de son spectacle programmé mercredi soir, la première représentation de la reprise du ballet « Casse-Noisette », après le dépôt de plusieurs préavis de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

L'Opéra, dont les 1.680 salariés permanents (danseurs, choristes, musiciens, techniciens, administratifs...) bénéficient d'un régime spécial, a dû annuler au total 11 spectacles le 18 octobre puis du 26 au 31, soit un manque à gagner de près de 2,5 millions d'euros selon la direction.

Plusieurs nouveaux préavis distincts ont été déposés la semaine dernière, dont un courant du 14 au 30 novembre initié par Sud, FO et la FSU, les trois syndicats minoritaires à l'origine de la dernière grève.

La Fédération des syndicats CGT du spectacle a, elle, déposé un préavis avec effet au 14 novembre à 0H00, reconductible de jour en jour.

La CFDT a de son côté déposé un préavis pour les journées des 14 et 22 novembre.

Ces appels à la grève ont d'ores et déjà contraint la direction de l'établissement à annuler la représentation de mercredi à l'Opéra Bastille (2.735 places), qui devait accueillir ce soir-là la première de la reprise du « Casse-Noisette » chorégraphié en 1995 par Rudolf Noureïev sur la musique de Tchaïkovski.

L'autre théâtre de l'Opéra, le Palais Garnier (1.975 places), fait relâche mercredi.

Craintes sur les subventions
d'opéras en région :
« étonnement » de Mme Albanel

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a fait part mardi de son « étonnement » face aux craintes exprimées par les directeurs des Opéras d'Avignon, Metz et Tours d'une nette diminution voire d'une suppression des subventions accordées par l'Etat à leurs maisons en 2008.

« La répartition détaillée du budget destiné aux opéras en région sera effectuée à la mi-décembre, après discussion entre l'administration centrale et les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) », indique Mme Albanel dans un communiqué.

« Les chiffres avancés ne peuvent donc relever que de la conjecture », ajoute-t-elle.

La ministre précise qu'en 2008, « 25,1 millions d'euros sont destinés aux opéras en région, soit une légère baisse à hauteur de 0,4 million, soit 1,6%, par rapport à la dotation 2007 (25,5 millions d'euros) ».

Mme Albanel « rappelle néanmoins que, comme tous les ministères, celui de la culture sera soumis, en 2008, à un gel de crédits dit de précaution, fixé à 6%, qui a vocation à être restitué aux institutions subventionnées dans l'hypothèse d'une exécution du budget de l'Etat conforme aux prévisions ».

La ministre pense que « c'est sans doute l'annonce de cette réserve de précaution qui explique les inquiétudes exprimées car pour 2008, à ce stade, il est impossible de donner des indications budgétaires plus précises ».

L'Etat aide en région cinq établissements labellisés « opéra national » (Lyon, Rhin, Bordeaux, Montpellier et Nancy) ainsi que, dans une moindre mesure, les théâtres lyriques de Toulouse, Angers-Nantes, Marseille, Rouen, Lille, Avignon, Tours et Metz, tous majoritairement financés par les collectivités locales, en général les villes.

« Le soutien que l'Etat apporte aux opéras en région représente depuis plusieurs années environ 10% de leur budget », rappelle la ministre dans son communiqué.

Cette aide est précieuse pour couvrir les coûts de production de ces maisons, les financements des collectivités locales étant largement absorbés par les charges fixes (frais de personnel notamment).

Radio France recherche
un directeur musical
pour la Maîtrise

Radio France recherche le directeur musical de la Maîtrise de Radio France (115 enfants à la rentrée 2008 et 140 enfants à la rentrée  2010 sur les deux sites de Paris et de Bondy).

Chef de choeur, le futur directeur musical assurera la préparation de la Maîtrise aux concerts de l’Orchestre National de France et de l’Orchestre Philharmonique de Radio France.

Il concevra et dirigera la saison musicale propre à la Maîtrise (concerts a capella ou avec petits ensembles). Pédagogue, il mettra en oeuvre le projet pédagogique et musical de la Maîtrise. Disposant de réelles capacités relationnelles et d’organisation, il encadrera une équipe d’une vingtaine de collaborateurs (douze équivalents temps plein : chefs de choeur assistants, enseignants, personnels administratifs et de production).

Une expérience significative est attendue dans les domaines pédagogique et choral. Curriculum vitae et projet pédagogique et artistique (10 pages maximum) devront être adressés avant le 31 décembre 2007 à : Alain Tonolo, Radio France, 116, avenue du Président Kennedy, 75220 Paris cedex 16.

Pour rédiger son projet, le candidat devra s’appuyer sur la présentation détaillée de la Maîtrise de Radio France qui lui sera adressée.

Renseignements : tél. : 01 40 71 29 00 ; courriel : maitrise@radiofrance.com

L'Orchestre philharmonique de Berlin,
nouvel Ambassadeur itinérant de l'Unicef

Le Fonds des  Nations Unies pour l'enfance (Unicef) vient d'annoncer la  nomination du prestigieux Orchestre philharmonique de Berlin au  poste d'Ambassadeur itinérant de l'agence, afin d'attirer  l'attention de la communauté internationale sur les enfants les  plus vulnérables.

