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Actualité musicale du 11 novembre 2007

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Dimanche 11 novembre à 17h
Sept Lézards, Paris
AZAD
Quatuor cabaret
klezmer et tzigane
Voyage musical dans les pays de
l'est autour de la clarinettiste Claudine Movsessian et de l'accordéoniste
tzigane Nicolae Cristea.
http://www.azad-klezmer.com
http://wwwclaudine-movsessian.com
Sept Lézards, 10 rue des rosiers,
75004 Paris (métro Saint-Paul) — Entrée 15 / 12 €
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L’Opéra de Tours en danger !
L’État projette de supprimer la moitié, voire la
totalité, des crédits alloués à certains Opéras régionaux et à certaines
structures de spectacle vivant en France dès 2008. Pour ce qui concerne
l’Opéra de Tours, il s’agirait d’une division par 2 de la subvention de
l’Etat dès 2008, et de sa totale suppression envisagée à partir de
2009.
Cette décision est lourde de conséquences pour une
maison comme la nôtre, en particulier, elle entraînerait l’annulation de
spectacles, dès 2008, et remettrait en cause à court terme l’existence
même d’une structure lyrique à Tours. La situation est donc très grave.
Les arbitrages budgétaires définitifs du Ministère de la Culture seront
rendus début décembre 2007, mettant les collectivités locales et nous-même
devant le fait accompli. Pour peser sur cette décision et éviter cette
échéance dramatique, nous devons d’ici là nous mobiliser : ne restez pas
sans voix face à ce qui s’annonce comme une atteinte sans précédent au
spectacle vivant en France ! C’est le prélude à un désengagement annoncé
de l’Etat et à un démantèlement de l’ensemble du paysage lyrique et
culturel français. Parlez-en autour de vous, manifestez-vous auprès du
Ministère de la Culture ou auprès de vos députés !
PS : Jean-Yves Ossonce, directeur de l’Opéra de Tours,
sera interviewé sur ce sujet dimanche 11 novembre à 13h30 dans la 1ère
partie de l’émission d’Alain Duault sur RTL, consacrée à la musique
classique (Classic Classique).
Des directeurs d'opéras en région
redoutent un désengagement de l'État
Les directeurs de trois maisons d'opéra en région
(Avignon, Metz et Tours) ont exprimé samedi leur craintes d'une nette
diminution voire d'une suppression des subventions accordées par l'Etat à
leurs institutions en 2008.
« D'après nos informations, le ministère de la
Culture s'apprêterait à sucrer la subvention des Opéras d'Avignon et Metz,
tandis que celle de Tours serait divisée par deux en 2008 puis supprimée
en 2009 », a déclaré à l'AFP le directeur du Grand-Théâtre de Tours,
Jean-Yves Ossonce.
« Ce serait l'arrêt de mort de nos maisons car
nous devrions supprimer plusieurs productions chaque saison », a expliqué
le conseiller artistique de l'Opéra-Théâtre d'Avignon, Raymond Duffaut,
qui affiche une aide de l'Etat de quelque 450.000 euros (environ 500.000 à
Tours et 130.000 à Metz).
Le directeur de la musique, de la danse, du théâtre et
des spectacles (DMDTS) au ministère, Jean de Saint-Guilhem, a assuré à
l'AFP qu'il n'y avait « eu aucune directive nationale » sur ce sujet,
en rappelant que « les Drac (directions régionales des affaires
culturelles) étaient relativement autonomes dans la définition de leurs
budgets ».
« Je ne sais pas ce qui sera fait », a ajouté le
DMDTS, en faisant valoir que le détail des financements ne devrait pas
être connu avant la première quinzaine de décembre. « Mais il n'a
jamais été question de diminuer la subvention de Tours », a-t-il
affirmé.
« C'est la première année où il y a une réelle
tension budgétaire, mais c'est le cas dans tous les ministères », a
poursuivi M. de Saint-Guilhem, en reconnaissant que « la politique
lyrique en région sera certainement réorientée ».
« Cela n'a aucune justification », a tempêté M.
Ossonce. « Nos salles sont pleines et nous contribuons à l'insertion
professionnelle de jeunes chanteurs », a-t-il souligné.
Directeur artistique de l'Opéra-Théâtre de Metz, Eric
Chevalier a mis en exergue une programmation qui « correspond à la
demande du ministère: nous défendons à la fois le patrimoine et la
création contemporaine ».
L'Etat aide en région cinq établissements labellisés
« opéra national » (Lyon, Rhin, Bordeaux, Montpellier et Nancy) ainsi
que les théâtres lyriques de Toulouse, Angers-Nantes, Marseille, Rouen,
Lille, Avignon, Tours et Metz, tous majoritairement financés par les
collectivités territoriales.
La pianiste Eliane Elias
sur les pas de Bill Evans
Eliane Elias, pianiste de jazz et chanteuse brésilienne
mondialement reconnue, a décidé de rendre hommage à l'un des maîtres
historiques de la discipline, le légendaire pianiste américain Bill
Evans.
Elias a présenté vendredi soir en trio lors du 24e
Festival de Jazz de Madrid, comme elle le fait depuis plusieurs semaines,
les principaux morceaux de son disque consacré à Bill Evans (1929-1980),
dont la sortie est prévue en janvier.
Accompagnée de son mari Marc Johnson, contre-bassiste
qui fut membre du dernier trio d'Evans, elle a notamment interprété une
composition inédite du pianiste américain, « Here's something for you
», morceau titre de l'album qui sortira chez Blue Note (EMI).
La pianiste brésilienne, remarquable improvisatrice, a
mis en paroles, en anglais, cette composition originale dont elle affirme
avoir pris récemment connaissance.
Il s'agit d'une nouvelle évolution de la carrière
multiforme d'Elias, 47 ans, interprète accomplie de la musique d'Antonio
Carlos Jobim, qui débuta aux côtés des musiciens brésiliens Toquinho et
Vinicius de Moraes, avant de s'installer à New York au début des années
1980.
Elle a accédé au succès mondial en 2004 avec son album
« Dreamer », profitant de la vogue des « chanteuses pianistes »,
comme Diana Krall ou Patricia Barber, élèves de l'incomparable Shirley
Horn.
Depuis, elle persiste à vouloir chanter en anglais,
comme elle l'a fait encore vendredi soir à Madrid.
Mais ce sont surtout ses derniers morceaux interprétés
en brésilien, notamment une version décapante de « Desafinado », qui
ont déchaîné l'enthousiasme du public madrilène.
Une autre grande artiste brésilienne, Gal Costa, est
attendue la semaine prochaine au Festival de Jazz de Madrid, une
manifestation éclectique qui a également programmé jusqu'à la fin novembre
Ornette Coleman, Stacey Kent, Richard Galliano, Omar Sosa, Benny Golson ou
Abdullah Ibrahim.
Gilberto Gil quitte le gouvernement
pour ménager sa voix
Le célèbre chanteur brésilien Gilberto Gil, ministre de
la Culture depuis 2003, a annoncé samedi qu'il quitterait l'an prochain le
gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva afin de ménager sa
voix et de se consacrer à la musique.
« J'ai besoin de temps pour continuer à faire ce
qui me plaît le plus dans la vie: chanter », a expliqué le musicien dans
un entretien au journal Folha de Sao Paulo, samedi.
Il a souligné avoir récemment souffert de problèmes aux
cordes vocales qui rendent pour lui incompatibles sa vocation de chanteur
avec la fonction d'un ministre amené à prononcer de nombreux discours et à
forcer sa voix.
Le ministre du parti Vert était entré au gouvernement
il y a cinq ans avec l'idée de populariser la culture mais à condition de
continuer à donner des spectacles et à effectuer des tournées sur son
temps libre.
En juillet, les médecins lui ont découvert un polype
aux cordes vocales dont il a été opéré il y a un mois.
Mais « la récupération de la qualité vocale est
beaucoup plus lente qu'il y a dix ans (quand on lui avait déjà soigné une
lésion, NDLR). Les cordes vocales ne sont plus les mêmes, j'ai 65 ans,
elles ne sont plus aussi relâchées et il est plus difficile de les
renforcer », a-t-il indiqué.
Le ministre a expliqué être au milieu d'une nouvelle
phase créative avec, à son actif déjà, huit compositions inédites. Ce
partisan de la gratuité de la culture y compris sur internet a réuni une
équipe de spécialistes en enregistrements, internet et commerce
« afin d'établir une nouvelle forme pour vendre les disques et DVD et
même pour distribuer gratuitement » sa musique.
Une chanson sur trois
ferait référence
à la consommation de produits addictifs
L'alcool et le cannabis sont les substances auxquelles
les chansons font le plus référence
L'alcool et le cannabis sont les substances auxquelles
les chansons font le plus référence Photo: DR/Relaxnews
Un tiers des chansons les plus populaires feraient
référence à la consommation de drogues et autres produits addictifs,
d'après une étude américaine présentée à l'occasion du Congrès annuel de
l'association américaine de la Santé publique, à Washington. L'enquête a
été réalisée à partir de l'analyse des 279 chansons les plus écoutées en
2005 aux Etats-Unis, sélectionnées par le magazine spécialisé Billboard.
Une référence aux drogues qui varie beaucoup selon le genre musical.
Selon les auteurs de l'étude, chaque personne aimant
écouter de la musique a de grandes chances d'être confronté à des paroles
portant sur la drogue ou l'alcool.
Le genre musical faisant le plus référence aux
substances illicites est le rap, avec 77% des morceaux abordant le thème.
Par comparaison, le R&B y fait référence dans une chanson sur cinq, le
rock dans 14% des cas, et la pop dans 9% des cas.
Les substances les plus souvent évoquées sont l'alcool
et la majiruana, le plus souvent associés à la fête, au sexe, à la
violence et à l'argent.
Pour les auteurs de l'étude, le problème majeur est le
fait que ces chansons montrent davantage les conséquences positives de la
consommation de ces substances, et très rarement ses effets négatifs. Le
directeur de cette étude, Brian A. Primack, indique que cet aspect est
très préoccupant, car « plusieurs études ont montré que l'exposition
médiatique à des substances addictives étaient fortement liée au fait de
commencer à les consommer à l'adolescence ». Pour lui, « les
conséquences très positives » de ces substances, telles que décrites dans
les chansons, seraient l'aspect le plus dangereux.
D'Hollywood à Broadway,
l'industrie du spectacle
est paralysée par des grèves
Broadway, la mecque de la comédie musicale, était
paralysée samedi par une grève des machinistes de théâtre tandis que les
scénaristes de cinéma et de télévision d'Hollywood ont cessé le travail
depuis près d'une semaine, réclamant plus de droits d'auteur.
« En raison d'un mouvement de grève du syndicat
des machinistes, il n'y aura aucun spectacle aujourd'hui samedi dans de
nombreuse salles et théâtres de Broadway », a indiqué Charlotte St.
