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* Brive-la-Gaillarde 29 janvier 1884 - † Saint-Amand-Tallende 3
décembre 1942
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Aphonse Duvernoy
(1842-1907)
[BnF]
Vincent d'Indy (1851-1931)
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On sait peu de choses sur sa scolarité et ses
premières études musicales. Son père, représentant en étoffes, a
souvent déplacé sa famille au gré de ses régions de
prospection.
Blanche Selva suit très jeune des cours de piano. Elle
est admise en 1893 comme auditrice libre au Conservatoire de Paris, puis
en classe préparatoire. Elle suit la classe de première année d'Alphonse
Duvernoy, quitte définitivement l'établissement à la fin de l'année
scolaire, en 1896.
La famille s'installe à Genève. Blanche Selva participe
à quelques soirées musicales en Suisse.
En 1899, la famille s'installe à Valence, où, le 8
août, elle est présentée à Vincent d'Indy qui la prend sous sa
protection et comme élève à la Schola cantorum.
La famille s'installe de nouveau à Paris en 1901, elle
est nommée professeure de piano à la Schola Cantorum en octobre de la même
année.
Elle est aussitôt intégrée à la « famille Scholiste ».
La Schola, outre le fait d'offrir à Blanche Selva, en la personne
de Vincent d'Indy, un objet de vénération, est pour elle un milieu
propice, grâce auquel elle développe une débordante activité de pédagogie
du piano, d'édition musicale, et une carrière de soliste. En retour, elle
est pour l'établissement une représentante d'élite appréciée. En 1910,
elle donne son 500e concert.
Lectrice exceptionnelle, acharnée quand il s'agit
de surmonter les
difficultés techniques, elle aborde les partitions les plus difficiles.
Elle crée les œuvres de ses amis du réseau scholiste, dont les 3 premiers
cahiers d'
Ibéria d'Isaac Albéniz (le second cahier lui est dédié). Elle donne
au cours des soirées pédagogiques du mardi soir de la Schola cantorum,
l'ensemble de l'œuvre pour clavier de Jean-Sébastien Bach (en 17 soirées à
partir de 1904). Elle crée, entre autres, le
13e Nocture de Gabriel Fauré, la
Suite opus 14 d'Albert Roussel, la
Sonate de Vincent d'Indy. Son répertoire est très étendu,
mais elle semble insensible aux nouveautés de l'avant-garde et aux
profonds bouleversements du langage musical qui se jouent à son
époque, et passent nécessairement par Paris. Elle reproche même à
son ami Albert Roussel, ce qu'elle considère comme des licences dans
l' harmonisation de certaines de ses compositions.

À Angoumé en 1911
En 1913, elle publie un livre sur la sonate qui connaît
plusieurs éditions. Cet ouvrage veut être une « Étude de son évolution
technique, historique et expressive en vue de l'interprétation et de
l'audition ». Mais place Beethoven comme accomplissement de l'histoire,
encadré par une une sonate qui serait pré-beethovénienne, et une autre qui
serait post-beethovénienne. Elle fait paraître par la suite une version
abrégée sous le titre « Quelques mots sur la sonate ».
Vers 1915, elle commence la rédaction d'une méthode
pour l'enseignement du piano (inspirée de Rudolph Breithaup (1873-1945),
qui est base d'un vaste réseau, en France, d'enseignement du piano et de
formation de professeurs. Point culminant de son organisation, le Mas del
Sol, près de Brive, où elle ouvre une académie d'été dans les années 1918.
L'entreprise tourne court, elle ne touchera pas les milieux professionnels
et institutionnels. Elle a publié un bulletin, « la Chaîne selvique » qui
en est resté à son premier numéro. Elle est secondée, dans la diffusion de
son enseignement, en particulier par Cécile Piriou (l'épouse du
compositeur Adolphe Piriou) et sa sœur, Catherine Cunq.
Blanche Selva est très liée avec les frères de Castéra
piliers de la Schola Cantorum, et avec Déodat de Séverac, qui lui fait
partager ses idées régionalistes, qui ont à l'époque une certaine force et
parfois des développements antirépublicains.

Déodat de Séverac dans sa maison de Saint-Félix de
Caraman [
BnF]
En 1918,
Alfred Cortot lui donne une classe d'interprétation à l'École Normale de
Musique de Paris qu'il vient de créer.