« L'Unicef est heureux d'accueillir le Philharmonique de Berlin  au sein de sa famille », a déclaré Ann M. Veneman, la directrice  générale de l'Unicef, dans un communiqué publié lundi à New York.

« Sous la direction de Sir Simon Rattle, l'orchestre a fourni à  des centaines de jeunes l'occasion de développer leur potentiel.  Nous nous réjouissons à l'idée de collaborer avec l'Orchestre  philharmonique de Berlin afin d'aider à améliorer la vie des  enfants du monde entier », a-t-elle ajouté.

Une cérémonie officielle se tiendra le 17 novembre à l'United  Palace Theater de New York, où l'Orchestre philharmonique de  Berlin présentera un projet d'éducation à la danse autour du Sacre du printemps d'Igor Stravinsky avec la participation d'une  centaine d'écoliers new-yorkais.

Le Berliner Philharmoniker célèbre cette année son 125ème  anniversaire. Sir Simon Rattle en est le directeur musical depuis  2002, rappelle le communiqué.

Avant Simon Rattle, il y a eu des chefs d'orchestre célèbres  comme Wilhelm Furtwaengler, Herbert von Karajan et Claudio Abbado. L'orchestre comprend 125 musiciens de 18 nationalités différentes. Ses membres viennent de 13 pays européens, mais aussi d'Australie, d'Israël, du Japon, des Etats-Unis et du Venezuela

Les Opéras de France s'interrogent
sur la politique lyrique de l'Etat

La Réunion des Opéras de France (ROF) « s'est interrogée » mardi « sur l'évolution de la politique lyrique de l'Etat en région », en réaction aux craintes de diminution voire de suppression de subventions accordées aux Opéras d'Avignon, Metz et Toulouse.

Le président de la ROF, le député UMP de Meurthe-et-Moselle et maire-adjoint à la Culture de Nancy Laurent Hénart, « sollicite un rendez-vous auprès de la ministre de la Culture », Christine Albanel, poursuit dans un communiqué l'institution, qui regroupe 24 maisons d'opéra.

« Avec l'ensemble des directeurs et des élus concernés, il refuse tout désengagement de l'Etat vis-à-vis des territoires », ajoute le texte.

En outre, M. Hénart « appelle de ses voeux une politique contractuelle » de l'Etat « avec les collectivités territoriales pour réduire les déséquilibres financiers dans le domaine lyrique, le ministère de la Culture consacrant déjà plus de 50% de son budget aux établissements culturels nationaux parisiens ».

Le président de la ROF précise qu'il souhaite la « redéfinition d'une politique ambitieuse de l'art lyrique en France, que l'ensemble des acteurs du secteur attend depuis plus d'un demi-siècle ».

Les directeurs des Opéras d'Avignon, Metz et Tours se sont émus la semaine dernière de la perspective d'une nette diminution voire d'une suppression des subventions accordées par l'Etat à leurs maisons en 2008.

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a fait part mardi de son « étonnement » face à ces informations, sans toutefois les démentir formellement.

Musique en ligne : les artistes réclament
une hausse de leur rémunération

L'Alliance Public-Artistes, qui regroupe des associations de consommateurs et d'artistes, a réclamé mardi une augmentation de la part perçue par les artistes dans la vente de musique en ligne, qu'elle estime à 11%, un chiffre cependant contesté par les producteurs.

« Sur 1 euro HT, les auteurs (7 cts), les chanteurs (4 cts) et les musiciens (0 cts) ne se partagent que 11 cts tandis que les sociétés de production captent entre 85 et 90 cts », affirme l'Alliance dans un communiqué.

Interrogé par l'AFP, le Snep, principal syndicat de producteurs, a contesté vivement ces chiffres.

« C'est une présentation tronquée, mensongère et malhonnête », a estimé le directeur des affaires juridiques et des nouvelles technologies au Snep, David El Sayegh.

« Elle fait fi de l'économie (du disque): après paiement des artistes ou de la publicité, la marge nette des producteurs est inférieure à 30%, et peut être inexistante si on a versé à l'artiste une avance que les ventes ne permettent pas de recouper », a-t-il ajouté.

Selon lui, la part des seuls interprètes peut selon les cas dépasser 15% du prix de vente hors taxes.

L'Alliance Public-Artistes a interpellé Denis Olivennes, PDG de la Fnac, qui pilote une mission sur la lutte contre le téléchargement illicite d'oeuvres culturelles sur internet: « Le développement de l'achat de musique en ligne doit passer par l'augmentation de la part du prix de vente perçue par les artistes ».

La mission Olivennes doit rendre ses conclusions fin novembre.

L'Alliance Public-Artistes regroupe des associations de consommateurs et d'internautes (UFC - Que Choisir, Unaf, Audionautes...), des sociétés de gestion de droits des artistes (Adami, Spedidam...) et des syndicats d'artistes.

Gustavo Dudamel termine à New York
sa tournée triomphale aux États-Unis

Le jeune chef d'orchestre vénézuélien Gustavo Dudamel a terminé lundi soir au Carnegie Hall à New York une tournée américaine triomphale avec l'ensemble Simon Bolivar, un orchestre de jeunes vénézuéliens de milieu défavorisé qui remporte un succès mondial.

Gustavo Dudamel, qui est âgé de 26 ans et va diriger à partir de 2009 le prestigieux orchestre philharmonique de Los Angeles, a conduit trois concerts à New York, à l'issue d'un voyage qui l'a mené à Los Angeles, San Francisco et Boston.