Martin, directrice-générale du groupement professionnel, la « League
of American Theatres and Producers », dans un communiqué.
« C'est un triste jour pour Broadway, mais nous
devons rester déterminés à conclure un contrat de travail équitable »,
a-t-elle ajouté, déplorant le fait que les machinistes se soient mis en
grève sans préavis.
La Ligue of American Theatres and Producers, qui compte
plus de 600 membres aux Etats-Unis et le syndicat des machinistes avaient
commencé leurs négociations en juin en vue du renouvellement de la
convention collective.
Ce syndicat (Local One), qui représente de 350 à 500
machinistes de Broadway, considère que les propositions de la Ligue sont
insuffisantes notamment pour ce qui concerne les augmentations de
salaires.
La Ligue a affirmé avoir offert une hausse salariale de
16% sur cinq ans plus une prime de 10%.
Le prix des billets à Broadway a augmenté de 8,9% entre
2006 et 2007, souligne le syndicat.
Seuls quelques spectacles ne sont pas affectés par ce
mouvement social samedi tels « Mary Poppins », « Mauritius »
« Cymbeline » mais aussi le tout nouveau spectacle du réalisateur et
comédien Mel Brooks « Young Frankenstein », car leurs machinistes ne
sont pas membres de ce syndicat.
En revanche, d'autres grandes productions comme
« The Phamtom of the Opera », « Les Miserables » et « Monty
Python's Spamalot », ont été annulés.
La dernière fois que Broadway a été affecté par une
grève remonte à mars 2003 quand un arrêt de travail des musiciens avaient
forcé l'annulation d'une dizaine de spectacles pendant quatre jours ce qui
marquait alors la première grève depuis 1975 touchant Broadway.
De leur côté, les scénaristes de cinéma et de
télévision ont cessé le travail lundi dernier à l'appel du syndicat des
« Writers Guild of America (WGA) », qui compte 12.000 membres.
Hollywood comme les studios de télévision new-yorkais sont touchés par la
grève des scénaristes qui réclament notamment une augmentation de leurs
droits d'auteur sur les nouveaux supports numériques.
Vendredi plus de 3.000 grévistes avaient manifesté en
brandissant des pancartes devant les studios de Fox à Los Angeles ce qui a
marqué la plus grande manifestation depuis le début de la grève.
Le mouvement de scénaristes a suscité le soutien d'un
grand nombre de vedettes dont Eva Longoria star de « Desperate
Housewives » et Kelsey Grammer de « Cheers » qui ont participé à la
manifestation.
Ce mouvement de grève est le premier déclenché par WGA
depuis près de vingt ans et paralyse toute l'industrie du spectacle
d'Hollywood comme par exemple la production de séries télévisées très
prisées telles « Desperate Housewives ».
Les « talks-shows » de fin de soirée très
populaires animé par les animateurs vedettes Jay Leno et David Letterman
n'ont pas pu avoir lieu cette semaine en raison de la grève qui selon des
analystes du secteur pourrait durer plusieurs mois.
La plupart des grands studios de cinéma ont essayer de
se prémunir contre les effets de cet arrêt de travail en stockant des
scripts. Mais si le conflit s'éternise, ces studios finiront aussi par
être affectés.
Actualité musicale du 12 novembre 2007

Idoménée de Mozart
à l'Opéra national du Rhin
à Strasbourg
L'Opéra national du Rhin a réuni samedi une équipe
artistique de choix pour présenter à Strasbourg Idoménée de Mozart, une
oeuvre lyrique qui n'avait pas été interprétée depuis 1959 sur une scène
alsacienne.
Cet opéra, aussi rare que fougueux, est mis en scène
par François de Carpentries et dirigé par Theodor Guschlbauer avec
l'orchestre symphonique de Mulhouse, une production qui a séduit une salle
comble.
Le metteur en scène et la dramaturge Karine Van Hercke
ont adopté un parti pris contemporain qui est de dresser un parallèle
entre un épisode de la Guerre de Troie, au coeur de cet opéra, et les
guerres d'aujourd'hui.
Dans l'esprit de François de Carpentries, cet Idoménée
est de ce fait une oeuvre du XXIè siècle, abordant également les
déplacements de populations et le retour des combattants après la
guerre.
Idoménée est le premier grand chef-d'oeuvre lyrique de
Mozart, composé en 1781 pour la cour de Munich. Rarement joué, il
s'articule autour d'une double tragédie. L'une est celle du prince
Idamante, dont le père Idoménée a promis l'immolation à Neptune en échange
d'être sauvé d'une tempête. L'autre est l'amour d'Electre pour Idamante
qui lui préfère la Troyenne Ilia.
Le sacrifice ne sera finalement pas accompli mais
Idoménée abdiquera en faveur de son fils, tandis qu'Ilia aime Idamante et
demande à Idoménée d'être son père. Electre, éconduite et folle de rage,
s'enfuie. L'oeuvre s'achève avec le peuple qui acclame le jeune couple
Idamante et Ilia, symbole de la paix retrouvée.
Tout au long de la pièce, Idamente et Ilia veulent
surmonter la mémoire de la guerre et son porteurs de paix.
Le succès de la production doit beaucoup à la
distribution. Kobie van Rensburg, ténor, interprète Idoménée et Sébastien
Droy, ténor, Idamante tandis que Sophie Karthäuser, soprano, joue Ilia et
Mireille Delunsch, soprano, Electre.
Avec cette production, l'Opéra du Rhin tourne une fois
de plus autour du thème fil conducteur de la Guerre de Troie, au point
qu'un grand cheval de bois a été installé devant le bâtiment de
l'opéra.
C'est ainsi que la saison dernière affichait Les
Troyens d'Hector Berlioz, La Belle Hélène d'Offenbach et Oedipus Rex de
Sophocle. La saison 2007-2008 présentera également Iphigénie de Glück.
Après Strasbourg, Idoménée sera présenté fin novembre à
Colmar puis début décembre à Mulhouse.
Dir en Grey : le rock japonais
investit le Zénith de Paris
Près de 2.000 fans se sont rassemblés samedi soir au
Zénith de Paris pour assister au concert du groupe de rock japonais Dir en
Grey, tout premier artiste nippon à se produire dans une salle aussi
importante en France, en termes de capacité d'accueil.
De passage pour la deuxième fois dans l'Hexagone, après
un premier concert très remarqué à l'Olympia en 2005, Dir en Grey poursuit
sa tournée européenne baptisée « Dir en Grey Tour 07 Dozing Green »,
entamée vendredi à Londres et qui s'achèvera le 14 novembre, également en
Grande-Bretagne, après des étapes en Finlande, Suisse et Pays-Bas.
Pour l'occasion, le Zénith de Paris était, certes, loin
d'avoir atteint sa capacité maximale de 5.000 places, mais près de 2.000
initiés, dont la moyenne d'âge ne dépassait pas 25 ans, avaient fait le
déplacement pour venir applaudir les cinq artistes japonais, a indiqué le
label Gan-Shin, l'organisateur en France de ce concert.
« Nous sommes encore très surpris ce soir de voir
à quel point le public français s'intéresse à nous », a confié à l'AFP le
bassiste du groupe, Toshiya, une demi-heure avant le début du concert.
Nombreux étaient les fans à reprendre en choeur les
paroles japonaises de certaines chansons qui ont fait le succès du groupe
au-delà des frontières du Japon, à l'instar des titres « The Final »
ou « Dozing Green », le dernier single de Dir en Grey distribué
depuis le 29 octobre en France.
Le chanteur, Kyô, a su répondre aux attentes des
spectateurs en assurant à lui seul l'aspect visuel du spectacle :
arabesques des bras, cris rauques et envolées lyriques, ou encore faux
sang griffé au niveau du coeur. Ses musiciens, eux, sont restés un peu en
retrait et n'ont que peu communiqué avec le public.
Si la première moitié du concert s'est concentrée sur
une tonalité privilégiant le rock pur et le néo-métal, la seconde partie
s'est voulue dans un style beaucoup plus punk, à l'image du dernier album
« The Marrow of a Bone », disponible en Europe depuis le mois de
mars.
Après un seul rappel et à peine plus d'une heure et
demie de concert, Dir en Grey a regagné les coulisses, laissant la
majorité des spectateurs un peu sur leur faim alors que s'achevait de
manière un peu brutale une performance pourtant à la hauteur de leurs
espérances.
Indéniablement, Dir en Grey a ouvert une brèche en
Europe pour tous les artistes japonais. Mais Toshiya préfère rester
modeste : « Notre groupe n'est pas encore assez réputé à l'étranger
pour en entraîner d'autres et il est trop tôt pour faire de nous un
exemple à suivre ».
Appel de la coordination nationale
étudiante
réunie à Rennes, les 10 et 11 Novembre
Nous, étudiants réunis en coordination nationale,
représentant les assemblées générales de universités, constatons que la
mobilisation prend chaque semaine de l’ampleur contre la LRU et les
attaques du gouvernement. Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu
cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25
universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage
et l’arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s’annonce donc
massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque
toutes les universités.
Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à démanteler le
service public d’enseignement supérieur, amorcé depuis plus de 30 ans à
travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet De Waquet, Plan
U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l’objectif principal
est la mise en concurrence des universités à l’échelle mondiale comme aux
niveaux nationnaux. La LRU va vers la privatisation des universités,
augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités
pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous
puissants et des conseils d’administration avec encore moins de contrôle
démocratique. Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec
comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme
non rentables, une dégradation des conditions d’études dans les
universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants. La
loi instaure une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université et
facilite à terme l’augmentation des frais d’inscriptions. Nous appelons
l’ensemble des lycéens-ennes à se mobiliser et à bloquer leurs
établissements. De plus, les personnels enseignants comme non enseignants
seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités :
c’est la casse de leur statut qui est programmée. Cette réforme n’étant ni
négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons
son abrogation.
La LRU n’est qu’une des mesures qui s’inscrivent dans
la logique globale de casse de l’éducation, des services publics, et de
l’ensemble des droits sociaux. Nous exigeons un cadrage national des
diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de
l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais
d’inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000
postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans
l’éducation nationale. Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des
salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications :
contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5
annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la
précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne
doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social
à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la
stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois
anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous
les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des
rafles. Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la
convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le
faire céder.
Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et
envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le
gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans
les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de
mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures
administratives et les agissements de la police. Face aux référendums
organisées par les administrations nous affirmons la seule légitimité des
Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du
mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils
nuisent au mouvement.
Nous appelons la population à soutenir notre
mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la
fonction publique. C’est par une lutte de tous et pour tous, que nous
pourrons faire céder le gouvernement. Nous appelons les étudiants à se
mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de
grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour
construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les
personnels des universités à nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à
une journée nationale d’action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.
Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre
selon les villes. Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre
avec la fonction publique. Nous appelons les salariés du public comme du
privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève, car
c’est tous ensemble étudiants lycéens travailleurs que nous ferons céder
le gouvernement. La coordination ne reconnaît pas et condamne toute
négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car
l’objectif est la mise en place d’un rapport force, le seul moyen de
satisfaire nos revendications.
Actualité musicale du 13 novembre 2007

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13 novembre 2007, 20 heures
Théâtre des Champs Élysées
Soirée de gala Hadassah France
Shlomo Mintz
Les 24 caprices pour violon solo de
Paganini

Une soirée de gala exceptionnelle donnée au profit du
Département de Neurologie de l’Hôpital Hadassah en Israël
Shlomo Mintz est considéré comme l’un des plus grands
violonistes de notre époque. Il est apprécié pour son talent musical
irréprochable et sa souplesse stylistique comme pour sa technique
impressionnante.
Il se produit régulièrement avec les plus grands
orchestres et chefs d’orchestre internationaux. Il donne aussi des
récitals et des concerts de musique de chambre dans le monde entier. Par
ailleurs, il joue souvent de l’alto avec d’éminents ensembles de chambre
et en récital.
Shlomo Mintz a reçu plusieurs prix musicaux
prestigieux, notamment le Prix de l’Académie Musicale de Sienne, le
Diapason d’or, le Grand Prix du Disque, le Gramophone Award et l’Edison
Award.
Né à Moscou en 1957, il a émigré avec sa famille deux
ans plus tard en Israël, où il a travaillé avec la célèbre Ilona Feher. À
l’age de onze ans, il a fait ses débuts en concerto avec l’Orchestre
Philharmonique d’Israël. Il s’est produit pour la première fois à Carnegie
Hall à l’age de seize ans en concert avec l’Orchestre Symphonique de
Pittsburgh, puis a commencé à travailler avec Dorothy Delay à la Juilliard
School of Music, New York.
À dix-huit ans, Shlomo Mintz a ajouté la direction
d’orchestre à ses activités artistiques. Depuis lors, il dirige des
orchestres de renom dans le monde entier et est devenu conseiller musical
de l’Orchestre de Chambre d’Israël ainsi que conseiller artistique et
principal chef invité de l’Orchestre Symphonique de Maastricht.
Shlomo Mintz parraine le Cours International
d’interprétation de violon Keshet Eilon en Israël, dont il est l’un des
fondateurs, et il donne lui-même des cours d’interprétation dans le monde
entier.
Il a été membre du jury de plusieurs concours
internationaux importants notamment le Concours Tchaïkovski à Moscou et le
Concours International de Musique Reine Elisabeth à Bruxelles. Il a
présidé le jury du Concours International de violon Henryk Wieniawski à
Poznan, en Pologne, le Concours international de violon de Sion, en Suisse
et le Concours Munetsugu Angel de Nagoya, Japon.
Les 24 Caprices op.1
de Niccolo Paganini
Les Vingt-quatre Caprices pour violon solo, opus 1 ont
été composés entre 1802 et 1817 par le violoniste et compositeur Niccolò
Paganini, puis publiés en 1819. Le virtuose italien les a conçus plutôt
comme des études de travail et ne les a donc jamais joués en concert.
Les Caprices sont un concentré de difficultés
techniques extrêmes en plus d'être nouvelles pour l'époque (pizzicato à la
main gauche, grands intervalles comme la dixième, double ou triple cordes,
etc.). De ce fait, ils ont rebuté maints violonistes du XIXème siècle qui
les ont déclarés injouables. Le Norvégien Ole Bull (1810-1880) fut le
premier à les jouer intégralement en concert. Aujourd’hui ils sont
rarement joués dans leur intégralité en concert compte tenu de la panoplie
de difficultés techniques qu’ils représentent. Au-delà de l’exercice de
virtuosité, certains renferment une valeur artistique et musicale très
prononcée.
- Nº 1 en mi majeur (andante)
- Nº 2 en si mineur (moderato)
- Nº 3 en mi mineur (sostenuto - presto - sostenuto)
- Nº 4 en do mineur (maestoso)
- Nº 5 en la mineur (agitato)
- Nº 6 en sol mineur (lento)
- Nº 7 en la mineur (posato)
- Nº 8 en mi bémol majeur (maestoso)
- Nº 9 en mi majeur (la chasse) (allegretto)
- Nº 10 en sol mineur (vivace)
- Nº 11 en do majeur (andante - presto - tempo I)
- Nº 12 en la bémol majeur (allegro)
- Nº 13 en si bémol majeur (allegro)
- Nº 14 en mi bémol majeur (moderato)
- Nº 15 en mi mineur (posato)
- Nº 16 en sol mineur (presto)
- Nº 17 en mi bémol majeur (sostenuto - andante)
- Nº 18 en do majeur (corrento - allegro)
- Nº 19 en mi bémol majeur (lento - allegro assai)
- Nº 20 en ré majeur (allegretto)
- Nº 21 en la majeur (amoroso - presto)
- Nº 22 en fa majeur (marcato)
- Nº 23 en mi bémol majeur (posato)
- Nº 24 en la mineur (thema - quasi presto - variationi - finale)
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mardi 13 novembre à 20h30
La Scène Watteau
Théâtre de Nogent-sur-Marne
Rabih Abou Khalil Quartet

Rabih Abou Khalil, oud
Michel Godard, serpent
Jarrod Cagwin, percussions
Gevorg Dabaghyan, duduk
Rabih Abou Khalil est de passage à Nogent, et ça… c’est
une bonne nouvelle. Cette année, il s’est adjoint les services du musicien
arménien Gevorg Dabaghyan, maître dans la pratique du duduk ce hautbois
traditionnel de l’Arménie. Les deux autres membres du quartet de Rabih
Abou Khalil sont des compagnons de longue date – le formidable joueur de
tuba français Michel Godard au serpent, un instrument ancien en forme de
serpent au son très grave et mélodieux ; et le maître percussionniste
américain Jarrod Cagwin à la batterie.
Quatre artisans musiciens pour ciseler une musique
élégante et puissante.
locations 01 48 72 94 94 — prix des places : 7, 17, 20
€ — La Scène Watteau, Place du Théâtre, Nogent-sur-Marne (à côté de la
station RER E Nogent-le Perreux)
http://www.scenewatteau.fr
Rabih Abou Khalil grandit à Beyrouth où il étudie la
musique arabe et orientale. En 1978, il part s’installer à Munich pour
fuir la guerre civile au Liban, il y étudie la flûte traversière auprès de
Walter Theurer. Son instrument de prédilection reste l’oud, le luth arabe,
ancêtre du luth européen, dont il joue depuis l’âge de cinq ans. Depuis le
milieu des années 80 et la parution de son disque « Between Dusk and
Dawn », le Libanais Rabih Abou Khalil s’est imposé comme un passeur de
culture, un véritable poète de l’entre-deux mondes, inventant
inlassablement de nouvelles passerelles enchantées entre les multiples
traditions musicales du monde arabe, les diverses musiques savantes,
populaires et folkloriques d’Occident, le jazz américain et la musique
improvisée européenne.
Reconnu, à l’instar du Tunisien Anouar Brahem, comme
l’un des principaux introducteurs de l’oud, ce luth traditionnel oriental
charriant dans ses sonorités pas moins de trois mille ans d’histoire
musicale arabe et islamique, dans le monde polymorphe du jazz
contemporain, Rabih Abou Khalil, en une série d’albums somptueux parus
tout au long des années 90 sur le label allemand Enja (« Blue Camel
», 1992, « Sultan’s Picnic », 1994, « Cactus of Knowledge »,
2000), a patiemment construit en compagnie d’un petit nombre de musiciens
complices issus du jazz (Charlie Mariano, Kenny Wheeler, Steve Swallow,
Glen Moore) et d’autres traditions (les percussionnistes Glen Valez et
Milton Cordona), un univers très personnel, à la fois sensuel et
méditatif, extrêmement sophistiqué formellement et d’une séduction
mélodique immédiate.
Amoureux fou de musique sous toutes ses formes, ouvert
à toutes les harmonies et dissonances (de Monk à Oum Khalsoum, de Zappa à
Bartok), Rabi Abou Khalil, en authentique compositeur, s’autorise tous les
mélanges — passant avec un grand sens de la forme en mouvement des
différentes sensibilités modales du Proche-Orient et du Maghreb aux
folklores européens, de somptueuses plages orchestrales héritées
d’Ellington à d’intenses improvisations lyriques.
La musique de Rabih Abou Khalil est ouvertement
métisse, toujours aussi complexe et enivrante dans ses processus,
cherchant constamment au détour de mélodies labyrinthiques aux harmonies
sophistiquées l’équilibre idéal entre sensualité et expérimentation
formelle. Elle s’inscrit incontestablement dans l’air du temps dans ses
ambitions syncrétiques, évite finalement constamment tout autant clichés
orientalistes qu’hybridations mondialistes. Et, derrière les
ornementations baroques et les audaces orchestrales, la poésie intimiste
de l’oud, passant de motifs mélodiques géométriques propres à la tradition
arabe à d’exquises arabesques tout droit tirées de miniatures persanes,
dessine secrètement un portrait de l’artiste profondément émouvant.
Son dernier opus discographique « Songs for sad women »
est un hommage poignant aux femmes et mères libanaises si terriblement
affectées par la guerre au Liban.
http://rabih_abou_khalil.mondomix.com/fr/artiste.htm
http://www.dabaghyan.com
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Laurent Petitgirard reconduit jusqu'en
2011
à la tête de l'Orchestre Colonne
Le chef et compositeur Laurent Petitgirard a été réélu
par ses musiciens pour trois ans, soit jusqu'en octobre 2011, au poste de
directeur musical de l'Orchestre Colonne, a-t-on appris lundi auprès de
cette association symphonique parisienne.
En poste depuis octobre 2005, Laurent Petitgirard, 57
ans, « est le seul chef français directeur musical d'un orchestre
parisien », souligne la formation dans un communiqué.
Fondé en 1873, l'Orchestre Colonne est, avec Lamoureux
et Pasdeloup, l'une des trois grandes formations symphoniques parisiennes
composées de musiciens non permanents.
Membre de l'Institut (Académie des beaux-arts) et
président du conseil d'administration de la Sacem (Société des auteurs,
compositeurs et éditeurs de musique), Laurent Petitgirard s'est donné à
Colonne « pour mission de démocratiser la musique classique en
amenant un nouveau public au concert et en pratiquant un tarif accessible
à 10 euros » (sur abonnement), selon le communiqué.
Il s'emploie aussi à « jouer une oeuvre
contemporaine à chaque concert tout en maintenant au programme la présence
de grandes oeuvres classiques et romantiques » et à « donner une
place prépondérante aux jeunes solistes français et étrangers ».