En 1919, Guy Ropartz l'appelle à Strasbourg pour y
enseigner le piano au Conservatoire. À la même époque, elle fait la
connaissance du compositeur
Václav Štěpán qui l'introduit dans les milieux musicaux de Prague. Après
avoir quitté son poste à la Schola cantorum, elle assure, en plus de celui
de Strasbourg, un enseignement à Prague entre 1921 et
1924.

Blanche Selva, caricature de Dalliès,
1908
(Collection musicale Meyer)
[
BnF ]
En 1924, sous l'influence de sa collaboration avec le
violoniste Juan Massiá (qu'elle a peut-être connu à Barcelonne en 1911,
avec lequel elle joue en duo, elle abandonne son poste à Prague, résilie
la bail de son appartement parisien, et s'installe à Barcelone, où elle
ouvre sa propre école, tout en continuant ses tournées de concerts et à
superviser à l'occasion, le travail de ses élèves français. Elle à
travaille ponctuellement avec Pablo Casals.
Elle quitte son poste de Strasbourg en 1927. Elle
publie en 1930 une biographie de Déodat Séverac.

Avec Vincent d'Indy
En 1930, elle est victime d'une attaque cérébrale qui
la prive de son agilité digitale, malgré une longue rééducation.
Elle revient en France en 1936, au moment de la guerre
civile espagnole. Installée près de Clermont-Ferrand, elle meurt des
suites d'un cancer le 3 décembre 1942.

Autobiographie
Notes sur la carrière de
Blanche Selva, professeur au Conservatoire de Strasbourg,
au Conservatoire de Prague, enseignement et concerts
à Barcelone. Dans « La Revue Pleyel »
(36,3e année) septembre 1926, p. 26-27
L'éminente virtuose Blanche
Selva nous adresse du Mas del Sol une note qui nous
révèle toute l'activité artistique
de la grande artiste et de son collaborateur Joan Massià.
Nommée de suite après
la guerre professeur supérieur de piano au Conservatoire
de Strasbourg, je fus appelée, quelques mois
plus tard, en Tchécoslovaquie, pour une tournée
de concerts, au cours de laquelle la France fut cordialement
et triomphalement fêtée, en moi, par ses
amis et alliés les Tchèques, les Moraves
et les Slovaques.
Peu de temps après je fus
nommée professeur supérieur de piano (classe
de maîtrise) et d'interprétation musicale
au Conservatoire National de Prague. Pendant cinq années
j'ai professé ces matières là-bas,
avec le plus grand intérêt pour la noble
nation Tchèque pour laquelle je garde une profonde
admiration et une très vive sympathie.
Dans ces cours de piano, destinés
à transmettre ma méthode d'enseignement
et d'exécution pianistique, j'ai pu former là-bas
plusieurs professeurs de valeur, dont la jeune Lilusa
Novakova, (qui a fait cet hiver une tournée de
concerts, très réussie, en France, où
elle est redemandée pour l'an prochain) est un
des tempéraments les plus remarquables et un
des talents les mieux formés.
Dans les cours publics d'interprétation
musicale, spécialement dédiés à
la musique française, j'ai fait entendre la quasi
totalité des oeuvres les plus marquantes pour
piano, en les rattachant aux oeuvres d'orchestre, de
musique de chambre, de chant et de théâtre
les plus caractéristiques de l'école française,
tant ancienne que moderne.
Ce fut à l'expiration de ce
mandat d'enseignement au Conservatoire de Prague que
je reçus du Gouvernement Tchécoslovaque
la croix de chevalier de l'Ordre du Lion Blanc.
Me trouvant, du fait de l'expiration
de mon contrat avec le gouvernement tchécoslovaque,
libre de mes mouvements, je mis à profit cette
liberté pour réaliser un secret et long
désir :
Française de nationalité,
mais Catalane de race, par tous mes ancêtres paternels
(mon nom même en témoigne) depuis longtemps,
en effet, j'avais aspiré à vivre au milieu
de mon paysancestral et à fraterniser avec le
groupe d'artistes si nobles, si vivants, si traditionaliste
et primesautier à la fois, qui fait de Barcelone,
depuis bien des années déjà, et
de plus en plus un des centres artistiques du monde
les plus ouverts au grand art, et à toutes les
idées neuves et fortes, mises au service d'un
haut idéal.
Libre donc, je suis allée
fixer ma demeure à Barcelone, tout en continuant
à exercer, comme avant en France et ailleurs,
mon activité de professeur et d'artiste, soit
seule, soit avec le violoniste Joan Massiá, avec
qui je me suis associée, il y a plus de deux
ans, pour l'enseignement et pour les concerts.