« Un orchestre jeune dirigé par un jeune parmi les plus grands », titrait le New York Times, tandis que le Los Angeles Times parlait de « Dudelmania ».

Jouant à guichets fermés devant des spectateurs enthousiastes, parmi lesquels on pouvait voir Alexander Bernstein, le fils du compositeur de West Side Story, Gustavo Dudamel a partagé la soirée de lundi avec le chef d'orchestre du Philharmonique de Berlin Sir Simon Rattle, qui a qualifié le jeune Vénézuélien de « chef le plus étonnamment doué que j'ai jamais rencontré ».

« Vous avez démontré que la force de la musique peut changer la société », a déclaré aux musiciens Alexander Bernstein. Berlioz, Chopin et Beethoven étaient au programme dimanche, Chostakovitch et Bela Bartok à celui de lundi.

« C'est un vrai phénomène, simplement sensationnel », exulte à la sortie le ténor et chef d'orchestre espagnol Placido Domingo. Le roi Carl Gustaf XVI et la reine Silvia de Suède ont assisté discrètement à une répétition samedi soir.

L'aventure de l'orchestre Simon Bolivar a commencé il y a 32 ans dans le cadre d'un programme public intitulé « Le Système », mis en place par le compositeur et chef d'orchestre vénézuélien José Antonio Abreu. Grâce à ce programme éducatif, 250.000 jeunes, pour la plupart de milieu défavorisé ont eu la possibilité d'apprendre la musique au plus haut niveau.

L'orchestre a déjà enregistré deux CD chez Deutsche Grammophon --Mahler et Beethoven-- et prévoit de nouvelles tournées en Europe, Asie et Amérique Latine.

Le phénomène a inspiré d'autres pays, et le maire de Los Angeles Antonio Villaraigosa a l'intention de lancer une expérience du même type dans sa ville minée par la délinquance.

Le père de Gustavo Dudamel, Oscar, présent dans la salle, a raconté à l'AFP que son fils s'était « emparé » d'une baguette pour la première fois à l'âge de 12 ans, lorsque, alors qu'il devait jouer du violon, il avait vu que le chef d'orchestre n'arrivait pas.

« A son arrivée, le chef d'orchestre Luis Gimenez l'avait laissé continuer », a-t-il ajouté. Puis se produisit la rencontre avec José Antonio Abreu. « Depuis ce jour là sa vie a changé », Oscar Dudamel.

La BNF se lance dans une numérisation
de masse des livres et documents

La Bibliothèque nationale de France a mis en oeuvre un programme de numérisation, de conservation et consultation de masse des livres et documents dans le respect des droits des auteurs et des éditeurs, présenté mardi par son président, Bruno Racine.

En dix ans, 10 milliards de documents ont été collectés par la BNF sur internet. Une masse d'information, ajoutée aux quelque 300.000 ouvrages dont elle a entrepris la numérisation sur trois ans en vue de la future bibliothèque numérique européenne, que la BNF doit à présent conserver dans les meilleures conditions.

« La BNF est désormais dans une phase de numérisation de masse et la question de la pérennité des données devient cruciale. Nous devons constituer un entrepôt numérique intelligent, un système de conservation qui garantit leur pérennité, y compris en fonction des changements de formats », souligne Bruno Racine.

Le coût global du projet - collecte, numérisation, conservation - est de l'ordre de 26 millions d'euros sur trois ans. Un financement assuré par l'Etat « sans équivalent en Europe », note la BNF.

Confrontée à l'accélération de l'accroissement des collections numériques, la bibliothèque a développé le système SPAR (Système de préservation et d'archivage réparti), « véritable magasin numérique », qui permet selon la BNF « de multiples copies des objets numériques et assure une surveillance continue de l'état des fichiers ».

Selon le président de la BNF, SPAR a vocation a être ouvert aux partenaires de la BNF et à d'autres institutions (bibliothèques municipales, spécialisées, universitaires...), afin de mutualiser les données.

« La BNF est très désireuse d'une coordination à l'échelon national des programmes de numérisation », pour parvenir notamment à une définition commune des fonds à numériser en priorité, souligne-t-il.

Par ailleurs, un accord a été conclu entre la BNF et les représentants des éditeurs sur un modèle économique et juridique pour mettre à disposition du public des oeuvres numérisées soumises à droits d'auteur, a indiqué le président de la bibliothèque. Le dispositif, dont un prototype doit être présenté au Salon du livre de Paris en mars 2008, doit garantir « l'accès gratuit aux oeuvres du patrimoine et un accès payant aux oeuvres sous droit ».

« L'enjeu est majeur. Un des reproches faits (au moteur de recherche américain) Google était de numériser les ouvrages sans se préoccuper des droits d'auteur. S'il y a une approche commune dans ce domaine, c'est la garantie que la chaîne du livre est préservée au niveau européen », souligne M. Racine.

Autre chantier de la BNF: la réfection de son site historique rue de Richelieu à Paris, qui abrite quelque 20 millions de documents. Les travaux effectifs doivent débuter en 2009 pour une réouverture totale en 2014.