Laurent Petitgirard poursuit en outre la politique de
« concerts éveils » le dimanche matin (10H45), dont un sera donné le
25 novembre à la salle Pleyel à Paris, en compagnie du jeune pianiste
français Frédéric Neuburger.
Ce concert (« Chairman Dances » du contemporain
John Adams, « Concerto pour la main gauche » de Ravel,
« Symphonie n°3 » de Brahms) sera redonné deux jours plus tard (27
novembre), au même endroit mais cette fois en soirée (20H00).
Outre sa carrière de chef, Laurent Petitgirard est un
compositeur prolixe, qui a achevé un opéra (« Joseph Merrick dit
Elephant Man »), plus d'une vingtaine d'oeuvres symphoniques et 160
partitions de musique de films, dont la bande originale de la série
« Maigret ».
John Eliot Gardiner consacre
trois concerts parisiens à Brahms
L'automne-hiver de John Eliot Gardiner sera très
parisien: avant de faire briller « L'Etoile » de Chabrier à partir du
13 décembre pour la réouverture de l'Opéra-Comique, le chef d'orchestre et
de choeur britannique rend hommage à Brahms lors de trois concerts salle
Pleyel (jeudi, vendredi et dimanche).
« Sir John Eliot », 64 ans, devrait prouver à
nouveau que son regard et son geste « baroques » sont parfaitement
adaptés au répertoire du XIXe siècle, à la tête de son Orchestre
révolutionnaire et romantique sur instruments anciens et de son Monteverdi
Choir, peut-être le meilleur choeur au monde.
Les programmes de ces trois concerts sont d'une
richesse et d'une imagination remarquables, explorant Brahms (motets,
« Requiem allemand », symphonies n°1 et 2...) et ceux qui l'ont
influencé, de Schütz à Schumann et Mendelssohn en passant par Bach et
Schubert.
Le festival de musique contemporaine
« Why note » de Dijon
Dijon, mais aussi Dôle (Jura) et Mâcon accueilleront à
partir de jeudi et jusqu'au 25 novembre la 12e édition de « Why Note
», festival de musique contemporaine sous toutes ses formes (musiques
improvisées, électroniques, spectacles multimédias, installations).
Plusieurs créations sont au programme, fruits de
commandes du festival (Raphaël Cendo, Ramon Lazkano, Claire-Marie
Sinnhuber, Diana Rotaru) ou de l'Etat (Marc Ducret).
« Why Note » 2007 s'achèvera avec un nouveau
« Stabat mater » de l'Italien Ivan Fedele par les Percussions de
Strasbourg et le choeur de chambre Les Eléments de Joël Suhubiette, qui
l'auront créé le 23 novembre à Blagnac (Haute-Garonne) dans le cadre du
festival Novelum.
16e édition d'« Aujourd'hui Musiques
»
à Perpignan
Pour sa 16e édition, « Aujourd'hui musiques »
proposera à partir de vendredi et jusqu'au 27 novembre dix créations
mondiales et six françaises à l'auditorium du conservatoire, à la
cathédrale et la Casa Musicale de Perpignan.
Sous le titre de « la grande chiffonie« , du
nom de cette ancienne vielle à roue capable de faire entendre plusieurs
voix simultanées, le festival entend parcourir différents chemins de la
musique contemporaine, d'Ohana, Ligeti et Scelsi au jeune Bruno
Mantovani.
Sans oublier Daniel Tosi, conseiller artistique du
festival et compositeur de musiques qui seront créées en direct sur des
films d'animation.
Richard Galliano et Gary Burton
célèbrent Astor Piazzolla
au Reims Jazz Festival
Le Reims Jazz Festival, qui se déroulera du 14 au 24
novembre dans la Marne, s'offre pour sa quatorzième édition un dialogue
original de deux musiciens de renom, l'accordéoniste Richard Galliano et
le vibraphoniste Gary Burton.
Dès le concert inaugural, mercredi à
Châlons-en-Champagne, les deux musiciens se retrouveront autour de leur
passion commune pour une légende du bandonéon, le compositeur argentin
Astor Piazzolla.
Pour autant, devant cette « double tête
d'affiche« , Francis Le Bras, le directeur du festival, se défend de
ne privilégier que les valeurs sûres: « Programmer des têtes
d'affiche, c'est aussi donner des moyens à d'autres musiciens « et
notamment à de jeunes talents européens.
La programmation « découvertes » fait cette année
la part belle à des formations scandinaves.
Le 16 novembre, une soirée « norvégienne » au
centre culturel Saint-Exupéry de Reims verra se produire Kristin
Asbjornsen, qui fait renaître, dans une surprenante modernité, des
« negro spirituals » méconnus datant de trois siècles. Elle sera
précédée sur scène par le percussionniste hors-norme Terje Isungset qui
fabrique lui-même ses instruments à partir de bois, de pierre, de métal ou
de glace.
A partir du 21 novembre, le festival prendra ses
quartiers dans l'étonnant édifice néogothique de la maison de champagne
Pommery. L'immense Cellier Carnot, transformé pour l'occasion en salle de
concert de 700 places, accueillera la chanteuse américaine Stacey Kent,
qui revisite les grands standards des comédies musicales, et le pianiste
Chucho Valdès, considéré comme un des plus grands innovateurs du jazz
cubain.
Le guitariste américain John Scofield fermera le ban
avec, à partir de standards ou de compositions propres, une incursion
inédite vers les terres sauvages de l'ouest américain et les sonorités des
musiques folk et country, témoignant de son insatiable curiosité pour
d'autres courants. Programme complet : http://www.djaz51.com
Chaillot dévolu à la danse :
les centres chorégraphiques nationaux satisfaits
L'Association des centres chorégraphiques nationaux
(ACCN) a « salué » la nomination de José Montalvo et Dominique
Hervieu au Théâtre national de Chaillot, estimant qu'elle répond « à
la nécessité d'obtenir un lieu de diffusion et de production dédié à la
danse à Paris ».
Dans un communiqué transmis lundi à l'AFP, l'ACCN
« attire néanmoins l'attention du ministère de la Culture sur le fait
que cette nomination ne doit pas occulter la réalité » de leur
secteur.
Selon l'association, le milieu de la danse est
« de plus en plus fragilisé par le manque de soutien à la création et
à la diffusion des oeuvres chorégraphiques au plan régional, national et
international ».
Pour Chaillot, « l'ACCN appelle de ses voeux
l'élaboration et la mise en oeuvre d'un projet artistique qui tienne
compte de la diversité esthétique garante de la vitalité du champ
chorégraphique d'aujourd'hui au plan national et international: un champ
sans clôtures, ouvert aux croisements et à l'entrelacs des disciplines et
qui repousse sans cesse les horizons ».
Les chorégraphes José Montalvo et Dominique Hervieu,
directeurs actuels du CCN de Créteil, ont été nommés à compter de juillet
2008 à la tête de Chaillot, deuxième théâtre national avec un budget de
plus de 16 millions d'euros. Ils ont pour mission d'en faire notamment la
vitrine des pièces créées par les CCN.
L'ACCN regroupe 18 des 19 CCN, compagnies
chorégraphiques nées à partir des années 1980 dans le cadre de la
décentralisation culturelle en Ile-de-France et en province, et qui
assurent plus de 1.000 représentations pour près de 500.000 entrées chaque
année.
http://www.professionnelsduspectacle.com/?/Actus//Danse-culture
Actualité musicale du 14 novembre 2007

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14 novembre 2007, 20h30
Institut National des Jeunes Aveugles (Paris)
Récital Jean Dubé
Piano
Jean-Sébastrien Bach
Toccata et Fugue (Arrgt. par jean
Dubé)
Johannes Brahms
Variations sur un thème de
Paganini
Franz Liszt
Rapsodie
espagnole
Juhani Komilmainen
Ballade
Henri Nafilyan
Sonate n° 2 (création)
Entrée : 20 €. Ce récital est
donné au profit des Amis de l'Oeuvre Falret (Association caritative qui
agit en faveur de l'insertion sociale de personnes qui ont été
atteintes de troubles psychiques).
Entrée 20 €. Institut National
des Jeunes Aveugles, 56 Bd des Invalides 75007 Paris
**********************
Jean Dubé, compte parmi
les meilleurs interprètes de sa génération. La critique loue son jeu «
capable d’exprimer les plus subtiles nuances de l’émotion » la « puissance
de son souffle », sa « virtuosité à laquelle rien ne semble impossible »
et « sonorité orchestrale »
Premier prix, à 14 ans du
Conservatoire National Supérieur de Paris, dans la classe de Jacques
Rouvier, il étudie aussi avec Jacqueline Robin et John O’Conor. Il
remporte plusieurs concours internationaux (Premiers Prix de
Brive-la-Gaillarde 1997, de Bucarest 1998, Grand Prix Messiaen 2001,
Premier Grand Prix et Prix du Public du Concours Franz Liszt d’Utrecht
2002) et se produit dans les grands festivals internationaux (Busoni,
Husum, Kuhmo, Musical Olympus de St Petersbourg, Dame Myra Hess Series de
Chicago…)
Sa discographie comprend une
dizaine de compact disques acclamés par la critique et plusieurs DVD
filmés par la télévision française.
Juhani Komulainen (né en
1953) a étudié la composition à l'Université de Miami (Etats-Unis) et en
Finlande avec Einojuhani Rautavaara. Ses succès à divers concours, tant en
Finlande que dans le reste du monde, l’ont fait connaître dans les années
quatre-vingt-dix. Sa musique chorale a pour caractéristiques une certaine
propension à la mélodie, une atmosphère principalement lyrique, un libre
usage de la tonalité et une expression dégagée de tout style préconçu. Ses
compositions sont jouées lors de festivals internationaux, de concours de
musique chorale et d'ateliers musicaux. Komulainen a travaillé avec des
chœurs et des ensembles vocaux finlandais, composant un large éventail
d'œuvres chorales qui ont été récemment créées au concert et enregistrées
par de nombreuses formations telles que l'Academic Female Choir Lyran,
l'EOL Chamber Choir, l'Ensemble vocal Fiori, le Jubilate Chamber Choir, le
Kampin Laulu Chamber Choir, le Vocal Ensemble Lumen Valo et le Tapiola
Choir.
Né en 1956 à Paris, Henri
Nafilyan étudie le piano, la direction d’orchestre, l’écriture et la
composition à l’École Normale de Musique de Paris, avec, entre autres,
Jean Micault. Il bénéficie par ailleurs des conseils de Claude
Prior.
En 1971, il fonde son propre
orchestre de chambre. Il obtient un second prix au concours de piano
Madeleine de Valmalète eu 1972. C'est en 1977 qu'il décroche sa licence de
concert en musique de chambre à l’École Normale de Musique de
Paris.
En 1985, il fonde à Paris le
Conservatoire Marietta Alboni, selon des concepts pédagogiques originaux.