Notre temps à tous deux se
trouve donc partagé entre l'enseignement et les
concerts à Barcelone, les tournées d'enseignement
dans nos groupements d'élèves à
Paris, Lyon, Strasbourg, Marseille, Avignon, Nîmes,
Bordeaux, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz, Angers, Rouen,
etc., etc., et de concerts en France, en Espagne, en
Belgique, en Suisse, etc., etc., et les Cours d'Eté,
pour professionnels et amateurs, que j ai fondés
à Brive, dans la petite campagne où je
suis née et à laquelle j'ai donné,
plus tard, par affection pour mon pays paternel, le
nom catalan de Mas del Sol (Maison du Soleil).
Ces cours, qui fonctionnent depuis
déjà 6 ans, et que fréquentent
régulièrement un grand nombre d'élèves-professeurs,
venus de tous les coins de France et du monde, ont lieu
chaque jour pendant 6 semaines d'été.
C'est là surtout que viennent s'alimenter les
professionnels qui, l'année scolaire venue, s'en
retournent chacun chez soi, distribuant autour d'eux
les connaissances reçues, les développant
pour leur propre compte et créant ainsi, dans
chaque ville, dans chaque région où ils
sont, des foyers de véritable art, où
les enfants et les adultes peuvent puiser un développement
aussi rapide que solide et beau.
Dans cet enseignement ainsi diffusé
à travers le monde, j'ai déjà pu
décerner près de 900 diplômes d'exécutant
de divers degrés et une soixantaine de diplômes
de professeur.
Outre l'enseignement complet du piano,
par moi et mes professeurs diplômés, les
élèves reçoivent à mes Cours
d'Été l'enseignement de la musique de
chambre, par Joan Massià et par moi ; du violon
par Joan Massià; du solfège, de l'improvisation
et de la rythmique par Marie-Louise Bouet, professeur
diplômé de l'Institut Jacques [sic] Dalcroze
de l'analyse musicale par moi, et des notions de chant
grégorien, par Marguerite Monier, de Lyon.
Cette année, ces cours se
sont terminés par une manifestation demandée
par la municipalité de Brive, en accord avec
la Fédération régionaliste Française,
à l'occasion d'un congrès régional
qui eut lieu à Brive, du 29 août au 5 septembre.
Le 30 août, eut lieu à
Brive une journée Musicale Blanche Selva au cours
de laquelle, le matin, il y eut une démonstration
de l'enseignement au Mas del Sol et le soir un concert
au Théâtre de Brive ; manifestations auxquelles
prirent part de nombreux élèves professeurs,
venus de pays bien divers.
Outre les professeurs de divers groupements
de France : (Emeline Metz, professeur au Conservatoire
de Strasbourg ; Marguerite Monier, de Lyon ; Marguerite
Perre, de Marseille ; Andrée Vidal, de Nice ;
Eugénie Triol, de Nîmes ; Rosy Dupont,
de Bordeaux, etc., etc.), y prirent part des artistes
et professeurs de plusieurs pays plus ou moins lointains
: Libuse Nonakova, de Prague ; Cobra Smaan, professeur
au Conservatoire d'Amsterdam ; wiga Pozenel, de Ljubljana
(Slovenie), Ruth Hanak, des Etats-Unis, etc.
Au début d'octobre, je dois
aller faire une nouvelle série de cours d'interprétation
au Conservatoire de Strasbourg, consacrés à
la Sonate avant Beethoven et à la Sonate beethovenienne
pour piano.
De retour à Barcelone, nous
reprendrons, Joan Massià et moi, notre activité
commencée, notamment celle des Auditions expliquées,
consacrées aux chefs-d'oeuvre de la musique de
piano et de violon et piano.
Chaque mois de l'année scolaire
(novembre à juin), réunit dans une délicieuse
et traditionnelle salle d'art la Salle Parès,
un public merveilleusement fervent et recueilli, auquel
j'explique, en langue catalane, les principales caractéristiques
expressives et musicales des oeuvres que nous exécutons,
conférences qui sont ensuite publiées
à Barcelone.
L'hiver dernier, ce furent les Sonates
de Beethoven, pour piano et pour piano et violon.