Le site restera ouvert au moins partiellement au public pendant les travaux, ce qui doit entraîner le déplacement de l'équivalent de 40 km de rayonnages de collections. Le coût de l'opération est estimé à 150 millions d'euros.

Actualité musicale du 15 novembre 2007

Culture et internet :
UFC-Que Choisir propose
7 mesures à Denis Olivennes

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a formulé sept propositions à la mission Olivennes sur l'offre culturelle en ligne, dont l'installation d'une autorité de concurrence chargée de contrôler les prix de gros de la musique sur internet, a-t-elle annoncé mercredi.

« Les majors de la musique exercent une position dominante sur les catalogues et vendent les oeuvres aux plateformes à des prix excessifs (entre 70 et 85 centimes d'euro) », estime l'association dans un communiqué.

En outre, l'UFC-Que Choisir demande « d'interdire les accords d'exclusivité » comme celle qui avait été accordée en 2005 par Madonna à l'opérateur de téléphonie mobile Orange.

L'association réclame en outre l'abandon de la politique de filtrage des contenus sur internet, qu'elle juge « soit techniquement impraticable, soit coûteuse, soit potentiellement dangereuse pour les libertés publiques ».

Elle souhaite l'abandon de la « politique de riposte graduée » (dispositif d'avertissement à l'encontre des internautes qui téléchargent de la musique gratuitement, avec sanction en cas de récidive), qui selon elle serait « contraire aux principes généraux du droit ».

Autre mesure demandée, l'indication systématique, sur les CD ou les fichiers numériques de musique, de « la part du prix reversée aux auteurs-compositeurs, interprètes et musiciens ».

L'UFC-Que Choisir réclame également l'abandon des DRM (mesures techniques de protection des fichiers qui empêchent ces derniers d'être lus sur tous types de matériels).

Enfin, elle estime qu'un « détenteur de droit qui n'exploite pas un catalogue pendant une période prolongée ne doit pas pouvoir s'opposer à son exploitation par un tiers ».

« L'UFC-Que Choisir met en garde Mme Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, contre la tentation de renforcer l'arsenal répressif à l'encontre des internautes », conclut l'association.

La mission Olivennes, présidée par le PDG de la Fnac Denis Olivennes, doit rendre ses conclusions fin novembre.

Musiciens, producteurs et distributeurs
marocains s'unissent contre le piratage

Face au piratage, les musiciens, producteurs et distributeurs de musique au Maroc ont décidé de s'unir pour pallier les carences de l'Etat et chercher de nouveaux modes de diffusion.

« Nous ne voulons pas faire la guerre, ni priver les gens de musique sous prétexte qu'ils la téléchargent. C'est à nous de trouver de nouveaux moyens de la diffuser sans sacrifier la qualité », explique Mohcine Tizaf, chanteur du groupe Fnaïre.

Ce groupe de rap à succès a décidé de vendre son album à un euro, environ autant qu'un CD piraté, mais avec l'avantage d'une pochette attrayante et d'une qualité de son irréprochable.

« Ce n'est pas avec la vente de leurs CD que la plupart des vrais artistes gagnent leur vie mais grâce à leurs prestations dans des festivals ou leur apparition dans des publicités », fait valoir Bigg, rappeur star au Maroc et fraîchement désigné secrétaire général de l'Association des métiers de la musique (AMM).

Cette association, entièrement privée, est présidée par Mehdi Benslim, qui développe des projets musicaux au sein de Clic Agency, première agence artistique au Maroc et avec Ali Belghiti, propriétaire d'un studio d'enregistrement.

Elle s'est donné pour objectif de développer l'industrie musicale, de l'enregistrement son et vidéo sur supports physiques ou multimédia, à l'édition et à la production.

Les pertes dues au piratage et à la contrefaçon des cassettes audio s'élèveraient à 60 millions de dirhams (environ 5,5 millions d'euros) et à 200 millions de dirhams (soit 18 millions d'euros) pour les CD. Les pertes fiscales seraient de l'ordre de 200 millions de dirhams (18 millions d'euros).

Le Code Pénal marocain punit la contrefaçon d'une amende de 200 à 20.000 dirhams (de 18 à 1.800 euros). En cas de récidive, les peines peuvent être doublées et les établissements exploités par le contrefacteur ou ses complices peuvent être temporairement ou définitivement fermés.

Ouverture jeudi à Paris de Perkumania,
festival axé sur les percussions

Le 10e Perkumania, festival axé sur les percussions, aura lieu à partir de jeudi et jusqu'au 25 novembre à Paris avec des concerts, concours, master classes, démonstrations et une exposition dans les domaines des musiques du monde, classique, contemporaine et du jazz.

Une éclairage particulier est donné cette année sur la caisse claire, avec un concours pour enfants qui rassemblera 80 candidats en herbe de cette évolution du tambour militaire, un élément de base de la batterie, présent dans les fanfares et plusieurs opéras.

Le premier concert du soir sera donné par Roland Auzet, percussionniste et créateur de pièces de musique contemporaine, qui interprétera des oeuvres de Xenakis.

Real Bach, à l'affiche le 22 novembre, est un quartette touchant au jazz, au classique et aux musiques du monde, avec dans le rôle du percussionniste Paul Mindy, féru de rythmes africains et brésiliens.