Il est de 1990 à 1997 directeur de l’École de Musique de Vaucresson dans
les Hauts-de-Seine. Il préside et anime diverses associations « Les
musiciens de l’inédit » et « L’univers symphonique européen »
L'indépendance de son caractère
le conduit très vite à chercher seul sa propre voie. Il n’appartient donc
à aucun groupe stylistique
[
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Grève sur les retraites :
l'Opéra de Paris annule
son spectacle de mercredi
L'Opéra national de Paris a annoncé mardi l'annulation
de son spectacle programmé mercredi soir, la première représentation de la
reprise du ballet « Casse-Noisette », après le dépôt de plusieurs
préavis de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.
L'Opéra, dont les 1.680 salariés permanents (danseurs,
choristes, musiciens, techniciens, administratifs...) bénéficient d'un
régime spécial, a dû annuler au total 11 spectacles le 18 octobre puis du
26 au 31, soit un manque à gagner de près de 2,5 millions d'euros selon la
direction.
Plusieurs nouveaux préavis distincts ont été déposés la
semaine dernière, dont un courant du 14 au 30 novembre initié par Sud, FO
et la FSU, les trois syndicats minoritaires à l'origine de la dernière
grève.
La Fédération des syndicats CGT du spectacle a, elle,
déposé un préavis avec effet au 14 novembre à 0H00, reconductible de jour
en jour.
La CFDT a de son côté déposé un préavis pour les
journées des 14 et 22 novembre.
Ces appels à la grève ont d'ores et déjà contraint la
direction de l'établissement à annuler la représentation de mercredi à
l'Opéra Bastille (2.735 places), qui devait accueillir ce soir-là la
première de la reprise du « Casse-Noisette » chorégraphié en 1995 par
Rudolf Noureïev sur la musique de Tchaïkovski.
L'autre théâtre de l'Opéra, le Palais Garnier (1.975
places), fait relâche mercredi.
Craintes sur les subventions
d'opéras en région :
« étonnement » de Mme Albanel
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a fait
part mardi de son « étonnement » face aux craintes exprimées par les
directeurs des Opéras d'Avignon, Metz et Tours d'une nette diminution
voire d'une suppression des subventions accordées par l'Etat à leurs
maisons en 2008.
« La répartition détaillée du budget destiné aux
opéras en région sera effectuée à la mi-décembre, après discussion entre
l'administration centrale et les directions régionales des affaires
culturelles (DRAC) », indique Mme Albanel dans un communiqué.
« Les chiffres avancés ne peuvent donc relever que
de la conjecture », ajoute-t-elle.
La ministre précise qu'en 2008, « 25,1 millions
d'euros sont destinés aux opéras en région, soit une légère baisse à
hauteur de 0,4 million, soit 1,6%, par rapport à la dotation 2007 (25,5
millions d'euros) ».
Mme Albanel « rappelle néanmoins que, comme tous
les ministères, celui de la culture sera soumis, en 2008, à un gel de
crédits dit de précaution, fixé à 6%, qui a vocation à être restitué aux
institutions subventionnées dans l'hypothèse d'une exécution du budget de
l'Etat conforme aux prévisions ».
La ministre pense que « c'est sans doute l'annonce
de cette réserve de précaution qui explique les inquiétudes exprimées car
pour 2008, à ce stade, il est impossible de donner des indications
budgétaires plus précises ».
L'Etat aide en région cinq établissements labellisés
« opéra national » (Lyon, Rhin, Bordeaux, Montpellier et Nancy) ainsi
que, dans une moindre mesure, les théâtres lyriques de Toulouse,
Angers-Nantes, Marseille, Rouen, Lille, Avignon, Tours et Metz, tous
majoritairement financés par les collectivités locales, en général les
villes.
« Le soutien que l'Etat apporte aux opéras en
région représente depuis plusieurs années environ 10% de leur budget »,
rappelle la ministre dans son communiqué.
Cette aide est précieuse pour couvrir les coûts de
production de ces maisons, les financements des collectivités locales
étant largement absorbés par les charges fixes (frais de personnel
notamment).
Radio France recherche
un directeur musical
pour la Maîtrise
Radio France recherche le directeur musical de la
Maîtrise de Radio France (115 enfants à la rentrée 2008 et 140 enfants à
la rentrée 2010 sur les deux sites de Paris et de Bondy).
Chef de choeur, le futur directeur musical assurera la
préparation de la Maîtrise aux concerts de l’Orchestre National de France
et de l’Orchestre Philharmonique de Radio France.
Il concevra et dirigera la saison musicale propre à la
Maîtrise (concerts a capella ou avec petits ensembles). Pédagogue, il
mettra en oeuvre le projet pédagogique et musical de la Maîtrise.
Disposant de réelles capacités relationnelles et d’organisation, il
encadrera une équipe d’une vingtaine de collaborateurs (douze équivalents
temps plein : chefs de choeur assistants, enseignants, personnels
administratifs et de production).
Une expérience significative est attendue dans les
domaines pédagogique et choral. Curriculum vitae et projet pédagogique et
artistique (10 pages maximum) devront être adressés avant le 31 décembre
2007 à : Alain Tonolo, Radio France, 116, avenue du Président Kennedy,
75220 Paris cedex 16.
Pour rédiger son projet, le candidat devra s’appuyer
sur la présentation détaillée de la Maîtrise de Radio France qui lui sera
adressée.
Renseignements : tél. : 01 40 71 29 00 ; courriel :
maitrise@radiofrance.com
L'Orchestre philharmonique de Berlin,
nouvel Ambassadeur itinérant de l'Unicef
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance
(Unicef) vient d'annoncer la nomination du prestigieux Orchestre
philharmonique de Berlin au poste d'Ambassadeur itinérant de
l'agence, afin d'attirer l'attention de la communauté internationale
sur les enfants les plus vulnérables.
« L'Unicef est heureux d'accueillir le
Philharmonique de Berlin au sein de sa famille », a déclaré Ann M.
Veneman, la directrice générale de l'Unicef, dans un communiqué
publié lundi à New York.
« Sous la direction de Sir Simon Rattle,
l'orchestre a fourni à des centaines de jeunes l'occasion de
développer leur potentiel. Nous nous réjouissons à l'idée de
collaborer avec l'Orchestre philharmonique de Berlin afin d'aider à
améliorer la vie des enfants du monde entier », a-t-elle ajouté.
Une cérémonie officielle se tiendra le 17 novembre à
l'United Palace Theater de New York, où l'Orchestre philharmonique
de Berlin présentera un projet d'éducation à la danse autour du
Sacre du printemps d'Igor Stravinsky avec la participation d'une
centaine d'écoliers new-yorkais.
Le Berliner Philharmoniker célèbre cette année son
125ème anniversaire. Sir Simon Rattle en est le directeur musical
depuis 2002, rappelle le communiqué.
Avant Simon Rattle, il y a eu des chefs d'orchestre
célèbres comme Wilhelm Furtwaengler, Herbert von Karajan et Claudio
Abbado. L'orchestre comprend 125 musiciens de 18 nationalités différentes.
Ses membres viennent de 13 pays européens, mais aussi d'Australie,
d'Israël, du Japon, des Etats-Unis et du Venezuela
Les Opéras de France s'interrogent
sur la politique lyrique de l'Etat
La Réunion des Opéras de France (ROF) « s'est
interrogée » mardi « sur l'évolution de la politique lyrique de
l'Etat en région », en réaction aux craintes de diminution voire de
suppression de subventions accordées aux Opéras d'Avignon, Metz et
Toulouse.
Le président de la ROF, le député UMP de
Meurthe-et-Moselle et maire-adjoint à la Culture de Nancy Laurent Hénart,
« sollicite un rendez-vous auprès de la ministre de la Culture »,
Christine Albanel, poursuit dans un communiqué l'institution, qui regroupe
24 maisons d'opéra.
« Avec l'ensemble des directeurs et des élus
concernés, il refuse tout désengagement de l'Etat vis-à-vis des
territoires », ajoute le texte.
En outre, M. Hénart « appelle de ses voeux une
politique contractuelle » de l'Etat « avec les collectivités
territoriales pour réduire les déséquilibres financiers dans le domaine
lyrique, le ministère de la Culture consacrant déjà plus de 50% de son
budget aux établissements culturels nationaux parisiens ».
Le président de la ROF précise qu'il souhaite la
« redéfinition d'une politique ambitieuse de l'art lyrique en France,
que l'ensemble des acteurs du secteur attend depuis plus d'un demi-siècle
».
Les directeurs des Opéras d'Avignon, Metz et Tours se
sont émus la semaine dernière de la perspective d'une nette diminution
voire d'une suppression des subventions accordées par l'Etat à leurs
maisons en 2008.
La ministre de la Culture, Christine Albanel, a fait
part mardi de son « étonnement » face à ces informations, sans
toutefois les démentir formellement.
Musique en ligne : les artistes
réclament
une hausse de leur rémunération
L'Alliance Public-Artistes, qui regroupe des
associations de consommateurs et d'artistes, a réclamé mardi une
augmentation de la part perçue par les artistes dans la vente de musique
en ligne, qu'elle estime à 11%, un chiffre cependant contesté par les
producteurs.
« Sur 1 euro HT, les auteurs (7 cts), les
chanteurs (4 cts) et les musiciens (0 cts) ne se partagent que 11 cts
tandis que les sociétés de production captent entre 85 et 90 cts »,
affirme l'Alliance dans un communiqué.
Interrogé par l'AFP, le Snep, principal syndicat de
producteurs, a contesté vivement ces chiffres.
« C'est une présentation tronquée, mensongère et
malhonnête », a estimé le directeur des affaires juridiques et des
nouvelles technologies au Snep, David El Sayegh.
« Elle fait fi de l'économie (du disque): après
paiement des artistes ou de la publicité, la marge nette des producteurs
est inférieure à 30%, et peut être inexistante si on a versé à l'artiste
une avance que les ventes ne permettent pas de recouper », a-t-il
ajouté.
Selon lui, la part des seuls interprètes peut selon les
cas dépasser 15% du prix de vente hors taxes.
L'Alliance Public-Artistes a interpellé Denis
Olivennes, PDG de la Fnac, qui pilote une mission sur la lutte contre le
téléchargement illicite d'oeuvres culturelles sur internet: « Le
développement de l'achat de musique en ligne doit passer par
l'augmentation de la part du prix de vente perçue par les artistes ».
La mission Olivennes doit rendre ses conclusions fin
novembre.
L'Alliance Public-Artistes regroupe des associations de
consommateurs et d'internautes (UFC - Que Choisir, Unaf, Audionautes...),
des sociétés de gestion de droits des artistes (Adami, Spedidam...) et des
syndicats d'artistes.
Gustavo Dudamel termine à New York
sa tournée triomphale aux États-Unis
Le jeune chef d'orchestre vénézuélien Gustavo Dudamel a
terminé lundi soir au Carnegie Hall à New York une tournée américaine
triomphale avec l'ensemble Simon Bolivar, un orchestre de jeunes
vénézuéliens de milieu défavorisé qui remporte un succès mondial.