L'hiver qui vient, ce seront des
séances en l'honneur de Bach. dont nous jouerons
les plus hautes oeuvres pour chacun de nos instruments
(les 6 suites pour violon seul, les Sonates de violon
et piano, les Toccatas, Fantaisies, Suites, Préludes
et Fugues pour piano seul), encadrées par des
oeuvres typiques des écoles française
et italienne pour piano et pour violon et piano.
Outre cela, les Associations de concerts
de Barcelone, telles que les concerts de l'orchestre
Casals (avec qui je dois jouer Mon Lac, de Witkowski
à la fin d'octobre), " l'Associaciô
dels Amies de la Musica " au nombreux et si fervent
auditoire, etc., nous ont demandé à nouveau
notre concours pour cette nouvelle saison ainsi que
différentes associations de musique des autres
villes de Catalogne.
De plus, des tournées de concerts
en France, en Belgique, en Espagne, en Yougoslavie,
etc., nous sont demandées. Et l'enseignement
dans tous nos groupements de France... Il y a de quoi
travailler encore pour l'année qui vient ! ...
sans compter les ouvrages d'enseignement musical qui
doivent faire suite et complément aux six livres
de L'Enseignement musical de la Technique du Piano.
Il y a les Tables de Travail pour la corrélation
des matières dans l'étude et l'enseignement
du piano, que je dois écrire depuis déjà
longtemps sans y parvenir.
Il y a les Bases de l'accentuation
musicale, les Analyses d'oeuvres, au point de vue accentuation,
phrase, travail et réalisation techniques, que
nous devons publier, Joan Massià et moi...
Il y a les conférences en
catalan, les conférences en français...
Il y a, il y a..., il y a le temps,
la vie qui manque pour tout faire, quand on le voudrait,
et comme on en sentirait le besoin...
Blanche SELVA. Mas del Sol, 15 août
1926.
Catalogue des œuvres
Musique
Blanche Selva ne semble pas avoir porté
une grande intention à la composition. Elle a peu composé, pratiquement
pas publié. Quelques manuscrits, difficilement localisables, sont
éparpillés dans différentes collections , quelque œuvres fantômes ou
perdues sont indiquées par des catalogues, la correspondance ou des
catalogues d'éditeurs. On peut citer :
-
Paysage au soleil couchant,
pièce pour piano, dédicacée à Bibiane de la Laurencie
- Cloches dans la brume et
Cloches au soleil, deux petites pièces pour piano, dans « Album
pour petits et grands, recueil de pièces de piano à 2 et 4 mains,
composées par un groupe de musiciens de la Schola cantorum », Édition
Mutuelle, Paris, vers 1905 [la couverture est réalisée par Maurice
Denis]
- Rosaire, poème de Francis Jammes, pour voix et piano, sn.,
sl., sd., vers 1908
- Les Ancolies, pour voix et piano, Édition Mutuelle, Paris, sd.
[perdu ? édition fantôme ?] créées à la Schola cantorum de Paris en
janvier 1906
- Venez sous la tonnelle, poème de Francis Jammes, pour voix et
piano, vers 1908
- Trio, signalé dan un courrier à René d Castéra [cf. Annie de
Beaupuy, Claude Gay & Damien Top, René de Castéra (1873-1955) : Un
compositeur landais au cœur de la Musique française. «Atlantica»,
Éditions Séguier Paris, 2004; p. 162
- Les Ancêtres du lys, poème d’Adrien Mithouard, Édition
Mutuelle, vers 1907
- Primers Jocs, 12 pièces faciles pour piano, H. Herelle, Paris,
sd.
- Petite pièce, pour orgue ou piano, dans « Les Maîtres
contemporains de l'orgue », Roudanez, Paris, sd., dédicacé à l'abbé
Bellevue
- Primers freds, pour piano
- A la muntanya, pour piano
- Achêvement de
La Vasque aux colombes, pour piano,
de Déodat de Séverac, 1921
- Réduction pur le piano des
Souvenirs, op. 62, de Vincent d’Indy
- Transcription pour le piano des
Trois chorals pour orgue de César Franck, Durand, Paris, vers
1908
- Transcription pour le piano de la
2e Fantaisie pour orgue de César Franck, Durand, Paris, vers
1912
- Transcription pour le piano de la
Grande pièce symphonique, de César Franck, Paris, Durand 1912
- Transcription pour le piano du
Finale de César Franck, Durand, Paris 1912
- Transcription pour le piano de
Prière, de César Franck, Durand; Paris 1912.