L'Ensemble de percussions de l'Université de North Texas, entre musique contemporaine et jazz avec comme solistes le batteur Ed Soph et le vibraphoniste Christopher Deane, donnera le 24 un concert intitulé « Musique américaine d'aujourd'hui ».

Le même jour, quatre musiciens classiques interprèteront la « Sonate pour deux pianos et deux percussions » de Bartok.

L'un des percussionnistes de ce quatuor est Frédéric Macarez, timbalier-solo de l'Orchestre de Paris et professeur au Conservatoire national de région de Paris, qui accueille ce festival.

Grève bien suivie chez les techniciens
de l'Opéra de Paris

L'appel à la grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite a été « bien suivi » mercredi par les techniciens de l'Opéra national de Paris, mais « pas chez les artistes », a-t-on appris auprès de la direction, qui craint une nouvelle annulation de spectacle vendredi.

Le mouvement a été cependant de moindre envergure que le 18 octobre, où environ 50% du personnel de la maison était en grève, a indiqué à l'AFP le directeur des ressources humaines (DRH) de l'Opéra, Dominique Legrand.

« Sur l'ensemble du personnel, nous évaluons mercredi la participation à 20%, sans compter certains personnels artistiques de soirée, qui pourraient faire modifier ce chiffre à la hausse », a ajouté le DRH.

La direction a annulé la première mercredi soir de la reprise du ballet « Casse-Noisette » à l'Opéra Bastille, après le dépôt de trois préavis, l'un par Sud, FO et la FSU (grève courant sur 17 jours, du 14 au 30 novembre inclus), le deuxième par la CGT (reconductible à partir de mercredi), le troisième par la CFDT (journées des 14 et 22 novembre).

Le « casse-croûte-concert » de jeudi au Studio Bastille, spectacle de petite envergure, est maintenu. Mais la représentation de « Tosca » de Puccini programmée vendredi à l'Opéra Bastille était « incertaine » mercredi soir, selon la direction.

L'établissement avait dû supprimer dix spectacles lors de la précédente grève, qui n'a mobilisé entre le 26 et le 31 octobre qu'entre « 5 et 10% » de l'ensemble du personnel selon la direction, mais était bien suivie chez les techniciens de plateau (machinistes, éclairagistes...).

Sur ces cinq jours, la direction estime avoir perdu 2,2 millions d'euros.

Les 1.680 salariés permanents de l'Opéra (1.700 pensionnés) bénéficient de l'un des plus anciens régimes spéciaux en vigueur, créé en 1698 par Louis XIV.

La direction a poursuivi mercredi des discussions avec les syndicats, CGT et Sud compris, pour leur proposer un aménagement de la réforme.

« J'espère que mes propositions, qui concernent notamment le compte-épargne temps et une amélioration des grilles de fin de carrière, permettront une sortie rapide du conflit », a indiqué M. Legrand.

Pour la CGT, le délégué Patrick Risal a envisagé que les négociations « aboutissent à quelque chose » et permettent une fin de grève « avant la fin de la semaine ».

« Les avancées, pour l'instant, concernent surtout les artistes. Pour le personnel technique, nous attendons des engagements écrits », a nuancé ce machiniste.

Gilles Cortesi, délégué Sud-spectacle, a pour sa part déploré que les marges de manoeuvre de la direction de l'Opéra soient « très étroites ».

« A chaque fois qu'il (le DRH) envisage une nouvelle proposition, elle est retoquée au ministère (du Travail) », a-t-il ajouté.

« Le gouvernement ne prend pas en compte la réalité des entreprises », a estimé ce délégué Sud, soulignant que « les gens qui sont entrés tard à Bastille (théâtre ouvert seulement depuis 1989, NDLR) n'auront pas beaucoup cotisé » au moment de leur départ en retraite.

Le marché des instruments de musique
s'anime à Hô Chi Minh-Ville

Le marché des instruments de musique à Hô Chi Minh-Ville se réveille. Nombre de sociétés et de magasins spécialisés dans ce commerce se lancent à la conquête des clients, dont les besoins vont croissant.

Dès lors que les conditions de vie s'améliorent, les instruments de musique ne sont plus uniquement l'apanage du milieu des professionnels. Les amateurs veulent eux aussi goûter aux joies de jouer d'un instrument. Et le choix est pour le moins varié : piano, orgue, guitare, tambour, trompette, etc.

Cette tendance concerne également le milieu scolaire. Apprendre et jouer d'un instrument de musique est aujourd'hui une des matières extra-scolaires les plus prisées des élèves. En sus des classes, il y a désormais une vogue chez les parents d'acheter un instrument pour que leurs enfants puissent s'entraîner à la maison, même s'ils ne sont pas à proprement parler bon marché : un orgue coûte environ 4 millions de dôngs, quant au piano, le prix est beaucoup plus élevé, de l'ordre de 30 millions à 40 millions de dôngs. Malgré cela, la demande de pianos a toujours tendance à croître, surtout de la part des clients aisés, selon Pham Xuân Chiên, directeur commercial de la société Viêt Thuong, un des fournisseurs d'instruments de musique dans la mégapole du Sud.