Gustavo Dudamel, qui est âgé de 26 ans et va diriger à
partir de 2009 le prestigieux orchestre philharmonique de Los Angeles, a
conduit trois concerts à New York, à l'issue d'un voyage qui l'a mené à
Los Angeles, San Francisco et Boston.
« Un orchestre jeune dirigé par un jeune parmi les
plus grands », titrait le New York Times, tandis que le Los Angeles Times
parlait de « Dudelmania ».
Jouant à guichets fermés devant des spectateurs
enthousiastes, parmi lesquels on pouvait voir Alexander Bernstein, le fils
du compositeur de West Side Story, Gustavo Dudamel a partagé la soirée de
lundi avec le chef d'orchestre du Philharmonique de Berlin Sir Simon
Rattle, qui a qualifié le jeune Vénézuélien de « chef le plus
étonnamment doué que j'ai jamais rencontré ».
« Vous avez démontré que la force de la musique
peut changer la société », a déclaré aux musiciens Alexander Bernstein.
Berlioz, Chopin et Beethoven étaient au programme dimanche, Chostakovitch
et Bela Bartok à celui de lundi.
« C'est un vrai phénomène, simplement sensationnel
», exulte à la sortie le ténor et chef d'orchestre espagnol Placido
Domingo. Le roi Carl Gustaf XVI et la reine Silvia de Suède ont assisté
discrètement à une répétition samedi soir.
L'aventure de l'orchestre Simon Bolivar a commencé il y
a 32 ans dans le cadre d'un programme public intitulé « Le Système »,
mis en place par le compositeur et chef d'orchestre vénézuélien José
Antonio Abreu. Grâce à ce programme éducatif, 250.000 jeunes, pour la
plupart de milieu défavorisé ont eu la possibilité d'apprendre la musique
au plus haut niveau.
L'orchestre a déjà enregistré deux CD chez Deutsche
Grammophon --Mahler et Beethoven-- et prévoit de nouvelles tournées en
Europe, Asie et Amérique Latine.
Le phénomène a inspiré d'autres pays, et le maire de
Los Angeles Antonio Villaraigosa a l'intention de lancer une expérience du
même type dans sa ville minée par la délinquance.
Le père de Gustavo Dudamel, Oscar, présent dans la
salle, a raconté à l'AFP que son fils s'était « emparé » d'une
baguette pour la première fois à l'âge de 12 ans, lorsque, alors qu'il
devait jouer du violon, il avait vu que le chef d'orchestre n'arrivait
pas.
« A son arrivée, le chef d'orchestre Luis Gimenez
l'avait laissé continuer », a-t-il ajouté. Puis se produisit la rencontre
avec José Antonio Abreu. « Depuis ce jour là sa vie a changé », Oscar
Dudamel.
La BNF se lance dans une numérisation
de masse des livres et documents
La Bibliothèque nationale de France a mis en oeuvre un
programme de numérisation, de conservation et consultation de masse des
livres et documents dans le respect des droits des auteurs et des
éditeurs, présenté mardi par son président, Bruno Racine.
En dix ans, 10 milliards de documents ont été collectés
par la BNF sur internet. Une masse d'information, ajoutée aux quelque
300.000 ouvrages dont elle a entrepris la numérisation sur trois ans en
vue de la future bibliothèque numérique européenne, que la BNF doit à
présent conserver dans les meilleures conditions.
« La BNF est désormais dans une phase de
numérisation de masse et la question de la pérennité des données devient
cruciale. Nous devons constituer un entrepôt numérique intelligent, un
système de conservation qui garantit leur pérennité, y compris en fonction
des changements de formats », souligne Bruno Racine.
Le coût global du projet - collecte, numérisation,
conservation - est de l'ordre de 26 millions d'euros sur trois ans. Un
financement assuré par l'Etat « sans équivalent en Europe », note la
BNF.
Confrontée à l'accélération de l'accroissement des
collections numériques, la bibliothèque a développé le système SPAR
(Système de préservation et d'archivage réparti), « véritable magasin
numérique », qui permet selon la BNF « de multiples copies des objets
numériques et assure une surveillance continue de l'état des fichiers
».
Selon le président de la BNF, SPAR a vocation a être
ouvert aux partenaires de la BNF et à d'autres institutions (bibliothèques
municipales, spécialisées, universitaires...), afin de mutualiser les
données.
« La BNF est très désireuse d'une coordination à
l'échelon national des programmes de numérisation », pour parvenir
notamment à une définition commune des fonds à numériser en priorité,
souligne-t-il.
Par ailleurs, un accord a été conclu entre la BNF et
les représentants des éditeurs sur un modèle économique et juridique pour
mettre à disposition du public des oeuvres numérisées soumises à droits
d'auteur, a indiqué le président de la bibliothèque. Le dispositif, dont
un prototype doit être présenté au Salon du livre de Paris en mars 2008,
doit garantir « l'accès gratuit aux oeuvres du patrimoine et un accès
payant aux oeuvres sous droit ».
« L'enjeu est majeur. Un des reproches faits (au
moteur de recherche américain) Google était de numériser les ouvrages sans
se préoccuper des droits d'auteur. S'il y a une approche commune dans ce
domaine, c'est la garantie que la chaîne du livre est préservée au niveau
européen », souligne M. Racine.
Autre chantier de la BNF: la réfection de son site
historique rue de Richelieu à Paris, qui abrite quelque 20 millions de
documents. Les travaux effectifs doivent débuter en 2009 pour une
réouverture totale en 2014.
Le site restera ouvert au moins partiellement au public
pendant les travaux, ce qui doit entraîner le déplacement de l'équivalent
de 40 km de rayonnages de collections. Le coût de l'opération est estimé à
150 millions d'euros.
Actualité musicale du 15 novembre 2007

Culture et internet :
UFC-Que Choisir propose
7 mesures à Denis Olivennes
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a
formulé sept propositions à la mission Olivennes sur l'offre culturelle en
ligne, dont l'installation d'une autorité de concurrence chargée de
contrôler les prix de gros de la musique sur internet, a-t-elle annoncé
mercredi.
« Les majors de la musique exercent une position
dominante sur les catalogues et vendent les oeuvres aux plateformes à des
prix excessifs (entre 70 et 85 centimes d'euro) », estime l'association
dans un communiqué.
En outre, l'UFC-Que Choisir demande « d'interdire
les accords d'exclusivité » comme celle qui avait été accordée en 2005 par
Madonna à l'opérateur de téléphonie mobile Orange.
L'association réclame en outre l'abandon de la
politique de filtrage des contenus sur internet, qu'elle juge « soit
techniquement impraticable, soit coûteuse, soit potentiellement dangereuse
pour les libertés publiques ».
Elle souhaite l'abandon de la « politique de
riposte graduée » (dispositif d'avertissement à l'encontre des internautes
qui téléchargent de la musique gratuitement, avec sanction en cas de
récidive), qui selon elle serait « contraire aux principes généraux
du droit ».
Autre mesure demandée, l'indication systématique, sur
les CD ou les fichiers numériques de musique, de « la part du prix
reversée aux auteurs-compositeurs, interprètes et musiciens ».
L'UFC-Que Choisir réclame également l'abandon des DRM
(mesures techniques de protection des fichiers qui empêchent ces derniers
d'être lus sur tous types de matériels).
Enfin, elle estime qu'un « détenteur de droit qui
n'exploite pas un catalogue pendant une période prolongée ne doit pas
pouvoir s'opposer à son exploitation par un tiers ».
« L'UFC-Que Choisir met en garde Mme Christine
Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, contre la
tentation de renforcer l'arsenal répressif à l'encontre des internautes »,
conclut l'association.
La mission Olivennes, présidée par le PDG de la Fnac
Denis Olivennes, doit rendre ses conclusions fin novembre.
Musiciens, producteurs et
distributeurs
marocains s'unissent contre le piratage
Face au piratage, les musiciens, producteurs et
distributeurs de musique au Maroc ont décidé de s'unir pour pallier les
carences de l'Etat et chercher de nouveaux modes de diffusion.
« Nous ne voulons pas faire la guerre, ni priver
les gens de musique sous prétexte qu'ils la téléchargent. C'est à nous de
trouver de nouveaux moyens de la diffuser sans sacrifier la qualité »,
explique Mohcine Tizaf, chanteur du groupe Fnaïre.
Ce groupe de rap à succès a décidé de vendre son album
à un euro, environ autant qu'un CD piraté, mais avec l'avantage d'une
pochette attrayante et d'une qualité de son irréprochable.
« Ce n'est pas avec la vente de leurs CD que la
plupart des vrais artistes gagnent leur vie mais grâce à leurs prestations
dans des festivals ou leur apparition dans des publicités », fait valoir
Bigg, rappeur star au Maroc et fraîchement désigné secrétaire général de
l'Association des métiers de la musique (AMM).
Cette association, entièrement privée, est présidée par
Mehdi Benslim, qui développe des projets musicaux au sein de Clic Agency,
première agence artistique au Maroc et avec Ali Belghiti, propriétaire
d'un studio d'enregistrement.
Elle s'est donné pour objectif de développer
l'industrie musicale, de l'enregistrement son et vidéo sur supports
physiques ou multimédia, à l'édition et à la production.
Les pertes dues au piratage et à la contrefaçon des
cassettes audio s'élèveraient à 60 millions de dirhams (environ 5,5
millions d'euros) et à 200 millions de dirhams (soit 18 millions d'euros)
pour les CD. Les pertes fiscales seraient de l'ordre de 200 millions de
dirhams (18 millions d'euros).
Le Code Pénal marocain punit la contrefaçon d'une
amende de 200 à 20.000 dirhams (de 18 à 1.800 euros). En cas de récidive,
les peines peuvent être doublées et les établissements exploités par le
contrefacteur ou ses complices peuvent être temporairement ou
définitivement fermés.
Ouverture jeudi à Paris de
Perkumania,
festival axé sur les percussions
Le 10e Perkumania, festival axé sur les percussions,
aura lieu à partir de jeudi et jusqu'au 25 novembre à Paris avec des
concerts, concours, master classes, démonstrations et une exposition dans
les domaines des musiques du monde, classique, contemporaine et du
jazz.
Une éclairage particulier est donné cette année sur la
caisse claire, avec un concours pour enfants qui rassemblera 80 candidats
en herbe de cette évolution du tambour militaire, un élément de base de la
batterie, présent dans les fanfares et plusieurs opéras.
Le premier concert du soir sera donné par Roland Auzet,
percussionniste et créateur de pièces de musique contemporaine, qui
interprétera des oeuvres de Xenakis.
Real Bach, à l'affiche le 22 novembre, est un quartette
touchant au jazz, au classique et aux musiques du monde, avec dans le rôle
du percussionniste Paul Mindy, féru de rythmes africains et
brésiliens.