- De très nombreuses éditions, révisions, indications de doigtés,
particulièrement à partir de 1913, pour la collection « Les Maîtres
Classiques de la Musique », collection pédagogique dirigée par Vincent
d’Indy, publiée par les éditions Roudanez
- La Sonate : Étude de son évolution historique, technique et
expressive et vue de l'interprétation et l'audition. Éditions Rouart,
Leroll & Cie, Paris 1913.
- Quelques mots sur la sonate (évolution du genre). « Les Genres
Musicaux », Librairie Paul Delaplane, Paris, 1914
- L'enseignement musical de la Technique du Piano [7 v.]. Paris
1916-1925 (livres de l'élève, livres du maître).
- Déodat de Séverac. Delagrave, Paris 1930
- Las Sonatas de Beethoven para piano y para piano y violino.
Barcelona 1927
- Divers articles dans des revues et journaux français, catalans ou
tchèques, certaines de ses conférences on été imprimées.
Bibliographie
- BEAUPUY ANNIE DE, GAY CLAUDE & TOP DAMIEN,
René de Castéra (1873-1955) : Un compositeur landais au cœur de la
Musique française. «Atlantica», Éditions Séguier Paris,
2004
- HISSARLIAN-LAGOUTTE P.,
Style et technique des grands maîtres du piano. Genève 1948, p.
50
- INDY VINCENT D',
La schola cantorum. Son histoire depuis sa fondation jusqu'en1925.
Bloud & Gay, Paris 1927
- NIEMANN W., Meister des Klaviers. Berlin 1921
- PELLECER FRANÇOIS, Adolphe Piriou (1878-1964). Dans « Résonances
» (53), janvier-mars 2000, Éditions Musiques et Danses en Bretagne.
Article revu et augmenté pour
le site « musimem »
- TIMBRELL C.,
French Pianism. White Plains(NY), London, 1992
- WARSZAWSKI JEAN-MARC (coordination),
Blanche
Selva : pianiste française et pédagogue novatrice à l'aube du XXe
siècle (préface par Gilles Cantagrel). Symétrie, Lyon 2006
Discographie
Blanche Selva avait un contrat avec la maison d'édition
discographique Columbia, auquel son accident cérébral mit fin. Elle a
toutefois enregistré entre 1928 et 1930 quelques œuvres. Une partie de ces
enrtegistrements, réalisés à Barcelone semblent avoir été détruits par la
guerre.
Blanche SELVA (1884-1942) — Jean-Sébastien Bach : 01 -
Adagio ma non troppo ( Joan Massiá ). LFX 108 ( Matrice LX 750). 1
.
Partita en si bémol : D 15234- 5 ( Matrices LX 1020-23 ). 02 -
Prélude . 03 -
Allemande. 04 -
Courante. 05 -
Sarabande. 06 -
Menuet. 07 -
Fugue — Ludwig van Beethoven :
Sonate op 24 « Le printemps » ( Joan Massiá ). LFX 105-8 ( Matrices
LX 1370-8 ) . 08 -
Allegro. 09 -
Adagio et
Scherzo. 10 -
Rondo. 11 -
Finale — César Franck :
Prélude, Choral et Fugue. LFX 168-170 ( Matrices 1382-7 ). 12 -
Prélude. 13 -
Choral. 14 -
Fugue. Déodat de Séverac : 15 -
Baigneuses au soleil. D 15142, ( Matrices LX 771- 2 ). 16 -
Vers le mas en fête (1ère des 5 suites de « En Languedoc ») D 15140
( Matrices 793-4)
Par le chemin du torrent,
Halte à la fontaine ,
Le mas en fête. 17 -
Les muletiers devant le Christ de Llivia (4° des 5 pièces de
Cerdana) D 15141 ( Matrices 791-2 ). Édition Malibran, 177, 2002 [la
restitution n'est pas de bonne qualité]
César Franck :
Prélude, Chorla et Fugue. Timpani 4C4017, 1930 (réédition 1993)
Jean-Sébastien Bach :
Partita n°1, PEARL 9495
Julio Garreta (1875-1925) [?]
Sardanas (1 et 2), Columbia, 2594 D, 1931 (?)
Julio Garreta (1875-1925) [?],
Sardanas, dans « Various Women at the Piano » (2) : An
Anthology of Historic Performances. Naxos Historical, Cat. 8111121
voir : « Musical Times » (72, n° 1061)
1er juillet 1931, p. 611-612)
Jean-Marc Warszawski
18 novembre 2006
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