La clientèle est variée, des professionnels jusqu'aux amateurs en passant par les passionnés d'un instrument, avec des moyens financiers tout autant divers mais, généralement, il s'agit de personnes moyennement aisés et au-delà. Pour des instruments pas trop chers tels que orgue ou guitare, la majorité des clients achètent des marques renommées comme Yamaha, Casio, Kawai, Roland. Pour les instruments plus chers comme le piano, ce sont des gens fortunés qui sont prêts à payer un prix conséquent pour acquérir un instrument neuf, les autres se contentant d'un instrument d'occasion.

Les vendeurs d'instruments de musique se lancent donc à la conquête de la clientèle. S'orienter vers le professionalisme constitue leur mot d'ordre, tout en s'adaptant aux goûts variés de chaque catégorie de clients. Par ailleurs, ils offrent des conseils et disposent d'un personnel assurant l'installation, la maintenance et la réparation sous garantie au domicile des clients. Dans l'ambition de développer leur marché, certains fournisseurs sont prêts à organiser des cours de formation musicale et à soutenir la création de groupes de musique dans les écoles. Ce qui permet, d'une part, d'offrir des opportunités de contact et de jeu à tous ces instrumentistes et, d'autre part, de bénéficier d'opportunités d'affaires pour les professionnels de secteur, selon M. Chiên.

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Actualité musicale du 16 novembre 2007

16-18 novembre 2007
Château de Thoiry

Concert-Spectacle
Jeux et plaisirs
Ensemble Les Festes de Thalie

Commémoration du 400e anniversaire de la naissance de Mlle de Scudéry.

Musiques de Mouret, Marais, Lully, Rameau, Lambert, Couperin, Forqueray, etc.
Textes de Mlle de Scudéry, Molière, la Fontaine, Diderot, Voltaire, etc.

Marie-Lou Michaud, mezzo-soprano et déclamation ; Claudine Salomon-Moutot, flûte traversière baroque et déclamation ; Sabine Heinrich, clavecin et danse baroque ; Marie Françoise Bloch, viole de gambe ; Christian Charpentier, danse baroque ; Chorégraphies de Feuillet ; Scénario original, costumes et accessoires réalisés par les Festes de Thalie

Tarif normal : 15 € ; tarif réduit (enfants, étudiants, chômeurs, « club », costumés 17e -18e  siècles) : 10 € ; tarif réduit pour les groupes de 10 personnes le vendredi (sur réservation uniquement) ; Boisson offerte — Vendredi 16 novembre à 21h ; Samedi 17 novembre à 21h ; Dimanche 18 novembre à 15h. Château de Thoiry (78 - Yvelines) : Salon de la Tapisserie — Réservations recommandées : Les Festes de Thalie, Association pour la pratique de la Musique et de la Danse baroques, 19, rue de l’Eglise - 78 770 Thoiry. Tél. : 01.34.87.48.37. Site : http://perso.orange.fr/festesdethalie

37 universités bloquées,
l'Unef appelle à amplifier le mouvement

L'Unef, premier syndicat étudiant, a appelé à amplifier le mouvement contre la loi d'autonomie sur les universités, qui provoquait jeudi soir le blocage de 37 sites.

« Nous ressortons avec rien aujourd'hui. Nous appelons donc à poursuivre et à amplifier la mobilisation dans les universités en participant massivement aux assemblées générales et en votant la grève », a déclaré à la presse Bruno Julliard, le président de l'Unef, après sa rencontre avec la ministre Valérie Pécresse au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

« Nous avons toujours dit que la loi n'était pas acceptable en l'état et que surtout elle devait s'accompagner de moyens très conséquents. Le gouvernement avait fait des promesses, notamment Nicolas Sarkozy, sur les moyens qui allaient accompagner cette réforme. Force est de constater que le compte n'y est pas en cette rentrée », a ajouté Bruno Julliard.

L'Unef avait été consultée pour l'élaboration de cette loi, adoptée cet été par le Parlement.

« Ce n'est pas l'Unef qui change de position quant à la loi sur l'autonomie, c'est le gouvernement qui ne tient pas ses promesses », a dit Bruno Julliard.

Outre l'Unef, Valérie Pécresse a reçu jeudi quatre autres organisations étudiantes (Uni, Fage, Coordination étudiante et PDE) et la Conférence des présidents d'universités, à qui elle a apporté son soutien.

Dans un entretien accordé à Reuters à la mi-journée, la ministre avait dit son souci de « rassurer les étudiants à la fois sur l'importance de la réforme et sur les moyens que l'Etat veut y mettre ».

Le gouvernement a pris « des engagements historiques » en matière de financement avec une enveloppe d'un milliard d'euros « dès 2008 », à laquelle devraient s'ajouter quatre autres milliards d'ici 2012, a-t-elle rappelé.

RASSEMBLEMENT VENDREDI DEVANT L'ASSEMBLÉE

Le budget de l'enseignement supérieur doit être examiné vendredi à l'Assemblée nationale.

Des assemblées générales se sont tenues toute la journée dans une bonne partie des 85 universités françaises. Selon un décompte de l'Unef établi jeudi soir, 66 d'entre elles étaient mobilisées et 37 fermées ou bloquées.

Des milliers d'étudiants s'étaient mêlés la veille aux manifestations de salariés contre la réforme des régimes spéciaux de retraites.

A Paris, La Sorbonne, symbole de la contestation étudiante, était fermée jeudi. Selon l'Unef, un rassemblement des étudiants parisiens est prévu vendredi en début d'après-midi devant l'Assemblée nationale.