L'Ensemble de percussions de l'Université de North
Texas, entre musique contemporaine et jazz avec comme solistes le batteur
Ed Soph et le vibraphoniste Christopher Deane, donnera le 24 un concert
intitulé « Musique américaine d'aujourd'hui ».
Le même jour, quatre musiciens classiques
interprèteront la « Sonate pour deux pianos et deux percussions » de
Bartok.
L'un des percussionnistes de ce quatuor est Frédéric
Macarez, timbalier-solo de l'Orchestre de Paris et professeur au
Conservatoire national de région de Paris, qui accueille ce festival.
Grève bien suivie chez les
techniciens
de l'Opéra de Paris
L'appel à la grève contre la réforme des régimes
spéciaux de retraite a été « bien suivi » mercredi par les
techniciens de l'Opéra national de Paris, mais « pas chez les
artistes », a-t-on appris auprès de la direction, qui craint une nouvelle
annulation de spectacle vendredi.
Le mouvement a été cependant de moindre envergure que
le 18 octobre, où environ 50% du personnel de la maison était en grève, a
indiqué à l'AFP le directeur des ressources humaines (DRH) de l'Opéra,
Dominique Legrand.
« Sur l'ensemble du personnel, nous évaluons
mercredi la participation à 20%, sans compter certains personnels
artistiques de soirée, qui pourraient faire modifier ce chiffre à la
hausse », a ajouté le DRH.
La direction a annulé la première mercredi soir de la
reprise du ballet « Casse-Noisette » à l'Opéra Bastille, après le
dépôt de trois préavis, l'un par Sud, FO et la FSU (grève courant sur 17
jours, du 14 au 30 novembre inclus), le deuxième par la CGT (reconductible
à partir de mercredi), le troisième par la CFDT (journées des 14 et 22
novembre).
Le « casse-croûte-concert » de jeudi au Studio
Bastille, spectacle de petite envergure, est maintenu. Mais la
représentation de « Tosca » de Puccini programmée vendredi à l'Opéra
Bastille était « incertaine » mercredi soir, selon la direction.
L'établissement avait dû supprimer dix spectacles lors
de la précédente grève, qui n'a mobilisé entre le 26 et le 31 octobre
qu'entre « 5 et 10% » de l'ensemble du personnel selon la direction,
mais était bien suivie chez les techniciens de plateau (machinistes,
éclairagistes...).
Sur ces cinq jours, la direction estime avoir perdu 2,2
millions d'euros.
Les 1.680 salariés permanents de l'Opéra (1.700
pensionnés) bénéficient de l'un des plus anciens régimes spéciaux en
vigueur, créé en 1698 par Louis XIV.
La direction a poursuivi mercredi des discussions avec
les syndicats, CGT et Sud compris, pour leur proposer un aménagement de la
réforme.
« J'espère que mes propositions, qui concernent
notamment le compte-épargne temps et une amélioration des grilles de fin
de carrière, permettront une sortie rapide du conflit », a indiqué M.
Legrand.
Pour la CGT, le délégué Patrick Risal a envisagé que
les négociations « aboutissent à quelque chose » et permettent une
fin de grève « avant la fin de la semaine ».
« Les avancées, pour l'instant, concernent surtout
les artistes. Pour le personnel technique, nous attendons des engagements
écrits », a nuancé ce machiniste.
Gilles Cortesi, délégué Sud-spectacle, a pour sa part
déploré que les marges de manoeuvre de la direction de l'Opéra soient
« très étroites ».
« A chaque fois qu'il (le DRH) envisage une
nouvelle proposition, elle est retoquée au ministère (du Travail) »,
a-t-il ajouté.
« Le gouvernement ne prend pas en compte la
réalité des entreprises », a estimé ce délégué Sud, soulignant que
« les gens qui sont entrés tard à Bastille (théâtre ouvert seulement
depuis 1989, NDLR) n'auront pas beaucoup cotisé » au moment de leur départ
en retraite.
Le marché des instruments de musique
s'anime à Hô Chi Minh-Ville
Le marché des instruments de musique à Hô Chi
Minh-Ville se réveille. Nombre de sociétés et de magasins spécialisés dans
ce commerce se lancent à la conquête des clients, dont les besoins vont
croissant.
Dès lors que les conditions de vie s'améliorent, les
instruments de musique ne sont plus uniquement l'apanage du milieu des
professionnels. Les amateurs veulent eux aussi goûter aux joies de jouer
d'un instrument. Et le choix est pour le moins varié : piano, orgue,
guitare, tambour, trompette, etc.
Cette tendance concerne également le milieu scolaire.
Apprendre et jouer d'un instrument de musique est aujourd'hui une des
matières extra-scolaires les plus prisées des élèves. En sus des classes,
il y a désormais une vogue chez les parents d'acheter un instrument pour
que leurs enfants puissent s'entraîner à la maison, même s'ils ne sont pas
à proprement parler bon marché : un orgue coûte environ 4 millions de
dôngs, quant au piano, le prix est beaucoup plus élevé, de l'ordre de 30
millions à 40 millions de dôngs. Malgré cela, la demande de pianos a
toujours tendance à croître, surtout de la part des clients aisés, selon
Pham Xuân Chiên, directeur commercial de la société Viêt Thuong, un des
fournisseurs d'instruments de musique dans la mégapole du Sud.
La clientèle est variée, des professionnels jusqu'aux
amateurs en passant par les passionnés d'un instrument, avec des moyens
financiers tout autant divers mais, généralement, il s'agit de personnes
moyennement aisés et au-delà. Pour des instruments pas trop chers tels que
orgue ou guitare, la majorité des clients achètent des marques renommées
comme Yamaha, Casio, Kawai, Roland. Pour les instruments plus chers comme
le piano, ce sont des gens fortunés qui sont prêts à payer un prix
conséquent pour acquérir un instrument neuf, les autres se contentant d'un
instrument d'occasion.
Les vendeurs d'instruments de musique se lancent donc à
la conquête de la clientèle. S'orienter vers le professionalisme constitue
leur mot d'ordre, tout en s'adaptant aux goûts variés de chaque catégorie
de clients. Par ailleurs, ils offrent des conseils et disposent d'un
personnel assurant l'installation, la maintenance et la réparation sous
garantie au domicile des clients. Dans l'ambition de développer leur
marché, certains fournisseurs sont prêts à organiser des cours de
formation musicale et à soutenir la création de groupes de musique dans
les écoles. Ce qui permet, d'une part, d'offrir des opportunités de
contact et de jeu à tous ces instrumentistes et, d'autre part, de
bénéficier d'opportunités d'affaires pour les professionnels de secteur,
selon M. Chiên.
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Actualité musicale du 16 novembre 2007

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16-18 novembre 2007
Château de Thoiry
Concert-Spectacle
Jeux et plaisirs
Ensemble Les Festes de Thalie

Commémoration du 400e anniversaire de la naissance de
Mlle de Scudéry.
Musiques de Mouret, Marais, Lully, Rameau, Lambert,
Couperin, Forqueray, etc.
Textes de Mlle de Scudéry, Molière, la Fontaine, Diderot, Voltaire,
etc.
Marie-Lou Michaud, mezzo-soprano et déclamation ;
Claudine Salomon-Moutot, flûte traversière baroque et déclamation ; Sabine
Heinrich, clavecin et danse baroque ; Marie Françoise Bloch, viole de
gambe ; Christian Charpentier, danse baroque ; Chorégraphies de Feuillet ;
Scénario original, costumes et accessoires réalisés par les Festes de
Thalie
Tarif normal : 15 € ; tarif réduit (enfants, étudiants,
chômeurs, « club », costumés 17e -18e siècles) : 10 € ; tarif
réduit pour les groupes de 10 personnes le vendredi (sur réservation
uniquement) ; Boisson offerte — Vendredi 16 novembre à 21h ; Samedi 17
novembre à 21h ; Dimanche 18 novembre à 15h. Château de Thoiry (78 -
Yvelines) : Salon de la Tapisserie — Réservations recommandées : Les
Festes de Thalie, Association pour la pratique de la Musique et de la
Danse baroques, 19, rue de l’Eglise - 78 770 Thoiry. Tél. :
01.34.87.48.37. Site :
http://perso.orange.fr/festesdethalie
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37 universités bloquées,
l'Unef appelle à amplifier le mouvement
L'Unef, premier syndicat étudiant, a appelé à amplifier
le mouvement contre la loi d'autonomie sur les universités, qui provoquait
jeudi soir le blocage de 37 sites.
« Nous ressortons avec rien aujourd'hui. Nous appelons
donc à poursuivre et à amplifier la mobilisation dans les universités en
participant massivement aux assemblées générales et en votant la
grève », a déclaré à la presse Bruno Julliard, le président de
l'Unef, après sa rencontre avec la ministre Valérie Pécresse au ministère
de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
« Nous avons toujours dit que la loi n'était pas
acceptable en l'état et que surtout elle devait s'accompagner de moyens
très conséquents. Le gouvernement avait fait des promesses, notamment
Nicolas Sarkozy, sur les moyens qui allaient accompagner cette réforme.
Force est de constater que le compte n'y est pas en cette rentrée », a
ajouté Bruno Julliard.
L'Unef avait été consultée pour l'élaboration de cette
loi, adoptée cet été par le Parlement.
« Ce n'est pas l'Unef qui change de position quant à la
loi sur l'autonomie, c'est le gouvernement qui ne tient pas ses promesses
», a dit Bruno Julliard.
Outre l'Unef, Valérie Pécresse a reçu jeudi quatre
autres organisations étudiantes (Uni, Fage, Coordination étudiante et PDE)
et la Conférence des présidents d'universités, à qui elle a apporté son
soutien.
Dans un entretien accordé à Reuters à la mi-journée, la
ministre avait dit son souci de « rassurer les étudiants à la fois sur
l'importance de la réforme et sur les moyens que l'Etat veut y mettre
».
Le gouvernement a pris « des engagements historiques »
en matière de financement avec une enveloppe d'un milliard d'euros « dès
2008 », à laquelle devraient s'ajouter quatre autres milliards d'ici 2012,
a-t-elle rappelé.
RASSEMBLEMENT VENDREDI DEVANT L'ASSEMBLÉE
Le budget de l'enseignement supérieur doit être examiné
vendredi à l'Assemblée nationale.
Des assemblées générales se sont tenues toute la
journée dans une bonne partie des 85 universités françaises. Selon un
décompte de l'Unef établi jeudi soir, 66 d'entre elles étaient mobilisées
et 37 fermées ou bloquées.
Des milliers d'étudiants s'étaient mêlés la veille aux
manifestations de salariés contre la réforme des régimes spéciaux de
retraites.
A Paris, La Sorbonne, symbole de la contestation
étudiante, était fermée jeudi. Selon l'Unef, un rassemblement des
étudiants parisiens est prévu vendredi en début d'après-midi devant
l'Assemblée nationale.
La question du bien-fondé du blocage des universités a
continué à faire débat entre étudiants jeudi.
En Bretagne, une cinquantaine de personnes - étudiants
et non-étudiants - qui occupaient un hall de l'université de Rennes 2 et
bloquaient le campus malgré un vote défavorable ont été évacuées par la
police dans la nuit de mercredi à jeudi.
A Pau (Pyrénées-Atlantiques) les étudiants se sont
prononcés lors d'un vote à bulletins secrets contre le blocage mis en
place depuis une semaine. Mais les grévistes ont décidé de passer outre ce
scrutin considéré comme « illégitime et antidémocratique ».
Valérie Pécresse a condamné jeudi les blocages et mis
en garde contre un prolongement du conflit.
« Plusieurs jours de blocage, à quelques semaines des
examens, c'est toute l'année universitaire des élèves qui peut être mise
en danger », a prévenu la ministre.
L'éditeur d'une compilation
condamné à payer 105.000 €
à Henri Salvador
La cour d'appel de Paris a condamné Jacky Boy Music
(JBM), une société qui avait édité sans autorisation une compilation de
chansons d'Henri Salvador, à lui verser 105.000 euros en réparation de son
préjudice, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Cette compilation comprenait 18 chansons enregistrées
par le chanteur entre 1948 et 1952, dont six dont il était l'auteur. Elle
avait été distribuée dans les magasins Carrefour et Champion en France et
en Belgique au prix d'un euro.
Confirmant en partie la décision rendue en première
instance, la cour d'appel a estimé mercredi que JBM avait bien violé le
droit moral d'Henri Salvador, alors que celle-ci se prévalait d'une
disposition du code de la propriété intellectuelle indiquant que 50 ans
après le premier enregistrement d'une chanson, leur interprète ne
disposait plus d'aucun droit patrimonial sur celle-ci.
Mais la cour d'appel a été encore plus loin. Alors
qu'en novembre 2006, le tribunal n'avait retenu que le préjudice moral
d'Henri Salvador en sa qualité d'auteur, la cour a également retenu le
préjudice en sa qualité d'artiste-interprète, ainsi qu'une atteinte à son
droit à l'image, en raison d'une photo de lui reproduite sur la pochette
du CD litigieux.
Loin des 12.000 euros de dommages et intérêts prononcés
en première instance, la 4e chambre civile de la cour d'appel a donc
condamné JBM à verser au chanteur 85.000 euros de dommages et intérêts,
plus 20.000 euros de frais de justice, soit un total de 105.000 euros.
Loïc Lantoine lauréat du prix
Adami-Bruno Coquatrix
Le chanteur Loïc Lantoine a remporté jeudi le prix
Adami-Bruno Coquatrix 2008, doté de 20.000 euros, pour son album « Tout
est calme », a annoncé l'Adami (Société civile pour l'administration des
droits des artistes et musiciens interprètes).
Le jury était présidé par Mathias Malzieu, le chanteur
du groupe Dionysos.
Loïc Lantoine (un ancien du groupe Mon Côté Punk) forme
avec le contrebassiste François Pierron un duo qui interprète des «
chansons pas chantées » proches du slam. L'album « Tout est calme », paru
il y a un an, a été salué par la critique, comme le précédent, « Badaboum
» (2004).
Loïc Lantoine recevra son prix le jeudi 29 novembre
lors des 8e Rencontres européennes des artistes organisées par l'Adami à
Cabourg (Calvados).
Les quatre précédentes éditions du prix Adami-Bruno
Coquatrix avaient couronné le groupe Maximum Kouette en 2003, Jef Kino en
2004, Pauline Croze en 2005 et Emily Loizeau l'an passé.
« D'un montant de 20.000 euros (ce prix) est mis à la
disposition du lauréat, en fonction de ses futurs projets (nouvel
enregistrement, aide aux prestations scéniques, apport logistique en tout
genre...) », a indiqué l'Adami dans un communiqué.
Philippe Beaussant
a été élu à l'Académie française
L'écrivain et historien de la musique Philippe
Beaussant a été élu jeudi à l'Académie française, au second tour de
scrutin, au fauteuil de Jean-François Deniau, a indiqué l'institution.
Spécialiste du XVIIe siècle français, Philippe
Beaussant, 77 ans, est l'auteur de plusieurs romans et de nombreux
ouvrages consacrés à la musique. Il a créé en 1977 l'Institut de musique
et danse anciennes, devenu depuis le Centre de musique baroque de
Versailles.
Philippe Beaussant, dont c'était la première
candidature, l'a emporté avec 15 voix sur 24 votants. Il avait obtenu 10
voix sur 23 votants au premier tour, contre trois à l'écrivain Stéphane
Denis et deux au professeur de médecine Dominique-Gilbert Poitout.
Né en 1930 à Caudéran (Gironde), Philippe Beaussant
enseigne la littérature à partir des années 1950 en France et en
Australie, où il crée un ensemble instrumental et vocal qui se consacre à
la musique française baroque.
Son premier essai, « Le jeu de la pierre et de la foi »
parait en 1963. Il voyage alors dans le sud-est asiatique et publie en
1971 « Musique et danse du Cambodge ». Producteur à Radio France/France
Musiques à partir de 1974, il anime de nombreuses émissions musicales et
crée en 1995 le Centre des arts de la scène des XVII et XVIIIe siècles,
qu'il dirige jusqu'en 1998.
Romancier et essayiste, Philippe Beaussant a consacré
plusieurs livres à Lully, François Couperin et Monteverdi, notamment «
Lully ou le musicien du soleil » (1992). Son dernier ouvrage, « Passages »
(Fayard), est paru en 2006. « Ce que j'aime le plus, c'est le mélange des
genres », a-t-il déclaré après son élection, soulignant la relation entre
musique, peinture et poésie.
Philippe Beaussant a reçu le Grand prix du roman de
l'Académie française pour « Héloise » en 1993, le Prix de la langue
française en 2001 pour l'ensemble de son oeuvre et le Prix littéraire
Prince Pierre de Monaco en 2004.
Six fauteuils restent vacants à l'Académie française,
après les décès au cours des derniers mois des écrivains Bertrand
Poirot-Delpech, Henri Troyat et Pierre Moinot, du politologue René Rémond,
du cardinal Jean-Marie Lustiger et de l'ancien Premier ministre Pierre
Messmer.
Les scrutins devraient donc s'enchaîner dans les
prochains mois pour reconstituer les rangs. Mais l'Académie a procédé le
18 octobre à une « élection blanche » - aucun candidat n'ayant obtenu une
majorité pour être élu -, les académiciens refusant d'agir dans la
précipitation.
Une double élection doit avoir lieu le 17 janvier 2008.
Les candidatures des romanciers Gonzague Saint-Bris et Dominique Bona ont
déjà été enregistrées, respectivement aux fauteuils de Bertrand
Poirot-Delpech et d'Henri Troyat.
Actualité musicale du 17 novembre 2007

Maurice Béjart de nouveau hospitalisé
à Lausanne
Le chorégraphe français Maurice Béjart a été
hospitalisé pour la deuxième fois en l'espace d'un mois à Lausanne (ouest
de la Suisse), afin de suivre un traitement cardiaque et rénal
« strict » qui doit durer plusieurs semaines, a annoncé vendredi la
mairie de la ville.
Maurice Béjart, 80 ans, souffre depuis quelques années
de plusieurs problèmes médicaux qui le contraignent à réduire son
activité, a indiqué la cité helvétique, où le chorégraphe dirige le Béjart
Ballet Lausanne depuis une vingtaine d'années.
Malgré une santé fragilisée, le créateur suit
quotidiennement les activités de sa compagnie, en particulier l'avancement
du « Tour du Monde en 80 minutes », qui sera présenté à partir du 20
décembre à Lausanne en première mondiale, avant de partir à Paris en
février 2008 puis en tournée mondiale.
Le mois dernier, le chorégraphe avait déjà été
hospitalisé quelques jours à la suite d'un coup de fatigue.
Ouverture de la saison 2007-2008
de Jazz in Marciac
Jazz in Marciac a son festival estival dans cette
petite ville du Gers qui devient alors l'une des grandes capitales du
jazz, mais aussi depuis quelques années une saison de concerts, dont le
coup d'envoi sera donné samedi.
Le premier de neuf concerts prévus jusqu'en juin sera
donné par le Barcelona Jazz Orchestra, l'un des big bands les plus
tonitruants du jazz européen, avec en invité le trompettiste de la
Nouvelle-Orleans Nicholas Payton.
Parmi les neuf concerts de la saison à la Salle des
Fêtes de Marciac, figurent ceux de la chanteuse Robin McKelle, héritière
des grandes ladies du jazz (9 février) et du pianiste Mulgrew Miller, dans
la lignée d'Oscar Peterson (en trio le 29 mars).
Nouvelle grève du personnel de la
Scala,
deux représentations annulées
Le personnel de la Scala sera en grève samedi pour la
seconde fois en une semaine afin de protester contre le non-renouvellement
de sa convention collective, a-t-on appris vendredi de source
syndicale.
Cette grève entraîne l'annulation du Requiem de
Giuseppe Verdi qui devait être dirigé par Daniel Barenboim samedi soir à
Parme avec l'orchestre et les choeurs de la Scala, dans le cadre des
célébrations du 50ème anniveraire du décès du chef italien Arturo
Toscanini.
Cosi fan tutte de Mozart dirigé par Ottavio Dantone,
qui devait être présenté dans le théatre milanais samedi soir, est
également annulé.
« Nous attendons du surintendant Stéphane Lissner
qu'il propose une réouverture des discussions », a déclaré à l'AFP Renato
Zambelli, secrétaire général du syndicat Cisl à Milan.
Les syndicats protestent contre l'absence de
négociations sur le renouvellement de la convention collective, le théatre
milanais ayant expliqué qu'il devrait attendre la conclusion d'un accord
au niveau national avant de discuter avec les salariés de la Scala.
Cette nouvelle grève suscite des craintes pour
l'ouverture de la saison 2007/08 qui débutera le 7 décembre par une
représentation du Tristan et Iseult de Richard Wagner, également dirigé
par le chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim sur une mise en
scène du Français Patrice Chéreau.
« Nous ne voulons pas bloquer la première de la
prochaine saison mais l'attitude intransigeante du ministère complique la
situation », a souligné M. Zambelli.
Les syndicats réclament une augmentation des salaires
et un aménagement des horaires de travail du personnel (800 personnes
environ), invoquant en particulier les efforts qui ont permis de
multiplier le nombre de représentations sur la scène milanaise au cours
des dernières saisons.
La direction de la Scala n'était pas immédiatement
joignable pour un commentaire.
Daniel Barenboim doit retrouver à plusieurs repr |