La question du bien-fondé du blocage des universités a continué à faire débat entre étudiants jeudi.

En Bretagne, une cinquantaine de personnes - étudiants et non-étudiants - qui occupaient un hall de l'université de Rennes 2 et bloquaient le campus malgré un vote défavorable ont été évacuées par la police dans la nuit de mercredi à jeudi.

A Pau (Pyrénées-Atlantiques) les étudiants se sont prononcés lors d'un vote à bulletins secrets contre le blocage mis en place depuis une semaine. Mais les grévistes ont décidé de passer outre ce scrutin considéré comme « illégitime et antidémocratique ».

Valérie Pécresse a condamné jeudi les blocages et mis en garde contre un prolongement du conflit.

« Plusieurs jours de blocage, à quelques semaines des examens, c'est toute l'année universitaire des élèves qui peut être mise en danger », a prévenu la ministre.

L'éditeur d'une compilation
condamné à payer 105.000 €
à Henri Salvador

La cour d'appel de Paris a condamné Jacky Boy Music (JBM), une société qui avait édité sans autorisation une compilation de chansons d'Henri Salvador, à lui verser 105.000 euros en réparation de son préjudice, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Cette compilation comprenait 18 chansons enregistrées par le chanteur entre 1948 et 1952, dont six dont il était l'auteur. Elle avait été distribuée dans les magasins Carrefour et Champion en France et en Belgique au prix d'un euro.

Confirmant en partie la décision rendue en première instance, la cour d'appel a estimé mercredi que JBM avait bien violé le droit moral d'Henri Salvador, alors que celle-ci se prévalait d'une disposition du code de la propriété intellectuelle indiquant que 50 ans après le premier enregistrement d'une chanson, leur interprète ne disposait plus d'aucun droit patrimonial sur celle-ci.

Mais la cour d'appel a été encore plus loin. Alors qu'en novembre 2006, le tribunal n'avait retenu que le préjudice moral d'Henri Salvador en sa qualité d'auteur, la cour a également retenu le préjudice en sa qualité d'artiste-interprète, ainsi qu'une atteinte à son droit à l'image, en raison d'une photo de lui reproduite sur la pochette du CD litigieux.

Loin des 12.000 euros de dommages et intérêts prononcés en première instance, la 4e chambre civile de la cour d'appel a donc condamné JBM à verser au chanteur 85.000 euros de dommages et intérêts, plus 20.000 euros de frais de justice, soit un total de 105.000 euros.

Loïc Lantoine lauréat du prix
Adami-Bruno Coquatrix

Le chanteur Loïc Lantoine a remporté jeudi le prix Adami-Bruno Coquatrix 2008, doté de 20.000 euros, pour son album « Tout est calme », a annoncé l'Adami (Société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes).

Le jury était présidé par Mathias Malzieu, le chanteur du groupe Dionysos.

Loïc Lantoine (un ancien du groupe Mon Côté Punk) forme avec le contrebassiste François Pierron un duo qui interprète des « chansons pas chantées » proches du slam. L'album « Tout est calme », paru il y a un an, a été salué par la critique, comme le précédent, « Badaboum » (2004).

Loïc Lantoine recevra son prix le jeudi 29 novembre lors des 8e Rencontres européennes des artistes organisées par l'Adami à Cabourg (Calvados).

Les quatre précédentes éditions du prix Adami-Bruno Coquatrix avaient couronné le groupe Maximum Kouette en 2003, Jef Kino en 2004, Pauline Croze en 2005 et Emily Loizeau l'an passé.

« D'un montant de 20.000 euros (ce prix) est mis à la disposition du lauréat, en fonction de ses futurs projets (nouvel enregistrement, aide aux prestations scéniques, apport logistique en tout genre...) », a indiqué l'Adami dans un communiqué.

Philippe Beaussant
a été élu à l'Académie française

L'écrivain et historien de la musique Philippe Beaussant a été élu jeudi à l'Académie française, au second tour de scrutin, au fauteuil de Jean-François Deniau, a indiqué l'institution.

Spécialiste du XVIIe siècle français, Philippe Beaussant, 77 ans, est l'auteur de plusieurs romans et de nombreux ouvrages consacrés à la musique. Il a créé en 1977 l'Institut de musique et danse anciennes, devenu depuis le Centre de musique baroque de Versailles.

Philippe Beaussant, dont c'était la première candidature, l'a emporté avec 15 voix sur 24 votants. Il avait obtenu 10 voix sur 23 votants au premier tour, contre trois à l'écrivain Stéphane Denis et deux au professeur de médecine Dominique-Gilbert Poitout.

Né en 1930 à Caudéran (Gironde), Philippe Beaussant enseigne la littérature à partir des années 1950 en France et en Australie, où il crée un ensemble instrumental et vocal qui se consacre à la musique française baroque.

Son premier essai, « Le jeu de la pierre et de la foi » parait en 1963. Il voyage alors dans le sud-est asiatique et publie en 1971 « Musique et danse du Cambodge ». Producteur à Radio France/France Musiques à partir de 1974, il anime de nombreuses émissions musicales et crée en 1995 le Centre des arts de la scène des XVII et XVIIIe siècles, qu'il dirige jusqu'en 1998.

Romancier et essayiste, Philippe Beaussant a consacré plusieurs livres à Lully, François Couperin et Monteverdi, notamment « Lully ou le musicien du soleil » (1992). Son dernier ouvrage, « Passages » (Fayard), est paru en 2006. « Ce que j'aime le plus, c'est le mélange des genres », a-t-il déclaré après son élection, soulignant la relation entre musique, peinture et poésie.

Philippe Beaussant a reçu le Grand prix du roman de l'Académie française pour « Héloise » en 1993, le Prix de la langue française en 2001 pour l'ensemble de son oeuvre et le Prix littéraire Prince Pierre de Monaco en 2004.

Six fauteuils restent vacants à l'Académie française, après les décès au cours des derniers mois des écrivains Bertrand Poirot-Delpech, Henri Troyat et Pierre Moinot, du politologue René Rémond, du cardinal Jean-Marie Lustiger et de l'ancien Premier ministre Pierre Messmer.

Les scrutins devraient donc s'enchaîner dans les prochains mois pour reconstituer les rangs. Mais l'Académie a procédé le 18 octobre à une « élection blanche » - aucun candidat n'ayant obtenu une majorité pour être élu -, les académiciens refusant d'agir dans la précipitation.

Une double élection doit avoir lieu le 17 janvier 2008. Les candidatures des romanciers Gonzague Saint-Bris et Dominique Bona ont déjà été enregistrées, respectivement aux fauteuils de Bertrand Poirot-Delpech et d'Henri Troyat.

Actualité musicale du 17 novembre 2007

Maurice Béjart de nouveau hospitalisé
à Lausanne

Le chorégraphe français Maurice Béjart a été hospitalisé pour la deuxième fois en l'espace d'un mois à Lausanne (ouest de la Suisse), afin de suivre un traitement cardiaque et rénal « strict » qui doit durer plusieurs semaines, a annoncé vendredi la mairie de la ville.

Maurice Béjart, 80 ans, souffre depuis quelques années de plusieurs problèmes médicaux qui le contraignent à réduire son activité, a indiqué la cité helvétique, où le chorégraphe dirige le Béjart Ballet Lausanne depuis une vingtaine d'années.

Malgré une santé fragilisée, le créateur suit quotidiennement les activités de sa compagnie, en particulier l'avancement du « Tour du Monde en 80 minutes », qui sera présenté à partir du 20 décembre à Lausanne en première mondiale, avant de partir à Paris en février 2008 puis en tournée mondiale.

Le mois dernier, le chorégraphe avait déjà été hospitalisé quelques jours à la suite d'un coup de fatigue.

Ouverture de la saison 2007-2008
de Jazz in Marciac

Jazz in Marciac a son festival estival dans cette petite ville du Gers qui devient alors l'une des grandes capitales du jazz, mais aussi depuis quelques années une saison de concerts, dont le coup d'envoi sera donné samedi.

Le premier de neuf concerts prévus jusqu'en juin sera donné par le Barcelona Jazz Orchestra, l'un des big bands les plus tonitruants du jazz européen, avec en invité le trompettiste de la Nouvelle-Orleans Nicholas Payton.

Parmi les neuf concerts de la saison à la Salle des Fêtes de Marciac, figurent ceux de la chanteuse Robin McKelle, héritière des grandes ladies du jazz (9 février) et du pianiste Mulgrew Miller, dans la lignée d'Oscar Peterson (en trio le 29 mars).

Nouvelle grève du personnel de la Scala,
deux représentations annulées

Le personnel de la Scala sera en grève samedi pour la seconde fois en une semaine afin de protester contre le non-renouvellement de sa convention collective, a-t-on appris vendredi de source syndicale.

Cette grève entraîne l'annulation du Requiem de Giuseppe Verdi qui devait être dirigé par Daniel Barenboim samedi soir à Parme avec l'orchestre et les choeurs de la Scala, dans le cadre des célébrations du 50ème anniveraire du décès du chef italien Arturo Toscanini.

Cosi fan tutte de Mozart dirigé par Ottavio Dantone, qui devait être présenté dans le théatre milanais samedi soir, est également annulé.

« Nous attendons du surintendant Stéphane Lissner qu'il propose une réouverture des discussions », a déclaré à l'AFP Renato Zambelli, secrétaire général du syndicat Cisl à Milan.

Les syndicats protestent contre l'absence de négociations sur le renouvellement de la convention collective, le théatre milanais ayant expliqué qu'il devrait attendre la conclusion d'un accord au niveau national avant de discuter avec les salariés de la Scala.

Cette nouvelle grève suscite des craintes pour l'ouverture de la saison 2007/08 qui débutera le 7 décembre par une représentation du Tristan et Iseult de Richard Wagner, également dirigé par le chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim sur une mise en scène du Français Patrice Chéreau.

« Nous ne voulons pas bloquer la première de la prochaine saison mais l'attitude intransigeante du ministère complique la situation », a souligné M. Zambelli.

Les syndicats réclament une augmentation des salaires et un aménagement des horaires de travail du personnel (800 personnes environ), invoquant en particulier les efforts qui ont permis de multiplier le nombre de représentations sur la scène milanaise au cours des dernières saisons.

La direction de la Scala n'était pas immédiatement joignable pour un commentaire.

Daniel Barenboim doit retrouver à plusieurs repr